Articles #NLQ #Tribunes et entretiens

Prédication du père Michel-Marie Zanotti-Sorkine du 27 novembre 2018 – Sur la fin du monde annoncée par le Christ

Suite à l’interview du père Michel-Marie sur la chaîne québécoise TVA dans l’émission La Victoire de l’Amour, le célèbre prédicateur, écrivain, auteur-compositeur et chanteur revient régulièrement pour commenter l’évangile du jour.

Ici Lc XXI, 5-11

Version audio seule.

Le père Michel-Marie dédicacera ses livres au Salon des écrivains catholiques le 1er décembre 2018 à Paris (6e) et le 8 décembre 2018 à la Librairie La Procure à Paris (6e)

Par ailleurs, il donnera un récital inédit de ses chansons le 19 janvier 2019 au Théâtre de l’Athénée-Louis Juvet à Paris : les places partent vite !

Messes/Prières/Pèlerinages #NLQ

Clôture du jubilé et consécration du diocèse de Tulle (19) au Coeur Immaculé de Marie le 30 septembre 2018

Messe solennelle à la cathédrale de Tulle et Consécration du diocèse au Coeur Immaculé de Marie.

 

Dimanche 30 septembre 2018
de 15h00
à 17h30

Cathédrale de Tulle

 Tous les fidèles de chaque Communauté Locale sont invités, c’est-à-dire la famille diocésaine dans son ensemble.

 A 15 h : Messe de clôture à la cathédrale de Tulle présidée par Mgr Francis Bestion, puis Consécration du diocèse au Coeur Immaculé de Marie

 

Lettre pastorale de Mgr Francis Bestion à propos de la Consécration du diocèse au Coeur Immaculé de Marie

Télécharger la lettre pastorale

 

A 9h30 : rencontre de Mgr Francis Bestion avec tous les acteurs pastoraux du diocèse
  • Salle de l’Auzelou à Tulle

pour un temps de bilan sur les Orientations pastorales, promulguées il y a deux ans, et un temps pour se remotiver autour des principaux axes de la réforme pour une Eglise résolument missionnaire : les fraternités presbytérales, les Communautés Locales avec leur E.A.P. et les fraternités locales missionnaires.

            QUI EST CONCERNÉ ?
  •   Les prêtres et les diacres, les consacrés, les membres des E.A.P. et des Services pastoraux diocésains ;
  •   les catéchistes, les accompagnateurs des catéchumènes, les membres des Equipes de préparation au baptême et au mariage, les membres des Equipes de Liturgie, de funérailles ;
  •   tous les acteurs de la Pastorale des jeunes (directeurs, adjoints en pastorale de l’Enseignement catholiques et enseignants), Animateurs des Aumôneries de jeunes, responsables des Scouts, de l’A.C.E. ;
  •   les membres des aumôneries d’hôpitaux et d’EHPAD, des prisons, des Gens du Voyage,
  •   les membres des associations caritatives, des mouvements apostoliques et de spiritualité (MCR, ACI, ACO, AFC, Equipes Notre-Dame, Vivre et aimer, Fraternité Paray-Le-Monial, Siloé, Lourdes Cancer Espérance, Equipes du Rosaire, Amis de Lourdes, etc.),
  •   les membres des Fraternités locales missionnaires, des groupes de lecture de la Bible.

Doctrine / Formation

1929 : Marie demande la consécration de la Russie à son Coeur Immaculé, sans être exaucée

d’Yves de Lassus pour Notre Histoire Avec Marie :
Le 13 juillet 1917, la Sainte Vierge demanda à la jeune Lucie à Fatima (Portugal) que soit faite par le Saint-Père la consécration de la Russie à son Cœur Immaculé ainsi que la communion réparatrice des premiers samedis du mois. Si plusieurs « tentatives » sont recensées, la Consécration telle que demandée par Notre Dame n’a jamais vraiment eu lieu…

La demande de Notre Dame. La demande de consécration de la Russie fut faite au cours de la troisième des apparitions de Notre Dame à Fatima, le 13 juillet 1917. Lucie en révéla le contenu dans son 3e mémoire remis à Mgr da Silva, l’évêque de Leiria, en août 1941. Voici ce que demandait Notre Dame : « Pour l’empêcher [la Seconde Guerre mondiale], je viendrai demander la consécration de la Russie à mon Cœur Immaculé et la communion réparatrice des premiers samedis du mois. » Douze ans plus tard, le 13 juin 1929, à Tuy (Espagne), Notre Dame apparut à Lucie devenue religieuse et lui dit : « Le moment est venu où Dieu demande au Saint-Père de faire, en union avec tous les évêques du monde, la consécration de la Russie à mon Cœur Immaculé. Il promet de la sauver par ce moyen.  » L’année suivante, en mai, Notre Seigneur renouvela la demande.


