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Burkina-Faso : assemblée plénière ordinaire des évêques du Burkina-Niger

Les évêques du Burkina-Niger  tiennent leur assemblée plénière ordinaire depuis le 9 juin 2020. Cette année, l’assemblée a lieu dans un contexte particulier. Si cette réunion se déroule à Ouagadougou (Burkina-Faso), les évêques du Niger n’ont pas été en mesure de s’y rendre en raison de la fermeture des frontières imposée par l’actuelle pandémie. L’assemblée se tient dans l’amphithéâtre du Centre national Cardinal Paul Zoungrana afin de mieux respecter les consignes sanitaires (distanciation, etc.).

Le cardinal Philippe Ouédraogo, archevêque de Ouagadougou, a prononcé un mot d’accueil, tandis que Mgr Laurent Dabiré, évêque de Dori, a dit le discours d’ouverture en tant que président de la conférence épiscopale Burkina-Niger. Si le contexte était évidemment marqué par la pandémie, il l’était aussi par les récents actes terroristes qui ont frappé le Burkina-Faso. Le cardinal Ouédrago a souligné l’impact de l’épidémie sur le clergé et les fidèles, des prêtres et des séminaristes étant touchés. Il appelle à tirer profit de cette épreuve inédite. Au cours de cette assemblée plénière ordinaire, les évêques ont prévu d’aborder les commissions épiscopales ainsi que le fonctionnement de leurs diocèses.

(Source : Vatican News)

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La Conférence des évêques de France (CEF) a un nouveau Secrétaire général

La Conférence des évêques de France (CEF) a un nouveau secrétaire général : le Père Hugues de Woillemont, vicaire général du diocèse de Nanterre, succédera ainsi au Père Thierry Magnin à partir du 1er septembre 2020. Le Père Magnin avait annoncé sa démission le 11 mai dernier.

Voici la biographie du Père Hugues de Woillemont publiée sur le site de la Conférence des évêques de France :

Né le 7 janvier 1970 à Saint-Cloud (Hauts-de-Seine).
Ordonné prêtre le 26 juin 1999 pour le diocèse de Nanterre.

Études :

1988-1992 : Institut International de Commerce et Distribution (ICD).
1994-2000 : Séminaire des Carmes, licence et maitrise de théologie à l’Institut Catholique de Paris.
Diplômes :

1992 : Diplômé de l’Institut International de Commerce et Distribution (ICD).
1998 : Baccalauréat canonique de théologie.
2000 : Licence canonique.
Fonction :

1993-1994 : Responsable de secteur aux laboratoires Fournier Humex.
Ministères :

2000-2003 : Vicaire à Sèvres, responsable des aumôneries de l’enseignement public de Sèvres et Ville-d’Avray ;
2003-2011 : Curé doyen des paroisses de Chaville ;
2007-2011 : Curé de Saint-Nicolas-Saint-Marc de Ville-d’Avray ;
2005-2011 : Directeur du service diocésain des pèlerinages ;
Depuis 2011 : Vicaire général du diocèse de Nanterre (auprès de Mgr Gérard Daucourt puis de Mgr Michel Aupetit) ;
De 8 janvier au 16 septembre 2018 : Administrateur diocésain ;
Depuis le 16 septembre 2018 : Vicaire général (auprès de Mgr Matthieu Rougé).

Le communiqué de la CEF, qui comprend la biographie du Père Hugues de Woillemont, peut être téléchargé sur ce lien.

