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Corée du Sud : pendant l’avent, l’Eglise fait campagne pour l’abolition de la peine de mort

L’Eglise en Corée du Sud relance, durant l’Avent, la campagne visant à abolir la peine de mort dans le pays. Ainsi que l’a appris l’Agence Fides, la Commission Justice et Paix de la Conférence épiscopale de Corée a appelé tous les fidèles coréens et tous les citoyens de bonne volonté à signer, au cours de l’Avent 2018, une pétition demandant au gouvernement coréen d’abroger la peine capitale de l’ordonnancement législatif national. C’est la quatrième fois que l’Eglise en Corée participe activement à une pétition visant l’abolition de la peine de mort et de la réclusion criminelle à perpétuité.
La pétition a été signée symboliquement par S.Em. le Cardinal André Yeom Soo-jung, Archevêque de Séoul et Administrateur apostolique de Pyongyang, par l’Archevêque de Gwangju et Président de la Conférence épiscopale, S.Exc. Mgr Igino Kim Hee-joong, et par de nombreux responsables catholiques. Elle est diffusée dans tous les Diocèses et Paroisses catholiques en invitant les fidèles à signer après avoir participé à la Messe dominicale. L’objectif est de clôturer cette collecte de signatures d’ici le 31 décembre et de transmettre la pétition à la XX° Assemblée nationale.
Au cours de ces dernières années, sept initiatives spéciales ont été présentées au Parlement coréen visant à obtenir l’abrogation de la peine de mort. L’Eglise en Corée a remis des signatures au Congrès en 2005, 2008 et 2012 et la dernière pétition a enregistré l’adhésion de plus de 85.000 personnes et de l’ensemble des 26 Evêques de Corée.
L’Eglise en Corée a décidé de relancer la campagne en faveur de l’abolition suivent les indications du Pape François qui a récemment été jusqu’à modifier la norme du Catéchisme de l’Eglise catholique concernant la peine de mort, déclarant « l’Église enseigne, à la lumière de l’Evangile, que « la peine de mort est inadmissible car elle attente à l’inviolabilité et à la dignité de la personne » et elle s’engage de façon déterminée, en vue de son abolition partout dans le monde » (nouvelle formulation du n° 2267 du Catéchisme de l’Eglise catholique).
La Corée du Sud est classé comme un pays « de facto abolitionniste » attendu que la dernière exécution en date remonte à 1997. Dans le pays, la peine de mort est techniquement toujours en vigueur pour punir les crimes graves.

Source : Fides

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Corée du Sud : la route des Martyrs de Séoul reconnu comme un lieu officiel de pèlerinage international

Le Vatican a reconnu la « route des Martyrs » de Corée, à Séoul, comme un site officiel de pèlerinage international, une première en Asie. Une messe afin de célébrer l’évènement est prévue ce vendredi 14 septembre, au sein du sanctuaire de Seosomun, le plus grand monument dédié aux Martyrs de Corée. Ce lieu tient une place centrale dans l’histoire de l’Église coréenne : c’est là que 44 saints et 27 bienheureux sont morts en martyrs.

Le Vatican a déclaré que Séoul, avec son histoire et ses martyrs, était un site officiel de pèlerinage international, une première en Asie. Pour célébrer l’évènement, une cérémonie devait avoir lieu vendredi 14 septembre au sein du sanctuaire des Martyrs de Seosomun, le plus important monument aux Martyrs en Corée. Pour l’occasion, le parc historique de Seosomun sera ouvert au public avant son ouverture officielle, prévue pour la fin de l’année. Le site de Seosomun tient une place centrale au sein de l’histoire de l’Église coréenne. C’est là que 44 saints et 27 bienheureux sont morts en martyrs.
Mgr Rino Fisichella, président du Conseil pontifical pour la promotion de la nouvelle évangélisation, aux côtés du cardinal Andrew Yeom Soo-jung, archevêque de Séoul et administrateur apostolique de Pyongyang, présidera la messe. Mgr Alfred Xuereb, nonce apostolique en Corée, donnera la bénédiction apostolique. « En tant que descendants des martyrs, qui ont embrassé la foi et qui ont dû subir la souffrance et les persécutions, et en tant que membres de l’Église en Asie, nous attendons avec impatience la reconnaissance officielle du pèlerinage international de Séoul », se réjouit le cardinal Yeom.
L’archevêque a lancé l’initiative de cette route de pèlerinage dans la capitale sud-coréenne en septembre 2013. Suite à la visite apostolique du pape François en 2014, l’archevêque de Séoul a ouvert officiellement les « routes des Martyrs » de Séoul en coopération avec les autorités locales. Ces « routes » sont divisées en trois parties : la Bonne nouvelle, la Vie éternelle et l’Unité. En attendant, trente responsables catholiques de treize pays asiatiques et une trentaine de jeunes catholiques de neuf pays en Asie ont prévu de prendre part à la « semaine coréenne du pèlerinage » 2018, qui doit avoir lieu du 10 au 15 septembre. Les pèlerins emprunteront les « routes des Martyrs » de Séoul et visiteront les sanctuaires de Solmoe et Haemi.

