A la une #Articles #Culture #Doctrine / Formation #NLH #NLQ

Évangéliser les musulmans – Les versets du Coran à connaître

Une partie de la rédaction d’Infocatho était le 25 mai dernier à Orléans pour le Forum Jésus le Messie. Nous allons retransmettre une partie des étonnantes intervention de ce forum

Lien, un livre pour aller plus loin, sans être taxé d’islamophobie

Culture #Doctrine / Formation #NLH

Dieu ou Allah ? Jésus ou Issa ?Quand le vocabulaire porte une théologie

Profitant de l’été, InfoCatho vous propose de retrouver certaines pages de notre rubrique formation qui vous auraient échappées durant l’année.

 

Dans sa petite feuille verte 48, l’association CLARIFIER poursuit son étude de l’Islam. Des repères intéressants  sur le nom de Dieu qui nous ouvrent aussi un univers pour penser notre propre théologie.

Dans la dernière Petite Feuille verte (PFV n° 47), nous avons justifié le maintien de l’usage de la graphie française pour désigner le « prophète de l’islam » : Mahomet et non Mohamed ou Muhammad.

Dans celle que vous allez lire (PFV n° 48), nous nous interrogeons sur la manière d’écrire « Dieu » lorsqu’il s’agit de celui des musulmans. Autrement dit, en français, faut-il dire « Allah », comme le font la plupart des auteurs d’écrits relatifs à l’islam ? La réponse à cette question ne va pas de soi car l’écriture choisie – Dieu ou Allah – sous-entend une expression théologique spécifique.

Nous prolongeons cette analyse en abordant un sujet connexe mais lié au précédent thème : que signifie Issa, retenu par le Coran pour désigner Jésus, Fils de Dieu pour les chrétiens ?

Si l’on veut respecter la logique linguistique, il convient de dire « Dieu » lorsqu’on s’exprime en français, comme on dit Deus en latin, Dio en italien, God en anglais, Gott en allemand, etc.

« Allah » est un terme sémitique antérieur à l’apparition de l’islam, au même titre qu’« Eloah » en hébreu (« Elohim » étant le pluriel de majesté) et « Elah » en araméen. Provenant de la racine étymologique El ou Al, il désigne toute divinité quelle qu’elle soit, sans rapport nécessaire avec le monothéisme. Il est parfois incorporé dans un prénom. Ainsi, selon la biographie de référence de Mahomet, rédigée par Ibn Hichâm, le père du prophète de l’islam, Mahomet, qui professait l’une des religions païennes en vigueur à La Mecque au VIIe siècle, se nommait Abdallah, c’est-à-dire « Serviteur du dieu ». (Cf. La vie du prophète Mahomet, Fayard, 2004).

Le nom « Allah » résulte de la contraction de l’article al- et du substantif ilâh (« divinité »). L’article semble avoir été ajouté pour signifier le caractère unique de ce Dieu (« Le Dieu ») et exprimer le monothéisme intégral, comme le suggère le Coran.

« Dis : “Lui, Dieu est Un, Dieu ! L’Impénétrable ! Il n’engendre pas ; Il n’est pas engendré, nul n’est égal à Lui”  » (112, 1-4).

Ce verset comporte une réfutation implicite de la foi des chrétiens en la divinité de Jésus-Christ, le Verbe incarné, et en la Trinité. Dans un souci de cohérence théologique, les chrétiens de langue arabe, lorsqu’ils font le signe de la Croix, disent : « Au nom du Père, et du Fils et du Saint-Esprit, le seul Dieu  ». C’est aussi pour eux une manière de témoigner de leur foi monothéiste auprès des musulmans qui leur reprochent parfois leur « trithéisme ».

Allah n’est donc pas un nom propre à l’islam, c’est « Dieu » écrit en langue arabe. Comme leurs compatriotes musulmans, les chrétiens arabophones prient aussi Allah ; et ceci même si le nom ne reflète pas une réalité doctrinale identique puisque, dans l’islam, le Dieu unique est résumé par le dogme de l’unicité (Tawhîd) – un Dieu Un et seulement Un -, tandis que, dans le christianisme, Dieu s’est révélé comme Un en Trois Personnes, ainsi que l’exprime le dogme de la Trinité.