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États-Unis : les évêques du Minnesota autorisent la reprise de la célébration des messes publiques

Dans l’État américain du Minnesota, les évêques catholiques ont décidé d’autoriser la célébration des messes publiques, sans se conformer aux interdictions qui limitent le nombre de participants aux offices religieux. Les évêques ont ainsi permis aux paroisses de leurs diocèses de reprendre les célébrations de messe sans tenir compte de la décision du gouverneur qui interdit les rassemblements religieux qui dépasseraient 10 personnes. Les évêques mettent les pieds dans le plat. Dans un communiqué publié le 20 mai 2020, ils estiment qu’“un décret qui s’étend si largement qu’il prohibe, par exemple, un rassemblement de onze personnes dans une cathédrale avec une capacités en place de plusieurs centaines de personnes défie la raison”.  “En conséquence, nous avons choisi d’aller en avant, en l’absence de tout calendrier spécifique édicté par le gouverneur Walz et son administration. Nous ne pouvons permettre une suspension indéfinie de célébration publique de la masse“, ont-ils également ajouté. “La vie de la foi est essentielle”, affirment-ils aussi pour défendre la reprise des célébrations eucharistiques publiques. Les évêques affirment avoir vainement tenté un dialogue avec le gouverneur sans avoir pu obtenir de réponse sous la forme d’un calendrier concret et d’une feuille de route. Aucune proposition pour la reprise du culte ne leur a donc été transmise. Un franc-parler qui peut rompre avec certaines pudeurs vues et entendues de l’autre côté de l’Atlantique, en Europe.

Source : Catholic News Agency/ site de l’archidiocèse de Saint-Paul et Minneapolis

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La commission des Lois du Sénat demande au Gouvernement d’autoriser le déconfinement progressif des lieux de cultes

Dans un communiqué daté du 20 mai 2020, le président de la commission des Lois du sénat, le sénateur Philippe Bas (LR), souhaite que “le Gouvernement autorise le déconfinement progressif des lieux de cultes avec des consignes claires”. Il estime qu’ à l’heure du déconfinement progressif de notre pays, le maintien de cette interdiction générale n’est plus souhaitable. La possibilité d’exercer son culte à l’occasion de cérémonies doit être reconnue, en garantissant que cette reprise s’entoure de toutes les précautions sanitaires requises. Les différents cultes y sont prêts, ainsi qu’ils l’ont fait valoir devant la commission des lois.” La commission des Lois se réjouit également de la décision du Conseil d’État, laquelle enjoint au Premier ministre d’adopter sous huitaine des mesures moins contraignantes “afin d’assurer une juste proportionnalité entre efficacité des mesures sanitaires et maintien de la liberté de culte”.

Voici l’intégralité du communiqué de la commission des Lois :

Dans le cadre de sa mission de suivi de l’état d’urgence, la commission des lois du Sénat, présidée par Philippe Bas (Les Républicains – Manche), a entendu les représentants des cultes catholique, protestant, judaïque et musulman, confrontés aux contraintes imposées par la situation sanitaire. Ces auditions ont démontré que ces acteurs ont su assurer la continuité des activités cultuelles nécessaires à nos concitoyens, malgré l’interdiction générale de se réunir dans les lieux de cultes qui a de facto interdit les cérémonies religieuses autres que les funérailles.

 

À l’heure du déconfinement progressif de notre pays, le maintien de cette interdiction générale n’est plus souhaitable. La possibilité d’exercer son culte à l’occasion de cérémonies doit être reconnu, en garantissant que cette reprise s’entoure de toutes les précautions sanitaires requises. Les différents cultes y sont prêts, ainsi qu’ils l’ont fait valoir devant la commission des lois.

 

En ce sens, la commission des lois salue la décision du Conseil d’État qui a enjoint, lundi dernier, au Premier ministre de prendre des mesures sous huitaine permettant un déconfinement progressif pour les lieux de cultes, afin d’assurer une juste proportionnalité entre efficacité des mesures sanitaires et maintien de la liberté de culte.

 

Alors que plusieurs fêtes religieuses importantes auront lieu dans les prochaines semaines, les représentants des cultes ont insisté devant la commission des lois sur la nécessité de consignes claires et précises de la part des autorités nationales et d’un dialogue suivi avec l’ensemble des acteurs institutionnels. La commission sera particulièrement attentive aux mesures qui seront mises en place par le Gouvernement.

