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À la découverte de l’abbaye de Lérins, entre terre, mer et Ciel…

Un article proposé par Divine Box.

Cette semaine, Divine Box vous emmène à la découverte de l’abbaye de Lérins, véritable joyau historique et culturel de la Côte d’Azur. L’abbaye pluricentenaire intrigue autant qu’elle fascine. Malgré son emplacement insulaire et la cohabitation absurde avec les luxueux yachts, l’abbaye demeure, authentique et fidèle à la tradition monastique cistercienne. Vous voulez en savoir un peu plus sur cette magnifique abbaye ? Allez c’est parti !

Une histoire à rebondissements

Les origines de la vie monastique à Lérins remontent au début du Vème siècle, en 410, date à laquelle saint Honorat se réfugie sur l’île pour y chercher un peu de solitude. Le moine ermite est rapidement rejoint par d’autres moines qui décident finalement de vivre en communauté. C’est le début d’un monachisme peu structuré mais rayonnant, qui verra se succéder de nombreux moines illustres tels que saint Hilaire, saint Faust ou encore saint Patrick, qui serait venu étudier à Lérins avant de partir évangéliser l’Irlande.

Le monastère attire ainsi de nombreux pèlerins, mais est aussi régulièrement objet de convoitises pour les sarrasins et pirates génois, qui n’hésitent pas à piller et massacrer plusieurs fois les moines au cours des siècles.

À la Révolution, le monastère est fermé et l’île vendue. Il faut attendre 1859 pour que l’Évêché de Fréjus rachète l’île et qu’une communauté de moines cisterciens vienne s’y installer, dix ans plus tard. Cette même communauté habite, 150 ans après, ces murs chargés d’histoire : plus de seize siècles de présence monastique !

La Tour Monastère (fin du XIe), témoin de l’histoire pluricentenaire de l’île Saint Honorat – Crédit Photo : Abbaye de Lérins

La légende de Saint Honorat

Depuis longtemps, les romains connaissaient bien cette île mais n’osaient pas s’y installer.  Et pour cause, l’île était infestée de serpents ! À son arrivée, saint Honorat dut grimper sur un palmier et Dieu, pris de compassion, provoqua un raz-de-marée afin d’éradiquer les reptiles. Rapidement, saint Honorat vint à manquer d’eau douce. Alors, après avoir prié Dieu de lui donner de l’eau, il frappa la terre et de là jaillit une source d’eau ! Surprenant non ?

Saint Honorat perché sur un palmier pour échapper aux reptiles et au raz de marée – Crédit Image : Abbaye de Lérins

Et aujourd’hui ? Prière et travail de la communauté

Aujourd’hui, la communauté compte 21 moines qui vivent selon la règle de saint Benoît “Ora et Labora” (ce qui signifie “Prière et Travail”). Leur journée est rythmée par la prière, le travail, l’accueil et l’étude. La communauté prie ainsi 8 offices par jour, dont le premier est à 4h15 du matin ! L’abbaye est la “maison-mère” de la Congrégation Cistercienne de l’Immaculée Conception, qui réunit les abbayes de Sénanque et Castagniers en Provence, mais aussi trois abbayes au Québec, en Italie et au Viet-Nam.

Entre les temps de prières qui règlent la journée, les moines travaillent de leurs mains et ont, comme bien d’autres abbayes, tout un pan d’artisanat monastique. En effet, en plus de la gestion de l’hôtellerie, les moines tirent parti de leurs terres exceptionnelles pour travailler les vignes, produire du vin et distiller d’incroyables liqueurs. À cela s’ajoutent l’entretien d’oliviers et la cueillette d’olives à la fin de l’automne.

Afin de préserver la tranquillité du travail et de la prière des moines, certains accès sont interdits au public sur l’île – Divine Box

De lhuile de coude à l’huile d’olive

Chaque année, les moines de l’abbaye de Lérins récoltent entre 3 et 4 tonnes d’olives, destinées à la production de l’huile. Les premiers oliviers ont été plantés au XVIème siècle. Sur les 200 arbres recensés sur l’île, seule une centaine est exploitée pour la production d’huile d’olive. Les oliviers non exploités sont bien souvent perdus dans la végétation de pins et donc peu accessibles… Une fois récoltées, les olives sont envoyées dans un pressoir près de Nice. L’huile est ensuite ramenée à l’abbaye pour être décantée et filtrée. C’est d’ailleurs, le frère Matéo qui s’occupe de toutes ces étapes ! Enfin, la partie embouteillage est entièrement réalisée par frère Benoît, qui prend grand soin de chacune de ces si précieuses bouteilles. Précieuses bouteilles, car ces huiles d’olives sont rares. En effet, il faut faire un aller-retour sur l’île Saint Honorat pour les obtenir. Elles sont vendues uniquement dans les deux boutiques de l’île, car les quantités sont trop faibles pour pouvoir se vendre ailleurs. Mais n’est-ce pas agréable de prendre le bateau pour aller faire ses courses ? Vous pourrez également y déguster les différentes liqueurs de Lérins (notamment celle à la mandarine et celle au citron « lérincello »). Ou alors, le plus rapide est encore de les commander et de les recevoir directement chez soi, grâce à la boutique monastique en ligne Divine Box !

Sur l’île de Lérins, oliviers et vignes sont en parfaite harmonie avec le climat méditerranéen – Divine Box

L’abbaye de Lérins en quelques chiffres :

  • C’est le nombre d’heure nécessaire pour faire le tour de l’île à pieds (40 minutes pour les plus sportifs)
  • L’heure (du matin !) à laquelle frère Gian-Carlo commence la préparation des liqueurs
  • 7 chapelles sont réparties sur l’île Saint Honorat
  • 21 moines vivent actuellement à l’abbaye
  • 200 oliviers recouvrent l’île
  • 500 : l’âge des plus vieux oliviers !

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Une nouvelle bière trappiste vient de sortir (et elle est déjà fameuse) !

Un article proposé par Divine Box.

Il y a moins de six mois, en juillet 2018, est sortie une toute nouvelle bière brassée par des moines trappistes, à l’abbaye du Mont Saint-Bernard en Angleterre : la « Tynt Meadow ». Déjà renommée dans différents classements, elle se distingue par sa belle robe acajou et ses notes de chocolat et de figue.