La réponse de Lucie. Immédiatement, la voyante en parla à son confesseur, le père Gonçalvès. Le 29 mai 1930, elle lui écrivit : « Le bon Dieu promet de mettre fin à la persécution en Russie, si le Saint-Père daigne faire, et ordonne aux évêques du monde catholique de faire également, un acte solennel et public de réparation et de consécration de la Russie aux très Saints Cœurs de Jésus et de Marie, Sa Sainteté promettant, moyennant la fin de cette persécution, d’approuver et de recommander la pratique de la dévotion réparatrice. » Par la suite, Sœur Lucie rappela plusieurs fois les conditions fixées par Notre Dame, en particulier en 1982 au nonce apostolique du Portugal, Mgr Sante Portalupi. En 1936, Sœur Lucie confia à son confesseur qu’elle avait demandé à Notre Seigneur pourquoi Il ne convertissait pas la Russie sans que sa Sainteté fasse cette consécration et reçut cette réponse : « Parce que je veux que toute mon Église reconnaisse cette consécration comme un triomphe du Cœur Immaculé de Marie, pour ensuite étendre son culte et placer, à côté de la dévotion à mon Divin Cœur, la dévotion à ce Cœur Immaculé. » La date choisie par Notre Dame (le 13 juin 1929) pour demander effectivement la consécration de la Russie était particulièrement bien choisie. En effet, une commission d’enquête avait été créée par Mgr da Silva le 3 mai 1922. Lucie fut entendue le 8 juillet 1924. La commission travailla jusqu’en 1930. En 1929, la commission d’enquête allait rendre ses conclusions et connaissait donc parfaitement le dossier et était à même de juger de l’importance de cette demande. En même temps, l’année 1929 marque en URSS la prise de pouvoir définitive du terrible Joseph Staline, qui réussit à évincer tous ses opposants.

La réaction de Pie XI. Dès mai 1929, Pie XI fut informé de la demande par une lettre de Sœur Lucie, puis en juin 1930 par une autre du Père Gonçalvès. De plus, avant de prononcer le jugement définitif, Mgr da Silva lui avait envoyé pour avis le rapport de la commission d’enquête, comme le prévoit la procédure. Le Pape réagit rapidement, car le 19 mars 1930, il organisa une journée de réparation et le 30 juin, il décida que les prières après la messe seraient dites pour la conversion de la Russie. Mais il ne fit rien de plus et en août 1931, Notre Seigneur fit connaître son mécontentement à Sœur Lucie : « Fais savoir à mes ministres, étant donné qu’ils suivent l’exemple du Roi de France en retardant l’exécution de ma demande, qu’ils le suivront dans le malheur. » Sœur Lucie insista auprès de ses supérieurs pour que le Pape fasse cette consécration. Malheureusement, Mgr da Silva ne se décida à écrire au Pape qu’en mars 1937. Ce dernier reçut cette lettre alors qu’il venait de publier l’encyclique Divini Redemptoris (publiée le 19 mars 1937) déclarant le communisme « intrinsèquement pervers ». Il savait les horreurs perpétrées par les communistes, n’hésitant pas à parler du triangle rouge de la terreur et du sang pour désigner la Russie, le Mexique et l’Espagne. Mais il ne fit rien de plus. Le 25 janvier 1938 eut lieu le signe dans le Ciel annonçant la Seconde Guerre mondiale. Malheureusement, le secret n’ayant pas encore été diffusé, Pie XI ne put pas faire le lien avec la demande de consécration.

