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Pèlerinage Laval-Pontmain (53) pour les familles du 31 mai au 2 juin 2019

Pontmain sera encore cette année le lieu d’arrivée de cette marche des familles, à pied au départ de Laval. Animée par les frères de la Cotellerie, ces trois jours de marche, rencontre, prière sera l’occasion de parler sur le thème : Avec Marie, vivre la compassion dans l’espérance.

Trois jours de marche

A l’initiative de quelques bénévoles et des frères de la Cotellerie, ce rendez-vous réunit à la fois des marcheurs et des chrétiens souhaitant vivre une expérience riche de rencontre avec d’autres familles à travers la marche, les chants, les célébrations et la bonne humeur. Trois jours pour se découvrir !

 

“Avec Marie, Vivre la compassion dans l’espérance”

En lien avec le Sanctuaire de Pontmain qui prépare son Jubilé, les familles réfléchiront, prieront autour du thème de l’espérance. Se nourrir de la rencontre et du partage d’idées, de la Parole de Dieu, de la prière personnelle et communautaire pour mieux comprendre les autres et vivre l’espérance, voilà donc un beau programme ! Non ?

Les inscriptions sont possibles dès maintenant !

Pour faciliter l’organisation il est nécessaire de s’inscrire auprès des Frères de la Cotellerie

Pèlerinage de Pontmain – Prieuré de La Cotellerie – 53170 BAZOUGERS –

Tél. : 02 43 66 43 66 – pelerinagepontmain@gmail.com

Retenez votre week-end de l’Ascension du vendredi 31 mai au dimanche 2 juin pour ce pélé des familles à pied Laval-Pontmain !

 

Articles #NLQ #Tribunes et entretiens

Prédication du père Michel-Marie Zanotti-Sorkine du 11 janvier 2019 : “Le meilleur témoignage que nous pouvons offrir au monde, c’est la présence de notre être renouvelé !”

Suite à l’interview du père Michel-Marie sur la chaîne québécoise TVA dans l’émission La Victoire de l’Amour, le célèbre prédicateur, écrivain, auteur-compositeur et chanteur revient régulièrement pour commenter l’évangile du jour.

Ici Lc V, 12-16

Version audio seule.

Par ailleurs, il donnera un récital inédit de ses chansons le 19 janvier 2019 au Théâtre de l’Athénée-Louis Juvet à Paris.

NLQ #Sorties/Animations

Concert de la chorale Acantari le 8 décembre à Marseille (13)

La chorale Acantari interprètera des chants du répertoire classique et des chants de Noël en provençal.

Ce concert se déroulera

Vendredi 8 décembre à 19 heures
dans la chapelle du couvent de la Compassion

Saint-Barnabé, 36 rue du docteur Cauvin (12e).

Il est organisé au profit de la mission des Sœurs de Notre-Dame de la Compassion à Madagascar.
Contact : 04 91 49 00 80.

En France #NLQ

Notre histoire avec Marie – Notre-Dame du Chêne, reine du silence et de la compassion

À Notre-Dame du Chêne, la Vierge Marie n’a pas parlé… elle est restée silencieuse. Voilà la richesse du lieu ! Faisant écho au silence de Marie à la basilique, il y a le silence de Jésus au Saint-Sépulcre. La basilique et la réplique du Saint-Sépulcre se répondent à Notre-Dame du Chêne, explicitant le mystère le plus caché de Marie, son silence et sa compassion. Une riche histoire glorieuse, mais aussi un lieu prophétique pour aujourd’hui et demain…

Les origines. Nous sommes en 1494, sur les terres de la province d’Anjou, à la frontière du Maine, à un peu moins de cinq kilomètres du village de Vion (Sud de l’actuel département de la Sarthe), sur les terres des comtes de Sablé. Sur la lande se dresse un vieux chêne qui attire l’attention des bergers et des paysans de la région : de nuit, ils voient des feux brillants comme des étoiles en couronner la cime. Le jour, l’arbre est animé par le joyeux manège de colombes qui voltigent autour de son feuillage, sans jamais s’en éloigner. Malgré leurs efforts, ils ne peuvent ni les attraper, ni les chasser. Ils se mettent donc à prier autour de cet arbre, qui semble posséder des pouvoirs étonnants. 