 

Petite présentation de cette nouvelle trappiste « Tynt Meadow » avec Divine Box, en trois minutes.

 

 

La Tynt Meadow est brassée au sein de l’abbaye trappiste du Mont Saint-Bernard, en Angleterre – Crédit Photo : Imbibe

 

1/ « Tynt Meadow » voudrait dire : petite prairie !

En anglais, « Meadow » signifie la prairie. Et « tynt » ? On ne sait pas vraiment son origine, cela viendrait peut-être du même mot norvégien, ou du vieil anglais « tin », qui signifient « petit ».

 

Quoi qu’il en soit, les moines du Mont Saint-Bernard ont nommé la Tynt Meadow pour honorer le lien de leur abbaye avec les splendides terres sur lesquelles leurs aînés se sont installés, deux siècles auparavant. Le terrain sur lequel ils se sont installés est en effet juste à côté de la forêt de Charnwood dans le Comté de Leicester, et a pour nom traditionnel… Tin Meadow, qui s’appelle aussi Tynt Meadow, bravo Sherlock !

Les moines de l’abbaye du Mont Saint-Bernard ont appelé leur bière en hommage aux très belles prairies qui les entourent, appelées le domaine du Tin Meadow, ou Tynt Meadow – Crédit Photo : Abbaye du Mont Saint Bernard

2/ Une étiquette sur-mesure !

 

Pour montrer l’amour de l’abbaye à la région, les moines ont décidé de représenter son célèbre clocher et les belles prairies alentours sur le bas de l’étiquette de la bouteille. Et puis comme ça, leur bière se distingue des autres d’un simple coup d’oeil ! Pas de doute, la bière Tynt Meadow porte bien son nom !

Le bas de l’étiquette de la Tynt Meadow représente l’église abbatiale, entourée des fameuses prairies du domaine de Tynt Meadow – Crédit Photo : Abbaye du Mont Saint Bernard

 

3/ Une brasserie pour remplacer la ferme laitière

 

La Tynt Meadow est le résultat de 5 ans de travail et de délibérations. En 2013,  les frères trappistes de l’abbaye du Mont Saint-Bernard sont en effet dans une impasse. Leur ferme laitière, qui leur demande beaucoup de travail et assure alors l’essentiel de leurs revenus, est dans une mauvaise situation financière, à cause de la chute du secteur. En Angleterre, ce ne sont pas moins de 10 000 fermes équivalentes qui ont ainsi fermé depuis dix ans. Il leur fallait donc trouver une autre idée de produits monastiques. L’idée de fonder leur propre brasserie trappiste, comme beaucoup de leurs frères sur le continent, fait alors son chemin…

 

Les moines organisent alors des visites des brasseries de Westvleteren et de Westmalle en Belgique, ainsi que de petites brasseries artisanales régionales, afin de se familiariser avec la bière. Le projet plaît de plus en plus et finalement en 2014, ils décident de fermer leur ferme, et intègrent dès 2017 l’International Trappist Association ! Les brassins tests vont alors pouvoir débuter !

Avant de brasser la Tynt Meadow, l’abbaye du Mont Saint-Bernard s’occupait d’une ferme laitière – Crédit Photo : Financial Time

4/ Une bière officiellement « Trappiste »

 

La Tynt Meadow fait partie du cercle très restreint des bières trappistes. Elle arbore donc sur son étiquette le précieux logo « Authentic Trappist Product ». Qu’est-ce que cela signifie exactement ? Ce label garantit trois choses :

  1. La bière est brassée au sein de l’abbaye. Les cuves de la Tynt Meadow ont été installées dans l’ancienne blanchisserie, l’embouteillage dans l’ancienne cuisine, et le stockage dans l’ancien réfectoire !
  2. La bière est brassée par les moines. Ils sont en effet huit, sous les ordres du père Michael, à réaliser et contrôler la recette de la Tynt Meadow et toutes ses étapes, du brassage à l’emballage, en passant par l’embouteillage !
  3. Les bénéfices sont consacrés à la vie des moines, et les excédents reversés à des œuvres à caractère social. La Tynt Meadow a en effet été créée, comme nous l’avons vu, pour subvenir aux besoins des moines, leur ancienne ferme laitière ne suffisant plus à leur donner une stabilité financière. Ils soutiennent par ailleurs de nombreuses oeuvres sociales.

Le logo « Authentic Trappist Product » présent sur l’étiquette de la bière atteste que la Tynt Meadow est bien brassée par les moines, au sein de leur abbaye, et pour leur permettre de subsister par eux-mêmes – Divine Box

5/ Une bière déjà renommée partout dans le monde !

 

 

Elle est en effet notée 99/100 sur RateBeer, un site d’experts qui classent et notent plus de 200 000 bières du monde entier, parmi plus de 16 000 brasseries ! Ils lui ont même décerné la 9ème place dans le Top 50 des Strong English Ale. Pas mal non ? Quand on vous dit que l’artisanat monastique a une qualité inégalée… Mais ce n’est pas tout ! Sur le site BeerAdvocate, qui regroupe la plus grande communauté en ligne de passionnés et de professionnels de la bière, elle a reçue la note de 4,18/5 avec la mention « Exceptionnel » ! De quoi faire des jaloux !

 

 

Et pour acheter/goûter la Tynt Meadow ?

 

Sur place à la boutique près du monastère bien sûr ! Ou sinon sur la boutique monastique en ligne de Divine Box : cliquez ici pour acheter la Tynt Meadow. Sinon, vous pouvez cliquer ici pour apprendre encore plus d’infos amusantes sur la Tynt Meadow.

 

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Abbaye de Landévennec : l’histoire des moines au fameux caramel au beurre salé !

Un article proposé par Divine Box

Le moins que l’on puisse dire, c’est que l’histoire de l’abbaye de Landévennec, en Bretagne, n’est pas de tout repos : incendie, pillage viking, révolution française… les moines n’ont pas été épargnés !
Cet été, Divine Box vous propose d’en apprendre un peu plus sur l’abbaye de Landévennec, qui réalise notamment son célèbre caramel au beurre salé !

