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Deux minutes pour vous #64 – Père Michel-Marie Zanotti-Sorkine – « Deux minutes pour devenir musulman, deux ans pour devenir chrétien »

Nous vous avions annoncé le lancement d’une série de vidéos régulières où le père Michel-Marie Zanotti-Sorkine répond à vos questions sous un format très court :

“Deux minutes pour devenir musulman, deux ans pour devenir chrétien.”

Version Audio seule

C’est avec beaucoup de bonheur que le Père Michel-Marie répond désormais à vos questions les plus concrètes. C’est toujours une vraie joie de l’entendre traiter, à sa façon et dans sa lumière, les sujets les plus divers. Bonne écoute ! N’oubliez pas de faire suivre à tous vos amis ces petites vidéos qui peuvent faire tant de bien… et de prier pour le Père Michel-Marie dont le ministère est très prenant.

Annonces #Conférences/Formations #NLQ

Conférence sur le linceul de Turin le 13 avril 2019 à Biarritz (64)

Dans le cadre du carême, la paroisse Notre-Dame du Rocher-Biarritz propose une conférence sur : “De la connaissance à la contemplation du Linceul de Turin” avec l’association “Montre-nous ton visage”, jeudi 13 avril 2019 à 17h à l’église Saint-Charles de Biarritz.
tel : 05 59 23 08 36
A noter qu’un concert “Miserere” sera donné à Ste-Thérèse le soir à 20h avec le petit choeur Kantariak.

 

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L’édito – La connaissance vous rendra libre

 

Voilà bien un titre provocateur, élitiste, gnostique peut-être même ! Nous savons pourtant que l’ignorance est le moyen le plus sûr d’asservir un peuple comme une personne. Nous savons aussi que bien des gens préfèrent leur servitude à la connaissance qui est par nature engageante. Maintenir une personne dans l’ignorance c’est tout à la foi lui retirer la liberté et la maintenir dans l’illusion du bonheur. En effet, la liberté étant la capacité de choisir le bien, elle suppose d’avoir la connaissance du bien autant que du chemin qui conduit au bien. Qui n’a jamais goûté une fraise naturelle imagine que le goût Haribo de la fraise est le meilleur et il se contentera d’un plaisir à minima, faute de connaissance. Il en va de même de toute chose et particulièrement de la vision béatifique. Qui ne fait pas l’expérience de la vie intime avec Dieu imagine que les plaisirs de ce monde sont le plus haut des nirvanas. Il mettra ainsi toute son énergie et orientera ses désirs vers ce bonheur le plus élevé qu’il connait. Il est donc fondamental de « donner Dieu au monde », de porter à la connaissance du monde ce bonheur qu’est Dieu. Pour ce faire, si le témoignage est une étape introductive, la connaissance de l’intelligence est nécessaire, car l’intelligence a pour objet la vérité. Or pour aimer en vérité il faut savoir qui on aime. La connaissance n’est pas intellectualisme, mais sagesse, c’est-à-dire, comme l’exprime Dieu à Salomon, « un cœur qui écoute », qui se laisse rejoindre par la vérité de l’autre. Or ce cheminement, ce « dévoilement » (aleteia) se fait par la connaissance de la révélation. Il est donc nécessaire, pour ne pas se tromper de Dieu ou se l’inventer, de le chercher là où Lui-même nous parle de Lui, les Ecritures.

Mais une fois cette connaissance acquise encore faut-il, prendre connaissance du chemin qui conduit à Dieu, ce qu’on appelle du vilain mot de morale, c’est-à-dire tout simplement l’agir humain qui conduit à Dieu, non par accumulations d’actes moralement bons, mais par la cohérence amoureuse entre sa foi et ses actes.

La connaissance ainsi rend libre parce qu’elle dévoile la vérité du bonheur de l’Homme ainsi que le chemin qui conduit à ce bonheur qu’est Dieu. A cela il convient d’ajouter que la connaissance ouvre à la contemplation qui permet justement de passer de l’intellect au cœur et offre à l’âme la délectation amoureuse de la vision béatifique, imparfaite sur terre, mais pleine au ciel.

La formation ne procure pas le salut, comme l’imaginerait une gnose moderne, seule le Christ sauve. Mais pour accéder au Christ sauveur encore faut-il le connaître. C’est pourquoi InfoCatho propose chaque jour des formations et va cette année ouvrir une rubrique hebdomadaire, « les formations d’InfoCatho », avec des articles spécialement écrits pour nos lecteurs, au gré de l’actualité ou de vos questions.