La demande de Notre Seigneur. Devant les hésitations du Vatican, en 1935, à Balazar, petit village au nord de Porto, Notre Seigneur apparut à Alexandrina da Costa et lui adressa une demande légèrement différente : « Comme j’ai demandé à Marguerite-Marie la dévotion à mon divin Cœur, de même je te demande à toi que le monde soit consacré au Cœur de ma Très Sainte Mère avec une fête solennelle en son honneur. » Notre Seigneur acceptait un acte plus facile par lequel il promettait non plus la conversion de la Russie, mais simplement l’abrègement de la guerre. Quelques années plus tard, Sœur Lucie reçut la même demande. En effet, le 22 octobre 1940, Notre Seigneur lui fit la demande suivante : « Prie pour le Saint-Père, sacrifie-toi pour que son cœur ne succombe pas sous l’amertume qui l’oppresse. La tribulation continuera et augmentera. Je punirai les nations de leurs crimes par la guerre, par la famine et par la persécution contre mon Église qui pèsera spécialement sur mon Vicaire sur la terre. Sa Sainteté obtiendra que ces jours de tribulation soient abrégés s’il obéit à mes désirs en faisant l’acte de consécration au Cœur Immaculé de Marie du monde entier avec une mention spéciale de la Russie. »
Il y a donc deux demandes distinctes formulées par le Ciel : une première en 1929 par Notre Dame pour la consécration de la Russie, puis, le Pape n’ayant pas réagi, une autre par Notre Seigneur, en 1935 à Alexandrina da Costa puis en 1940 à Sœur Lucie, pour la consécration du monde entier, consécration plus facile mais avec des fruits différents. Ces consécrations sont bien évidemment liées, mais la deuxième n’annule en aucune façon la première. En effet, pour le Père Alonso, dans la révélation du 22 octobre 1940 : « C’est le Seigneur qui parle et non pas la Vierge. Il exprime un désir et non pas une exigence. (…) L’objet de la promesse est, non la conversion de la Russie, mais l’écourtement de la guerre. »  

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La consécration de 1942. Alexandrina avait pour directeur spirituel un jésuite, le père Pinho. Le 11 septembre 1936, celui-ci écrivit à Pie XI pour lui faire connaître la demande de Notre Seigneur, en passant par son secrétaire d’État, le cardinal Eugenio Pacelli. Deux ans plus tard, les évêques portugais suivirent une retraite prêchée par le père Pinho qui leur suggéra d’écrire aussi au Saint-Père. C’est ainsi que le cardinal Pacelli, qui deviendra le pape Pie XII le 2 mars 1939, entendit parler en deux occasions de la consécration du monde au Cœur Immaculé de Marie. Peu après son élection au pontificat, le Père Gonçalvès écrivit également à Pie XII, ainsi que le père da Fonseca qui venait d’écrire un livre sur les apparitions. Le Pape ne réagissant pas, le père Gonçalvès et un ancien confesseur de la voyante, Mgr Ferreira, demandèrent à Sœur Lucie d’écrire elle-même au Pape. Elle obéit et en octobre 1940, elle remit à son évêque une lettre adressée au Pape. Elle commença par exposer la demande de Notre Dame : « En 1929, Notre Dame, par le moyen d’une autre apparition, m’a dit : “Le moment est venu où Dieu demande au Saint-Père de faire, en union avec tous les évêques du monde, la consécration de la Russie à mon Cœur Immaculé, et il promet de la sauver par ce moyen.”  » Puis elle mentionna la demande de Notre Seigneur pour la consécration du monde avec mention spéciale de la Russie qu’elle venait de recevoir. Malheureusement, l’évêque de Leiria demanda à Sœur Lucie de supprimer la première demande. En décembre, Pie XII ne reçut donc qu’une lettre corrigée dans laquelle seule était mentionnée la consécration du monde. Voilà pourquoi en 1942, le 31 octobre et le 8 décembre, Pie XII consacra le monde et non pas la Russie au Cœur Immaculé de Marie. Cette période marque d’ailleurs précisément le tournant de la Seconde Guerre mondiale au profit des Alliés.

Une demande caduque ? La Sainte Vierge ayant dit : « Pour l’empêcher [la guerre], je viendrai demander la consécration de la Russie à mon Cœur Immaculé », et la guerre ayant eu lieu faute d’avoir fait la consécration en temps voulu, certains pensent que cette demande de Notre Dame est dès lors caduque. L’insistance de Sœur Lucie après la Seconde Guerre mondiale pour demander cette consécration prouve qu’il n’en est rien. En particulier, le 4 mai 1943, elle avait écrit au Père Gonçalvès : « Il [Notre Seigneur] promet la fin de la guerre pour bientôt, eu égard à l’acte qu’a daigné faire Sa Sainteté. Mais comme il fut incomplet, la conversion de la Russie sera pour plus tard.  » Et le 2 mars 1945, elle confia au Père Aparicio : « La consécration de ce pays [la Russie] n’a pas été faite dans les termes demandés par Notre Dame.  » Elle le répéta plusieurs fois, en particulier au Père Jongen en 1946 et au Père McGlynn. 