L’abbaye de Landévennec en Bretagne – Divine Box

La Bretagne ça vous gagne !

L’abbaye de Landévennec a un passé millénaire ! Tout commence lorsque saint Guénolé, alors moine sur l’île Lavret en Bretagne, est envoyé avec onze compagnons fonder une abbaye. D’abord établis sur l’île de Tibidy, ils s’installent finalement à Landévennec en… 485 ! Ce n’est pourtant que bien plus tard, en 818, que Louis le Pieux (fils de Charlemagne) impose la règle de saint Benoît : la communauté, qui suivait alors les usages monastiques irlandais, devient officiellement bénédictine !

Au feu !

En 913, à peine cent ans après cette transition bénédictine, des vikings scandinaves pillent et détruisent l’abbaye, forçant les moines à s’exiler. Mais ces derniers ont gardé leur sang froid et ont eu le temps, juste avant de fuir, d’emporter les vieux manuscrits de l’abbaye et les reliques de saint Guénolé leur fondateur. Ensuite… sauve qui peut ! Ils trouvent alors refuge au nord de la France à Montreuil-sur-mer, et reviennent finalement à l’abbaye en 940. Tout est bien qui finit… pas trop mal !

Les ruines témoignent encore de l’histoire mouvementée de l’abbaye – Divine Box

Tout est à refaire !

Car en rentrant à Landévennec, le constat est sans appel pour les moines : il faut tout reconstruire. Petit à petit, ils bâtissent une superbe abbaye au style roman, qui amorce une période faste pendant plusieurs siècles : les moines reçoivent de grandes donations et se retrouvent même à la tête d’un seigneurie. Rien que ça ! Cependant, le climat marin est rude, et l’eau qui s’infiltre dans les terres oblige les moines à reconstruire les bâtiments en superposant les fondations tous les deux siècles !

Dehors !

Ensuite, sans surprise, la Révolution met à mal l’abbaye de Landévennec… Les bâtiments sont vendus comme biens nationaux et les moines sont contraints à l’exil. Heureusement, un petit siècle plus tard, en 1875, l’abbaye reprend doucement vie grâce au Comte de Chalus qui rachète les ruines et y installe un jardin exotique. Tiens donc ! Et en parallèle, en 1878 et à quelques kilomètres de là, le nouveau monastère bénédictin de Kerbénéat (“chez Benoît”) prend vie, avec l’espoir de restaurer Landévennec…

Les moines, le retour !

Mais ce projet n’est malheureusement que de courte durée car entre leur exil (1903-1922) et la Seconde Guerre mondiale, les moines de Kerbénéat n’ont pas la vie simple… Plus tard, la communauté reprend du poil de la bête, et songe vite à s’installer à Landévennec : pour restaurer la mythique abbaye bretonne, mais aussi pour soulager les moines nombreux, un peu à l’étroit à Kerbénéat… Terrains rachetés en 1950, première pierre posée en 1953, transfert de tous les moines en 1958, et le tour est joué : Landévennec renaît !

Aujourd’hui, l’entrée de l’abbaye reste impressionnante – Divine Box

 

Départ pour Haïti !

En 1981, forte de cette renaissance, la communauté se porte bien et peut envoyer un groupe de moines fonder un monastère en Haïti. Aujourd’hui, le monastère “Morne Saint-Benoît” compte six moines, assure un soutien spirituel précieux à la population environnante, et possède même une petite imprimerie ! De quoi fournir du travail aux moines et gagner quelques revenus indispensables à la communauté. Elle est pas belle la vie ?

Et aujourd’hui ?

La communauté de l’abbaye de Landévennec compte aujourd’hui dix-huit frères bénédictins qui continuent de suivre depuis le IXe siècle la règle de saint Benoît : « prie et travaille ». Le premier des sept offices quotidiens commence à 5h20 du matin et, entre les offices, les moines travaillent de leurs mains : fabrication de pâtes de fruits, confection de caramel au beurre salé, entretien du verger et même rédaction des “Chroniques de Landévennec”. Joli programme !

Les incroyables pâtes de fruits de l’abbaye de Landévennec – Divine Box

 

Un musée à ciel ouvert !

L’histoire millénaire de l’abbaye de Landévennec a (évidemment) suscité une grande curiosité de la part des historiens et des archéologues. Des fouilles sur l’emplacement de l’ancienne abbaye ont été effectuées entre 1978 et 2002, et plus de cinquante mille objets ont été retrouvés sur le site ! Incroyable non ? Les moines, voulant partager ces trésors, ont ainsi ouvert un musée où, chaque année, une exposition temporaire retrace une époque de la vie de l’abbaye. Jetez-y donc un oeil si vous passez sur place !

Découvrez les produits de l’abbaye de Landévennec

A l’abbaye de Landévennec, les moines bénédictins font d’incroyables produits, et sont notamment connus pour leurs pâtes de fruits et leur caramel au beurre salé. Tout est fait à la main de A à Z, dans les petits ateliers du monastère. Cliquez ici pour découvrir les produits de l’abbaye de Landévennec, ou bien jetez un oeil à la boutique monastique en ligne de Divine Box !

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L’abbaye de Jouques : des soeurs qui rayonnent… en Provence !

Un article de Divine Box.

Ce mois-ci, Divine Box vous fait découvrir les bénédictines de l’abbaye Notre-Dame de Fidélité de Jouques, en Provence ! À l’occasion de la Divine Box de juillet du mois de juillet, qui comporte leur incroyable tapenade, on vous raconte tout sur elle : son histoire, ses évolutions, ses petites anecdotes… et ses produits monastiques !

La splendide abbaye de Jouques se trouve en Provence, entourée de champs de lavande – Divine Box

Vive le roi !

Tout commence au lendemain de la Révolution, en 1816… À l’époque, la princesse Louise-Adélaïde de Bourbon-Condé souhaite en effet fonder une communauté de bénédictines. Pour s’installer, son cousin Louis XVIII (et roi de France, tout de même) lui offre alors le “Temple”, ancienne prison de Louis XVI ! Mais, après des débuts encourageants pour les soeurs, la donation du “Prieuré Saint-Louis du Temple” est annulée après la révolution de 1848. Les soeurs doivent alors fuir. Sauve qui peut !

