En France #NLQ

Mgr Ginoux appelle l’Etat à prendre soin du livre, “instrument par excellence de la formation de la personne”

A l’occasion du salon du livre, qui se tient à Paris du 24 au 27 mars, Mgr Ginoux, évêque de Montauban, considère que le livre est “un trésor culturel qui demande que la société en prenne soin et que l’Etat apporte aux professionnels de cette branche une attention particulière”…

LA SITUATION DU LIVRE AUJOURD’HUI : SURMONTER LA CRISE

Il est manifeste que l’attachement au livre demeure, même si cette réalité prend bien des formes et, avec le livre numérique, connaît un changement qui donne du livre une approche nouvelle. Le contexte économique, les difficultés de certaines maisons d’éditions et de librairies, l’abondance des productions, le moindre temps consacré à la lecture par la jeune génération semblent, en revanche, souligner une crise durable. Dans le même temps la civilisation de l’écran va devenir omniprésente et beaucoup de nos contemporains sont sans cesse rivés à ce moyen de communication. Pour autant, le livre reste à ce jour la première des industries culturelles en France tout en disposant d’un fort rayonnement à l’international. Il faut noter que 85 % des Français se déclarent « lecteurs de livres ». Il est donc difficile de ne voir qu’une situation de crise lorsqu’on parle du livre. Le salon du livre lui-même en est un exemple puisqu’il attire toujours beaucoup de monde et, en proportion, plus de visiteurs que le salon de l’auto ou de l’agriculture. Il est sûr que les ressources et compétences ne manquent pas pour affronter les défis qui se présentent.

LE LIVRE : OUTIL DE MISSION

En fait il n’est pas nécessaire d’attendre 1451 et le premier livre imprimé par Gutenberg pour parler du livre. Dès les premières tablettes le concept était déjà là, puis vinrent les papyrus, plus tard, à Rome, on invente le codex qui relie ensemble des pages manuscrites. Ce sera le moyen par lequel les écrits chrétiens se répandront. Peu à peu le livre devient un produit courant, accessible et même populaire avec le XXème siècle. A la fin du siècle, apparaît sur le marché le livre numérique. Cette évolution donne un nouveau statut au livre qui n’est plus un produit rare, entouré de soins, qu’on ne détruit pas et qui peut être objet de collection. Que pouvons-nous alors dire au regard de la culture et, particulièrement, de la culture chrétienne ? Evidemment nous avons un livre par excellence, la Bible mais, au-delà, le livre reste cet élément de la transmission qui pérennise un savoir, une fiction, une forme de communication durable, qui permet l’arrêt, le retour en arrière et requiert l’autonomie du discernement.

Il est l’instrument par excellence de la formation de la personne, de sa rationalité et de son imaginaire. Il y a dans l’acte de lecture la participation volontaire, consciente et réfléchie du lecteur qui rencontre l’auteur d’une pensée, le créateur d’un paysage, le façonneur d’une intrigue. C’est pourquoi, le livre est plus vivant que l’image, il est « présent » parce qu’il prend vie par le lecteur et s’actualise par lui. L’image, elle, s’impose par son immédiateté et ne permet pas le recul, la distance nécessaire pour porter un jugement. Elle s’impose alors que le livre s’ouvre à l’imaginaire, à la construction avec l’auteur, en fait un acteur.

LE LIVRE AU CENTRE DE L’ÉDUCATION

La question, vient, en effet, dès qu’on s’interroge sur la place du livre dans l’éducation, la pédagogie, l’instruction donnée aux enfants et aux jeunes et dans les outils par lesquels se forme leur savoir. Si beaucoup déplorent que nos contemporains délaissent l’écrit, nous devrions commencer par le remettre au centre du processus éducatif. L’école doit apprendre à penser, à faire découvrir un héritage qui se reçoit humblement et non pas à construire un monde virtuel né d’un clic informatique qui s’évanouit avec un autre clic. Il n’est pas équivalent de lire Racine sur une tablette interactive avec un fond de musique et d’images ou dans une édition papier annotée qui fait du texte un ensemble unique. Comme Régis Debray l’a montré (cf. ses approches « médiologiques »), le message qui est édicté n’est pas indifférent au médium qui le véhicule. Le livre est au cœur de ce que l’école doit transmettre car il est le môle d’une civilisation qui précède l’enfant et qui va le dépasser. Par la lecture, l’enfant s’inscrit dans une société à la fois héritière et créatrice. Là aussi et surtout, il s’agit de promouvoir une politique éducative qui forme la personne humaine à une culture intégrale. Le livre en est l’outil indispensable.