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Les autres consécrations. Après la guerre, d’autres actes furent accomplis par les papes.
– Par la lettre apostolique Sacro vergente anno du 7 juillet 1952, Pie XII consacra la Russie, mais sans prévenir les évêques et sans demander une journée de réparation.
– Le jour de la clôture de la 3e session du concile Vatican II, le 21 novembre 1964, Paul VI « remit le genre humain au Cœur Immaculé de Marie ». Ce n’était pas à proprement parler une consécration et la Russie ne fut pas nommée. – En décembre 1981, quelques mois après l’attentat de la place Saint-Pierre, Jean-Paul II « remit la famille humaine entre les mains de la Mère des hommes et des peuples ». Là encore, ce n’était pas à proprement parler une consécration et il n’était pas fait mention du Cœur Immaculé de Marie. – Par contre, le 13 mai 1982 à Fatima, ayant auparavant demandé aux évêques de s’unir spirituellement à lui, il renouvela formellement l’acte de consécration du monde au Cœur Immaculé de Marie fait par Pie XII en 1942. Juste avant, il eut un entretien avec Lucie qui lui demanda de consacrer la Russie dans les formes demandées par Notre Dame. Le Saint-Père lui répondit qu’il en parlerait au prochain synode. Sœur Lucie et le Saint-Père reconnaissaient donc que la consécration n’avait toujours pas été faite conformément aux demandes de Notre Dame. Le lendemain, Sœur Lucie précisa devant Mgr Pavol Hnilica que Dieu voulait « la consécration de la Russie et uniquement de la Russie, sans aucune adjonction », car « la Russie est un immense territoire bien circonscrit, et sa conversion se remarquera, apportant ainsi la preuve de ce qu’on peut obtenir par la consécration au Cœur Immaculé de Marie ». – Le 25 mars 1984, le Pape renouvela la consécration de 1982 en demandant aux évêques de « renouveler cet acte en même temps que lui », mais sans consigne particulière, ce qui fait que concrètement, Jean-Paul II fut seul à faire cette consécration. Un an plus tard, avec l’arrivée de Mikhaïl Gorbatchev, le communisme commençait à s’assouplir et à décliner en URSS. – Enfin, le 13 octobre 2013, le pape François adressa « un acte de consécration » à la« bienheureuse Vierge de Fatima », mais sans mentionner le Cœur Immaculé de Marie et sans avoir demandé aux évêques de s’associer à sa démarche. De plus, dans tous ces actes, y compris ceux de Pie XII, il n’y eut jamais ni acte de réparation, ni promesse d’approuver la dévotion réparatrice des premiers samedis du mois. Aussi, aucun de ces actes ne remplit toutes les conditions fixées par Notre Dame. Par contre, ceux de Pie XII et Jean-Paul II remplissent les conditions demandées par Notre Seigneur. Et ces actes ont porté les fruits promis : la fin de la guerre dans le cas de Pie XII et la fin des persécutions en Russie dans le cas de Jean-Paul II. Par la suite, jusqu’en 1989, Sœur Lucie affirma plusieurs fois que la consécration de 1984 n’était pas conforme. En particulier, elle le dit en mai 1989, à l’archevêque de Boston, le cardinal Bernard Law : « Le Saint-Père pense que la consécration a été faite de la meilleure façon possible étant données les circonstances. Faite selon les strictes conditions de la consécration collégiale que Notre Dame a demandées ? Non, cela n’a pas encore été fait. »