Miracles et guérisons. L’abbé James Buret, curé de Vion, interroge les uns et les autres ; puis, poussé par l’Esprit-Saint, il décide de placer dans un creux du chêne une petite statuette en terre cuite de la Vierge Marie. Dès lors, celle-ci se manifeste. Un jeune homme, qui déroba un bouquet déposé près de la statuette, est pris de forts torticolis. Interrogé par ses parents, il avoue son forfait. Le bouquet volé remis en place, son mal disparaît. Marie multiplie les guérisons et les conversions… L’oratoire primitif construit autour de l’arbre devient vite trop petit pour accueillir tous les pèlerins, et une première chapelle est construite en 1515. La même année, un infirme du village de Juigné (Sarthe) qui marche difficilement vers l’image de la Vierge Marie avec trois cierges à la main recouvre la santé. En 1595, une femme qui ramasse du bois a la vision (ou l’apparition) de Notre-Dame du Chêne au-dessus du toit de la chapelle. Elle est là ! Elle ne dit rien… Vingt-six ans plus tard, une nourrice obtient la guérison d’un enfant difforme dont elle avait la garde après avoir prié chaque jour Notre-Dame pendant six semaines. En dépit des difficultés des guerres de religion puis de la Révolution, le pèlerinage à Notre-Dame du Chêne prend de plus en plus d’ampleur ; au milieu du XIXe siècle, il attire environ 60 000 pèlerins par an. Don Guéranger, abbé de la célèbre abbaye voisine de Solesmes, y préside en 1857 une réunion de Conférences de Saint-Vincent de Paul. La Vierge Marie y est honorée, aimée et, par elle, l’adoration et un culte sont rendus à Dieu. En 1869, Mgr Charles Fillion, évêque du Mans, envisage de construire une nouvelle église à la place de la petite chapelle. Elle est terminée en 1872 et devient basilique en 1894.   

Lumière des vocations. L’une des peintures murales de la basilique raconte l’histoire d’Élisabeth de Quatrebarbes. Jeune fille, elle se sent appelée à entrer au carmel. Mais face au refus de sa famille, elle vient supplier Dieu à Notre-Dame du Chêne en 1617 pour comprendre ce qu’elle doit faire. Se sentant confirmée dans son désir, elle devient religieuse sous le nom de Mère Élisabeth de la Trinité, et même prieure en 1626, au carmel de Beaune (Côte d’Or). Les litanies invoquent ainsi : « Notre-Dame du Chêne, Lumière des vocations. » Beaucoup de petits clercs, accueillis par les missionnaires diocésains au petit séminaire de Notre-Dame du Chêne, sont en effet devenus prêtres sur cette terre riche pour l’éclosion des vocations. 

Le Saint-Sépulcre de Notre-Dame du Chêne. En 1896, pour célébrer le 800e anniversaire de la première croisade prêchée dans cette région par le pape français Urbain II, des pèlerins de la région décident de partir en pèlerinage à Jérusalem. Dans un chêne, ils taillent une grande croix qui fera le trajet par mer jusqu’à la Ville Sainte et qu’ils porteront sur la Via Dolorosa. Sur place, ils sont impressionnés par les lieux saints qu’ils traversent, tout particulièrement par le Saint-Sépulcre et la basilique de la Résurrection dans laquelle il est enchâssé. C’est ainsi que naît l’idée de reproduire ce monument à Notre-Dame du Chêne. La première pierre est posée alors que la croix se trouve encore à Jérusalem. À son retour des lieux saints, la croix est implantée près de l’édicule, et un calvaire, constitué de statues « grandeur nature », l’entoure bientôt. Un parc paysagé de buis, représentant le plan de la basilique de la Résurrection, est planté tout autour. En vue de célébrer pour la première fois l’office de la Mise au Tombeau du Christ, pendant la Semaine Sainte 2017, une « pierre d’onction », copie de celle de Jérusalem, est venue compléter cette représentation des lieux saints. Le site de Notre-Dame du Chêne appelle ainsi à suivre la Vierge Marie dans son mystère de compassion. 

Un lieu prophétique ? Si l’histoire du lieu commence en 1494 sans message explicite, la main maternelle de Marie ne l’a jamais quitté. Encore aujourd’hui, elle est là, dans sa compassion. Elle accueille et porte la nature blessée de l’homme et de la terre. Elle nous invite avec saint Jean, saint François et le pape François à écouter le cri du pauvre ; de ce Dieu qui s’est fait pauvre en Jésus, de ce Frère et de cette Sœur en humanité qui portent ce cri. Elle invite chacun à écouter le cri de son propre cœur ; elle invite à entendre le cri de la terre et de la nature. Encore aujourd’hui, la Vierge Marie bénit ses enfants à travers la brise légère qui soutenait autrefois le vol des colombes et le feu de l’Esprit. Notre-Dame du Chêne est devenu le lieu de pèlerinage le plus important du  diocèse du Mans, avec environ 70 000 visiteurs par an.

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A la une #NLQ #Rome

Catéchèse – L’espérance est aussi ecclésiale dit le pape qui définit en même temps la compassion

Poursuivant sa série de catéchèses sur l’espérance chrétienne dans la salle Paul VI du Vatican, le pape a expliqué qu’elle était une vertu « communautaire, ecclésiale ».

Chers frères et sœurs, bonjour,

Mercredi dernier, nous avons vu que, dans la première Lettre aux Thessaloniciens, saint Paul exhorte à demeurer enraciné dans l’espérance de la résurrection (cf. 5,4-11), avec cette belle expression : « nous serons toujours avec le Seigneur » (4,17). Dans le même contexte, l’apôtre montre que l’espérance chrétienne n’a pas seulement une respiration personnelle, individuelle, mais communautaire, ecclésiale. Nous espérons tous ; nous avons tous de l’espérance, même communautairement.

C’est pourquoi le regard est tout de suite élargi par Paul à toutes les réalités qui composent la communauté chrétienne, leur demandant de prier les unes pour les autres et de se soutenir mutuellement. Nous aider mutuellement.