Bonne rentrée à tous

 

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L’édito – Damnation par ignorance

 

Damnation par ignorance, voilà bien un titre inquiétant ! Notez qu’il n’est pas dit pour ignorance, mais par ignorance. Ouf ! ce n’est pas le fait même d’ignorer qui damne, mais les conséquences de l’ignorance qui nous mettent sur le chemin de la damnation. Mais comment donc ? Dieu nous damnerait ? Poser ainsi la question révèle une double ignorance. Cela peut sous-entendre que la damnation n’existe pas. Allons allons ! suffit ces fadaises d’ancien régime conciliaire. Nous irons tous au paradis.  Bien ! premier remède, lire la Bible et noter tous les passages où il est question de damnation (prendre un peu de temps, il y en a un nombre certain) Poser la question de cette façon laisserait aussi supposer que Dieu du haut de son trône de justice damne certains êtres humains. Pourtant, il est dit à plusieurs reprises dans l’Evangile que nous nous condamnons nous-mêmes par nos propres actes, lesquels sont nos juges. Finalement, Dieu ne fait que ratifier une sentence prononcée par nos propres juges. Et la miséricorde dans tout ça ? Mais la miséricorde est une réponse de Dieu à notre désir de miséricorde. Si nous ne voulons pas de la miséricorde, cette dernière glissera sur nous comme l’eau sur les plumes d’un canard. En effet, la miséricorde, comme la justice sont amour et vérité. Il est impossible de forcer l’amour, pas même pour Dieu. Alors quel est le fond du problème ? Simplement en nous même, car nous n’allons pas au paradis parce que Dieu nous aime, mais parce que nous aimons Dieu dans la mesure où le paradis ce n’est pas éviter l’enfer, ni se retrouver tranquillement pour un barbecue du week-end. Le paradis c’est la vie amoureuse intime avec Dieu. L’enfer, c’est l’éternité privée de l’amour de Dieu que nous avons refusé. Ainsi, la damnation est une exclusion par nous-mêmes de l’amour de Dieu et plus exactement de la vie intime amoureuse avec Dieu. Le paradis, à l’inverse, c’est jouir de l’amour de l’être aimé. Et notre vie consiste à apprendre à aimer Dieu pour toujours davantage en être rempli. L’amour suppose la connaissance (qui n’est pas le savoir), ce qui est le principe même de la contemplation. Se tromper sur Dieu c’est regarder et avancer dans une mauvaise direction. Voilà pourquoi nous pouvons en arriver, chemin faisant, à nous damner par ignorance. La formation qui débouche sur la connaissance contemplative amoureuse n’est, pour le catholique, pas une option, mais une nécessité. Qui ne veut pas se former, se cherche et s’aime plus qu’il ne cherche et aime Dieu. Ainsi, dans ce monde comme dans l’autre, il a et aura l’objet même de sa quête, lui-même.

C’est pourquoi, InfoCatho publie chaque jour un ou deux articles de formation qui sont pourtant parmi les moins lus de notre site. Le catholique a, parmi les chrétiens, la réputation de ne pas connaître sa foi d’être peu formé. Pourtant….

Conférences/Formations #NLH #NLQ

Mission XY, l’atelier spécial père et fils le 26 mai 2018 à Laval (53)

La maison diocésaine de Laval accueillera un atelier “Mission X Y” le 26 mai prochain. Objectif : autour de différents ateliers-jeux, établir un dialogue Fils Père, informer sur la puberté et susciter l’émerveillement du corps chez les jeunes garçons de 10 à 14 ans. Trois questions au responsable Tanguy de la Rochebrochard.

Véronique Larat : Qu’est-ce qu’un  atelier Mission X Y  ?

Tanguy de la Rochebrochard : Un stage mission X Y (cycloshow c’est pour les filles) c’est prendre du temps pour parler de la puberté avec les garçons de 10 à 14 ans. C’est aussi un moment privilégié pour chaque garçon avec son papa, parrain (adulte avec qui le jeune est en confiance).
On s’émerveille devant les changements du corps pendant la puberté.
Les discussions sont lancées grâce à différents jeux/ateliers. L’humour a une grande place car il permet de détendre et de faciliter la parole sur un sujet difficile à aborder.

