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Représentation de la Nativité à Lods (25) les 15 & 16 décembre 2018

Décembre 2009, une poignée de bénévoles s’activent afin de proposer la crèche vivante à Lods.

2018, ils sont désormais environ une quarantaine à se mobiliser pour ce temps d’évangélisation. Redire en ce temps de noël ce que représente pour les chrétiens la Nativité.

L’association saint Théodule proposera pour la dixième année consécutive :

« Une nuit à Bethléem »

Le samedi 15 Décembre 2018 à 17 h 15

Le dimanche 16 Décembre 2018 à 17 h 15

Rendez-vous place des forges Lods

(Pour les personnes à mobilité réduite rdv en l’église saint Théodule)

Lods, Petite Cité Comtoise de Caractère, adhérent aux Plus Beaux Villages de France, deviendra pour la dixième année consécutive le théâtre, pour deux représentations, de la Nativité.

Marie jonchée sur l’âne, Joseph, à ses côtés depuis le bas du village recherchent un lieu pour se reposer. Ils rencontrent au hasard des ruelles, des personnages qui les guident vers les bergers attentifs à leurs moutons, installés devant la porte de l’église.

S’égrènent ensuite lecture de l’Évangile, puis actualisation, en un dialogue petit fils-grand père,  chants ou musique, contes religieux. Viennent aussi au pied de la crèche les personnages qui ont contribués, autrefois à la vie lodoise.

Un lâcher de ballons, sur le parvis, termine cette représentation de la nativité. Les dons reçus sont reversés à la restauration de l’église.

Durée 1 heure 15 environ

Cette Nativité est représentée en dehors de tout service religieux : messe, célébration….

Contact : saint.theodule.lods@orange.fr

Doctrine / Formation

De Bethléem à nos maisons : l’origine de nos crèches

Avant même l’épisode de la messe de Noël 1223 à Greccio célébrée au-dessus d’une mangeoire, à l’initiative de saint François d’Assise, la Nativité était déjà représentée dans les églises. Cependant l’initiative du « Poverello » fut déterminante dans l’expansion de nos crèches familiales.

La plus ancienne crèche et le modèle de toutes fut bien sûr celle de Bethléem, quand la Vierge Marie « mit au monde son Fils premier-né, l’emmaillota et le coucha dans une mangeoire » (Lc 2, 7).

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12 heures avec le Seigneur le 15 décembre 2018 à Vannes (56)

Samedi 15 décembre, dans la cathédrale et sur le parvis, venez avec toutes les paroisses de Vannes, vivre « Douze heures pour le Seigneur » avec saint Vincent Ferrier. 

 

Matin de 10 h à 12 h 

  • Adoration silencieuse, puis, animée à partir de 11 h, par le chœur liturgique de la cathédrale
  • Confessions jusqu’à midi
  • Évangélisation sur le parvis

Temps de midi, à partir de 11 h

  • Animation musicale sur le parvis
  • Dégustation de Soupes avec palmarès et remise du prix de la « Meilleure soupe »  Plus

Après-midi de 14 h à 17 h 30

  • À 14 h : les enfants des paroisses marchent dans la ville en chantant
  • 14 h 30 – 16 h : sur le parvis de la cathédrale, chants de Noël
  • À 16 h 30 et 17 h 30 : les enfants de Saint-Patern jouent la « Crèche Vivante » sur le thème : « Saint Vincent Ferrier raconte Noël »

Soirée de 18 h 30 à 22 h

  • 18 h 30 : Office des Vêpres
  • 19 h – 20 h 30 : Cathédrale « Portes ouvertes »
  • 20 h 30 : Pièce de théâtre dans la cathédrale. Philippe du Teilleul met en scène : « Vincent Ferrier, l’infatigable apôtre de la paix »
  • 22 h : Complies – Clôture de la journée

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8 décembre 2018 : Fête de l’Immaculée Conception et « Marche des lumières » à Nîmes (30)

Le 8 décembre marque la fête de l’Immaculée Conception. La célébration de l’Immaculée Conception de la Vierge Marie – située dans les premiers jours de la nouvelle année liturgique et du temps de l’Avent – nous rappelle la destinée unique de cette femme juive, choisie par Dieu. Pour la foi chrétienne, Marie est indissociable de l’enfant qu’elle a porté, Jésus, en qui s’est totalement manifesté le Dieu vivant. Elle est appelée, depuis le concile d’Éphèse (431), « Mère de Dieu ». Selon la tradition catholique, depuis le dogme promulgué par le pape Pie IX, le 8 décembre 1854, elle est déclarée préservée du péché originel dès sa naissance.