Source : Eglises d’Asie

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Corée du Sud : La journée coréenne de la jeunesse dédiée à la mémoire des martyrs de Corée

Près de 2 000 jeunes catholiques sud-coréens ont participé à la quatrième édition de la Journée coréenne de la jeunesse, qui s’est déroulée à Séoul du 11 au 15 août. Face à une société élitiste et à la réalité du marché de l’emploi en Corée du Sud, le comité organisateur leur a proposé de marcher à la suite des martyrs de Corée, vers divers sanctuaires autour de la capitale, sur le thème « C’est moi, n’ayez pas peur ». En 2014, le pape François a béatifié 124 martyrs coréens. Trente ans plus tôt, en 1984, le pape Jean-Paul II avait canonisé 103 martyrs à Séoul.

À l’occasion de la Journée coréenne de la jeunesse, qui s’est déroulée à Séoul du 11 au 15 août, près de 2 000 catholiques sud-coréens ont rendu visite à divers sanctuaires autour de la capitale malgré la vague de chaleur afin de renforcer leur foi. La quatrième édition de cette version locale des JMJ a été organisée sur le thème « C’est moi, n’ayez pas peur » (Jean 6, 20). Le comité organisateur a choisi ce thème afin d’inviter les jeunes catholiques à adopter un état d’esprit positif face aux défis d’une société élitiste et à la dure réalité du marché de l’emploi. Après les cérémonies d’accueil organisées dans les paroisses de Séoul, les participants ont assisté à la messe d’ouverture au Grand Séminaire de Séoul, avant d’aller en pèlerinage vers les sanctuaires des martyrs de Corée le jour suivant.
« Jésus ne veut pas simplement que nous le cherchions, il nous demande aussi de mieux le connaître »,leur a confié le cardinal Andrew Yeom Soo-jung, archevêque de Séoul, durant son homélie. « J’espère que vous ferez l’expérience de la foi et de la Passion de Jésus qu’ont vécu les martyrs, pour édifier votre foi et votre joie. » Mgr Peter Chung Soon-taick, évêque auxiliaire de Séoul, a ajouté : « L’objectif de cette journée est de montrer aux jeunes que pour être vraiment heureux, ils ont besoin de regarder vers Dieu et de renoncer aux valeurs séculières. » Outre l’enseignement des évêques, les participants ont également participé à un festival culturel organisé le 13 août. Le programme de la Journée coréenne de la jeunesse comprenait aussi un concert et une veillée de Taizé organisés le 14 août, avant la messe de clôture qui a été célébrée à Seoul Plaza le 15 août.