Pourtant, depuis plusieurs années, des militants islamistes contestent aux chrétiens le droit de dire « Allah ». Pour eux, ce nom doit être réservé au Dieu du Coran. En Malaisie, où les chrétiens représentent 9 % des 28 millions d’habitants, l’affaire a défrayé la chronique à partir de 2007, après une décision du ministère fédéral de l’Intérieur interdisant l’usage du vocable « Allah » dans le journal catholique The Herald. Suite à divers recours en justice introduits par l’Église locale, certains lui ayant donné satisfaction, la Cour suprême de Kuala Lumpur a tranché par un arrêt définitif du 21 janvier 2015, confirmant la décision du ministère.

Pour leur part, les traducteurs francophones du Coran écrivent tantôt « Dieu » (cf. Denise Masson, Folio-Gallimard ; M. Savary, Garnier Frères ; Sami Aldeeb Abou-Sahlieh, L’Aire), tantôt « Allâh » (cf. Régis Blachère, Maisonneuve & Larose ; Édouard Montet, Payot). Des traducteurs musulmans eux-mêmes écrivent « Dieu » (cf. Cheikh Boubakeur Hamza, Enag Éditions).

Cependant, afin d’éviter toute confusion théologique et toute vaine querelle, il nous semble aujourd’hui préférable d’utiliser le substantif « Allah » lorsqu’on évoque le Dieu des musulmans. Et ceci vaut pour toutes les langues. Mais, nous ne sommes plus ici dans une logique sémantique.

Si les chrétiens arabophones prient Dieu avec le même nom que les musulmans, il n’en va pas de même pour Jésus. Tous refusent Issa (prononcer Aïssa) que le Coran donne à Jésus. Ce nom est pour eux une falsification, celui de Jésus en arabe étant Yasû’. Les chrétiens vivant en Arabie avant l’islam ont continué à appeler ainsi Jésus après l’apparition de cette nouvelle religion, et ceci jusqu’à leur disparition de ce territoire ; ceux du Levant, bien qu’arabisés, ont conservé le mot araméen en vigueur dans leur idiome antérieur, celui que parlait le Christ. Il s’agit de Yassouh ou Yessouah. Ce nom signifie « Yahvé sauve ». Jésus est donc Dieu. Cette vérité est d’ailleurs explicite dans l’Évangile selon saint Matthieu lorsque l’Ange du Seigneur dit en songe à saint Joseph : « Tu l’appelleras du nom de Jésus, car c’est lui qui sauvera son peuple de ses péchés » (Mt 1, 21).

Pourquoi le Coran n’a-t-il pas adopté l’écriture arabe, Yasû’, pour nommer Jésus ? La raison en est fondamentale. Elle tient à l’identité que l’islam lui donne.

Dans les cultures sémitiques, le nom porté par une personne n’a rien d’anodin, comme l’a démontré le Père Antoine Moussali, lazariste libanais (1921-2003) :

 Donner un nom à quelqu’un ou à quelque chose, c’est nommer son essence, ce qui le caractérise en propre, ce qui le personnifie […]. L’emprise est tellement forte que l’on serait tenté de dire que ce n’est pas l’individu qui porte le nom, mais le nom qui porte l’individu. Être, à la manière humaine, c’est être nommé. » (La croix et le croissant, Éditions de Paris, 1997, p. 43).

Or, le nom coranique de Jésus, Issa, est dépourvu de toute signification. Celui qui le porte n’est qu’un prophète parmi d’autres, même s’il jouit d’une position éminente et singulière. Le Coran le présente en effet comme « le Prophète de Dieu, sa Parole qu’il a jetée en Marie, un Esprit émanant de lui » (4, 171). Et, même s’il est décrit comme « Parole de Vérité  » (19, 34, « fortifié par l’Esprit de sainteté  » (2, 253), il s’efface devant Mahomet, le « sceau des prophètes  » (33, 40), dont il annonce d’ailleurs la venue (61, 6).