horaires des messes le 8 décembre
textes du jour
horaires des célébrations célébrées dans le Gard le 8 décembre

Lourdes et l’Immaculée
Les apparitions de Lourdes ont eu lieu quatre ans après la proclamation solennelle du dogme de l’Immaculée Conception par le pape Pie IX. Le 25 mars 1858, dans la grotte humide et sombre de Massabielle, Marie converse familièrement avec Bernadette qui l’interroge ; elle lui dit son nom : « Je suis l’Immaculée Conception ».

Marie au cœur de la « Marche des lumières », à Nîmes
Les illuminations sont très liées au culte de la Vierge Marie. Qui ne connaît pas la fête des lumières organisée chaque 8 décembre dans la ville de Lyon ?
Bien plus modestement  (et fort heureusement loin des préoccupations touristiques) on pourra s’associer cette année encore à la “Marche des lumières”, en famille, avec Marie, organisée par les paroisses de Nîmes.Tous à vos lampions !

Source

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La crèche des Pères de l’Eglise

Regarder la crèche

 

« Arrêtons-nous pour regarder la crèche », Pape François le 29 décembre 2017 et déjà le 14 : « Je vous invite, devant la crèche, à vous laisser toucher par Dieu qui pour nous s’est fait enfant ».

Qu’en disent les auteurs des premiers siècles, alors qu’il n’y avait pas de crèches matérialisées devant lesquelles se recueillir. C’est à la contemplation spirituelle de la crèche qu’ils convient, dévoilant le sens symbolique des mentions concrètes fournies par Luc et Matthieu : Bethléem, l’hôtellerie où il n’y a pas de place, l’étable où se trouve la mangeoire – mais il est aussi question d’une grotte –l’âne et le bœuf, le chœur des anges et les bergers, Marie et Joseph entourant l’enfant enveloppé de langes …

Bethléem est le lieu où doit naître le Messie comme le disent les mages à Hérode, citant le prophète Michée : « Et toi Bethléem, terre de Juda, tu n’es nullement le moindre des clans de Juda ; car de toi sortira un chef qui sera pasteur de mon peuple Israël » (Mt 2, 6). Commentant ce passage, Jérôme souligne qu’il convient de dire Bethléem de Juda et non pas seulement de Judée, simple localisation, parce qu’il faut appliquer à Jésus les promesses faites à Juda : « Juda est une jeune lion … Le sceptre ne s’éloignera pas de Juda … » (Gn 49, 9-10). Jean Chrysostome souligne la valeur providentielle de l’édit qui fait venir Joseph et Marie à Bethléem parce qu’il fallait que le Christ naisse dans la ville de David et soit inscrit dans sa descendance comme le disent Luc (2, 5) et Jean (7, 42).

Chromace donne une autre explication : « Le Seigneur naquit selon la chair.  Il naquit à Bethléem, il ne convenait certainement pas que le Seigneur naquit ailleurs qu’à Bethléem, car Bethléem se traduit par Maison du pain ; ce lieu avait reçu jadis ce nom de manière prophétique, car celui qui naquit d’une vierge à Bethléem était le pain du ciel  ».

Mais Joseph et Marie n’ont pas trouvé de place dans l’hôtellerie. Selon un raisonnement qui, au IVe siècle, unit dans la même réprobation tous ceux qui ne reconnaissent pas la divinité du Christ, Chromace explique : « L’hôtellerie désigne la Synagogue, qui déjà occupée par l’erreur de l’infidélité n’a pas mérité de recevoir le Christ chez elle.[…] Aussi se trouve-t-il couché dans une crèche… ». Jérôme, dans une homélie prononcée à Bethléem où il vivait, insiste sur la pauvreté de Joseph et de Marie, qui les conduit à s’arrêter hors de la ville, dans une auberge sur un chemin à l’écart : « Pas sur la route de la Loi mais sur le chemin de l’Évangile » commente-t-il « mais il n’y avait pas de place à l’auberge car l’incroyance juive avait tout rempli ».

Mais où l’enfant est-il né ?