 

V. L. : Pourquoi un père ou un parrain avec son fils ? Pourquoi pas le jeune tout seul ?

T. de L. R.  : Le but de l’animateur est de pousser à l’émerveillement et tourner le garçon vers un référent (papa ou parrain) avec qui il pourra avoir des échanges tout au long de sa puberté et même après. Une fois, un garçon me disait : « c’est génial de parler de ça avec mon papa, je ne pensais pas que c’était possible ». Et surtout n’oublions pas que les parents sont les principaux éducateurs et c’est leur parole qui est importante pour les garçons.

 

V. L. : Quel est l’enjeu aujourd’hui ?

T. de L. R.  : L’enjeu est sur la beauté humaine. La mission de vivre pour chaque homme se fera avec son corps ! Donc autant bien le connaître ! Le corps nous permet d’aimer, il nous faut donc le maîtriser (et donc le connaître) !

Pendant mon dernier atelier j’ai été frappé par le temps des questions (sans les papas). Les jeunes me disaient : « Mais pourquoi de la vulgarité et des mots sales pour parler de quelque chose que vous nous présentez comme beau ? »

Voilà l’enjeu d’aujourd’hui : que chaque garçon soit fier de ce qu’il est, qu’il apprenne à respecter et à se respecter.

 

V. L. : Vous avez d’autres témoignages ?

T. de L. R.  :  : Un des garçons m’a dit un jour, “c’est un nouveauté de parler de cela avec mon père”. Un autre : “J’ai découvert le vrai amour qu’on donne”. Voici aussi ce témoignage d’une père : Cet atelier a amorcé un dialogue entre mon fils et moi sur un sujet que nous avions très peu abordé… je me rends compte qu’à 12 ans ils savent déjà beaucoup de choses mais qu’ils se posent encore de nombreuses questions… Merci de nous avoir guidés dans une relation plus vraie ! -Un grand merci pour votre bel engagement qui nous offre un vrai relais à nous parents.

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L’édito – « Mon peuple est en exil faute de connaissance. »

 

« Mon peuple est en exil faute de connaissance. »

Combien vraie est cette plainte que Dieu adresse au prophète Osée. Le niveau culturel et intellectuel a considérablement baissé. Si les domaines de spécialisation, souvent techniques, ont fortement progressé, si le niveau moyen de la population semble s’être élevé parce qu’il y a moins d’illettrés, il n’en demeure pas moins que le niveau global intellectuel et culturel a baissé de façon vertigineuse. Les grandes écoles en sont à prévoir des cours de remise à niveau… Benoît XVI n’a eu de cesse d’œuvrer à la formation des fidèles. En véritable professeur, inlassablement, sa technique consistait à redonner les fondamentaux, inviter à redécouvrir le monde de la culture. Dans ce désert aride, il existe dans le monde catholique une multitude d’initiatives de formation. Mais ces propositions demeureront passives et lettres mortes si chacun ne les prend au sérieux. Si l’Eglise dispense un savoir, si des organismes se spécialisent pour éduquer, former, il nous appartient, à nous seuls, de prendre en main cette injonction de saint Pierre, de rendre compte de notre foi. Dans ce monde en perte de repères, les catholiques, plus que jamais, doivent être des lumières, de vraies lumières, pas celles de ce siècle qui éblouit, mais celles de la vérité, laquelle, sans être intellectualiste ou érudition, passe par le savoir, la connaissance et finalement la sagesse. C’est même un devoir amoureux, car aimer Dieu c’est le connaître, pas simplement en avoir l’intuition et moins encore le « ressentir ». C’est un devoir de charité car la connaissance rend libre et nous avons le devoir de charité d’ouvrir le monde à la vérité et, par là, à la liberté qui conduit au bonheur, parce qu’elle ouvre à Dieu. Nous essayons sur InfoCatho de prendre cette part dans notre rubrique formation ou dans nos tribunes, mais aussi dans les informations que nous relayons. N’hésitez pas à nous aider de vos contributions, de vos remarques, comme plusieurs d’entre vous le font en nous adressant des articles, des courriers. Nous sommes tous une pierre de l’édifice.