La « lettre de Sœur Lucie ».
 À partir d’août 1989, parurent quelques lettres dactylographiées portant la signature de Sœur Lucie affirmant que la consécration était faite. Ces lettres sont très curieuses : l’une d’elle, datée du 8 novembre 1989, contient des erreurs si graves qu’elle n’a sûrement pas été écrite par Sœur Lucie. Et la plupart des experts les considèrent comme apocryphes. De plus, Sœur Lucie n’a jamais expliqué pourquoi elle avait brutalement changé d’avis cinq ans après la consécration de 1984, ni pourquoi la journée de réparation et l’approbation de la dévotion des premiers samedis du mois n’étaient plus nécessaires pour satisfaire la demande de Notre Dame. Et après 1990, il n’y eut plus aucune déclaration de Sœur Lucie affirmant que la consécration avait été faite. En particulier, lors de son 2e pèlerinage à Fatima en 1991, Jean-Paul II eut un entretien avec elle. Curieusement, à l’issue de cet entretien, il n’y eut aucun communiqué. Si Sœur Lucie avait confirmé que la consécration était faite, Jean-Paul II l’aurait sûrement fait savoir. Par la suite, aucune autre preuve ne fut produite. Dans le dossier accompagnant le texte du troisième secret diffusé par le Vatican le 26 juin 2000, Mgr Tarcisio Bertone ne cite qu’un court extrait de la lettre du 8 novembre 1989. De plus, alors que le dossier contient la reproduction de documents d’importance secondaire, cette lettre n’est pas reproduite. De même, en 2007, le cardinal Bertone publia un livre intitulé La dernière voyante de Fatima, sur les entretiens qu’il eut avec Sœur Lucie en 2000, 2001 et 2003 : comme témoignage écrit, il ne donne que la lettre du 8 novembre 1989, et toujours sans la reproduire. Une telle absence de témoignage est étrange. En particulier, comment se fait-il que jamais Sœur Lucie qui avait tant œuvré pour que cette consécration soit faite dans les formes demandées par la Sainte Vierge, n’ait jamais remercié le Saint-Père de l’avoir faite ? Et si vraiment Sœur Lucie avait changé d’avis en 1989, comment expliquer qu’elle n’a jamais expliqué pourquoi et qu’elle n’en a plus jamais parlé ensuite ? Décédée le 13 février 2005, elle n’a jamais évoqué la lettre en question.

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Confirmations récentes. Récemment, plusieurs prélats ont affirmé que la consécration n’avait pas été faite. Le 13 mai 2017, le cardinal Paul Josef Cordes, ancien président du Conseil pontifical Cor unum, fit la déclaration suivante : « Il [le Pape] a lui-même fait cette consécration le 25 mars 1984 (…). Cependant, il s’est abstenu de mentionner explicitement la Russie, parce que les diplomates du Vatican lui avaient demandé avec insistance de ne pas mentionner ce pays. » Quelques jours après, le 19 mai, le cardinal Raymond Burke demanda cependant aux catholiques de « travailler à la consécration de la Russie au Cœur Immaculé de Marie » dans la fidélité à la demande faite par Notre Dame à Fatima, ajoutant : « Aujourd’hui, une fois de plus, nous entendons l’appel de Notre Dame de Fatima pour consacrer la Russie à son Cœur Immaculé, conformément à ses instructions explicites. » Et Mgr Athanasius Schneider, évêque auxiliaire d’Astana (Kazakhstan), déclara qu’il considérait « très importante » l’initiative du cardinal Burke et signa une pétition lancée par Life Site pour demander au Saint-Père de consacrer la Russie.
En décembre 2015, le père Gabriel Amorth, exorciste du diocèse de Rome, avait déjà confié à Life Site  : « La consécration n’a pas encore été faite. J’étais là le 25 mars 1984, sur la place Saint-Pierre (…). Jean-Paul II voulait consacrer la Russie, mais son entourage ne le voulait pas, craignant de contrarier les orthodoxes. (…) Lorsque Sa Sainteté, à genoux, a consacré le monde, il a ajouté une phrase qui ne figurait pas dans la version distribuée, disant consacrer “spécialement les nations dont vous avez vous-même demandé la consécration”. (…) Cela comprenait indirectement la Russie. Cependant, la consécration spécifique n’a pas encore été faite. » Quatre ans plus tôt, le 25 octobre 2011, il avait tenu des propos analogues à un journaliste espagnol, José Maria Zavala qui les a rendu publics dans un article du quotidien espagnol La Razon du 18 mars 2017. Voici ce que lui confia Dom Amorth : « Cette consécration n’a pas eu lieu. J’ai été témoin de l’acte. J’étais sur la place Saint-Pierre ce dimanche-là dans l’après-midi, très près du Pape, si près que je pouvais presque le toucher. (…) Jean Paul II voulait mentionner expressément la Russie, mais finalement il ne l’a pas fait. (…) J’insiste pour vous dire que cette consécration s’en est trouvée invalide. »