Vers 160, Justin, le premier, parle d’une grotte : comme Joseph « qui était par sa naissance de la tribu de Juda » était venu à Bethléem et « n’avait pas où se loger dans ce village, il s’installa dans une grotte toute proche du village. Alors, tandis qu’ils étaient là, Marie enfanta le Christ et le déposa dans une mangeoire » (Dialogue avec le juif Tryphon, 78,5).

Luc ne parle pas de grotte ; le texte de Justin est la première attestation d’une tradition ancienne que l’on trouve ensuite dans le Protévangile de Jacques (fin IIe s.). En chemin vers Bethléem, Marie prévient Joseph que son terme est proche. Il ne sait où aller, trouve une grotte, y installe Marie et court chercher une sage-femme qu’il ramène : « une nuée couvrait la grotte ». Ils approchent : « Aussitôt la nuée se retira de la grotte et une grande lumière apparut dans la grotte au point que les yeux ne pouvaient la supporter. Et peu à peu cette lumière se retirait jusqu’à ce qu’apparut un nouveau-né ; et il vint prendre le sein de sa mère Marie. Et la sage-femme poussa un cri et dit : “Qu’il est grand pour moi le jour d’aujourd’hui : j’ai vu cette merveille inédite” ». La nuée lumineuse est le signe de la présence divine mais l’enfant prend le sein de sa mère, signe de son humanité ; les modalités de la naissance sont tues. Or une femme qui ne veut pas croire qu’une vierge ait enfanté, se précipite pour vérifier la virginité de Marie post partum ; elle pousse un cri : « Malheur à mon iniquité et à mon incrédulité parce que j’ai tenté le Dieu vivant ! Et voici que ma main dévorée par le feu se retranche de moi ». Elle est finalement pardonnée et, prenant l’enfant dans ses bras, dit : « Je l’adorerai, car c’est lui qui est né roi pour Israël ». Du temps d’Origène (début IIIe s.), on montrait la grotte de la Nativité de Jésus aux alentours de Bethléem et non dans le village, qui s’est déplacé par la suite autour de la grotte

Pour Jérôme, « ce n’est pas au milieu de l’or et des richesses qu’il naît : il naît sur le fumier, c’est-à-dire dans une étable – dans toute étable en effet il y a du fumier – là où se trouvait les souillures de nos péchés. Il naît sur le fumier pour relever du fumier ceux qui s’y trouvent : ‘ du fumier relevant le pauvre ’ (Ps 112, 7). Il naît sur le fumier où Job aussi était assis avant de recevoir la couronne. » Et Jérôme de regretter : « Nous maintenant pour faire honneur au Christ, nous avons enlevé cette crèche fangeuse pour en mettre une d’argent, mais celle qu’on a enlevée avait pour moi plus de prix ». Il fait allusion ici à la basilique que fit construire Hélène à la « grotte de la Nativité » lors de son voyage pèlerinage en 327 : « La très pieuse impératrice commémora par d’admirables monuments la maternité de la Mère de Dieu (Théotokos), honorant de mille manières cette sainte grotte » comme l’explique Eusèbe de Césarée (Vie de Constantin, III, 43, 1-4). Hélène fit également construire une basilique « en mémoire de la montée vers les cieux du Sauveur de l’univers sur le mont des Oliviers », à l’emplacement d’une grotte où il « initia ses disciples aux mystères indicibles ». Splendides sanctuaires que fit construire la pieuse impératrice « à l’emplacement des deux grottes mystiques » que les pèlerins visitaient du temps de Jérôme.

Tel est le mystère de la naissance de l’enfant-dieu : dans une étable symbole de la rédemption des pécheurs qu’il allait retirer de ce lieu fangeux ; dans une grotte, lieu de naissance miraculeuse, qui préfigure le tombeau taillé dans le roc où il sera déposé et dont il se relèvera vivant ; dans une grotte figure du lieu d’initiation des disciples qu’il quittera pour s’élever vers son Père.

 

 Françoise Thelamon, professeur d’histoire de l’Antiquité

Photo la Vallée de Crémisan-Bethléem

article publiée en janvier 2018

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L’édito – Un jour une crèche !