 

 

 

 

A la une #Doctrine / Formation

Carêméditation #36 : Sur l’accueil des vocations au sacerdoce

Comme promis dans notre édito du mercredi des cendres, chaque jour nous vous partageons à méditer un texte du père Michel-Marie Zanotti-Sorkine.

Mets-toi à genoux devant la jeune vie qui veut se donner à Dieu dans le sacerdoce au lieu de prendre le pied à coulisse pour mesurer ses aptitudes.

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On fait la fine bouche devant les garçons qui se présentent pour devenir prêtres, on les jauge, on les mesure, on les analyse, on les triture, on les suspecte, on les inspecte, et pendant ce travail on crache sur Dieu qui les envoie.

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De toute évidence, de nombreux formateurs de prêtres ont raté leur vocation de psychologues. On ne saurait que trop les encourager à se réorienter afin de sauver du nombrilisme ceux dont ils ont la charge. Qui sont les plus malades ?

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Si nous avions sous nos yeux les têtes des apôtres, leur parcours, leur culture, leur allure, sans nul doute nous conviendrions ensemble que la majorité d’entre eux ne devrait pas être admise au séminaire.

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Les apôtres, loin d’être armés de diplômes, l’étaient d’amour à donner. Et c’est ainsi que sous l’illettrisme de la plupart – allons jusque là – le christianisme, avant de s’écrire, s’est gravé dans les cœurs.

Père Michel-Marie Zanotti-Sorkine, in Au diable la tiédeur, p.99-101

Illustration : Jésus-Christ et les petits enfants, esquisse, par Hippolyte Flandrin, 1837, huile sur toile, 50 x 61 cm (source)

A la une #Doctrine / Formation

Carêméditation #35 : La foi traverse le témoignage de la personne

Comme promis dans notre édito du mercredi des cendres, chaque jour nous vous partageons à méditer un texte du père Michel-Marie Zanotti-Sorkine.

JRC – Et sur le plan religieux, que receviez-vous ?

MMZS – Je dirais volontiers : en premier lieu, l’exemple. La foi traverse le témoignage de la personne. Jusqu’à ma mort, que cela plaise ou non, car aujourd’hui, je le constate amèrement sous le peu de fruits qui se ramassent et le peu de vocations qui germent, on s’imagine que la transmission de la foi repose en grande partie sur la connaissance, et l’on multiplie donc les instances réflexives, les groupes d’échanges, les sessions et autres communications ; on propose aux jeunes de venir réfléchir à la question de la foi. Je pense qu’il y a là une emphase réflexive qui, en faisant appel à l’intellect, ne convient pas à tous, notamment aux petits, aux humbles, aux manuels, et qui de plus laisse froide une grande partie des enfants de Dieu. Si la croissance de la foi dans un cœur suppose la réflexion, la naissance de la foi suppose une expérience de Dieu, ce qui revient à dire, une rencontre avec lui. D’où l’importance de la prière, de la sainte messe bien célébrée, des sacrements conférés avec beaucoup de soin ([…]), mais aussi du témoignage, donné tout d’abord – et cette préséance, je n’y renoncerai pour rien au monde – par le prêtre, car celui-ci est l’image de Dieu dans l’imaginaire des hommes.

Père Michel-Marie Zanotti-Sorkine, in Homme et prêtre, p. 58

Illustration : Don Bosco

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Connaissance d’un maître spirituel : Saint Louis-Marie Grignon de Montfort – les 3 et 4 mars à Nevers (58)

Inscriptions :

Claire Sébastien,
14 rue du Clou 58000 Nevers
clairesebastien@orange.fr

 

 

Conférences/Formations #NLQ

De la connaissance à la contemplation du Linceul de Turin – conférence le 15 février 2018 au Havre (76)

A qui sont ce visage et ce corps du linceul ?
La science permet d’apporter quelques réponses aux questions légitimes de l’intelligence.
Béatrice Guespereau propose de regarder « avec les yeux du cœur » l’image des souffrances subies par l’Homme du Linceul, tellement proches de celles de la Passion du Christ.

Conférence le jeudi 15 février à 20h30 à la Maison diocésaine (22 rue Séry – Le Havre)

Cette conférence est organisée par la paroisse Saint Yves de la Mer avec le Collège des Ormeaux – Saint Dominique et l’association « Montre-Nous Ton Visage »

Pour plus d’information sur le suaire de Turin, cliquez ici