En cavale…

Pour retomber sur ses pattes, la communauté s’installe alors rue Monsieur, à Paris, où elle fonde un pensionnat. Mais le climat politique n’est pas vraiment propice ! D’abord menacées en 1904, les soeurs sont ensuite chassées en 1938, quand le monastère est mis en vente. Oui oui, sans scrupule. Cette fois, direction Meudon ! Au programme : une installation “provisoire” avant de trouver de meilleures conditions. Pour la petite histoire, cette période “provisoire” durera quand même plus de douze ans…

 

Abbaye de Jouques : on y est !

Tout est bien qui finit bien : après la guerre, en 1951, la communauté s’installe à Limon dans l’Essonne, dans une toute nouvelle abbaye que les soeurs ont fait construire. La communauté, nombreuse et rayonnante, envoie alors en 1967 un groupe de bénédictines à Jouques en Provence pour fonder un monastère. On y est ! Enfin presque, puisqu’en réalité les sœurs vivent au départ dans une ferme. Une vie monastique plutôt “surprenante” donc, mais à laquelle les soeurs s’accommodent très vite !

Côme visite les magnifiques vignes de l’abbaye de Jouques en compagnie de deux soeurs – Divine Box

L’abbaye de Jouques rayonne

Très vite, la vie bat son plein à Jouques, et la communauté cartonne ! Les travaux d’aménagement sont terminés en deux ans, le nombre de soeurs augmente vite, et la communauté atteint rapidement l’autonomie. La nature provençale (vignes et oliviers au premier plan !) apporte aux soeurs ce dont elles ont besoin, et la dépendance vis-à-vis de l’abbaye-mère de Limon s’estompe peu à peu. Jouques devient officiellement une abbaye autonome en 1981 ! Et face au nombre de soeurs qui augmente, Jouques doit songer à fonder, à son tour…

 

Vers de nouvelles contrées !

Au début des années 1990, l’abbaye de Jouques regroupe en effet plus de cinquante soeurs, qui sont donc à l’étroit… Un petit groupe de soeurs file alors direction Rosans, dans les Hautes-Alpes, et s’installent dans… une vieille ferme. Décidément ! Puis, à nouveau en 2005, cinq sœurs de Jouques s’envolent direction le Bénin pour y implanter la vie contemplative. C’est pas beau ça ?

 

Et aujourd’hui ; où en est l’abbaye Notre-Dame de Fidélité de Jouques ?

Aujourd’hui, l’abbaye de Jouques compte quarante-cinq sœurs bénédictines qui continuent de suivre la règle de Saint-Benoît “ora et labora” : prière et travail. Elles assistent ainsi à sept offices par jour (le premier à cinq heures du matin !), et travaillent de leurs mains pour subvenir à leurs besoins. En particulier, elles ont une agriculture relativement développée, et un bel atelier de reliure. Et, bien évidemment, les soeurs tiennent une petite hôtellerie sous ce soleil de Provence : avis aux amateurs de paix et de repos !

Les soeurs bénédictines de Jouques présentent à Astrid leur boutique avec tous leurs produits monastiques – Divine Box

 

A l’abbaye de Jouques : silence ça pousse !

On vous le disait juste avant : les soeurs de Jouques cultivent la nature avec brio ! Plus de huit hectares de vignes sont par exemple entretenues toute l’année et vendangées par les soeurs. L’abbaye est aussi entourée de plus de deux hectares d’oliviers, que les soeurs récoltent pour en faire de l’huile d’olive. Et côté basse-cour, les soeurs bichonnent leurs quelques vaches, leurs ânes et une centaine de poules ! Sans parler de leurs fruits et légumes, miel, et lavande… Un petit paradis, on vous dit, foncez-y !

 

Les sacrées soeur de l’abbaye de Jouques… !

Un des produits phares des soeurs est le vin, issu des vignes de l’abbaye. Et en la matière, les soeurs aiment bien plaisanter ! Une parcelle de vignes, très capricieuse et dure à entretenir, s’appelle par exemple “la parcelle Saint-Jérôme”, en référence au saint, connu pour ses grandes colères. Plus récemment, les soeurs ont sorti un tout nouveau vin, baptisé “Louange”. Et sur l’étiquette, on peut y lire “Sa louange sera toujours sur ma bouche”. Qui a dit que les religieuses n’avaient pas d’humour ?

 

Et pour goûter leurs produits ?

Pour goûter les produits de l’abbaye de Jouques, plusieurs solutions s’offrent à vous. D’abord, sachez que la Divine Box de juillet contiendra leur fameuse tapenade aux olives noires ! Sinon le mieux est encore de se rendre sur place pour aller leur faire un petit coucou. Elles vous accueilleront avec grand plaisir !

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La prière de la bière… officielle ! – Divine Box

Saviez-vous qu’il existe une prière de la bière, officielle et écrite par le Vatican lui-même ? Elle fut même écrite il y a plusieurs siècles ! Ce mois-ci Divine Box vous propose de la découvrir, pour (pourquoi pas ?) la mettre à votre tour en pratique !  🙏

Bénédiction de la bière dans la cathédrale de Bruxelles, le jour de la saint Arnoult de Soisson, saint patron des brasseurs belges / Crédit photo : Aleteia

Prière de la bière : un peu d’histoire… 🕰

La prière pour la bière, ou plus exactement la bénédiction de la bière, est officiellement apparue… il y a quatre cents ans ! Elle a été introduite en 1614 par le pape Paul V, dans le « Rituale Romanum ». Il s’agit du manuel de liturgie catholique, toujours utilisé de nos jours par les prêtres et religieux, bien que régulièrement mis au goût du jour ! Le chapitre VIII est intitulé « Bénédictions des choses ordinaires » : il propose des prières pour tout un tas de choses… ordinaires ! Tous les objets du quotidien (ou presque) s’y côtoient : le fromage, les animaux, les cartables, les bateaux de pêche, les outils d’alpinisme et… la bière bien sûr ! Les religieux ont beau être spirituels, ils n’en sont pas moins amoureux des spiritueux… 😇

Le fameux « Rituale Romanum » dont les origines remontent au XVIIème siècle !