 

Comme l’indique Philippe Bas, “Dans le cadre du déconfinement, il importe que les fidèles puissent, de nouveau, retrouver la possibilité de se réunir pour célébrer leur culte, dans des conditions permettant d’éviter tout risque pour leur santé. Cette question ne doit pas pour autant occulter les difficultés que peuvent avoir également les ministres du culte à exercer leurs fonctions d’aumônerie, dans les hôpitaux ou les prisons, et que le déconfinement doit également faciliter.”

Source : site du Sénat

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Décision du Conseil d’État sur l’interdiction du culte : la réaction des évêques de France

Les évêques de France ont réagi à la décision du Conseil d’État qui demande au Premier ministre de mettre fin aux mesures contraignantes. En effet, ils ont rendu un communiqué le 18 mai 2020 dans lequel ils déclarent :

La Conférence des évêques de France prend acte de l’ordonnance rendue par le juge des référés du Conseil d’État qui ordonne au Gouvernement de lever l’interdiction générale et absolue de réunion dans les lieux de culte et d’édicter à sa place des mesures strictement proportionnées aux risques sanitaires et appropriées en ce début de « déconfinement ».

 

Cette ordonnance va dans le sens de la lettre écrite par le Président de la Conférence des évêques de France, Mgr Eric de Moulins-Beaufort, au Premier Ministre vendredi 15 mai. La Conférence des évêques de France attend donc maintenant la révision du décret du 11 mai que le Premier Ministre a huit jours pour opérer.

 

A partir de la révision de ce décret des célébrations seront possibles, respectant les règles sanitaires communiquées en réponse aux propositions faites par la Conférence des évêques de France.

Source : site internet de la CEF

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Royaume-Uni : les évêques mécontents de la réouverture des églises le 4 juillet prochain

D’autres pays que la France sont confrontés à l’interdiction publique des cultes pour des raisons sanitaires. Au Royaume-Uni, le gouvernement a publié  un plan qui prévoit que les lieux de culte ne pourront pas ouvrir jusqu’au 4 juillet prochain, y compris pour des prières privées. Les églises sont en effet assimilées à des lieux à “haut risque”, et ce au même titre que les pubs, les cinémas, les coiffeurs ou les salons de beauté. Le gouvernement estime que la distanciation sociale est difficile  pratiquer dans un contexte où le risque d’infection reste élevé. “Le calendrier et le déroulement pour l’ouverture des églises affecte les sensibilités profondes et les besoins spirituels”, ont ainsi déclaré les évêques d’Angleterre et du Pays de Galles. “Le document du gouvernement et les déclarations n’ont pas été en mesure de reconnaître cela”, ont-ils ainsi estimé. L’Église catholique indique avoir proposé un plan précis, respectant pleinement les consignes sanitaires publiques, afin que les églises puissent être ouvertes pour les prières privées.

Outre-Manche, les mesures prises par les pouvoirs publics suscitent les mêmes amertumes. Confronté à un nombre plus important de victime, le gouvernement de Sa Majesté a adopté de mesures encore plus sévères qu’en France. Comme en France, le gouvernement a autorisé certaines activités à reprendre cette semaine tout en excluant les cultes.

Source : CatholicPhilly.com/Catholic News Service (CNS)/cbcew.org.uk

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Reprise des cultes le 2 juin : la vive déception des évêques de France

Ils ont été déçus par la demande de l’exécutif visant à ce que les célébrations publiques ne reprennent qu’à partir du 2 juin prochain : les évêques de France ont ainsi fait part de leur amertume, parfois en des termes sévères et sans complaisance : “manque de respect à l’égard de la foi”, “manque grave de respect envers les catholiques”, etc.