Quoique l’on puisse dire de l’histoire de la crèche ou de l’Histoire des crèches, il est indéniable qu’elles ont toujours su traduire dans le langage d’une époque et d’un lieu, un seul et même message : Emmanuel, Dieu parmi nous. Si l’exégèse et la recherche historique nous donnent une image de plus en plus proche de la vérité historique de ce que dût être cette nuit de Noël, les stéréotypes culturels et folkloriques nous en ont toujours livré une des facettes du sens profond et inépuisable de cet insondable mystère. Qu’un Philipe de Champaigne mette en image la lumière qu’apporte le Christ, ou qu’une pastorale des santons de Provence en livre le message de paix et de bonté, l’un comme l’autre nous racontent, non pas tout Noël, mais ce qui les as le plus touché dans cette nuit merveilleuse. Lorsque Camille Saint-Saëns donne la parole aux anges dans un gloria somptueux de délicatesse, il offre à l’humanité la tendresse même de Dieu. Quand l’infini pénètre le fini, quand l’éternité se fait un chemin dans le temps, il est impossible à l’Homme d’épuiser en une crèche l’insondable indicible. Et il reste à chacun le soin d’y pénétrer et, comme les bergers et les mages, de contempler et d’adorer.

A travers le temps et les continents, chaque culture, chaque peuple, chaque époque s’est approprié cette douce nuit, ainsi que le chemin qui y conduit, pour mieux y introduire l’âme et le cœur des hommes de tous temps et tous lieux. La crèche refait le chemin du Christ en s’incarnant, là où se trouvent les humains, là où ils en sont, pour les prendre par la main, à partir de leur univers connu et les ouvrir à l’inconnu divin. Telle est l’incarnation, telle est l’inculturation voulue par Vatican II, mais pratiquée depuis toujours.

C’est un peu le chemin que nous vous proposons durant l’Avent sur InfoCatho, en voyageant entre Terre et Ciel, autour du monde, avec les crèches d’une collection privée, comme nous l’avions commencé l’an dernier. L’occasion de contempler d’autres facettes de ce même mystère qui nous révèle tout autant l’universalité de l‘Incarnation que l’universalité de l’Eglise.

Vous retrouverez donc chaque jour (ou presque) une photo d’une crèche provenant d’un des quatre recoins du globe. Merci à nos deux collectionneurs de nous faire partager leur passion pour l’incarnation et l’Enfant Jésus.

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Noël dans la Cour Saint-Nicolas à Strasbourg (67) du 23 novembre au 23 décembre 2018

Dans le cadre de « Strasbourg, capitale de Noël » Mgr Luc Ravel souhaite ouvrir la cour d’honneur de l’archevêché. Ce projet, appelé « Cour Saint-Nicolas », est une très belle opportunité pour une visibilité de l’Église en ce temps de l’Avent : nous dirons par notre présence que Noël est, avant tout, la venue de Dieu parmi les hommes.

Cet espace, ouvert les vendredis, samedis et dimanches du 23 novembre au 23 décembre 2018, accueillera des animations ainsi que plusieurs chalets :

  • une grande crèche,
  • la librairie diocésaine (CEDIDOC),
  • un point de vente d’artisanat monastique ;
  • un chalet animé par la Pastorale du Tourisme et des Loisirs pour expliquer le sens des traditions de Noël (couronne, calendrier de l’Avent…)
  • un chalet animé par la CARITAS Alsace
  • un chalet partagé par les paroisses de l’Eurométropole et les mouvements d’Église avec vente de boissons chaudes et autres.

Par ailleurs, le perron du palais épiscopal accueillera des animations musicales, saynètes, contes… mis en œuvre par des enfants, des jeunes et des adultes. Comme dit Mgr Ravel : « il faut qu’il y ait de la vie ! »

Contact

Elisabeth Clément – elisabeth.clement@cathocus.fr – 03 88 21 24 96

 

Visitez la page facebook Noël dans la cour Saint Nicolas

Dans le cadre de « Strasbourg, capitale de Noël » Mgr Luc Ravel souhaite ouvrir la cour d’honneur de l’archevêché. Ce projet, appelé « Cour Saint-Nicolas », est une très belle opportunité pour une visibilité de l’Église en ce temps de l’Avent : nous dirons par notre présence que Noël est, avant tout, la venue de Dieu parmi les hommes.