Conclusion. La consécration de la Russie ne dépend que de la volonté du Pape. Nous ne pouvons pas nous substituer à lui. Toutefois nous pouvons faire deux choses :
1)             Notre Dame a fait deux demandes pour la conversion de la Russie : « Pour l’empêcher, je viendrai demander la consécration de la Russie à mon Cœur Immaculé ET la communion réparatrice des premiers samedis du mois. » Or Notre Dame est d’abord venue demander la communion réparatrice des premiers samedis du mois, le 10 décembre 1925, et seulement trois ans et demi plus tard la consécration de la Russie, le 13 juin 1929. Cet ordre est important et n’est sûrement pas fortuit. Alors, pratiquons tous, avec une grande ferveur, la communion réparatrice des premiers samedis du mois.
2)             Ensuite consacrons nos personnes et faisons consacrer nos paroisses, nos écoles, nos communes, nos diocèses au Cœur Immaculé de Marie, car le Père Alonso disait : « La consécration de la Russie n’arrivera que comme le fruit de la consécration généralisée et intense de tous les membres et de toutes les collectivités de l’Église. »

Doctrine / Formation #NLH

Samedi prochain, 1er samedi du mois : Une dévotion à découvrir

de la lettre de liaison n°77 de l’association fatima100

Chers amis,

À propos de la dévotion réparatrice du premier samedi du mois, une lectrice nous a récemment adressé une question pertinente. Parlant du chapelet à réciter et des 15 minutes de méditation à faire ce jour-là, elle nous confie : « Je n’ai pas précisé au ciel avant ces prières que c’était dans le but de la réparation au cœur de Marie », puis ajoute « Dois-je recommencer une série le mois prochain ? »

Cette question est en effet importante, car dans les apparitions de 1916 et 1917, le mot réparation revient quatre fois : deux fois dans les paroles de l’Ange et deux autres fois dans celles de Notre-Dame. Et on peut même dire que la notion de réparation figure six fois, car la dernière phrase de l’Ange est : « Réparez leurs [les hommes ingrats] crimes et consolez votre Dieu. » Et la Sainte Vierge demandera la communion “réparatrice” des premiers samedis du mois. C’est donc un point important du message de Fatima. Notre-Seigneur le confirma un peu plus tard à sœur Lucie. Le 15 février 1926, Il lui confia : « Les âmes qui font les cinq premiers samedis avec ferveur et dans le but de faire réparation au Cœur de ta Mère du Ciel me plaisent davantage que celles qui en font quinze, tièdes et indifférents. » (Voir lettre de liaison n° 30) L’esprit de réparation plait donc à Notre-Seigneur Jésus-Christ. Voilà pourquoi il est important de bien comprendre ce qu’est cet esprit.

Or qu’a demandé exactement Notre-Dame ?

C’est le 10 décembre 1925 qu’elle exprima formellement la demande concernant la communion réparatrice : « À tous ceux qui, pendant cinq mois, le premier samedi, se confesseront, recevront la sainte Communion, réciteront un chapelet et me tiendront compagnie pendant quinze minutes, en méditant sur les quinze mystères du Rosaire en esprit de réparation, je promets de les assister à l’heure de la mort, avec toutes les grâces nécessaires pour le salut de leur âme. »

Telle que la phrase est tournée, on peut légitimement se poser la question de savoir si l’esprit de réparation concerne les quatre pratiques indiquées ou seulement la dernière ? La réponse se trouve dans le dialogue qui eut lieu le 15 février 1926 entre sœur Lucie et l’Enfant-Jésus : «  — Mon Jésus ! Bien des âmes ont de la difficulté à se confesser le samedi. Si vous permettiez que la confession dans les huit jours soit valide ? — Oui. Elle peut être faite même au-delà, pourvu que les âmes soient en état de grâce le premier samedi lorsqu’elles Me recevront, et que, dans cette confession antérieure, elles aient l’intention de faire ainsi réparation au Sacré-Cœur de Marie. — Mon Jésus ! Et celles qui oublieront de formuler cette intention ? — Elles pourront la formuler à la confession suivante, profitant de la première occasion qu’elles auront pour se confesser. » (Voir l’article Toute première lettre de sœur Lucie sur la dévotion au Cœur Immaculé de Marie)

Ce bref dialogue indique clairement que la confession, premier des points mentionnés, est à faire en esprit de réparation. C’est donc bien que les quatre pratiques doivent être faites dans cet esprit. Et si nous oublions ? Pour la confession, Notre-Seigneur a dit qu’il acceptait que l’intention soit formulée à la confession suivante. Il est légitime de penser qu’il peut en aller de même pour la méditation de 15 minutes et le chapelet : nous pouvons formuler l’intention à la première occasion que nous aurons de méditer un quart d’heure ou de dire un chapelet, sous réserve que cet oubli ne soit pas systématique. D’où l’intérêt d’essayer de faire tout ce qu’a demandé Notre-Dame le samedi : l’effort demandé sera en lui-même la preuve que nous voulons le faire dans cet esprit.