À la mémoire des martyrs de Corée

Le point culminant de ces cinq jours a été de marcher en pèlerinage vers les sanctuaires autour de Séoul. Près de 10 000 catholiques ont été tués durant la période de persécution violente qui a frappé la Corée au XIXe siècle. Parmi eux, le pape saint Jean-Paul II a canonisé 103 martyrs à Séoul le 6 mai 1984. Le 16 août 2014, lors de son voyage au Corée pour les Journées asiatiques de la jeunesse, le pape François a également béatifié Paul Yun ji-Chung et ses 123 compagnons martyrs. Pour Sophia Lee Seon-Hee, de la paroisse de Sinam dans l’archidiocèse de Daegu, c’était un honneur d’avoir pu visiter les sanctuaires et de méditer sur le témoignage des martyrs.
La première édition de la Journée coréenne de la jeunesse a eu lieu en 2007 dans le sud de Jeju. L’île subtropicale est aujourd’hui confrontée à un afflux de réfugiés yéménites. La seconde édition a eu lieu à Uijeongbu en 2010. La troisième a coïncidé avec la sixième Journée asiatique de la jeunesse à laquelle le pape François a participé en 2014. Entre les deuxième et troisième éditions, en 2011, le Vatican a invité quatre anciens réfugiés nord-coréens installés en Corée du Sud à participer aux Journées mondiales de la jeunesse de Madrid.

Source : Eglises d’Asie

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A l’approche du sommet intercoréen, les catholiques prient pour la paix

Alors que se profile la rencontre entre les deux dirigeants de la péninsule coréenne, l’Église de Corée du Sud espère que le sommet mettra officiellement fin à la Guerre de Corée (1950-1953). Mgr Peter Lee Ki-heon, évêque d’Uijeongbu et président du Comité pour la réconciliation du peuple coréen de la Conférence épiscopale coréenne, fait part de son espérance.

Cela fait des années que l’évêque d’Uijeongbu, Mgr Peter Lee Ki-heon, attend ce moment, alors qu’une rencontre au sommet entre les dirigeants des deux Corées est prévue le 27 avril sur le territoire sud-coréen. Mgr Ki-heon, président du Comité pour la réconciliation du peuple coréen, a publié un communiqué le 13 avril, afin de partager sa conviction que la rencontre peut mettre fin à des décennies de luttes et ouvrir une nouvelle ère de paix pour la péninsule. « Aujourd’hui, la péninsule coréenne s’apprête à vivre une nouvelle période de turbulences. Que ta volonté soit faite, sur la terre comme au ciel », écrit l’évêque. « Avec le sommet intercoréen, qui sera suivi du sommet entre la Corée du Nord et les États-Unis, les attentes s’intensifient, espérant que le conflit qui dure depuis 65 ans prenne fin pour ouvrir une nouvelle ère de paix. »
Plusieurs décennies après la Guerre de Corée, qui s’est terminée sur un cessez-le-feu, va avoir lieu le troisième sommet intercoréen jamais organisé à ce jour. Cette rencontre fait suite à celle du président Kim Dae-jung avec le « cher leader » Kim Jong-il, organisée à Pyongyang en 2000. En 2007, le président sud-coréen Roh Moo-hyun s’était rendu à son tour dans la capitale nord-coréenne. Mais chacune de ces deux rencontres s’était terminée sur un échec, les signes de réconciliation s’émiettant pour laisser place à des menaces de guerre, ainsi qu’à quelques coups de feu occasionnels dans la Zone Démilitarisée (DMZ) qui sépare les deux pays.

Mgr Lee espère que ce nouveau sommet portera ses fruits, soutenu par la prière des catholiques coréens. « Nos prières sont en train de réaliser un grand miracle grâce à Dieu, qui rend possible l’impossible », assure l’évêque. En 2015, à l’occasion des commémorations des 70 ans de la séparation des deux pays, l’Église catholique coréenne a déclaré la première « année de la paix ». Cette année-là, les catholiques étaient invités à se rassembler chaque soir à 21 heures pour prier pour la paix.

« Encore beaucoup d’obstacles à franchir »

Dans son communiqué du 13 avril, Mgr Lee a demandé aux catholiques de garder la foi. « Nous avons encore beaucoup d’obstacles à surmonter lors des prochaines rencontres diplomatiques. S’il vous plaît, priez pour une paix durable dans la péninsule coréenne. Notre union dans la prière sera une fondation solide pour la paix. ».