Cet espace, ouvert les vendredis, samedis et dimanches du 23 novembre au 23 décembre 2018, accueillera des animations ainsi que plusieurs chalets :

  • une grande crèche,
  • la librairie diocésaine (CEDIDOC),
  • un point de vente d’artisanat monastique ;
  • un chalet animé par la Pastorale du Tourisme et des Loisirs pour expliquer le sens des traditions de Noël (couronne, calendrier de l’Avent…)
  • un chalet animé par la CARITAS Alsace
  • un chalet partagé par les paroisses de l’Eurométropole et les mouvements d’Église avec vente de boissons chaudes et autres.

Par ailleurs, le perron du palais épiscopal accueillera des animations musicales, saynètes, contes… mis en œuvre par des enfants, des jeunes et des adultes. Comme dit Mgr Ravel : « il faut qu’il y ait de la vie ! »

Contact

Elisabeth Clément – elisabeth.clement@cathocus.fr – 03 88 21 24 96

 

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Programme complet

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Concours de crèches à Créteil (94) – Inscriptions avant le 30 novembre 2018 et exposition le 15 décembre 2018

Concours de crèches  : les familles, les équipes de KT et d’aumônerie, les équipes d’amis, des personnes seules, des équipes de maison de retraite, de religieuses… sont invitées à participer jusqu’au 30 novembre 2018. Règlement du concours. Exposition des crèches. 15 décembre 2018 au 7 janvier 2019. Espace culturel de la cathédrale.

Contacts : celine.besnard@eveche-creteil.cef.fr / familles94@eveche-creteil.cef.fr

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Contempler l’enfant dans la mangeoire avec les Pères de l’Eglise

Après la crèche des Pères de l’Eglise, l‘importance du recensement dans le récit de la nativité, l’invitation à fêter Noël de Grégoire de Naziance, et en attendant les Mages, nous poursuivons notre exploration du mystère de Noël avec les Pères de l’Eglise, par une contemplation de l’enfant dans la mangeoire. Françoise Thelamon, professeur émérite d’histoire de l’antiquité est spécialiste des premiers siècles du christianisme et particulièrement de Ruffin d’Aquilée.

L’enfant dans la mangeoire

 

Avec les Pères contemplons « l’enfant dans la mangeoire » et retrouvons ces valeurs symboliques qu’ils donnent à tout ce qui l’entoure.

L’enfant dans la mangeoire, pain du ciel, nourriture des croyants, aliment spirituel des âmes

Selon Chromace : « Que notre Seigneur et Sauveur ait été couché dans une crèche, cela signifiait qu’il devait être la nourriture des croyants ». Car le praesepium est l’endroit où les animaux viennent ensemble prendre leur nourriture, et « animaux doués de raison, nous avons une crèche céleste près de laquelle nous nous réunissons ; notre crèche c’est l’autel autour duquel nous nous réunissons chaque jour pour y prendre le corps du Christ, aliment de notre salut » (Sermon 32, 3), mystère de l’Église corps eucharistique du Christ. Notons que, notamment sur des sarcophages du IVe siècle, la mangeoire est parfois représentée comme un autel ; plus tard, certains peintres ont évoqué l’eucharistie, dans les scènes de Nativité, par la présence discrète d’un pain et d’une carafe de vin.

C’est Origène qui a inauguré la tradition de la présence du bœuf et de l’âne à la crèche et cité le verset d’Isaïe maintes fois commenté par la suite : « Le bœuf a reconnu son propriétaire et l’âne la crèche de son maître » (Is 1, 3) ; leur présence n’est certes pas insolite dans une étable mais elle est symbolique, et ils furent ensuite très souvent représentés au plus près de l’enfant. Origène, voyant dans le bœuf un animal pur figure d’Israël, et dans l’âne un animal impur, explique : « Ce n’est pas le peuple d’Israël qui a reconnu la crèche de son maître, mais un animal impur venant de chez les païens » (Hom XIII, 7).

Et Ambroise citant le même verset évoque les mugissements du bœuf mais surtout la clairvoyance de l’âne, qui chez lui devient une ânesse en référence à l’ânesse de Balaam : « L’ânesse spirituelle n’a pas été nourrie de feintes délices, mais d’un aliment de nature substantielle, par la sainte mangeoire. Voilà le Seigneur, voilà la crèche par laquelle nous fut révélé ce divin mystère : que les Gentils, vivant à la manière des bêtes sans raison dans les étables, seraient rassasiés par l’abondance de l’aliment sacré. Donc l’ânesse, image et modèle des Gentils, a reconnu la crèche de son Seigneur. Aussi dit-elle : “Le Seigneur me nourrit, et rien ne me manquera” (Ps 22, 11) » (In Luc. II, 43).