L’intention qui préside à ce vide nominatif est évidente : Issa ne saurait donc prétendre à une mission salvifique, laquelle ne peut appartenir qu’à Dieu. Or, pour les musulmans, malgré ses attributs, Jésus n’est pas Fils de Dieu. Le Coran est intransigeant à ce sujet.

« Dieu est unique ! Gloire à Lui ! Comment aurait-il un fils ? » (4, 171) ;

« Créateur des cieux et de la terre, comment aurait-il un enfant, alors qu’il n’a pas de compagne, qu’il a créé toute chose et qu’il connaît tout ?  » (6, 101) ;

« Il ne convient pas que Dieu se donne un fils  » (19, 35).

Issa nie lui-même se faire passer pour une divinité. « Dieu dit : “Ô Jésus, fils de Marie ! Est-ce toi qui a dit aux hommes : Prenez, moi et ma mère, pour deux divinités, en dessous de Dieu ?” Jésus dit : “Gloire à toi ! Il ne m’appartient pas de déclarer ce que je n’ai pas le droit de dire. Tu l’aurais su, si je l’avais dit. Tu sais ce qui est en moi, et je ne sais ce qui est en toi” » (5, 116).

Par ailleurs, si « Messie » (Masîh) remplace Issa dans onze versets (p. ex. : « Ceux qui disent : “Dieu est, en vérité, le Messie, fils de Marie”, sont impies », 5, 17), cet attribut, interprété par certains commentateurs musulmans comme un titre d’honneur et par d’autres comme la marque d’une onction divine l’ayant préservé de l’influence de Satan (1), est étranger à la vocation de Jésus telle qu’elle est décrite dans les récits évangéliques. Pour l’académicien Roger Arnaldez (1911-2006), « cette qualification de Messie n’est plus alors en relation avec la mission que Jésus doit remplir parmi les hommes ; elle est une marque apposée sur lui dans sa relation avec Dieu et le monde angélique  » (Jésus, fils de Marie, prophète de l’islam, Éd. Desclée, 1980, p. 87). Autrement dit, il s’agit d’un Messie sans messianisme.

Dieu est désigné par le même vocable en arabe et en français, mais le Dieu du Coran n’est pas celui de la Bible.

Quant à Jésus, s’il n’est pas rare d’entendre des musulmans francophones affirmer qu’ils croient en lui, son nom coranique, Issa, ne désigne pas le Christ de l’Évangile.

Ces précisions peuvent être utiles à des chrétiens soucieux d’un dialogue sans confusion avec des musulmans. Il est certain que Jésus est au cœur d’une controverse doctrinale irréconciliable entre christianisme et islam. Mais, aujourd’hui, certains fidèles de cette religion sont fascinés par la figure énigmatique, voire mystérieuse, de Issa, qui se présente dans le Coran comme un prophète, certes musulman, mais aussi comme « un Signe pour les mondes » (21, 91), « illustre en ce monde et dans la vie future, il est au nombre de ceux qui sont proches de Dieu  » (3, 45), ayant aussi bénéficié de privilèges exceptionnels, notamment sa conception miraculeuse dans le sein virginal de Marie (19, 20) et sa capacité à résister aux tentations du démon, avantages dont même Mahomet a été privé (2).

Annie Laurent

Déléguée générale de CLARIFIER

alaurent@associationclarifier.fr

  • Maurice Borrmans, Jésus et les musulmans d’aujourd’hui, Ed. Desclée, 2005 ; R. Arnaldez, Jésus, fils de Marie, prophète de l’islam, Desclée, 1980 ; Georges Tartar, Jésus-Christ dans le Coran, Centre évangélique de témoignage et de dialogue islamo-chrétien, 1995.
  • R. Arnaldez, Jésus dans la pensée musulmane, Desclée, 1988 ; Fawzia Zouari (dir.), Douze musulmans parlent de Jésus, Desclée de Brouwer, 2017.

 

Conférences/Formations #NLH #NLQ

Prochain Forum Jésus Le Messie les 26 et 27 mai 2018 à Paris

Pourquoi le forum ?

Le Forum vise à appeler l’attention de l’Eglise, du monde politique et du monde musulman (voir les objectifs du forum) sur la situation des musulmans qui deviennent chrétiens.