Mgr Lee a également encouragé les catholiques à renoncer à l’attitude « hostile » qui s’est installée dans la société coréenne depuis la Guerre de Corée. « À cause de la longue période de ‘guerre froide’ coréenne, les sentiments hostiles entre les deux Corées se sont profondément enracinés dans notre société, et notre Église n’est pas épargnée par ce malheur. Ce climat de lutte et de division au sein même de la société sud-coréenne est un obstacle majeur aux futurs succès du peuple coréen. » Pourtant, puisque la Corée du Nord tient sa promesse de renouer le dialogue avec les dirigeants chinois, sud-coréen et américain après avoir envoyé ses athlètes à Pyeongchang lors des Jeux olympiques d’hiver sud-coréens, un changement pourrait être imminent.

Le prochain sommet intercoréen marquera l’entrée, pour la première fois depuis des décennies, d’un dirigeant nord-coréen dans le territoire sud-coréen. Kim Jong-un doit en effet rencontrer le président sud-coréen Moon Jae-in dans la partie sud-coréenne de la Zone commune de sécurité, située juste au sud de la Zone démilitarisée. Bien qu’une grande partie du dégel des relations diplomatique soit restée secrète, la rencontre montre bien qu’une forte accalmie a suivi les mois de négociations entre Kim Jong-un et Donald Trump, les deux dirigeants s’étant menacés mutuellement de tirs nucléaires. En effet, Kim a rendu visite au président chinois Xi Jingping en secret à Pékin, durant la première semaine d’avril. Il s’agissait de son premier voyage hors du pays depuis son arrivée au pouvoir. Il a également été révélé récemment que le président Trump a envoyé en secret le chef de la CIA rencontrer le président nord-coréen quelques jours plus tard. Une façon de préparer le sommet entre la Corée du Nord et les États-Unis, qui devrait avoir lieu en mai.

Copyright Photo The Catholic Times

Source : Eglise d’Asie

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L’Église catholique coréenne inquiète face à la sécularisation

La conférence épiscopale coréenne a publié, le 13 avril, un rapport dévoilant des chiffres inquiétants sur l’Église en Corée du Sud. Les fidèles sont de plus âgés, à l’image de la population coréenne. Quant au nombre de baptisés, il diminue en continu depuis 2008. Seule exception, l’année 2014, quand le pape François est venu célébrer la messe à Séoul en présence d’un million de fidèles. Pour les catholiques sud-coréens, un nouvel effort d’évangélisation semble plus urgent que jamais.
Au 31 décembre 2017, l’Église catholique en Corée du Sud comptait 5,8 millions de fidèles, soit 11 % de la population du pays (51,8 millions d’habitants). Le nombre de fidèles a augmenté de 1,3 % par rapport à l’année précédente, selon les chiffres publiés le 13 avril par la conférence épiscopale coréenne. Mais ces nouvelles statistiques révèlent aussi qu’il s’agit là de la croissance la plus faible de toute la dernière décennie, ce qui inquiète les évêques coréens pour l’avenir.
L’année dernière, 96 794 jeunes catholiques ont été baptisés dans le pays, mais il s’agit aussi d’une baisse de 12,9 % par rapport aux chiffres de 2016. Le nombre de baptisé baisse de façon continue depuis 2008, à l’exception de l’année 2014, quand le pape François s’est rendu en Corée du Sud. Il y avait célébré la messe à Séoul, la capitale, en présence d’un million de fidèles, à l’occasion de laquelle il avait baptisé 124 Sud-Coréens. Il avait aussi rencontré des anciennes « femmes de réconfort », victimes du Japon lors de la Seconde Guerre mondiale. Le taux de pratiquants se rendant régulièrement à la messe, a également baissé de 19,4 % en 2017, par rapport aux chiffres de 2016.

