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Journée de formation sur l’Islam : Le Christ est-il venu aussi pour les Musulmans ? – Le 25 mai 2019 à Orléans (45)

Journée de formation sur l’Islam avec la participation du Père Jourdan, du Père Alain Pressac, de Joseph Fadelle et de Jean-Yves Nerriec de Mission Angelus

Nous chercherons les éléments de réponse à la question : “Le Christ est-il venu aussi pour les musulmans ?”

Les intervenants nous feront profiter de leur connaissance de l’Islam, de leurs expériences de rencontres avec des musulmans, et notamment des musulmans convertis au christianisme, de leurs témoignages, de leur cheminement, de leur accueil.

La journée s’achèvera avec la messe anticipée du dimanche à l’église Saint-Marc.

Tarif/infos supplémentaires :
– Il est possible de se garer dans la cour du Lion de Saint Marc.
– Lieu accessible aux personnes à mobilité réduite.

Grande salle du Lion de Saint Marc,
1 rue du Pressoir Neuf,
45000 Orléans

Dans le Monde #NLH #NLQ

Près de 10 millions de musulmans convertis au christianisme aujourd’hui. Le début d’un mouvement massif ?

Pour le Père Mitch Pacwa S.J., c’est une certitude, « Nous sommes à l’heure des premières conversions massives de musulmans » au christianisme. Le National Catholic Register qui a mené l’interview, n’est pas allé chercher un quidam pour cette assertion, mais un prêtre jésuite, multilingue, expert sur le Moyen-Orient (co-auteur du livre Inside Islam : A Guide for Catholics). Et c’est pour lui la violence de l’islam abouti, sous sa forme la plus poussée, celui des islamistes, qui serait à l’origine de ces défections individuelles qui se multiplient.

Et qui arrivent souvent dans des pays où toute abjuration équivaut à une mise à mort.

Conversions : « Dieu fait un travail puissant parmi eux » – et les islamistes

Le Père Pacwa raconte qu’il a commencé à entendre parler de ces conversions au christianisme vers 2005 sur Al-Jazeera, la chaîne de télévision la plus regardée du monde arabe qui cumule plusieurs dizaines de millions de téléspectateurs – une chaîne pourtant souvent jugée trop favorable aux islamistes, comme quoi tout arrive.

« Ils faisaient des reportages sur les conversions massives de Musulmans – jusqu’à 6-8 millions – en Afrique subsaharienne, et, chaque année, ils répétaient cet avertissement (…) Je l’ai confirmé avec des Africains que je connais qui m’ont fait part, à plusieurs reprises, de conversions dans des endroits comme le Nigeria, l’Ouganda, le Mali…

« C’est la raison pour laquelle Boko Haram est devenu si actif. Ils essayent de les terroriser. Mais l’acte même de terroriser les gens a fini par les rendre dégoûtés par l’islam ». Comme l’a dit un dirigeant évangélique soudanais, « Les gens ont vu le véritable islam ». Le Père Pacwa soupçonne la religion musulmane d’être au bord d’un effondrement, au moment même où on ne l’a jamais autant vu sur le devant de la scène.

Tortures et peines de mort

Et pourtant, les menaces pour les convertis sont bien réelles. Les Américains chrétiens capturés dans les pays musulmans sont généralement expulsés mais pour les autochtones, c’est différent…

« Les vendredis après les prières de midi sont le jour où ils coupent les mains et les têtes des voleurs, les adultères – les femmes seulement – et les gens qui commettent le blasphème, qui inclurait la conversion au christianisme (…)

« J’ai lu l’histoire d’un garçon esclave qui s’est échappé pour prier le Vendredi Saint et qui a été crucifié pour cela (…) J’ai aussi entendu parler de deux servantes philippines qu’on a attrapées en possession du Nouveau Testament et qu’on a décapitées ».

Près de 10 millions de musulmans convertis au christianisme aujourd’hui

Malgré cette réalité, les pays fondamentalistes abritent des conversions. Un article publié dans le Journal interdisciplinaire de recherche sur la religion a affirmé récemment que les musulmans ont quitté la foi depuis les années 1960 à des taux croissants. Les données « montrent clairement une augmentation de moins de 200.000 [chrétiens qui se sont convertis de l’islam] dans le monde en 1960, à près de 10 millions aujourd’hui. »

Mieux, comme l’a montré un rapport, en 2013, du « Center for the Study of Global Christianity », 11 des 20 pays qui ont le pourcentage AAGR (note moyenne annuelle de croissance du christianisme) le plus élevé, sont musulmans... Les autres sont hindouistes ou bouddhistes.

