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A la rencontre de l’Abbaye de Novy Dvur, l’unique abbaye trappiste Tchèque !

Un article proposé par Divine Box.

Avez-vous déjà entendu parler de l’abbaye de Nový Dvůr, en République tchèque ? Elle est l’une des filles de l’abbaye trappiste de Sept-Fons, en Bourgogne. Ce monastère dynamique rayonne par la jeunesse de ses membres, et ne manque de susciter la curiosité dans une région durement marquée par l’athéisme au XXe. Construite dans une ancienne ferme, les moines y travaillent la terre et élèvent des moutons, mais réalisent aussi d’excellentes moutardes. Divine Box vous en dit plus juste en dessous !

Ci-dessus, les moines de Nový Dvůr chantent l’office dans leur toute nouvelle église, construite au début des années 2000 — Divine Box

Novy Dvur, une fondation française

L’abbaye de Nový Dvůr est une abbaye trappiste qui fut fondée en 2002 dans l’ouest de la République tchèque, à quarante kilomètres de l’Allemagne. Mais c’est en France que tout commence, en août 1991. L’abbaye bourguignonne de Sept-Fons ouvre alors ses portes à six jeunes Tchèques. On est en effet juste après la chute du rideau de fer, et beaucoup de jeunes en recherche de foi décident de rentrer au noviciat en France. L’abbaye de Sept-Fons accueillera ainsi en quelques années une vingtaine de jeunes tchèques.

Ce petit groupe restera pendant dix ans, le temps de sa formation, auprès des moines français, puis retournera s’installer en République Tchèque dans une ancienne ferme, rachetée en 1999 par l’abbaye de Sept-Fons. Cet ancien bâtiment et son immense domaine datent de 1760. Mais parce qu’il fut laissé à l’abandon pendant de très nombreuses années, les moines doivent se lancer dans de grand travaux de modernisation. C’est ainsi dans l’ancienne écurie qu’ils vont par exemple installer l’hôtellerie ! En seulement deux ans, les travaux sont terminés et l’inauguration a lieu en 2002. Le monastère prend alors le nom de « Nový Dvůr », soit en français : la Cour-Neuve. Le complexe est en effet un ensemble de cours et de bergeries, qui faisait autrefois partie de l’abbaye des Prémontrés de Tepla. En décembre 2011, le nouveau prieuré est élevé au rang d’abbaye.

Aujourd’hui, la communauté compte une trentaine de jeunes frères : en 2000, la moitié d’entre eux n’avaient même pas 20 ans ! Le père abbé est français, ce qui aide les moines à conserver des relations privilégiées avec l’abbaye de Sept-Fons.

Aujourd’hui, la communauté compte une trentaine de jeunes frères – Divine Box

À travers champs

Le quotidien des moines est rythmé par la prière et le travail, selon la règle de saint Benoît. En plus de leurs sept offices par jour (le premier est à 3h15 du matin !), ils entretiennent leurs terres et élèvent une cinquantaine de moutons. Ils s’occupent en effet du bois de leur forêt pour se chauffer écologiquement grâce à son rebut. Mais on leur a également demandé de gérer quelques forêt publiques alentours !
Grâce à leurs moutons, ils réalisent une délicieuse viande séchée d’agneau. Son élaboration s’est cependant arrêtée il y a quelques mois, pour que les frères puissent se concentrer davantage sur l’élevage, et proposer aux producteurs locaux une viande de qualité.

Les moines profitent des aménagements et des terres de l’ancienne ferme pour élèver un troupeau d’une cinquantaine de moutons – Divine Box

Prenez-en de la graine (de moutarde !)