Mais qu’est-ce que l’esprit de réparation et pourquoi réparer ?

Il est important de bien comprendre cette notion si on veut vraiment satisfaire la demande de Notre-Dame. Il existe au moins quatre raisons de réparer.

  • Nous devons réparer pour nos propres fautes. Dans son Précis de théologie ascétique et mystique (n° 736), le chanoine Tancqueray dit : « Le péché est une véritable injustice, puisqu’il dérobe à Dieu une portion de cette gloire extérieure à laquelle il a droit ; il exige donc en justice une réparation, qui consistera à rendre à Dieu, dans la mesure où nous le pouvons, l’honneur et la gloire dont nous l’avons privé par notre faute. »
  • Par charité, nous pouvons aussi réparer pour les péchés commis par d’autres. Dans un article intitulé Le devoir de réparation, le père Garrigou-Lagrange o.p. écrit : « Le juste peut faire célébrer des messes et gagner des indulgences pour les défunts, et peut aussi solder pour un autre juste la peine temporelle due aux péchés déjà remis. Saint Paul dit en effet : “Portez les charges les uns des autres” (Gal VI, 2). Saint Thomas l’explique (Ia IIae, Q. 13, a. 2)  et il note que si les créanciers humains admettent qu’on leur paye les dettes des autres, combien plus le Seigneur l’admet-il ; d’autant que souffrir pour autrui suppose une plus grande charité que souffrir pour soi.  » Réparer pour les autres est donc non seulement possible, mais un acte d’une grande charité.
  • Nous pouvons aussi réparer pour toutes les injustices subies par Notre-Seigneur, notamment pendant sa Passion. Dans l’encyclique Miserentissimus Redemptor du 8 mai 1928, Pie XI enseigne : « La créature (…) doit offrir à l’égard de l’amour incréé une compensation pour l’indifférence, l’oubli, les offenses, les outrages, les injures qu’il subit : c’est ce qu’on appelle couramment le devoir de réparation. » Et le pape précise : « Le devoir de réparation et d’expiation s’impose en vertu d’un motif impérieux de justice et d’amour. (…) Ce devoir d’expiation incombe au genre humain tout entier.  »
  • Enfin, le message Fatima nous apprend que nous devons aussi réparer, plus particulièrement le premier samedi du mois, pour les blasphèmes contre le Cœur Immaculé de Marie. En effet, le 29 mai 1930, sur une question de sœur Lucie Lui demandant pourquoi cinq premiers samedis du mois en l’honneur des douleurs de Notre-Dame, Notre-Seigneur après avoir nommé les cinq blasphèmes contre le Cœur Immaculé de Marie, ajouta : « Voilà, ma fille, le motif pour lequel le Cœur Immaculé de Marie M’a inspiré de demander cette petite réparation, et, en considération de celle-ci, d’émouvoir ma miséricorde pour pardonner aux âmes qui ont eu le malheur de l’offenser.  » (Voir l’article Deux lettres de sœur Lucie sur la dévotion au Cœur Immaculé de Marie)

Certes, l’acte de réparation parfait a été accompli par le Christ sur la Croix. Mais Dieu a voulu que tout homme soit associé à cette œuvre de salut et de réparation. Car s’Il est la source de cette rédemption, le Christ, tête de l’Église, veut aussi que ses membres unissent leurs souffrances aux siennes. C’est ce qu’enseigne saint Paul : « Je complète en ma chair ce qui manque aux souffrances du Christ. » (Col 1, 24) Voilà pourquoi l’Église nous incite régulièrement à faire des actes de réparation. Par exemple, dans l’encyclique Miserentissimus Redemptor, Pie XI ordonne de réciter un acte de réparation au Sacré-Cœur tous les ans le jour de la fête du Sacré-Cœur (vendredi qui suit le 2e dimanche après la Pentecôte).

Ainsi, si nous voulons vraiment faire ce que demande notre Mère du Ciel et ainsi plaire à son divin Fils, nous devons essayer de nous imprégner de cet esprit de réparation au cours des quatre exercices que Notre-Dame nous demande de faire chaque premier samedi du mois. La méditation proposée pour ce premier samedi du mois nous y incitera plus particulièrement, car la flagellation de Notre-Seigneur est un épisode très dur que l’Église nous invite cependant à méditer quatre fois par an : le dimanche des Rameaux, les mardi, mercredi et vendredi saints, nous incitant à réparer pour tous ces coups que Notre-Seigneur a injustement reçus.