18,4 % de plus de 65 ans en 2017

De telles tendances ne peuvent qu’inquiéter l’Église coréenne alors que les paroissiens deviennent de plus en plus grisonnants, à l’image de la population coréenne dans son ensemble. Parmi les catholiques coréens, 18,4 % sont âgés de plus de 65 ans, tandis que seulement 6,6 % des baptisés sont âgés de 10 et 19 ans. Il y a dix ans, la situation était bien différente. Les personnes âgées représentaient alors 12,6 % des fidèles.
Au niveau diocésain, l’archidiocèse de Séoul est de loin celui qui compte le plus de baptisés, 1 527 951 catholiques étant affiliés à l’une des paroisses de la capitale coréenne. Le diocèse de Suwon vient en second, avec 900 764 catholiques, suivi de celui d’Incheon (510 923 fidèles) et celui de Daegu (503 551 fidèles). L’Institut pastoral catholique de Corée (Catholic Pastoral institute of Korea), sous l’autorité de la conférence épiscopale coréenne, a fait part de ses inquiétudes à propos de ces tendances. Celles-ci semblent indiquer que le nombre de catholiques en Corée du Sud va continuer à diminuer, alors que de moins en moins de jeunes Coréens se sentent attirés vers l’Église. Pour les catholiques sud-coréens, un nouvel effort d’évangélisation semble plus urgent que jamais.

 

Source

Asie

Corée du Sud – Le mois extraordinaire de la mission  : faire la volonté de Dieu

Le « Mois missionnaire extraordinaire » renouvellera l’élan apostolique au sein de la Communauté catholique coréenne et constituera une impulsion à poursuivre dans l’œuvre d’annonce de l’Evangile qui plonge ses racines en Corée dans l’expérience des martyrs. C’est ce que déclare à Fides le Père Augustin Han, prêtre du Diocèse de Daejeon, rappelant l’histoire et l’actualité de l’Evangélisation de l’Eglise en Corée. « Notre histoire rappelle le passage de l’Evangile selon Saint Marc qui indique « Il en est du Royaume de Dieu comme d’un homme qui aurait jeté du grain en terre : qu’il dorme ou qu’il se lève, nuit et jour, la semence germe et pousse, il ne sait comment » (Mc 4,26-27)”, rappelle le prêtre.
Pour l’occasion, le Père Han retrace l’histoire de la floraison du Christianisme en terre coréenne.

 « A la fin du XVIII° siècle, un certain nombre d’érudits entrèrent en contact avec les livres bibliques et « La vraie signification du Seigneur du Ciel » du Bienheureux Matteo Ricci, en chinois, et commencèrent à étudier de manière autonome la doctrine de l’Eglise. Conquis par la vérité expliquée par le Bienheureux Matteo Ricci, ils envoyèrent l’un d’entre eux à Pékin pour lui faire recevoir le baptême. Par la suite, des missionnaires chinois et français vinrent en Corée. Nombre d’entre eux furent martyrisés en professant courageusement la foi. D’autres encore furent tués quelques mois après leur arrivée dans la péninsule coréenne. Ceci veut dire qu’ils furent tués in odium fidei après avoir voyagé pendant plus d’un an, traversant les océans. Nombre d’entre eux avaient à peine trente ans au moment du martyre ».

« A ce moment-là – poursuit le prêtre – il aurait été très difficile d’imaginer que l’Eglise en Corée aurait, des siècles après, été composée du nombre notable de 5 millions de personnes professant la foi catholique, comme c’est le cas aujourd’hui. A ce jour, il s’agit d’une Eglise qui envoie plus de 1.000 missionnaire – prêtres, religieux et laïcs – aux quatre coins du monde ».

Le Père Han remarque : « Même si les missionnaires furent martyrisés après une courte période d’évangélisation, leur sacrifice n’a pas été vain. Ils furent les hommes qui jetèrent les semences de l’Evangile dans la terre coréenne. Les fruits des semences ne se voient pas immédiatement après les semailles. La mission de Jésus, comme celle des missionnaires qui se rendent dans des terres lointaines, ne consiste pas à lancer un grand projet à caractère humain, mais à accomplir la volonté de Dieu sur leurs propres chemins, en faisant totalement confiance en la providence de Dieu. Aujourd’hui, nous, chrétiens coréens, en préparant et en vivant le Mois missionnaire extraordinaire, nous devons avoir cette confiance en la Divine Providence en tant que fondement solide de toutes nos activités évangélisatrices. Dieu est le Seigneur de l’histoire. Il veut le salut de tous les peuples et les attire à Lui, au travers de la collaboration de tout baptisé, dans Sa Providence ».