 

Un enfant enveloppé de langes

C’est le signe annoncé aux bergers. Ce détail fourni par l’évangéliste pourrait paraître banal ; il peut aussi avoir plusieurs sens symboliques que Chromace explicite.

« Il est enveloppé de langes parce qu’il a pris sur nous nos péchés, comme des langes, ainsi qu’il est écrit : “Il porte nos péchés et souffre à notre place” (Is 53, 4). Il a donc été enveloppé de langes pour nous dépouiller des langes de nos péchés ».

Ambroise, par une allusion implicite aux linges entourant le défunt, met en lumière la valeur salvifique des langes : « Il est, lui, enveloppé de langes pour que vous soyez, vous, dégagés des liens de la mort […] Qu’il soit dans les langes, vous le voyez ; mais vous ne voyez pas qu’il est dans les cieux ».

Les langes figurent aussi la tunique du Christ, c’est-à-dire l’Église, ajoute encore Chromace : « Il a été enveloppé de langes afin de tisser par le Saint-Esprit la précieuse tunique de l’Église ; on peut dire aussi qu’il a été enveloppé de langes afin d’appeler les différents peuples qui croient en lui. Car nous sommes venus à la foi de différentes nations, et nous entourons le Christ comme des langes, nous qui jadis fûmes des langes, et qui désormais sommes devenus la précieuse tunique du Christ ». Or dans un autre sermon, Chromace applique à Jésus « le sens mystique et allégorique » de la tunique précieuse de diverses couleurs du jeune Joseph, fils de Jacob, figure du Christ : « Nous savons que notre Seigneur et Sauveur, lui aussi, porte une tunique de diverses couleurs ; son vêtement c’est en effet l’Église qui est rassemblée de diverses nations » (Sermon 24, 3). Précieuse tunique « le vêtement du Seigneur, l’Église du Christ », mais tunique sans couture, unitatis sacramentum symbole de l’unité de l’Église, cette tunique qui ne saurait être déchirée « manifeste la concorde qui tient uni le peuple que nous formons » (Cyprien, L’unité de l’Église, 7, 1 ; 13, 6).

 

De l’Incarnation à la Rédemption tout prend sens

La finalité salvifique de l’Incarnation est fortement soulignée par Ambroise : « Il est venu prendre sur lui les péchés du monde moribond pour abolir la souillure du péché et la mort de tous en lui-même […] et l’évangéliste saint Luc nous montre les voies du Seigneur qui grandit selon la chair […] Il a donc été petit, Il a été enfant, pour que vous puissiez, vous, être homme achevé ; Il est, lui, enveloppé de langes, pour que vous puissiez, vous, être délivrés des liens de la mort […] Il a préféré pour Lui l’indigence, afin d’être prodigue pour tous. C’est moi que purifient ces pleurs de son enfance vagissante, ce sont mes fautes qu’ont lavées ces larmes ». Il ne faut donc pas s’en tenir aux apparences : « Que personne n’emprisonne dans les usages du corps toute la condition de la divinité […] Ne calculez pas ce que vous voyez, mais reconnaissez que vous êtes racheté […] Il sort du sein maternel, mais il resplendit dans le ciel ; Il est couché dans une auberge d’ici-bas, mais baigné d’une lumière céleste. Une épouse l’a enfanté, mais une vierge l’a conçu ; une épouse l’a conçu, mais une vierge l’a enfanté » (In Luc. II, 42-43).

 

 Notre photo, sarcophage de la basilique de Saint- Maximin (Provence)

 

 

Doctrine / Formation

Des hôteliers à Pilate, de la crèche à la croix

À l’inverse des bergers, les hôteliers n’ont pas reçu la leçon de Noël. À l’inverse de Pilate, Paul, sur le chemin de Damas, s’est laissé subjuguer.

Méditation d’un moine de Triors.

