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Allemagne : les médecins refusent de plus en plus de pratiquer des avortements

D’Olivier Bault dans Présent :

Selon un reportage de la télévision publique allemande ARD diffusé le 23 août et cité par le site catholique katholisch.de, en Allemagne, le nombre de médecins qui acceptent de commettre des avortements va décroissant. D’après les statistiques officielles, cette baisse a été de 40 % depuis 2003, le nombre total des médecins avorteurs outre-Rhin passant d’environ 2 000 à environ 1 200. Le résultat, c’est que l’avortement n’est pas disponible partout puisque certaines villes n’ont plus aucun médecin acceptant de commettre ces infanticides en phase prénatale. C’est le cas par exemple à Trèves (115 000 habitants) et Hamm (près de 180 000 habitants). Dans le reportage d’ARD, un gynécologue se plaint que des femmes doivent faire 200 km pour se faire avorter. Le président de l’Association médicale allemande (BÄK) Frank Ulrich Montgomery estime que cette situation est due à la pression des militants anti-avortement. […]”

Lu sur Liberté politique

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“Retirer la clause de conscience pour l’IVG, c’est contraindre les médecins à la pratiquer”

Depuis janvier 2018, le Centre le centre hospitalier du Bailleul de la Flèche ne pratique plus d’interventions volontaires de grossesse.

La sénatrice socialiste de la Sarthe, Nadine Grelet-Certenais, a jugé « intolérable que les femmes ne puissent pas exercer leur droit essentiel parce que des médecins, au mépris de l’accès aux soins, font valoir des réticences d’ordre personnel ou éthique ». Interpelée, la ministre de la santé, Agnès Buzyn, « a promis un retour à la normale pour septembre ».

 

Cependant, la réaction de la sénatrice a suscité une prise de position du Syndicat national des gynécologues obstétriciens de France (Syngof) qui, dans sa réponse, souligne que « la réalisation de l’avortement n’est pas un acte de soins ordinaire » et qu’elle « nécessite des médecins à qui la loi reconnaît le droit d’avoir une liberté de conscience ». Et le syndicat juge « intolérable » que cette liberté ne soit pas reconnue par la sénatrice : « Prétendre que les médecins ont le mépris de l’accès aux soins, alors qu’ils sont au contact direct avec la souffrance de leurs patientes, c’est ne pas connaître leur vie ».

 

Les gynécologues s’inquiètent des récentes remises en question de la clause de conscience spécifique liée à l’avortement : tout d’abord au cours des discussions sur la loi Santé de 2016, « dont plusieurs articles concernaient l’IVG », ensuite début 2017, quand le Haut Conseil à l’égalité a aussi réclamé sa suppression. Or pour le Dr de Rochambeau, qui regrette la disparition du délai de réflexion obligatoire et la suppression de la notion de détresse, « retirer la clause de conscience dans le cadre de l’IVG, c’est contraindre les médecins à en faire ». Il ajoute qu’« on ne peut pas forcer [un médecin] à supprimer la vie ».

Source : genethique.org

En France #NLQ

Clause de conscience : 3 médecins français s’attirent les foudres d’une sénatrice en refusant de pratiquer l’avortement

Trois médecins du Centre Hospitalier de Bailleul dans la Sarthe se sont attirés les foudres d’une sénatrice en refusant de pratiquer l’avortement. Ils invoquent la clause de conscience, prévue par la loi française dans l’article L2212-8.

Depuis janvier dernier, le Pôle Santé Sarthe et Loir, situé à Bailleul ne pratique plus d’Interruption Volontaire de Grossesse. Sur les 5 gynécologues en poste jusqu’en 2017, l’un est parti en retraite, un autre n’exerce qu’à temps partiel et les trois derniers ne pratiquent pas l’IVG, et invoquent pour cela la clause de conscience prévue dans l’article dont voici un extrait.

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Dépénalisation de l’IVG en Belgique : une menace pour l’objection de conscience

Plusieurs organismes belges militent actuellement pour faire sortir l’IVG du code pénal de la Belgique. Leur but est de « répondre juridiquement à la banalisation sociale de l’avortement ».

Les conséquences pour les professionnels de santé seraient « dramatiques » : grâce à cette inscription au code pénal, le droit belge considère encore l’avortement comme un « acte particulier », permettant de fait aux professionnels de santé d’user d’une clause de conscience. « La dépénalisation de l’IVG menacerait directement cette clause de conscience en mettant l’acte abortif sur le même plan que n’importe quel autre acte médical ».

Source : Genethique.org

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L’objection de conscience des médecins menacée par l’Association médicale mondiale

Fondée en 1947 en réaction aux expérimentations médicales nazies, l’Association médicale mondiale (AMM) est aujourd’hui sur le point d’adopter un texte qui remet en cause ses principes éthiques fondateurs. Son projet de « Déclaration sur l’avortement médicalement prescrit (IMG) » pourrait en effet porter atteinte à l’indépendance des médecins et de la protection des enfants à naître, porteurs d’un handicap ou d’une maladie grave.

Le projet de texte n’est pas passé inaperçu aux yeux du « European Center for Justice and Law » (ECLJ). Il l’inquiète au contraire, à deux égards principalement.

Premièrement parce qu’il limite le droit à l’objection de conscience des médecins, en déclarant qu’ils pourraient être contraints d’effectuer eux-mêmes des avortements dans certaines circonstances Cette injonction contredit la raison d’être de l’AMM, qui est « d’assister et d’agir pour le compte des médecins que l’on empêche d’exercer dans un contexte éthique ».

Il supprime ensuite du texte fondateur, la phrase « l’AMM demande au médecin de préserver le respect de la vie humaine » ainsi que la référence à « l’enfant à naître ». Pourtant, ce texte – la Déclaration de Genève adoptée en 1948 – affirmait le devoir de tout médecin de « maintenir le plus grand respect pour la vie humaine dès la conception ».

L’ECLJ s’est par conséquent adressé à toutes les organisations nationales de médecins membres de l’AMM, pour les inciter à amender ce texte à l’occasion de l’Assemblée générale prévue en octobre 2018 à Reykjavik (Islande).

Il demande à chacune de ces organisations de maintenir les principes éthiques fondateurs de l’AMM, conformément au droit international des droits de l’homme. Le droit à l’objection de conscience est une composante essentielle et incontournable du droit fondamental à la liberté de conscience. Le droit international ne reconnaît par ailleurs aucun « droit à l’avortement », seul le droit au respect de la vie existe.

Source : Institut européen de bioéthique