Le site chretiens.info le rappelle, l’Afghanistan est passé de 17 convertis chrétiens en 2001 à plus de 250.000. L’Ouzbékistan, de zéro en 1990 à 350.000, selon Open Doors. L’Iran de moins de 500 chrétiens en 1979, à 200.000. L’Indonésie verrait deux millions de conversions par an. Des chiffres auxquels il faut ajouter tous ceux qui se convertissent mais gardent extérieurement les habitudes des musulmans, par peur des représailles : selon le site web Muslim Statistics, près de 350 millions de musulmans seraient des chrétiens « dans le privé ».

« Un grand nombre de musulmans reçoivent des visions de Jésus et de la Bienheureuse Vierge Marie qui les ont conduits à se convertir » et ils en témoignent, explique le Père Pacwa. Et de citer également les prêches de ce prêtre copte orthodoxe exilé d’Egypte, le Père Zakaria Botros, probablement l’islamologue le plus célèbre du Moyen-Orient dont le programme hebdomadaire sur la chaîne Al Hayatt est suivi par quelque 60 millions de musulmans… et pour la tête duquel, Al Qaeda a promis 60 millions de dollars !

Les chrétiens doivent faire comme les lapins, dixit la Pologne

Pour David Garrison aussi, chrétien baptiste américain qui a parcouru le monde pendant trois ans à la recherche des convertis de l’islam, il y a un souffle dans cette maison, un souffle qui a pris de l’envergure aux XXe et XXIe siècles et qui ne fait qu’augmenter – il faut s’en réjouir.
Mais gardons à l’esprit que la population musulmane augmente de concert, en Afrique sub-saharienne comme en Europe.

Car ce sont eux qui gardent jusque-là, la démographie la plus forte – une étude récente du Pew Research Center le démontrait encore (s’il y a besoin de le faire). Le taux de fécondité est de 3,1 enfants par femme, dans le monde musulman, contre 2,3 pour tous les autres groupes combinés. Et les musulmans sont aussi les plus jeunes de tous les principaux groupes religieux. D’ici à 2050, on devrait compter 10 % de musulmans dans l’ensemble de l’Europe.

Il faudra que les chrétiens se remettent à avoir des enfants…

Clémentine Jallais

Source

Asie #NLH #NLQ

Inde – “La famille est sacrée, nous devons la protéger”

Quelque 130 évêques de rite latin de l’Eglise catholique en Inde sont réunis du 31 janvier au 8 février pour leur 29e assemblée plénière. Celle-ci s’est tenue à Bhopal, siège d’un important archevêché et capitale du Madhya Pradesh. Alors qu’il est question que le pape François se rende en visite cette année en Inde, la conférence de presse donnée par les évêques en ouverture de leur assemblée plénière a été l’occasion de constater la place particulière et délicate d’une communauté religieuse très minoritaire et néanmoins en bute à des soupçons récurrents de prosélytisme agressif.

Le 30 janvier, le cardinal Oswald Gracias répondait aux questions de la presse en prévision de la tenue de l’assemblée plénière. Un journaliste lui a demandé si la nomination par le pape des évêques en Inde ne relevait pas d’une ingérence du Vatican dans les affaires intérieures de l’Inde. Archevêque de Bombay (Mumbai), président de la CCBI (Conference of Catholic Bishops of India), président de la FABC (Fédération des Conférences épiscopales d’Asie) et membre du « C 9 », les neufs cardinaux choisis par le pape François pour le conseiller dans son entreprise de réforme de la Curie romaine, le cardinal Gracias est une figure de poids de l’Eglise universelle et de l’Eglise en Inde. Il a répondu avec calme et pédagogie à la question qui lui était posée. Non, il ne s’agit pas d’une ingérence dans les affaires de l’Inde, a-t-il expliqué, précisant que « bien souvent le pape ne connaît pas les candidats pressentis à l’épiscopat et que par conséquent on ne peut pas parler d’ingérence ». Mgr Gracias a rappelé que le pape choisissait les futurs évêques sur une liste de trois noms qui lui était soumise, liste arrêtée à l’issue d’un processus de sélection dans lequel les responsables des Eglises locales tiennent une place centrale.

L’inquiétante inaction des autorités étatiques face aux agressions visant les chrétiens

Interrogé sur le fait de savoir si l’Eglise trouvait difficile d’œuvrer dans un environnement où elle fait constamment face à l’accusation de chercher à convertir les hindous au christianisme, le cardinal a répondu qu’« il n’y avait là rien de nouveau ». « Nous sommes ici pour annoncer un message d’amour et de paix, pas pour ‘faire’ des conversions religieuses. Nous ne pourrons jamais forcer quiconque à se convertir, nous souhaitons que chacun se montre pleinement fidèle à sa propre religion », a-t-il affirmé, en ajoutant, sur un mode faussement interrogatif : « Si nous convertissions sans relâche, pourquoi donc la population chrétienne de ce pays demeure-t-elle obstinément sous la barre des trois pour cent ? ».