 

Prière pour la bière : « Un remède salutaire au genre humain » ? 🍺

Mais que dit-elle donc, cette fameuse bénédiction de la bière  ? Pour vous, la voici en latin :

 

Benedic, Domine, creaturam istam cerevisiae,

quam ex adipe frumenti producere dignatus es :

ut sit remedium salutare humano generi,

et praesta per invocationem nominis tui sancti ;

ut, quicumque ex ea biberint, sanitatem corpus et animae tutelam percipiant.

Per Christum Dominum nostrum.

Amen.

 

Si vous n’avez pas la chance d’être bilingue français-latin (on ne vous en veut pas !), en voici la traduction française ! On vous prévient, elle risque de ne pas être conforme aux règlementations publicitaires actuelles…

 

Bénis Seigneur cette bière nouvelle,

qu’il t’a plu de tirer de la douceur du grain :

qu’elle soit un remède salutaire au genre humain ;

et que, par l’invocation de ton saint nom,

quiconque en boive obtienne la santé du corps et la protection de l’âme.

Par le Christ notre Seigneur.

Amen.

 

Et voilà, maintenant vous pourrez briller en soirée… 🤓

Deux moines de l’abbaye de Saint-Wandrille s’occupant du brassage de leur bière, au sein même de l’abbaye – Divine Box

 

Prière de la bière : « Qui boit est saint » 🙏

Si après avoir tant appris vous souhaitez vous détendre un peu, vous pouvez toujours vous tourner vers les moines, qui ne manquent pas d’humour… Les moines de l’abbaye bénédictine de Saint-Wandrille, en Normandie, sont les seuls en France à brasser eux-mêmes de la vraie bière d’abbaye (à ne pas confondre avec les bières trappistes) ! Et pour l’occasion, ils ont repris ce proverbe sur les murs de leur brasserie :

 

Qui bibit, dormit ;

qui dormit, non peccat ;

qui non peccat, sanctus est ;

erga : qui bibit, sanctus est.

 

Si vous n’êtes toujours pas devenu bilingue français-latin depuis le dernier paragraphe (il serait temps de s’y mettre…), en voici la traduction française :

 

Qui boit, dort ;

qui dort, ne pèche pas ;

qui ne pèche pas, est saint ;

donc : qui boit, est saint.

Les moines de l’abbaye de Saint-Wandrille ont affiché un bien curieux proverbe dans leur brasserie… – Divine Box

Prière de la bière : un début à tout !

 

Ah ces moines… Bien évidemment, s’il suffisait de boire pour être saint, ça se saurait ! Ne reproduisez cela chez vous qu’avec modération, bien évidemment. Vous pouvez par exemple réciter la prière de la bière pour la première fois en dégustant la bière de Saint-Wandrille, qui sera dans la Divine Box de juillet ! Cette bière ambrée aux arômes de caramel, d’agrumes et d’épices sera le compagnon idéal de vos apéros d’été ! Santé ! 😇

 

 

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L’abbaye Notre-Dame de Miséricorde de Rosans : des bénédictines en Provence !

Un article proposé par Divine Box

Ce mois-ci Divine Box vous emmène voyager dans les Hautes-Alpes, à la découverte de l’abbaye bénédictine de Rosans ! Histoire et anecdotes, on vous raconte tout sur cette (très belle) abbaye à l’occasion de la sortie de notre box des monastères du mois de juin !

L’abbaye de Rosans se trouve en Provence, dans les Hautes-Alpes, dans une ancienne ferme du lieu-dit « Benoît » – Divine Box

50 ans en arrière

Pour comprendre l’histoire de la jeune abbaye de Rosans, il faut remonter un poil dans le temps, il y a une cinquantaine d’années. En 1967, un groupe de bénédictines est en effet envoyé de l’abbaye de Saint-Louis du Temps (à Limon, dans l’Essonne) à Jouques, une charmante bourgade de Provence. Sur place, les soeurs fondent une nouvelle communauté au sein d’une vieille ferme, au milieu des vignes et des oliviers. Kss kss kss… (c’est le bruit des criquets !)

Un peu à l’étroit

Dès leur installation, les bénédictines de Jouques lancent de grands travaux pour adapter l’environnement fermier à la vie monastique ! La communauté grandit alors vite, et le monastère est érigé en abbaye dès 1980. Chapeau ! Les soeurs sont alors bientôt cinquante sur place, un peu à l’étroit dans cette ancienne ferme… Il faut songer à fonder d’ici pas trop longtemps ! Qui voici – voilà Rosans !

Rosans nous voilà !

C’est donc en 1992 qu’un groupe de bénédictines de Jouques s’installe dans les Hautes-Alpes à Rosans : on y est ! Et comme à Jouques, les soeurs réinvestissent une ancienne ferme. D’ailleurs, le lieu-dit s’appelle « Baudon », ce qui signifie « Benoît ». Drôle de coïncidence pour des bénédictines, tiens ! Pendant sept ans, les soeurs retapent alors le lieu, pelles et pioches à la main, et grâce à la générosité de nombreux donateurs. Fin du labeur en 1999 : la vraie vie monastique peut donc commencer !

Les soeurs de l’abbaye de Rosans font un petit tour du propriétaire avec Côme – Divine Box

Rosans grandit !

Rosans rayonne alors rapidement, et la communauté s’accroît de jour en jour ! D’abord par les venues régulières des soeurs de Jouques, mais aussi par des vocations extérieures. Les bénédictins de Rosans doivent alors ouvrir un noviciat en 1998 pour former tout ce beau monde, alors qu’elles sont encore en pleins travaux ! Et en 2002, l’abbaye Notre-Dame de Miséricorde de Rosans devient officiellement une abbaye : la communauté élit sa propre abbesse et ne dépend plus de Jouques. C’est pas beau ça ?

Joyeux anniversaire !

En 2016, l’abbaye de Rosans a fêté les vingt-cinq ans de sa fondation : déjà ! Et comme chez les bénédictines les festivités ne sont jamais de trop, elles en ont profité pour rassembler toutes les personnes qui leur ont filé un coup de main pour que tout cela prenne vie. Généreux donateurs, agriculteurs voisins, amis du clergé et autres : tout ce beau monde se réunissait pour célébrer cette belle étape de l’abbaye de Rosans. On vous souhaite un joyeux anniversaire…

Un nouveau chantier !