Il réunit des convertis venus de l’islam et des groupes ou associations qui œuvrent pour l’accueil et l’évangélisation des musulmans.

Prochain forum

26 & 27 mai 2018

Du samedi 26 mai 2018 à 9h30 au dimanche 27 mai 2018 à 17h30

ND de Grâce de Passy
8 bis rue de l’Annonciation
75016 PARIS

Programme

Inscriptions

Conférences/Formations #NLQ

Conférence d’Annie Laurent le 17 mai 2018 à Boulogne (92) – L’Islam peut-il être européen ?

L’Islam peut-il être européen ?
Conférence le jeudi 17 mai 2018 – 20h30-22h
44 rue de l’Est
92100 Boulogne-Billancourt

Annie Laurent
Journaliste, conférencière, enseignante et essayiste, spécialiste du Proche-Orient

Inscriptions

Asie #Dans le Monde #NLQ

Pakistan : Au Pendjab, les minorités religieuses sont préoccupées après la loi rendant obligatoire les leçons de coran à l’école et à l’Université

La communauté chrétienne au Pendjab ainsi que les autres minorités religieuses sont préoccupées par le nouveau projet de loi approuvé par l’Assemblée législative du Pendjab prévoyant l’enseignement obligatoire de la loi islamique et du coran dans toutes les écoles et Universités de la province.

Le projet de loi a été présenté en janvier et approuvé par le Parlement régional du Pendjab le 4 mai.
Le texte affirme, parmi ses objectifs, le fait de « faire comprendre le message, d’encourager la paix et la sécurité, de promouvoir les valeurs suprêmes de la vérité, de l’honnêteté, de l’intégrité, de la tolérance, de la compréhension du prochain ». Il prescrit aux enfants de l’école primaire de réciter le coran en arabe alors que les enfants du secondaire devront réciter le coran et sa traduction en langue urdu.
Selon les promoteurs de la loi, appartenant au parti Jamaat-e-Islami, de cette manière, l’Etat respectera sa responsabilité constitutionnelle. En effet, l’article 31 de la Constitution affirme que « l’Etat s’efforcera de rendre obligatoires les enseignements du saint coran et de la loi islamique ».
Les chrétiens ont exprimé leur déception. Nasir Saeed, activiste chrétien de l’ONG CLAAS, affirme à Fides : « Pour les minorités religieuses, en particulier pour les chrétiens qui vivent en grand nombre au Pendjab, cela sera problématique. Leurs droits fondamentaux sont totalement ignorés. Aucun programme alternatif n’est annoncé pour les élèves et étudiants non musulmans du Pendjab. Il est nécessaire de le faire dès maintenant ».
Il poursuit : « Forcer l’enseignement obligatoire du coran, contre la volonté des élèves et étudiants non musulmans et de leurs parents, aura un impact négatif sur tout le système éducatif. Il promouvra la bigoterie et la haine envers les non musulmans au sein de la société pakistanaise, un phénomène qui est en augmentation. L’Etat a le devoir de promouvoir la liberté de religion et de credo et d’introduire un programme différent pour les élèves et étudiants d’autres religions ».
L’activiste remarque également que, sur 11 parlementaires membres des minorités religieuses au sein de l’Assemblée législative du Pendjab, dont 9 chrétiens, aucun n’a pour l’heure élevé la voix ou demandé dans les délais l’introduction d’un programme alternatif pour les élèves et étudiants non musulmans.

Source : Agence Fides 09/05/2018 – PA

Asie #NLQ

Turquie – A Sainte-Sophie Erdoğan prie pour les conquérants d’Istanbul – Une provocation discrète mais ferme

Ce n’est pas la première fois que le gouvernement turc tolère ou encourage des prières musulmanes dans la basilique, la dernière remontant au 11 décembre dernier, mais il y en eut d’autres (21 juin 2017, 10 avril 2015…). La récitation, par le président Erdoğan, du « premier verset du Coran » (Bismillah ar-rahman arrahim : au Nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux), n’est pas anodine puisque les sept versets de la première sourate sont récités par tout musulman au début de sa prière privée ou publique… Cet incident est passé pratiquement inaperçu des radars de la presse internationale et notamment de la presse française.

