Articles #NLQ #Tribunes et entretiens

Prédication du père Michel-Marie Zanotti-Sorkine du 6 juin 2019 – “Sans unité, pas de fécondité !”

Suite à l’interview du père Michel-Marie sur la chaîne québécoise TVA dans l’émission La Victoire de l’Amour, le célèbre prédicateur, écrivain, auteur-compositeur et chanteur revient régulièrement pour commenter l’évangile du jour.

Ici Jn XVII, 20-26

Version audio seule.

A la une #NLQ

L’édito – Le progrès technique, une menace sine qua non. 

A l’heure des grandes prises de conscience des impacts du progrès sur l’environnement, la sécurité, le bien-être de l’homme, des appels à la modération, de la lutte contre les excès, le progrès, jadis veau d’or des temps modernes, prend des allures de bouc émissaire. Sorte de main invisible incontrôlable, toupie exaspérée livrée à elle-même, le progrès est en marche et rien ne semble pouvoir l’arrêter.  Comme un virus créé de toute pièce, l’idéologie du dieu progrès, sensée donner à l’homme la maîtrise du monde et de son destin, a totalement échappé au contrôle de l’humanité.

Qui renoncerait au progrès et à l’innovation se verrait totalement dominé par les autres, que ce soit à titre individuel ou collectif. De sorte que le progrès, comme réalité innovante autant que comme idéologie, s’est imposée comme condition sine qua non de la réalité du monde post-moderne. Ainsi cette menace post-moderne d’un progrès débridé voulant imposer à l’homme sa conception du bonheur au point de l’engager dans la voie de la post humanité est devenue tout autant un incontournable avec lequel il n’est plus possible de ne pas faire qu’une menace désormais structurelle. Construire et vivre sur les bases d’une menace devenue existentiellement structurelle, tel est l’avenir de l’homme privé d’un rapport humble aux vérités de la nature. Le fait est, qu’on le veuille ou non, que ce post modernisme est devenu la réalité la plus concrète et contraignante de l’homme d’aujourd’hui et sortir de ce nouveau lien de dépendance ne se fera qu’au prix de nombreux renoncements de conforts et d’habitudes. Mais sans changement de logiciel interne à l’humanité pour retrouver les bases de la pré-modernité, on voit mal comment l’homme pourra surmonter l’obstacle colossal et quasi génétique de cette menace sine qua non, OGM de l’humanité en mutation. M’est avis que sans une prise de conscience des propres errements des catholiques égarés comme tout leurs contemporains dans les fils de cette araignée moderniste, il sera bien difficile au monde de retrouver sa place de créature dans la Création du Créateur.

 

Messes/Prières/Pèlerinages #NLQ

Halte spirituelle à Champagny le Haut (73) le 8 août 2018

Halte spirituelle à Champagny le Haut 

de 10h à 17h

Pique nique à apporter

Thème : Créateur, créature, création : la maison commune”

“Ecologie et St-François de Sales : le beau, le bien, le bon”

Accueil à 10h à l’église de Champagny le Haut

Intervenant  : Père Jean-Luc Leroux, osfs et Christophe Gortti, garde-moniteur PNV

Culture #NLH #NLQ

L’exposition Esprit créateur(s) dans le diocèse Bayeux-Lisieux du 16 juin au 16 septembre 2018 à Bayeux (14) et du 16 juin au 14 octobre 2018 à Lisieux (14)

Le mariage de la haute couture et de la religion dans une exposition exceptionnelle au cœur de la Normandie. Inspiré et inspirant, le vestiaire des Évêques se dévoile, à l’occasion d’une exposition inédite en France qui met en lumière ses affinités avec le monde des plus grands créateurs de mode.

Lisieux et Bayeux accueillent l’exposition Esprit Créateur(s) : le dressing des évêques revisité, réalisée sur une idée originale de la Conservation des Antiquités et Objets d’art du Département du Calvados, en partenariat avec le Pôle Muséal de la Communauté d’Agglomération Lisieux Normandie. Déployée symboliquement sur les deux terres de cathédrale, l’exposition investit le Musée d’Art et d’Histoire de Lisieux et l’Hôtel du Doyen à Bayeux. A travers des pièces d’exception prêtées par les plus prestigieuses maisons – Chanel, Schiaparelli, Versace, Balenciaga, … –  le visiteur sera immergé au cœur de l’inspiration mutuelle entretenue entre le sacré et la haute couture. Il découvrira également des œuvres et trésors conservées sur le territoire notamment des représentations peintes ou sculptées remarquables, de riches broderies ou encore des joyaux d’orfèvrerie.

Du 16 juin au 16 septembre 2018 à Bayeux (Hôtel du Doyen) et du 16 juin au 14 octobre 2018 à Lisieux (Musée d’art et d’histoire)

NLQ #Rome

La sécularisation conduit au péché contre le Créateur

Dans l’avion qui le ramenait de Suède, le saint-Père a, comme il est de tradition, répondu aux questions des journalistes.

Sur la sécularisation il  tenu à rappeler deux points.

“l’homme qui se sent « maître » et « prend la place du Dieu créateur (…). Dans la sécularisation je crois que tôt ou tard on arrive au péché contre Dieu créateur.”

Mais aussi

« Quand dans l’Eglise entre la mondanité spirituelle, (…) c’est le pire qui puisse lui arriver, pire encore que ce qui est arrivé à l’époque des papes corrompus ».

 

A la une #En France #NLH #NLQ

La sollicitude des évêques pour le monde agricole semble oublier le Créateur

Les évêques, selon une habitude désormais bien ancrée, se préoccupent des soucis, nombreux du monde agricole et particulièrement des agriculteurs eux-mêmes. Si seuls ces derniers sont mentionnés, dans la lettre que la Conférence épiscopale vient d’adresser au monde agricole, il est évident que tout ce monde, qu’autrefois nous appelions paysan, est pris dans la sollicitude des évêques.

Rappelant la présence l’an dernier de certains d’entre eux au salon de l’agriculture, la lettre des évêques survole quelques uns des aspects douloureux d’un monde en difficulté, mais toujours chéri des Français.

Pourtant, une chose surprend dans cette attention somme toute délicate, Dieu est totalement absent. Pas plus que dans la déclaration de l’an dernier, le Créateur n’est invité dans la discussion. Pas davantage le monde n’est vu comme la Création. Lorsque nos évêques proposent leur aide, c’est pour réfléchir à donner une âme au dialogue qu’il faut tisser entre les acteurs du monde agricole.

La beauté du travail du paysan qui, selon l’ordre du Créateur, soumet la création, lui fait donner du fruit et son rôle irremplaçable dans la dimension spirituelle de la contemplation dont notre monde a tant besoin semblent totalement absents d’une lettre qui ne propose pas non plus la prière de l’Eglise qui pourtant en compte de belles pour tout le monde agricole, que ce soit les rogations, le blé eucharistique en Normandie, la bénédiction des animaux ou celle des récoltes.

Cette lettre, pour délicate qu’elle soit, aurait pu être écrite par n’importe quel mouvement écologique. Il y manque la puissance du Créateur qu’on aurait attendue spécialement ici et l’espérance que porte la Création, notablement dans ce travail d’enfantement quotidien de ces hommes et de ces femmes qui sont, d’une façon particulièrement visible, les mains de Dieu renouvelant chaque jour ce jardin, écrin unique d’où l’Homme monte vers le Ciel.