Mais à Rosans, les soeurs ne chôment pas. Une fois la fête finie, la communauté repart pour de grands chantiers, côté atelier de produits monastiques cette fois-ci, pour assurer leur subsistance à long terme. Neuf mois de dur labeur et d’application à la lettre des normes d’hygiène, et voilà les soeurs opérationnelles ! Elles peuvent alors lancer une fabrication d’hosties, un atelier de reliures, un autre d’enluminures etc… La question est alors : que ne savent-elles pas faire ? !

L’abbaye de Rosans est entourée du splendide paysage des Alpes – Divine Box

Et aujourd’hui ?

Aujourd’hui, les soeurs sont vingt-huit à vivre à l’abbaye de Rosans. Elles continuent toujours de vivre selon la règle de saint Benoît : « prière et travail » (« ora et labora » en latin). Elles récitent alors sept offices par jour (le premier à 7h !), et travaillent de leurs mains pour assurer leur subsistance. Entretien des terres de l’abbaye, cueillette de fruits pour en faire des bocaux ou des compotes, récolte de miel, moisson d’épeautre, fabrication d’hosties, etc. Ca donne envie, hein ? Inutile de vous dire que leur artisanat monastique fait mouche à chaque fois !

Vous avez dit Miséricorde ?

Eh oui, pourquoi donc Notre-Dame « de Miséricorde » ? En fait, il s’agit d’une dévotion particulière des premières soeurs arrivées sur place, tout simplement. Alors pour montrer leur attachement concret à cette vertu, les soeurs font brûler en permanence un cierge au pied de la statue de Notre-Dame de Miséricorde, qui représente toutes les intentions de la communauté. De plus, les soeurs de l’abbaye de Rosans fêtent tous les ans le dimanche de la Miséricorde. Tiens, vous faites quoi le 28 avril 2019 ?

Le petit plus de DIVINE BOX

Chez Divine Box, on aime beaucoup les produits monastiques des bénédictines de Rosans.
Mais pour éviter de solliciter certaines abbayes au-delà de leurs possibilités de production, on s’est aussi diversifié avec les bières trappistes ! Chaque mois chez vous : 6 bières trappistes et 3 sous-bocks. Et dans notre première box de bières trappistes, un super guide sur tout le monde de la bière trappiste pour tout comprendre et tout savoir ! N’hésitez donc pas à vous régaler tout en découvrant le monde fascinant des bières trappistes !

 

 

En Europe #NLH #NLQ

La Trappe Puur : quand des moines trappistes brassent une bière bio et écolo !

Un article proposé par Divine Box.

Les moines aussi se mettent au vert, comme en témoigne la bière trappiste la Trappe Puur, de l’abbaye de Koningshoeven aux Pays-Bas ! Ce mois-ci Divine Box vous propose de découvrir la première bière trappiste entièrement bio, qui sera à découvrir dans la box trappiste de juin !

La splendide abbaye de Koningshoeven, aux Pays-Bas – Divine Box

 

L’abbaye de Koeningshoeven : une abbaye solidaire 🤝

 

Les moines trappistes de l’abbaye de Koningshoeven aiment la bonne bière, mais ont aussi et avant tout un grand cœur. Ils tiennent en effet à soutenir tous ceux qu’ils peuvent aider, notamment grâce au brassage de leurs bières trappistes. Leur seule brasserie donne par exemple du travail à une cinquantaine de personnes, dont certaines sont en situation de handicap mental ou physique, ou de réinsertion sociale. Et la vente des bières de l’abbaye permet de financer un monastère fondé en Ouganda ! Plutôt sympa, non ?
La liste est encore bien longue : les moines emploient par exemple 120 handicapés mentaux dans la pépinière qu’ils entretiennent… pour ne citer qu’un autre exemple !
Et maintenant, place à la bière ! 🍺

La Trappe Puur : une bière bio 🍀

Pour brasser leurs bières, les moines ont besoin d’énergie, mais ils aiment respecter la nature, œuvre de Dieu. Alors quoi de mieux que d’installer des panneaux solaires ? La bière trappiste la Trappe Puur est ainsi la première (et seule !) bière trappiste entièrement brassée par des handicapés, des moines… et le soleil !
D’ailleurs, ce n’est pas seulement le mode de production qui est écolo : tous les ingrédients de cette bière sont bios et de qualité supérieure (certifiés sans OGM) ! C’est pour toutes ces raisons que le père Abbé a décidé de donner ce nom évocateur à la bière : la Trappe Puur ! Pour les moines, cette bière était une manière d’incarner tous leurs efforts en terme d’écologie, menés depuis de longues années. Chapeau ! 🌿

Les moines de l’abbaye de Koningshoeven brassent bio grâce à leurs panneaux solaires – Divine Box

Et pour en profiter ? 🍺

La bière trappiste « La Trappe Puur » a une belle robe blonde, une mousse blanche et d’incroyables saveurs, au nez comme en bouche, de citron, d’orange et de coriandre mais aussi… d’herbe coupée ! On vous l’a dit, chez les moines le goût pour la nature, ça n’est pas qu’à moitié ! Et pour en profiter, ne prévoyez pas de garde (buvez là dès que vous l’aurez en main !), et savourez la entre 4 et 6°C ❄️️️. Pour la déguster, rendez-vous dans la box trappiste de juin !

La bière trappiste « La Trappe Puur » est entièrement bio dans ses ingrédients et son brassage / Crédits Photo @carolsommelier (Instagram)

En France #NLH #NLQ

L’abbaye Notre-Dame de la paix de Castagniers et « les sœurs chocolat » !

Un article proposé par Divine Box.

Petit tour d’horizon de l’abbaye Notre-Dame de Castagniers en Provence, à l’occasion de la sortie de la box des monastères du mois de mars de Divine Box  ! Elle vous raconte son histoire mouvementée, ses petites anecdotes… et sa chocolaterie !