Les moines sont aussi bien occupés dans leurs ateliers pour confectionner tout un tas de produits monastiques. Ils produisent en effet toute une gamme de produits cosmétiques, labélisés « ÉCOCERT » : un baume à lèvre, des savons, une crème pour le visage, baume réparateur… Sélection des ingrédients, conception et fabrication, les moines font tout eux-mêmes !
Côté alimentaire, ils produisent également un Nutella bio et « fait maison ». Mais leur spécialité est sans conteste la moutarde : bio à l’ancienne, bio aux olives, à la tomate etc… Il y en a pour tous les goûts ! Chacune de leur recette de moutarde est bien entendu complètement originale et inventée par leurs soins. Pour réaliser leurs moutardes, ils sélectionnent chacun des ingrédients. La plupart sont ainsi directement issus de l’agriculture biologique ! Ils broient eux-mêmes les grains de moutarde avec leur meule de pierre, puis les trempent dans du vinaigre coupé d’une eau captée directement dans la forêt environnante. Après une longue maturation de plusieurs semaines, ils mettent enfin tout en pot à la main, et le tour est joué !

La plupart des ingrédients des moutardes des moines de Nový Dvůr sont issus de l’agriculture biologique – Divine Box

Et pour goûter leurs produits ?

Grâce aux liens privilégiés qui unissent l’abbaye de Nový Dvůr à l’abbaye de Sept-Fons, leurs produits issus de l’artisanat monastique sont facilement disponibles en France. Notamment à la boutique de l’abbaye de Sept-Fons, à Dompierre-sur-Besbre. Ou encore sur la boutique en ligne de Divine Box, en cliquant juste ici !

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Abbaye de Chantelle : l’histoire des soeurs aux produits de beauté !

Un article proposé par Divine Box.

Ce mois-ci, Divine Box vous emmène à la découverte de l’abbaye de Chantelle, dans l’Allier. Sur place, les bénédictines prient et travaillent à la production de produits de soin et d’hygiène. Un grand classique dans les produits monastiques !

 

L’histoire de l’abbaye de Chantelle commence il y a fort longtemps…

 

À Chantelle, tout commence au… Ve siècle ! On y construit en effet un château primitif et une église dédiée à saint Vincent, culminant à 323 mètres, et surplombant donc la région ! Un lieu stratégique donc, dont nous verrons l’importance plus tard…

Mais la présence monastique, elle, n’arrive qu’en 937. À cette date, les propriétaires des lieux (un certain Ainaud et son épouse Rothilde) donnent ainsi les bâtiments à des chanoines de saint Augustin. Cet acte fondateur, co-signé par saint Odon (bénédictin réputé de l’époque), est encore précieusement conservé à l’abbaye.

Incroyable, non ?

 

L’abbaye de Chantelle : un lieu prisé !

Au fil des années, Chantelle fait des envieux parmi les stars de l’époque !

Il faut dire que sa situation géographique est stratégique à l’époque. La colline qui surplombe la région était en effet tout proche d’une ancienne voie romaine, très empruntée alors pour les déplacements et le commerce, qui reliait autrefois Clermont à Bourges.

Grâce à ce positionnement tout particulier, l’abbaye de Chantelle a rapidement attiré du monde. Voici quelques faits marquants :

  • au VIIIe siècle, Pépin le Bref (roi des Francs) s’empare du château ;
  • en 1286, Aymar de Cros (évêque de Clermont) s’y fait sacrer ;
  • au XVe siècle, le duc de Bourbon en prend possession et rebâtit tous les lieux ;
  • au XVIe siècle, Anne de Beaujeu (fille du roi Louis XI et régente de France) y installe sa résidence avant d’y mourir.

Entre temps, le prieuré se refait plusieurs beautés : au XIIe et au XVe siècle. Les bâtiments s’embellissent !

 

L’abbaye de Chantelle se situe en Auvergne, dans un ancien château – Divine Box

 

 

Chantelle chancelle !

Mais la vie de château (héhé) prend fin un peu plus tard.

En 1638 notamment, le château de Chantelle est « desmolly et razé » sous les ordres de Richelieu, ennemi farouche de la noblesse. Il soupçonnait alors les lieux d’être un repaire de potentiels ennemis du roi. Heureusement pourtant, le prieuré reste alors intact !