À dire vrai, les hôteliers de Bethléem sont plus myopes que méchants. Quant à Pilate, à la suite d’Origène, les Pères anciens lui attribuent un ton ironique au procès du Seigneur (Origène in Mt. N° 118 ; Theoph. in Luc) ; mais comme saint Jean l’évangéliste, le pape émérite Benoît XVI voit en Pilate un diplomate soucieux avant tout d’imprimer la force pacifiante du droit romain, pax romana, et le voilà déconcerté et bousculé (Jésus de Nazareth, III, p, 217). Si Jean attribue aux Juifs la mort de Jésus, il pense pour l’essentiel à l’aristocratie du Temple : nulle connotation raciste d’antisémitisme chez lui, il est lui-même fier de sa race juive, celle de Jésus et de Marie. Donc, il convient de laisser à Pilate, avec sa prudence romaine, une certaine droiture d’intention mêlée même de candeur dans son dialogue avec le Seigneur. Pareillement, laissons les hôteliers à leurs comptes d’apothicaire qui rendent myopes vis-à-vis de l’imprévu.

Bethléem attendait le Messie prophétisé et l’a raté. Quant à Pilate, il interroge Jésus sur sa royauté, puisque les Juifs présentent ce chef d’accusation. La réponse de Jésus le met dans une étrange situation : l’accusé reconnaît ce qu’on lui reproche, tout en soulignant la totale originalité de sa royauté, règne non-violent et sans aucune menace contre les règlements romains (op. cit. III, p. 218). Pilate est tenté de voir en ce roi minable quelque chose d’irréel, un pur fantasme. Et comme ceux de Bethléem, il rate le rendez-vous.

Il en va de même pour notre époque. En quoi ce roi nous concerne-t-il ? « Jésus fait reposer son concept de royauté et de règne sur la vérité comme catégorie fondamentale », répond avec netteté Benoît XVI. Malheureusement, l’humble vérité est inaperçue des hôteliers fébriles et affairés, ridiculisée par le ton désabusé du sceptique et pragmatique Pilate. Notre temps en reste officiellement à ces non-réponses. La conception moderne du grand commerce, celle de l’État, durcie et fragilisée, refuse le dialogue qui garde plus que jamais toute sa pertinence. Pie XI fut bien inspiré d’instituer la fête du Christ-Roi en l’entre-deux-guerres symptomatique de l’évanescence où se meurt le politique ancré dans le bien commun.

La question de la vérité

Mais voilà saint Paul sur le chemin de Damas : comme les bergers, il ne refuse pas la question sur la vérité révélée, sur la vérité en son entier pour « éclairer tout homme venu en ce monde ». Aux Colossiens, il répond avec zèle ce qu’auraient dû dire les hôteliers ou Pilate, dépassés par la situation. Il faut avec simplicité et ferveur rendre « grâces à Dieu le Père, qui en nous éclairant de sa lumière, nous a rendus dignes d’avoir part au sort et à l’héritage des saints. » Car « Il est l’image du Dieu invisible, et qui est né avant toutes les créatures… nous arrachant à la puissance des ténèbres, et nous faisant passer dans le royaume de son Fils bien-aimé, par le sang qui nous a rachetés : c’est par Lui que nous avons reçu la rémission de nos péchés. Tout a été créé par lui et pour lui » (Col 1, 12-16). À Pilate, Jésus dit avec une solennité simple et déconcertante : « Je suis né pour ceci » (Jn 18, 37). Saint Jérôme voit ici que Jésus « laisse entendre qu’il préexistait à sa naissance temporelle, et que sa naissance » à Noël jusqu’à sa mort au Calvaire « était l’exécution d’un dessein auquel il coopérait lui-même : Je suis ici dans le monde pour rendre témoignage à la vérité » (Hom 84, 1).

Devant Timothée, Paul, heureux vaincu du chemin de Damas, manifeste son admiration pour l’attitude de Jésus à Noël ou devant Pilate : « Jésus-Christ a rendu sous Ponce Pilate une si belle confession à la vérité » (I Tim 6, 13). Notre-Dame garde cette « si belle confession » en son Cœur Immaculé, depuis l’Annonciation, depuis Noël jusqu’au dernier soupir au Calvaire. Salve porta ex qua mundo lux est orta : Vous êtes la porte qui a attiré les bergers et subjugué Paul. Par vous, nous faisons connaissance avec la lumière véritable venue éclairer tout homme en ce monde, nous laissant joyeusement subjuguer à notre tour.

Source L’homme Nouveau