L’abbaye de Castagniers, en Provence – Divine Box

Un moine agriculteur en Provence 

Notre histoire commence il y a cent-soixante ans au cœur de la Provence… Le futur Dom Marie-Bernard souhaite devenir moine mais trouve les trappistes et les chartreux trop austères. Il commence alors à vivre en « moine agriculteur” avec un petit groupe d’hommes, et s’installe à l’abbaye de Sénanque en Provence, laissée vide et en bon état ! Et hop, la Congrégation de l’Immaculée Conception est née ! Elle est cistercienne de « commune observance » contrairement aux trappistes de “stricte observance” !

Une nouvelle communauté 

Quelques années plus tard, un groupe de jeunes filles attirées par la vie cistercienne telle qu’elle est vécue à Sénanque se présente à Dom Marie-Bernard, avec le projet de monter une communauté. Ce défi d’une fondation féminine est accepté par les frères à Noël 1964. On fait alors don aux soeurs d’un ancien prieuré bénédictin en bon état : Notre-Dame de Salagon, dans le village de Mane (à quatre-vingts kilomètres au nord d’Aix-en-Provence). Elles y démarrent leur vie monastique dès 1965. C’est le début d’une grande aventure !

L’église de l’abbaye de Castagniers – Divine Box

Une nouvelle abbaye ! 

En un an, le nombre de vocations à Salagon explose ! Le monastère devient trop exigu pour tout ce petit monde… Les frères de Sénanque restaurent donc pour les sœurs des ruines à Reillane, à quinze kilomètres de Mane. Trois ans plus tard, c’est prêt ! Une partie des sœurs de Salagon s’installe dans ce nouveau monastère en pleine campagne baptisé “Notre-Dame des Prés”. Le reste de la communauté les rejoindra trois ans plus tard. Chouettes retrouvailles !

À deux doigts de l’exil ! 

Malheureusement, les lois anticléricales de 1901 ne présagent rien de bon pour les communautés religieuses françaises… En 1904, pour préparer une éventuelle fuite, deux groupes de sœurs de Notre-Dame des Prés partent successivement pour San Vito, dans le Piémont. Elles y fondent le Monastère Notre-Dame des Anges, et se préparent à accueillir le reste de la communauté. Mais fausse alerte : les cisterciennes ne sont finalement pas expulsées de Reillane ! Dès 1911, tout le monde revient donc à Notre-Dame des Prés… tout est bien qui finit bien !

Ça déménage ! 

Hélas, le délabrement des bâtiments et l’humidité obligent ensuite les soeurs à quitter Notre-Dame des Prés… Cette fois-ci, direction Castagniers, en Provence, où les sœurs s’installent en 1930. Elles reprennent ainsi, à vingt kilomètres de Nice, une grande propriété du XVIe siècle avec une oliveraie et un vignoble ! Cela fait donc près de quatre-vingt-dix ans que les sœurs ont fait leur nid à Castagniers !

La communauté de Castagniers / Crédits Photos : Abbaye de Castagniers

Aujourd’hui 

Aujourd’hui, l’abbaye de Castagniers compte quatorze moniales cisterciennes de la “commune observance”. Elles suivent, comme leurs leurs cousins cisterciens de la stricte observance (“trappistes”), la règle de saint Benoît : “prie et travaille”. Le premier des sept offices quotidiens est ainsi à cinq heures du matin, et le reste de la journée, les sœurs travaillent de leurs mains, notamment à la chocolaterie ! Leur savoir-faire se perpétue dans la chaleur provençale depuis bientôt soixante-dix ans …

La chocolaterie 

En effet, en 1950, pour financer divers travaux et subvenir à ses besoins, la communauté lance un atelier de fabrication de chocolat. Dès le début, les sœurs se spécialisent dans le praliné aux noisettes et aux amandes, dont la recette “secrète” est encore améliorée aujourd’hui ! Elles concoctent aussi toutes sortes d’autres chocolats ! Dans la région niçoise, elles sont d’ailleurs surnommées “les sœurs chocolat” ! La chocolaterie est toujours la principale source de financement de la communauté… alors régalez-vous sans compter ! Comme tout monastère, les sœurs ont aussi une boutique permettant de vendre les produits monastiques et l’artisanat monastique d’autres abbayes !

La chocolaterie de l’abbaye de Castagniers / Crédits Photos : Abbaye de Castagniers

 

Le châtaignier 

Petite anecdote rigolote : l’église actuelle du village de Castagniers était autrefois alimentée en eau par une fontaine qui se trouvait à l’ombre d’un très vieux châtaignier sous lequel les voyageurs venaient se reposer. En patois niçois, châtaignier se dit…“Castagnié” ! C’est de là que viendrait le nom du village de Castagniers et donc celui de l’abbaye Notre-Dame de la Paix ! Chouette histoire non ?

 

Cisterciens ou trappistes ?

Les sœurs de l’abbaye de Castagniers sont des cisterciennes de la commune observance, mais il existe aussi les religieux de la stricte observance, appelés plus communément « trappistes », célèbres pour leurs bières trappistes ! Divine Box vous les fait découvrir dans sa box de bières trappistes : chaque mois, 6 bières trappistes, 3 sous-bocks et un vrai guide sur tout le monde de la bière trappiste pour tout comprendre et tout savoir ! N’hésitez donc pas y faire un tour !

Europe non francophone #NLH #NLQ

Tre Fontane : la bière trappiste… de saint Paul ?

Un article proposé par Divine Box.

Saint Paul était-il amateur de bière ? Le mystère reste entier, mais toujours est-il qu’une bière trappiste a été créée indirectement grâce à saint Paul : la Tre Fontane !
On vous en dit un peu plus sur cette nouvelle bière trappiste (et unique trappiste italienne !) qui sera à découvrir dans la Divine Box de bières trappistes d’avril !

L’abbaye de Tre Fontane, située au cœur de Rome / Crédits photos : @lontanadalmondo (Instagram)

 

Une abbaye née… grâce à saint Paul !