Mais pas seulement nous aider dans le besoin, dans les nombreux besoins de la vie quotidienne, mais nous aider dans l’espérance, nous soutenir dans l’espérance.

Et ce n’est pas par hasard qu’il commence précisément en faisant référence à ceux auxquels sont confiées la responsabilité et la direction pastorale. Ce sont les premiers à être appelés à alimenter l’espérance et ceci non pas parce qu’ils sont meilleurs que les autres, mais en vertu d’un ministère divin qui va bien au-delà de leurs forces. Pour cette raison, ils ont plus que jamais besoin du respect, de la compréhension et du soutien bénévole de tous.

L’attention est ensuite portée sur les frères qui risquent davantage de perdre l’espérance, de tomber dans le désespoir. Nous avons toujours des nouvelles de personnes qui tombent dans le désespoir et qui font des choses tristes… Le désespoir les pousse à bien des choses tristes. Il fait référence à ceux qui sont découragés, à ceux qui sont faibles, à ceux qui se sentent abattus par le poids de la vie et de leurs fautes et qui ne parviennent plus à se relever.

Dans ces cas, la proximité et la chaleur de toute l’Église doivent se faire encore plus intenses et pleines d’amour, et doivent assumer la forme délicate de la compassion qui n’est pas de la commisération : la compassion consiste à endurer avec l’autre, souffrir avec l’autre, m’approcher de celui qui souffre ; un mot, une caresse, mais que cela vienne du cœur ; voilà la compassion.

Pour celui qui a besoin de réconfort et de consolation. Cela est plus que jamais important : l’espérance chrétienne ne peut se passer de la charité authentique et concrète. Le même apôtre des nations, dans la Lettre aux Romains, affirme le cœur sur la main : « Nous les forts,  – qui avons la foi, l’espérance ou qui n’avons pas tant de difficultés – nous devons porter la fragilité des faibles, et non pas faire ce qui nous plaît » (15,1). Porter, porter les faiblesses des autres. Ensuite ce témoignage ne reste pas enfermé dans les frontières de la communauté chrétienne :

il résonne aussi de toute sa vigueur à l’extérieur, dans le contexte social et civil, comme un appel à ne pas créer des murs mais des ponts, à ne pas rendre le mal pour le mal, à vaincre le mal par le bien, l’offense par le pardon – le chrétien ne peut jamais dire : tu me le paieras ! Jamais ; ce n’est pas un geste chrétien ; l’offense est vaincue par le pardon – à vivre en paix avec tous. Voilà l’Église ! Et c’est cela qui réalise l’espérance chrétienne en assumant les traits forts et en même temps tendres de l’amour. L’amour est fort et tendre. C’est beau.

On comprend alors qu’on n’apprend pas à espérer seul. Personne n’apprend à espérer seul. Ce n’est pas possible. Pour être alimentée, l’espérance a nécessairement besoin d’un « corps » dans lequel les différents membres se soutiennent et se raniment mutuellement. Cela veut dire alors que, si nous espérons, c’est parce que beaucoup de nos frères et sœurs nous ont enseigné à espérer et ont gardé vivante notre espérance. Et parmi ceux-ci, on distingue les petits, les pauvres, les simples, les personnes marginalisées. Oui, parce que celui qui s’enferme dans son bien-être ne connaît pas l’espérance ; il n’espère que dans son bien-être et cela n’est pas de l’espérance : c’est une sécurité relative ; celui qui s’enferme dans sa satisfaction, qui se sent toujours comme il faut, ne connaît pas l’espérance… Ceux qui espèrent sont au contraire ceux qui expérimentent tous les jours l’épreuve, la précarité et leur propre limite. Ce sont ces frères qui nous donnent le plus beau témoignage, le plus fort, parce qu’ils demeurent fermes dans leur confiance dans le Seigneur, sachant qu’au-delà de la tristesse, de l’oppression et du caractère inéluctable de la mort, la dernière parole sera la sienne, et ce sera une parole de miséricorde, de vie et de paix. Celui qui espère, espère entendre un jour cette parole : « Viens, viens à moi, mon frère ; viens, viens à moi, ma sœur, pour toute l’éternité ».

Chers amis, si, comme nous l’avons dit, la demeure naturelle de l’espérance est un « corps » solidaire, dans le cas de l’espérance chrétienne ce corps est l’Église, tandis que le souffle vital, l’âme de cette espérance est le Saint-Esprit. Sans le Saint-Esprit, on ne peut avoir l’espérance. Voilà alors pourquoi l’apôtre Paul nous invite à la fin à l’invoquer continuellement. S’il n’est pas facile de croire, il l’est encore moins d’espérer. Il est plus difficile d’espérer que de croire, c’est plus difficile. Mais quand le Saint-Esprit habite en nos cœurs, c’est lui qui nous fait comprendre que nous ne devons pas craindre, que le Seigneur est proche et prend soin de nous ; et c’est lui qui modèle nos communautés, dans une Pentecôte pérenne, comme des signes vivants d’espérance pour la famille humaine. Merci.

© Traduction de Zenit, Constance Roques