Le président turc a récité une prière musulmane dans Sainte-Sophie, un monument historique d’Istamboul qui est devenu un symbole interreligieux et un lieu de tensions diplomatiques. Prononçant une allocution lors de l’inauguration d’une exposition artistique samedi [31 mars], le président Recep Tayyip Erdoğan a récité le premier verset du Coran, dédiant sa prière aux « âmes de ceux qui nous ont laissé cette œuvre en héritage, et tout spécialement aux conquérants d’Istamboul ».

Sainte-Sophie fut construite au cours du VIe siècle par l’empire chrétien byzantin et fut le siège de l’Église grecque orthodoxe. Elle fut transformée en mosquée impériale après la conquête d’Istamboul par les Ottomans en 1453. Le fondateur laïc de la Turquie [Mustafa Kemal Atatürk] fit de ce bâtiment un musée en 1935, mais il y a des débats au sein du gouvernement à tendance islamique [sic] d’Erdoğan pour la retransformer en mosquée. La Grèce a protesté contre l’usage religieux de ce lieu par le gouvernement turc*.

 

Associated Press, dépêche du 1er avril – © CH pour la traduction.

Source Christianophobie Hebdo

Abonnez-vous et recevez les quatre premiers numéros gratuits

* Il n’y a pas eu, à notre connaissance, de protestation du gouvernement grec sur cet incident. Associated Press doit faire référence à la dernière protestation officielle en date du 29 juillet 2017.

Doctrine / Formation #Livres

Livre – Comment parler de l’islam sans être taxé d’islamophobe ? En allant à la source, en partant du Coran…

 Un livre à lire absolument pour comprendre.

 

L’auteur nous signale une nouvelle édition mise à jour.

Dans la nouvelle version, on peut noter les modifications suivantes :

 

–         Des paragraphes ont été rajoutés notamment sur Emmanuel Macron et sur le dialogue religieux autour de la Trinité.

–         Des ajouts ont été faits notamment sur les tafsirs.

 

 Pascal Raines commence son livre Quel dialogue possible avec l’islam du Coran ? Point de vue d’un catholique par ces mots :

« Il ne se passe guère de journée sans que les médias ne nous parlent d’une manière ou d’une autre de l’islam : les exactions des membres de Daesh, de Boko Haram ou d’Aqmi, la volonté farouche de musulmanes qui veulent porter en tout temps et en tout lieu la burqa, les discours nombreux affirmant que l’islam est une religion de paix, les proclamations belliqueuses des jihadistes, les attentats au nom d’Allah.
Quelles sont donc les motivations des uns et des autres ? Comment comprendre des comportements et des discours aussi opposés parmi les musulmans ? Existe-t-il plusieurs interprétations de la volonté de Dieu ? Bref, est-ce que ces discours et comportements peuvent tous se réclamer du Coran ?
 »

L’auteur prend la peine d’expliquer – un travail de bénédictin ! – les versets les plus controversés à l’aide de plusieurs traductions simultanées. Il précise à chaque fois le contexte et interpelle de multiples sources. On y sent un souci permanent d’objectivité.

Un fil conducteur marque ce livre « Amour et vérité se rencontrent, justice et paix s’embrassent » (Ps 85, 11). Ni angélisme, ni préjugé stérile, mais des pistes qui sortent des sentiers battus et du politiquement correct.

couverture-recto-ap

« Cet ouvrage, fruit d’un travail considérable, est une excellente introduction à l’islam et au Coran. Il s’agit là d’une étude sérieuse, documentée, étayée par des références multiples tant islamiques qu’occidentales. L’auteur ne craint pas d’aborder, avec honnêteté et lucidité, la plupart des points controversés. Il le fait en toute objectivité, dans un souci de vérité et un langage qui n’est ni offensant ni blessant  » (P. Henri Boulad, éminent prêtre égyptien).