 

Source Agence Fides

Asie #Brèves

Des religieuses marchent contre la traite d’êtres humains en Corée du Sud

Des religieuses ont choisi de marcher ce 22 septembre en Corée du Sud afin de lutter contre la traite d’êtres humains .

Selon UCA news, média catholique couvrant l’Asie, les religieuses ont notamment marché pour dénoncer la traite des femmes. La Chine entretient un marché morbide avec la Corée du Nord, toujours selon UCA news.

Asie #NLQ

Entre les deux Corées, le retour de la diplomatie du football ?

En 2002, la Corée du Sud co-organisait la 17ème Coupe du monde de football avec le Japon. C’était la première fois que la Fédération internationale de football (FIFA) confiait l’organisation de cet événement à deux pays, et la première fois que cette compétition se déroulait en Asie. La prochaine fois que la Corée du Sud organisera la Coupe du monde de football, il se pourrait qu’elle l’organise avec… la Corée du Nord, et d’autres pays d’Asie du Nord-Est. C’est du moins ce qu’a indiqué souhaiter le président élu le 10 mai dernier, Moon Jae-in.

Le 12 juin dernier, le président sud-coréen a accueilli à la Maison Bleue, le palais présidentiel de la République de Corée, Gianni Infantino, président de la FIFA, de passage à Séoul à l’occasion de la finale de la Coupe du monde U-20 qui se déroulait la veille au Suwon World Cup Stadium entre l’Angleterre et le Venezuela (1-0). A cette occasion, le président Moon a déclaré que plusieurs pays d’Asie du Nord-Est, y compris la Corée du Nord, pourraient accueillir la coupe du monde de football 2030. Selon Park Su-hyun, porte-parole du président Moon, ce dernier aurait déclaré : « Si les pays voisins d’Asie du Nord-Est, y compris la Corée du Nord et la Corée du Sud, pouvaient organiser la Coupe du monde de football ensemble, cela pourrait aider à créer la paix entre la Corée du Nord et la Corée du Sud, et en Asie du Nord-Est. Je souhaite que le président [de la FIFA] considère cette option […] et j’espère que nous en aurons l’opportunité pendant la Coupe du monde 2030. »

Mgr Peter Lee Ki-heon est évêque d’Uijeongbu ; il préside également le Comité pour la réconciliation entre les peuples coréens, de la Conférence des évêques catholiques de Corée (du Sud). Contacté par Eglises d’Asie, il estime que « l’idée du président Moon va sûrement aider à améliorer la paix entre la Corée du Nord et la Corée du Sud, et en Asie du Nord-Est ». « Les événements footballistiques [constituent] une bonne opportunité de coopération et de conversation entre la Corée du Sud et la Corée du Nord », ajoute-t-il, avant de rappeler que « les événements sportifs organisés entre les deux pays ont par le passé aidé à améliorer les relations ». Et de conclure : « Je crois, que la diplomatie du football, en particulier, produit de bons résultats. »

La naissance de la diplomatie du football

A ce jour, quinze rencontres ont été organisées entre les équipes de Corée du Nord et Corée du Sud, toutes catégories confondues, principalement dans le cadre de compétitions officielles. La première a eu lieu le 22 décembre 1978, à Bangkok, dans le cadre des Jeux asiatiques de 1978. Ce jour-là, les deux équipes s’étaient quittées sur le score de 0 à 0. Jusqu’alors, la fédération nord-coréenne de football avait systématiquement refusé de jouer contre l’équipe de Séoul, ce qui l’avait poussé à renoncer à participer à la Coupe du monde 1978 quelques mois plus tôt, car le tirage au sort l’avait placé dans la même poule que la Corée du Sud.

Chez les femmes, la Corée du Nord, 9ème au classement FIFA en 2016, a remporté onze rencontres (une seule victoire du côté de la Corée du Sud) tandis que chez les hommes, la Corée du Sud, 55ème au classement, a remporté sept matchs (une victoire nord-coréenne).