A une question sur le sentiment d’insécurité qui peut être ressenti par les chrétiens indiens, l’archevêque de Bhopal, Mgr Leo Cornelio, a répondu que « oui, des groupes périphériques nous attaquent et nous menacent », mais que ce qui l’inquiétait le plus était « la léthargie dont faisaient preuve les institutions censées défendre l’Etat de droit », allusion à peine voilée au fait que, notamment dans les Etats contrôlés par le BJP (Parti du peuple indien), le parti nationaliste hindou au pouvoir au plan fédéral et dont est issu le Premier ministre Narendra Modi, la police et la justice, souvent, ne font pas preuve de diligence lorsque des chrétiens sont victimes d’agression.

La délicate juxtaposition des droits particuliers et du droit commun

Toujours en réponse à une question de la presse, le cardinal Gracias a tenu à préciser qu’« il n’existe pas de conflit entre les pratiques de l’Eglise et les lois en vigueur » en Inde. La question posée renvoyait à une récente décision de la Cour suprême. Ce 20 janvier, les juges suprêmes, saisis d’une affaire présentée par un avocat catholique il y a quatre ans de cela, ont statué que les tribunaux civils ne pouvaient reconnaître la validité d’une reconnaissance de nullité de mariage prononcée par un tribunal ecclésiastique. Ce faisant, les juges de la Cour suprême placent dans une situation très délicate les catholiques qui se sont remariés après que leur premier mariage a été reconnu nul car, au regard du Christian Divorce Act de 1872, loi toujours en vigueur, ils commettent le crime de bigamie.

Cette affaire et ce jugement connaîtront assurément des suites dans les mois à venir ; ils s’inscrivent dans le débat plus vaste qui a cours actuellement sur la nécessité ou non de doter l’Inde d’un Code civil unique. Actuellement, en vertu du principe de la liberté religieuse, chaque communauté religieuse applique son propre code en matière de droit privé et la Constitution fédérale leur garantit la faculté de suivre leurs propres règles en matière de mariage, divorce, héritage et adoption. Le projet d’un code civil unique, s’il présente des avantages, soulève de vives inquiétudes, notamment parmi les minorités religieuses qui craignent que les nationalistes hindous cherchent à imposer, sous couvert d’uniformité, un code civil inspiré de l’hindouisme.

Défendre la famille face aux attaques idéologiques dont elle fait l’objet

Une fois ces questions répondues, les évêques indiens ont présenté à la presse le thème retenu pour la 29e assemblée plénière, à savoir « Promouvoir la joie de l’amour dans nos familles ». Selon Mgr Leo Cornelio, « il ne s’agit pas de s’intéresser aux seules familles catholiques ». L’Eglise a toujours eu à cœur le bien-être et le bonheur de tous, quelles que soient les différences d’appartenance linguistique ou religieuse, a poursuivi l’archevêque. « Dans nos discussions, nous porterons l’accent sur l’aide à apporter aux jeunes couples pour faire face aux difficultés de la vie de famille et à la nécessité de mener une vie exemplaire, notamment pour élever des enfants. La perte de la confiance au sein des familles, des familles nucléaires en particulier, nous semble poser un vrai problème », a expliqué Mgr Cornelio. Le cardinal Gracias a ajouté : « La famille est sacrée et nous nous devons de la protéger. Trop d’idéologies autour de nous visent à détruire les valeurs familiales. Notre message d’amour pour les familles doit donc toucher chacun, sans exclusion. »

Secrétaire général du synode des évêques, le cardinal italien Lorenzo Baldisseri est présent auprès des évêques durant cette assemblée plénière. Nonce en Inde de 1999 à 2002, il connaît bien le pays et l’Eglise locale. Rien cependant n’a été annoncé par lui ou les évêques quant à la future visite du pape François en Inde. On se souvient que, le 2 octobre dernier, dans l’avion qui le ramenait vers Rome après un voyage de trois jours en Géorgie et en Azerbaïdjan, le pape François avait annoncé comme « presque sûr » un déplacement en Inde et au Bangladesh. Ce voyage, sensible étant donné la présence des nationalistes hindous au pouvoir à New Delhi et la montée de l’islamisme au Bangladesh, devrait avoir lieu dans le courant de cette année 2017 – le cardinal-archevêque de Dacca, Mgr Patrick D’Rozario, l’a confirmé en décembre dernier à Eglises d’Asie –, mais pour l’heure ni dates ni programme n’ont été annoncés.

Source : Eglises d’Asie