Pourquoi l’abbaye s’appelle-t-elle Tre Fontane ? En réalité l’origine de l’abbaye remonte à saint Paul lui-même et à sa mort, c’est-à-dire en l’an 67 !
On raconte en effet que lorsqu’il fut décapité, sa tête rebondit trois fois sur le sol, faisant jaillir à chaque fois une source miraculeuse… trois fontaines, tre fontane, vous l’avez ?
Le site est ensuite rapidement devenu un lieu de pèlerinage, et trois petites églises y furent érigées, qui furent succédé au VIIème siècle par un monastère habité par des moines grecs ! Les siècles suivants furent malheureusement difficiles pour l’abbaye, qui dût endurer un incendie, plusieurs épidémies de paludisme et les armées de Napoléon !
Ce ne sera qu’en 1867, soit exactement 1800 ans après la décapitation de saint Paul, que des moines normands de la Grande Trappe s’y installeront sur ordre du pape Pie IX, et pour de bon !
On peut encore aujourd’hui admirer, dans l’une des trois églises d’origine qui ont été restaurées, la colonne sur laquelle saint Paul fut décapité !

La colonne où saint Paul fut décapité, dans une des églises de l’abbaye de Tre Fontane / Crédits photos : OrbisCatholicus (Web)

Une bière à l’eucalyptus… ! Mais pourquoi ?

Saviez-vous que la Tre Fontane est la seule des bières trappistes à présenter des saveurs d’eucalyptus au nez et en bouche ? En fait, ce n’est pas un hasard…
En effet, l’eucalyptus est récolté sur les terrains mêmes de l’abbaye ! Ce sont les moines qui en ont planté 125.000 plants en 1873, à leur arrivée, afin de lutter contre le paludisme qui sévissait alors dans la région et qui décimait les moines sur place !
En effet le paludisme se transmettait à cause des moustiques, qui vivaient dans les marécages environnants. La plantation d’eucalyptus autour de ces marais a permis d’en drainer l’eau et donc de les assécher, ce qui a ainsi fait disparaître les moustiques ! Les moines ont ainsi fait d’une pierre deux coups : si hier la mission fut réussie d’éradiquer l’épidémie, aujourd’hui ces eucalyptus sont aussi le moyen d’en faire une bière trappiste ! Qui sait ce que nous réserveront demain les moines de l’abbaye de Tre Fontane… ?

La Tre Fontane, seule bière trappiste aux arômes d’eucalyptus / Crédits photos : @f3stand (Instagram)

Et pour la goûter ?

Rendez-vous dans la box trappiste d’avril chez Divine Box ! Vous découvrirez alors, sous une robe blonde et des reflets ambrés, des arômes d’eucalyptus, de citron, d’orange, de miel et d’épices (romarin, coriandre), qui dissimulent sa force en bouche (8,5 %). Miam miam miam !

En France #NLH #NLQ

La Mont des Cats : quand un village affronte le gouvernement pour sauver une abbaye !

Un article proposé par Divine Box !

Ce mois-ci, petit coup de projecteur sur une anecdote peu connue de l’abbaye du Mont des Cats, en France ! Sa bière, l’unique bière trappiste française, sera dans la Divine Box de bières trappistes de mars !

L’abbaye du Mont des Cats date de 1826
/ Crédits photos : @patrickbL6749OW (Tripadvisor)

L’abbaye du Mont des Cats sauvée par les villageois

Fondée en 1826, et érigée en abbaye en 1846, l’abbaye du Mont des Cats vit surtout au début grâce à sa fromagerie et à son agriculture.

À la fin du XIXe siècle, les lois anticléricales françaises menacent l’abbaye du Mont des Cats. Mais lorsque le gouvernement français arrive sur place pour expulser les moines, il se retrouve face à plus de six cents villageois, répartis dans toute l’abbaye. Ne s’attendant pas à une résistance aussi farouche, le gouvernement finit donc par céder, et reconnaît la légitimité de l’abbaye. Mais officiellement, on ne trouve pas mention de ce rapport de force. Si les moines restent, c’est grâce à leurs « réalisations dans le domaine de l’agriculture et de production de fromages » qui profitent au patrimoine français. Serait-ce un tour de passe-passe du gouvernement ? On ne le saura probablement jamais, mais une chose est sûre : pour les moines, c’est opération réussie !

La bière Mont des Cats est brassée depuis 2011
 / Crédits photos : @bruggepub (Instagram)

Une bière signe de charité trappiste

La bière trappiste Mont des Cats est brassée pour subvenir aux besoins de l’abbaye. Mais l’abbaye n’a pas le matériel ni la main d’œuvre nécessaires, ayant déjà beaucoup à faire à la fromagerie. C’est pourquoi l’abbaye trappiste de Notre-Dame de Scourmont en Belgique (qui produit les célèbres bières de Chimay, comme la Chimay Dorée) a accepté avec enthousiasme de la brasser pour l’abbaye du Mont des Cats ! Grâce à cette collaboration, les moines du Mont des Cats ont même pu créer un fromage à la bière, fabriqué par les moines, et trempé dans leur bière pendant 48h ! L’entraide trappiste : c’est beau, non ?

Une bière trappiste sans logo

Pour décrocher le fameux logo « Authentic Trappist Product » et entrer dans le club très fermé des « bières trappistes », trois critères sont nécessaires : tout d’abord que la bière soit brassée au sein de l’abbaye, ensuite que la bière soit brassée par les moines ou sous leur contrôle, et enfin que les revenus soient reversés à l’abbaye, à la communauté, et à des œuvres sociales en cas de surplus.

En théorie, la bière Mont des Cats fait donc un sans-faute : elle est brassée sous le contrôle des moines de l’abbaye de Scourmont en Belgique, dans une abbaye trappiste et ses revenus sont reversés à l’abbaye du Mont des Cats en France. Mais en pratique, puisqu’elle n’est pas brassée sur place (dans l’abbaye du Mont des Cats), elle n’a pas le droit d’arborer le précieux logo !
Mais les moines le savent et n’ont même pas demandé le logo pour leur bière : elle est « trappiste » mais sans logo, c’est déjà bien assez !

La bière trappiste Mont des Cats révèle une robe ambrée et une mousse blanc cassée / Crédits photos : @beerisfun2017 (Instagram)

Et pour la goûter ?

La bière trappiste Mont des Cats présente au nez des saveurs de caramel et d’orange. Au palais, de belles notes de caramel, de pain grillé et de fruits noirs se dégagent. A savourer entre 6°C et 8°C, donc plutôt fraîche ! Profitez-en, elle est dans la box trappiste de Divine Box de mars. Mais ne tardez pas, il n’en reste que quelques-unes !