Entre les Chollima (surnom de l’équipe de Corée du Nord, créée en 1964, en référence à une créature mythique) et les Guerriers Taeguk (surnom de l’équipe de Séoul), outre les rencontres organisées dans le cadre de compétitions officielles, trois matchs amicaux ont été organisés : deux en 1990 et un en autre en 2005. Pour les hommes, la seule rencontre organisée en Corée du Nord, dans l’enceinte du stade Kim Il-sung (du nom du premier dirigeant de la République populaire démocratique du Corée), s’est tenue le 11 octobre 1990 ; les autres rencontres « à domicile » que la Corée du Nord devait organiser dans le cadre des éliminatoires de la Coupe du monde 2010 se sont déroulées à Shanghai en raison du refus de Pyongyang de hisser le drapeau sud-coréen et d’autoriser l’hymne sud-coréen à être chanté sur son territoire, imposées par les règlements de cette compétition (article 22). La rencontre organisée à Pyongyang est à ce jour la seule à avoir été remportée par les Chollima contre les Guerriers Taeguk (2-1).

En 1990, les matchs amicaux organisés ont eu lieu alors que le président Roh Tae-woo était au pouvoir (1988-1993). Dernier général à être élu (l’élection à la présidence de la République de Kim Young-sam [1993-1998] marquant l’accession au pouvoir de civil en République de Corée), il pratique une politique d’ouverture et multiplie les succès diplomatiques (établissement de relations diplomatiques avec l’URSS en 1990 et la République populaire de Chine en 1992, entrée conjointe des deux Corées à l’ONU en 1991) si bien qu’au lendemain de la réunification allemande, près de deux tiers des Sud-Coréens croient que la réunification de leur pays est alors possible (ils n’étaient que 30 % à le croire en 1988). En 1988, la Corée du Nord avait boycotté les Jeux olympiques organisées à Séoul en raison du refus de cette dernière d’organiser cet événement conjointement avec Pyongyang, une proposition formulée par la Corée du Nord en 1985. Et en 1991, les deux Corées participaient à la Coupe du monde de football des moins de 20 ans en envoyant une équipe commune, une mesure inédite qui n’a pas été rééditée depuis.

La diplomatie sportive, un élément de la « sunshine policy »

Quinze ans plus tard, une rencontre s’est déroulée le 14 août 2005, à Séoul, à l’initiative du ministre de l’Unification, Chong Dong Yong, pour célébrer le soixantième anniversaire de la libération de la Corée de la domination japonaise (3-0 pour la Corée du Sud). Le président Roh Moo-hyun menait alors une politique dite du « rayon de soleil » (« sunshine policy ») afin de relancer les relations intercoréennes.

Chez les femmes, une rencontre amicale a également été organisée à cette occasion, le 16 août, remportée 2-0 par l’équipe de Pyongyang. Plus récemment, le 7 avril 2017, une rencontre s’est déroulée au stade Kim Il-sung, dans le cadre des qualifications à la Coupe d’Asie féminine qui se tiendra en 2018 en Jordanie. Comme le rapporte l’agence de presse sud-coréenne Yonhap, le drapeau sud-coréen a flotté sur le stade Kim Il-sung pour la première fois, le 5 avril, dans le cadre d’une rencontre face à l’Inde.

Pour autant, l’organisation d’événements sportifs ne suffira pas à « améliorer la confiance » entre les deux Corées, explique Mgr Peter Lee Ki-heon. « Corée du Sud et Corée du Nord ont vécu dans la crainte l’une de l’autre pendant longtemps […]. Il est nécessaire, non seulement d’organiser des événements sportifs, mais aussi de fournir de l’aide humanitaire à la Corée du Nord et d’organiser des formes variées de rencontres et de coopération ». Lors d’une conférence de presse organisée le 20 juin, Chun Hae-sung, nouveau vice-ministre de l’Unification entré en fonction le 1er juin dernier, a précisé que l’administration Moon avait approuvé ces dernières semaines 35 demandes formulées par des groupes civiques pour apporter une aide humanitaire à la Corée du Nord.