L’archevêque de Paris, Mgr Michel Aupetit, confirme que les catholiques sont “extrêmement déçus” :

Pour l’évêque de Nanterre, Mgr Matthieu Rougé, la reprise du culte envisagée le 2 juin prochain traduit “un incompréhensible manque de respect à l’égard de la foi et de l’engagement de terrain des croyants” :

Mgr Marc Aillet, évêque de Bayonne, Lescar et Oloron, estime que l’on ne peut “capituler sans discussion devant ce qui apparaît comme un manque grave de respect envers les catholiques. Nous sommes des gens responsables, capables, autant que les commerçants et les conservateurs de musées, de prendre des précautions sanitaires.”

L’évêque de Montauban, Mgr Bernard Ginoux, soulève le “cas de conscience” que représente le refus d’autoriser l’ouverture des cultes avant le 2 juin :

Quant à l’évêque de Gap, Mgr Xavier Malle, il s’exprime sur le ton de l’ironie et souligne le contraste avec d’autres activités autorisées :

 

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Italie : pour les évêques « l’exercice de la liberté de culte est compromis »

Ils n’ont pas apprécié la décision de l’exécutif italien qui refuse d’autoriser la célébration publique des messes lors de la deuxième phase de déconfinement : les évêques italiens ont demandé, par le biais de la Conférence épiscopale italienne (CEI), le droit de reprendre leur action pastorale. Pour l’épiscopat italien, « l’exercice de la liberté de culte (est) compromis »Un ton inhabituel qui traduit une exaspération de la part des pasteurs de l’Église italienne et qui semble rompre avec certaines déférences.

Pour les évêques, il est nécessaire d’agir. Mais encore cela ne peut-il être appuyé que par une authentique vie sacramentelle. En effet, l’action vis-à-vis de ceux qui ont été touchés ou affectés par la pandémie du Covid-19 « découle d’une foi qui doit pouvoir être nourrie à sa source, en particulier la vie sacramentelle ». Les évêques sont remontés contre la décision adoptée en Conseil des ministres. « Le décret de la Présidence du Conseil des ministres adopté ce soir exclut arbitrairement la possibilité de célébrer la messe avec le peuple ». Les évêques parlent même « d’atteinte à la liberté de culte ».

Pour leur part, les évêques italiens avaient suggéré au gouvernement des pistes pour la reprise des funérailles, des mariages et des baptêmes, avec restriction de la participation à ces derniers aux seuls membres de la famille proche. Les évêques avaient également émis des recommandations pour les messes en semaine  et les messes dominicales (limitation à « une vingtaine de fidèles »). Visiblement, les propositions n’ont pas été retenues. D’où une certaine déception épiscopale.

Le Saint-Siège dit pour sa part suivre attentivement la situation. La présidence du Conseil italien a déclaré avoir pris note de la publication du message de la CEI et affirme que « dans les prochains jours, un protocole sera étudié qui permettra la participation des fidèles aux célébrations liturgiques dans des conditions de sécurité maximale ».

Source : Cath-Info, 27.04.2020

Brèves

Communiqué final de l’Assemblée plénière des évêques de France

Sous la modalité inhabituelle de la visioconférence, l’Assemblée plénière des évêques de France s’est tenue le vendredi 24 avril 2020. À cet égard, les évêques de France ont notamment exprimé “combien il leur semble essentiel que la vie ecclésiale puisse retrouver son caractère pleinement communautaire au même rythme que la vie scolaire, sociale et économique de notre pays à partir du 11 mai 2020.” L’épiscopat français souhaite donc que la reprise  du 11 mai prochain s’étende également aux offices religieux.

Voici le communiqué final des évêques de France :

La Conférence des évêques de France s’est réunie en assemblée plénière exceptionnelle par visio-conférence ce vendredi 24 avril après-midi. Il s’agissait pour les évêques de se retrouver, alors qu’ils n’ont pas pu tenir leur Assemblée de printemps à Lourdes, notamment pour évoquer ensemble les délais et les modes du « déconfinement » non seulement des cérémonies liturgiques mais aussi des activités catéchétiques et caritatives de l’Eglise.