Samedi, accomplissons donc avec zèle et dans un véritable esprit de réparation, les actes de la dévotion réparatrice.

En union de prière dans le Cœur Immaculé de Marie.

Yves de Lassus

En France #NLQ

La révélation du Scapulaire Vert

Le 28 janvier 1840, la Sainte Vierge apparut à une novice des Filles de la Charité qui faisait sa première retraite spirituelle à la Maison Mère, 140, rue du Bac, à Paris (France). La jeune Sœur, Justine Bisqueyburu, était en prière dans une salle au-dessus de la chapelle (…). Tout à coup, la Sainte Vierge lui apparut (…).

 

Elle tenait de la main droite son cœur surmonté de flammes, et, de l’autre, une sorte de scapulaire d’étoffe verte. Sur une des faces de ce scapulaire se trouvait l’image de Marie et, sur l’autre face, un cœur tout enflammé de rayons, plus brillants que le soleil et transparents comme du cristal. Ce cœur, percé d’un glaive, était entouré d’une inscription de forme ovale surmonté d’une croix en or et ainsi conçue : « Cœur Immaculé de Marie, priez pour nous maintenant et à l’heure de notre mort.  »

 

Ce même jour une voix intérieure révéla à Sœur Justine le sens de cette vision. Elle comprit que ce nouveau scapulaire contribuerait à la conversion de ceux qui n’ont pas la foi et, surtout, qu’il leur procurerait une bonne mort. (…) Ce fut le Père Aladel, confident de sainte Catherine Labouré, qui devint le confident de Sœur Justine.

 

La confection du scapulaire fut longtemps retardée, ce dont la Sainte Vierge se plaignit plusieurs fois à la Sœur en différentes apparitions entre 1840 et 1846. Mais, quand on commença à distribuer le scapulaire, conversions et guérisons se  multiplièrent et depuis lors, le Scapulaire Vert répand toujours des grâces multiples.

 

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Chapelle Notre-Dame de la Médaille Miraculeuse, 140 rue du Bac, 75340 Paris Cedex 07, France, Cum Permissu Superiorum Paris, 1978

Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous.
Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

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Pour le 2 février Présentation de l’Enfant Jésus
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LE CHAPELET PERPETUEL POUR LA FRANCE
 
Offrir à la Très Sainte Vierge un chapelet en continu pour la France,
une prière continue 24 heures /24, 365 jours par an !
Ce chapelet perpétuel existe depuis 1994
En cette année 2018, devenons de plus en plus nombreux à y participer pour qu’ensemble nous offrions un immense bouquet d’Ave à la Vierge Marie, Reine de France.
 
« Quelle satisfaction pour Dieu, quelle joie insigne pour la Très Sainte Vierge :
Vos âmes qui, l’une après l’autre, en soliste, ou en duo ou en chœur suivant les heures maintiendront jour et nuit un contact essentiel, un trait d’Amour entre Terre et Ciel.
 
Edmond Fricoteaux +2007, Fondateur de la Confrérie Dame de France
 
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Asie #NLQ

Le Liban consacré au Cœur Immaculé de Marie

Le patriarche des maronites du Liban et de tout l’Orient Mgr Bechara Boutros Raï s’est rendu à Fatima, au Portugal, là où la vierge demanda la consécration du monde “au Cœur immaculé de Marie”. Il y a célébré la messe de consécration dimanche.

« Une journée du Liban à Fatima » était prévue du samedi 24 dans l’après-midi au dimanche, dans le grand sanctuaire portugais. Le patriarche a conduit le chapelet et la procession aux flambeaux

Le pape François a consacré le monde au Cœur Immaculé de Marie, le 13 octobre 2013, devant la statue du sanctuaire de Fatima acheminée à Rome pour l’occasion. À sa suite, beaucoup de chefs d’Église et d’évêques le feront, et dimanche prochain, 25 juin, ce sera au tour du Liban et du Moyen-Orient de l’être.

Le pèlerinage est organisé par la Commission patriarcale de consécration du Liban et du Moyen-Orient et le sanctuaire de Harissa. Plusieurs autres patriarches et évêques y participeront.

 

Source Œuvre d’Orient