Outre l’aide humanitaire, l’évêque d’Uijeongbu insiste sur la nécessité d’organiser des rencontres entre membres des familles séparées. « Une des rencontres les plus importantes consisterait à faire se rencontrer des familles séparées entre le Nord et le Sud de la Corée. Quand il a visité la Corée du Sud [en août 2014], le pape François a souligné que Corée du Sud et Corée du Nord étaient frères. A présent, beaucoup de Sud-Coréens oublient qu’ils forment un même peuple avec les Nords-Coréens. Réunir des familles séparées pourrait rappeler que les peuples des deux pays sont frères. » Membre d’une de ces familles déchirées par la guerre de Corée (1950-1953), Mgr Peter Lee Ki-heon rappelle que ses sœurs vivent toujours de l’autre côté de la Zone démilitarisée (DMZ) qui constitue la frontière entre les deux Corées.

La Corée du Nord n’a pas réagi à la proposition du président Moon d’organiser conjointement la Coupe du monde 2030.

Source : Eglises d’Asie

 

Asie #NLQ

Corée du Sud – Un centre d’adoration eucharistique et de prière perpétuelle pour la paix

Lors de l’audience générale du 7 juin 2017, le pape François a béni un autel destiné au sanctuaire marial de Namyang, en Corée du Sud. Une initiative d’une communauté polonaise pour la paix, l’Association Communauté Reine de la Paix de Radom, « qui, s’inspirant des 12 étoiles de la couronne de Marie, Reine de la Paix, est en train de réaliser 12 centres d’adoration eucharistique et de prière perpétuelle pour la paix dans les lieux les plus enflammés du monde ».

« A leur demande, a ajouté le pape, j’ai béni aujourd’hui l’autel ‘Adoratio Domini in unitate et pace’, destiné au sanctuaire de Notre-Dame du Rosaire à Namyang en Corée du Sud  ». Le sanctuaire asiatique entretient un lien particulier avec le Sacré Cœur Miséricordieux de Jésus diffusé par la sainte polonaise sœur Faustine Kowalska.

On y trouve notamment un « Jardin de Jésus miséricordieux », un chapelet de la Divine Miséricorde géant ainsi qu’une statue de Jean-Paul II. Le site inauguré en 1991 est construit sur le lieu du martyre de nombreux catholiques durant la persécution Byungin (1866).

« En ce mois de juin dédié à la dévotion au Sacré Cœur de Jésus, que la prière de chacun pour la paix ne fasse pas défaut  », a encouragé le pape avant d’être traduit par un collaborateur en polonais.

Un autre sanctuaire pour la paix a par exemple été créé à Bethléem, à la « grotte du lait », indique la Custodie de Terre Sainte.

La communauté Regina Pacis de Radom a aussi promu un sanctuaire à Jérusalem (IVème station du Chemin de Croix), au Kazakhstan (Oziornoje, en souvenir de l’ancien « Archipel du Goulag »), et en Bosnie-Herzégovine (Medjugorje).

Pour « Regina Pacis », créée en 2008, il s’agissait de répondre à un appel de Benoît XVI dans son message pour la Journée mondiale de la paix de 2007 : «  Je désire adresser un appel pressant au peuple de Dieu, pour que tout chrétien se sente engagé à être un infatigable ouvrier de paix et un vaillant défenseur de la dignité de la personne humaine et de ses droits inaliénables  »

Source : Zenit

Asie #NLQ

Corée du Sud – Le nouveau Président fait parvenir un message au pape

Le nouveau président de la République de Corée, élu le 9 mai dernier, est un ancien avocat engagé dans la défense des droits de l’homme. Succédant à la présidente Park Geun-Hye destituée pour corruption, il s’est prononcé en faveur du dialogue avec la Corée du nord. Moon Jae-in a fait parvenir au pape François un message, dans lequel il exprimes sa volonté d’un engagement commun pour la paix, la justice et la réconciliation.

Ce message a été remis au pape lors de l’audience générale place Saint-Pierre, par Mgr Hyginius Kim Hee-jong, archevêque de Gwangju, président de la Conférence épiscopale du pays, et Seong Youm, ancien ambassadeur près le Saint-Siège.

Les émissaires, rapporte le quotidien du Vatican, ont souligné « la grande signification du geste du président à l’égard du pape, dans la perspective d’un engagement commun pour la paix, la justice et la réconciliation ».

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