« Quel travail ! Cela devra aider les gens à ouvrir les yeux et voir enfin clair en toute responsabilité citoyenne et pour la vraie paix  » (P. François Jourdan, prêtre eudiste docteur et spécialiste reconnu de l’islam).

Puisse la lecture de cet ouvrage ouvrir les yeux des uns des autres sur un sujet que l’on ne peut plus éluder : « Quel dialogue possible avec l’islam du Coran ?  ».

Livre à commander ici.

 

 

 

 

 

Afrique non francophone #NLQ

Al-Azhar ouvre ses portes aux Coptes qui acceptent de mémoriser le Coran….

L’Université d’al-Azhar, principal centre universitaire de l’islam sunnite, soutient en Egypte la consolidation d’un Etat « moderne et démocratique » et n’exclut pas d’ouvrir les cours de ses facultés civiles aux étudiants chrétiens coptes en mesure d’obtempérer aux conditions d’admission, y compris les épreuves de mémorisation du coran. C’est ce qu’a déclaré Abbas Shuman, le numéro deux de la prestigieuse institution guidée par le grand imam Ahmed al Tayyib, selon ce qui est rapporté par des sources égyptiennes telles que Copts United.

Ainsi que l’a indiqué l’Agence Fides dès mars 2017 (voir Fides 10/03/2017), la possibilité d’admettre aux cours d’al-Azhar des étudiants coptes avait suscité de vives discussions au sein de la société égyptienne, après que le député Mohammed Abu Hamed ait annoncé l’intention de présenter une proposition de loi visant à permettre aux chrétiens de fréquenter les cours et d’obtenir les titres d’études délivrés par l’institution sunnite. A ce moment-là, ce même cheick Abbas Shuman avait fait remarquer que les études et les cours donnés par l’Université en question n’étaient « pas adaptés aux chrétiens » en ce qu’ils présupposent pour y être admis de connaître de manière approfondie et de mémoriser de larges sections du coran. Le Pr. Abdel Fuad, Doyen de la Faculté d’Etudes islamiques, avait en revanche rejeté l’ensemble de la discussion comme une inutile provocation, en partant du constat que les chrétiens égyptiens n’ont manifesté aucune intention de s’inscrire à l’Université d’al-Azhar et que l’éventuelle entrée d’un étudiant chrétien dans ce centre d’études islamique présupposerait de sa part une familiarité avec le coran de facto impraticable de la part de ceux qui n’appartiennent pas à la communauté islamique.

Source Agence Fides

Au sujet d’al-Azhar, une université double jeu

Asie #NLH #NLQ

Liban – Ils profanent une statue de la Vierge, ils sont condamnés à apprendre les sourates du Coran sur Marie

Deux jeunes musulmans libanais, inculpés d’avoir profanés une statue de Notre-Dame ont été condamnés à une peine alternative à la détention consistant à lire et mémoriser des passages du coran exprimant la vénération pour la Mère de Jésus. La décision du magistrat Jocelyne Matta, juge d’instruction du nord du Liban, a reçu des éloges, y compris de la part de responsables musulmans libanais qui l’ont valorisée comme instrument efficace pour lutter contre les sectarismes et toutes les formes d’offense perpétrées contre les croyances religieuses d’autrui.

Les deux jeunes, élèves musulmans de l’école technique de Mounjez, un village à grande majorité chrétienne de la région d’Akkar, s’étaient introduits voici quelques jours dans une église et y avaient accompli des gestes outrageants contre une statue de Notre-Dame. Les deux jeunes ont également filmé leur bravade sacrilège et l’ont diffusé parmi leurs camarades sur les réseaux sociaux. La police les avait arrêtés et les organes judiciaires s’étaient immédiatement activés afin d’établir une peine permettant également d’envoyer un signal efficace et de prévenir de nouveaux conflits sectaires. Jocelyne Matta, chargée de se prononcer sur le cas, lors de l’audience du 8 février, a préféré condamner les deux inculpés à une leçon de culture religieuse islamique plutôt que de recourir à des peines de détention. Durant l’audience, le magistrat a lu d’une copie du coran la sourate al Imran, qui exprime la vénération accordée à Marie par le texte sacré de l’islam, disposant comme peine pour les deux jeunes inculpés la lecture, la mémorisation et la récitation de ce texte. La proposition du juge a été approuvée et notifiée par le Tribunal de Tripoli, qui donné mandat à un responsable du Tribunal des mineurs d’aider les jeunes dans la mémorisation. Avant d’être relâchés, les deux inculpés on exprimé leur repentir pour l’action perpétrée.