Mais au XVIIe siècle, la communauté des chanoines faiblit, et laisse finalement sa place à des jésuites en meilleure forme. L’élan de ces derniers donnera plus de rayonnement et de dynamisme à Chantelle, et c’est tant mieux !

Un siècle plus tard, à la Révolution, le prieuré est vendu comme bien national. Triste sort… C’est donc la fin de la vie religieuse à Chantelle, après plus de huit siècles d’histoire !

Mais attendez, les bonnes nouvelles arrivent un peu plus tard…

 

Les bénédictines de Chantelle arrivent !

Une fois passé le tumulte de la Révolution, l’évêque de Moulins désire que la vie monastique reprenne à Chantelle. Et il a bien raison, tiens !

C’est ainsi qu’en octobre 1853, un groupe de bénédictines de l’abbaye de Pradines (près de Roanne), arrive à l’abbaye de Chantelle. On y est enfin ! La nouvelle communauté grandit alors vite et bien et aménage petit à petit les quelques vestiges des siècles passés.

À peine dix ans plus tard, en 1862, les bâtiments sont même classés « monuments historiques » ! Pas mal non ? L’abbaye de Chantelle reprend donc du poil de la bête, et rayonne doucement mais sûrement !

Les « bénédictines de Chantelle » sont aujourd’hui une dizaine à l‘abbaye de Chantelle – Divine Box

 

La cosmétique à l’abbaye de Chantelle : ça mousse !

Après la Seconde Guerre mondiale, les bénédictines de Chantelle cherchent une activité pour préserver les lieux et assurer la subsistance de la communauté. Après mûre réflexion, le choix est fait en 1952 : l’abbaye de Chantelle fabriquera des produits d’hygiène pour la famille ! En voilà une drôle d’idée en terme d’artisanat monastique !

Au lancement en août 1954, toute la communauté est investie : une soeur chimiste en production, une soeur mathématicienne en comptabilité, et les autres notamment pour le conditionnement. En deux temps trois mouvements, elles sortent déjà un lait de toilette et une eau de Cologne ! C’est le début d’un grand succès pour les bénédictines de Chantelle…

 

À Chantelle, « Business is Business »

Très vite, les produits de soin de l’abbaye de Chantelle font un carton dans la région !

Au fil des années, les soeurs développent alors leur gamme : nouvelles senteurs, nouveaux formats, nouveaux produits etc. Chaque soeur participe ainsi, selon ses capacités, à la production ou au conditionnement.

En 1962, les soeurs créent leur propre entreprise : « Les Fabrications des Bénédictines de Chantelle ». Elle deviendra ensuite en 1982 : « Société Nouvelle des Fabrications des Bénédictines de Chantelle ». Les soeurs s’organisent de mieux en mieux, et se professionnalisent. Eh oui, même chez les bénédictines on parle business plan !

Quelques partenariats  de production émergent avec d’autres abbayes, notamment avec les moines de l’abbaye Sainte-Marie du Désert en 1994. Mais plus tard, notamment en 2012, tout sera rapatrié à l’abbaye de Chantelle.

Les soeurs de Chantelle conçoivent, développent et fabriquent artisanalement des produits cosmétiques dans leur laboratoire. Un grand classique des produits monastiques – Divine Box

 

L’abbaye de Chantelle aujourd’hui ?

Aujourd’hui, l’abbaye Saint-Vincent de Chantelle regroupe dix bénédictines qui vivent toujours selon la règle de saint Benoît : « prière et travail ».

En plus des sept prières quotidiennes (la première à 5h40 !), les soeurs accueillent les pèlerins de Compostelle et travaillent de leurs mains au conditionnement des produits et au développement des nouveautés cosmétiques.

 

Cliquez ici pour en savoir plus sur les produits de l’abbaye de Chantelle, ou bien par là pour en savoir plus sur l’abbaye de Chantelle, son architecture et sa situation aujourd’hui.