 

Les évêques sont profondément conscients de l’impatience des fidèles à se retrouver pour célébrer et nourrir leur foi et la partagent. Ils entendent l’urgence que tous ceux qui le peuvent puissent s’impliquer davantage auprès des plus pauvres.

 

Avec tous les fidèles catholiques, ils veulent, de plus, être pleinement solidaires des efforts collectifs pour lutter contre une épidémie qui demeure menaçante et difficile à maîtriser.

 

Le Président de la Conférence des évêques a pu témoigner de la qualité du dialogue engagé tant avec le Président de la République qu’avec le Gouvernement. Tous se sont réjouis de la convergence de vue entre le Pape François et le Chef de l’Etat sur les enjeux internationaux et humanitaires de la pandémie.

 

Un plan de déconfinement alliant le désir résolu de permettre à nouveau aux fidèles de participer aux sacrements et un grand esprit de responsabilité sanitaire a été présenté et discuté. Il sera communiqué aux pouvoirs publics dès aujourd’hui pour que le dialogue puisse se poursuivre, tant au niveau national qu’au plan local des préfets et des maires. Ce plan attire aussi l’attention sur la situation particulière des sanctuaires.

Les évêques de France redisent combien il leur semble essentiel que la vie ecclésiale puisse retrouver son caractère pleinement communautaire au même rythme que la vie scolaire, sociale et économique de notre pays à partir du 11 mai 2020.

 

Ils remercient solennellement le personnel soignant et tous ceux qui permettent à notre société de fonctionner malgré la crise sanitaire en cours. Ils assurent de leur profonde sollicitude les familles en deuil et toutes les victimes de la pandémie. Ils remercient les prêtres, les communautés chrétiennes et les mouvements de leur persévérance et de leur créativité pastorale pendant le confinement. Ils expriment leur ferme résolution de contribuer à la paix sociale et à l’espérance de tous en ce temps de rude crise partagée.

Source : site Église catholique en France

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L’archevêque de Toulouse souhaite une reprise des messes le 11 mai

Alors que la réouverture des lieux de culte n’est pas envisagée avant la mi-juin, l’archevêque de Toulouse, Mgr Robert Le Gall, souhaite que la reprise des messes se fasse « sous certaines conditions », « au nom du respect de la liberté des cultes », comme l’indique un article publié sur le site de France bleu.

L’archevêque de Toulouse considère que la privation prolongée pour les fidèles d’un culte public est trop difficile :

Depuis un mois, nous avons joué le jeu du confinement face à cette pandémie grave du coronavirus. Moi-même, j’ai célébré tous les offices à la cathédrale pendant la semaine Sainte, devant dix à douze personnes maximum, ils ont été suivis en vidéo par 10.000 fidèles. _Des prêtres ont vidéo-diffusé leurs célébrations_, mais ils étaient seuls, donc il n’y a pas eu de messes où les fidèles étaient admis. Nous avons joué ce jeu depuis un mois, mais entendre aujourd’hui que nous devons être privés de culte pendant deux mois et demi encore, c’est difficile à entendre. 

Mgr Le Gall constate le contraste entre l’ouverture de certaines enseignes et la fermeture des lieux de culte :

Des Mc Do sont ouverts pour la nourriture de subsistance, pourquoi n’aurait-on pas de droit de se réunir dans des communautés limitées dans le temps et dans l’espace ?

Il estime que la privation de sacrements pour les fidèles a été trop longue :

J’entends les réactions autour de moi des prêtres et des fidèles qui trouvent cela tout à fait anormal, et même contre la laïcité et le respect des cultes. Ils ont besoin des sacrements, de la communion au corps et au sang du Christ à la messe, ils en ont besoin après en avoir été privés depuis plus d’un mois. 

Cette prise de position épiscopale s’inscrit dans un contexte croissant de scepticisme à l’égard des mesures prises dans le cadre du confinement. Il y a deux jours, Mgr Michel Aupetit avait protesté contre une intervention policière dans une église parisienne, alors que les conditions de cette célébration ne violaient aucune des mesures imposées.