« Le recours à ce type de peine rééducative – fait remarquer à l’Agence Fides le Père Rouphael Zgheib, prêtre maronite et Directeur national des Œuvres pontificales missionnaires au Liban – exprime une orientation nouvelle dans la praxis de la justice libanaise et représente une application de l’article 111 du Code pénal, qui autorise le juge instructeur à remplacer la détention d’un inculpé par une autre mesure quelconque considérée comme plus appropriée et efficace. Le juge s’était aperçu que les jeunes ne savaient rien du coran, bien qu’étant musulmans, et il a donc choisi ce type d’amende pour leur enseigner à respecter également leur religion elle-même, outre les fois de ceux qui ne sont pas musulmans ».

La décision du juge Matta, magistrat chrétien, a été appréciée par des responsables religieux et politiques libanais. Le Premier Ministre Saad Hariri, musulman sunnite, l’a valorisée sur les réseaux sociaux en tant que choix utile à mettre en évidence ce que « les chrétiens et les musulmans partagent ». La décision de justice a montré aux deux jeunes que leur action représentait également une offense pour leur religion islamique elle-même, religion que, visiblement, ils ne connaissaient pas bien.

 

Source Agence Fides

A la une #NLH #NLQ #Rome

Que pense la pape – Mariage gay, avortement, Islam, France ?

Le souverain pontife se confie sur sa vie dans un grand entretien avec Dominique Wolton, à paraître le 6 septembre dans le livre “Politique et société” (Editions de l’Observatoire). On entrevue des extraits dans Le Figaro Magazine, mais aussi dans La Dépêche

Sur l’Eglise, la laïcité et la France. « L’État laïc est une chose saine. Il y a une saine laïcité. Jésus l’a dit, il faut rendre à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu. Nous sommes tous égaux devant Dieu. Mais je crois que dans certains pays comme en France, cette laïcité a une coloration héritée des Lumières beaucoup trop forte, qui construit un imaginaire collectif dans lequel les religions sont vues comme une sous-culture. Je crois que la France – c’est mon opinion personnelle, pas celle officielle de l’Église – devrait « élever » un peu le niveau de la laïcité, dans le sens où elle devrait dire que les religions font elles aussi partie de la culture. Comment exprimer cela de manière laïque ? Par l’ouverture à la transcendance. Chacun peut trouver sa forme d’ouverture. Dans l’héritage français, que veut dire un État laïc « ouvert à la transcendance » ? Que les religions font partie de la culture, que ce ne sont pas des sous-cultures ? Quand on dit qu’il ne faut pas porter de croix visibles autour du cou ou que les femmes ne doivent pas porter ça ou ça, c’est une bêtise. Car l’une et l’autre attitudes représentent une culture. Les Lumières pèsent trop lourd. »

Sur le mariage gay et la prétendue théorie du genre. « Que penser du mariage des personnes du même sexe ? Le « mariage » est un mot historique. Depuis toujours dans l’humanité, et non pas seulement dans l’Église, c’est un homme et une femme. Appelons donc cela les « unions civiles ». Ne plaisantons pas avec les vérités. Il est vrai que derrière cela, il y a l’idéologie du genre. Dans les livres aussi, les enfants apprennent que l’on peut choisir son sexe.

Sur les musulmans. « Ils n’acceptent pas le principe de la réciprocité. « Je pense que cela leur ferait du bien de faire une étude critique du Coran, comme nous l’avons fait avec nos Écritures. »

Sur l’absolution de l’avortement. L’avortement, c’est grave, c’est un péché grave. C’est le meurtre d’un innocent. Mais si péché il y a, il faut faciliter le pardon. Puis à la fin, j’ai décidé que cette mesure serait permanente. Chaque prêtre peut désormais absoudre ce péché.

 

Source LSB