UN APPEL À PRENDRE SOIN DU LIVRE

C’est là un trésor culturel qui demande que la société en prenne soin et que l’Etat apporte aux professionnels de cette branche une attention particulière. Négliger cette expression de notre génie nuirait gravement à l’identité de notre pays qui se tient d’abord dans sa langue. Toutes raisons pour lesquelles il paraît indispensable que les candidats à la présidence de la République définissent leur position sur ce sujet et précisent les moyens qu’ils entendent accorder à une politique culturelle favorable au livre, à commencer par sa valorisation dans l’acte éducatif.

Le 22 mars 2017
Mgr Bernard Ginoux, Évêque de Montauban,
Président de l’Instance livre du Conseil pour la communication de la Conférence des évêques de France

Source

En France #NLQ

Neuvaine pour la France – Prions pour la culture

Prions pour la culture, avec François Huguenin

(essayiste et historien)

MA PRIERE –

Ma prière, ce sera un texte littéraire de St Augustin, tiré des ‘Confessions’ et ce texte peut s’entendre de deux manières qui ne sont pas incompatibles l’une avec l’autre, c’est-à-dire la recherche de Dieu et aussi la recherche de ce qu’il y a de plus beau dans le monde, et donc c’est quelque chose qui peut tous nous rapprocher.

St Augustin, les ‘Confessions’ : “Bien tard, je t’ai aimée, ô beauté si ancienne et si nouvelle, bien tard je t’ai aimée ! Et voici que tu étais au-dedans, et moi au-dehors et c’est là que je te cherchais, et, sur la grâce de ces choses que tu as faites, pauvre disgracié, je me ruais ! Tu étais avec moi et je n’étais pas avec toi ; elles me retenaient loin de toi, ces choses qui pourtant, si elles n’existaient pas en toi, n’existeraient pas. Tu as appelé, tu as crié et tu as brisé ma surdité ; tu as brillé, tu as resplendi et tu as dissipé ma cécité ; tu as embaumé, j’ai respiré et haletant, j’aspire à toi ; j’ai goûté, et j’ai faim et j’ai soif ; tu m’as touché et je me suis enflammé pour ta paix. Amen”

 

ACTION DE GRACE –

J’aimerais vraiment rendre grâce avec vous aujourd’hui, pour quelque chose qui me paraît être un cadeau extraordinaire. C’est que nous habitons en France, dans un pays de grande culture. On est dans un pays qui a hérité d’une tradition culturelle inouïe, une très grande littérature. La culture, c’est quelque chose qui se partage, qui crée du lien, qui est commun, et on est dans un pays qui a besoin, aujourd’hui, de lien, de partage, de choses communes et de choses qui nous élèvent. Je ne sais pas si vous le savez, mais on est le pays au monde où il y a le plus de librairies par habitant, on est le pays au monde où il y a le plus de ci, de ça, de cinéma, d’art et essais qui défendent un cinéma qui va au plus profond de l’âme humaine. Eh bien ça, c’est une chance et nous devons remercier pour être dans ce pays-là et défendre cette magnifique culture qui nous est offerte.

 

MON REVE POUR LA FRANCE –

Je rêve d’une France où nous pourrions nous réunir en goûtant la beauté de notre littérature, en goûtant la beauté de notre cinéma, en goûtant aussi la beauté de toute cette culture européenne que l’on peut vivre dans notre pays, en allant écouter de la musique dans une salle de concert, en allant voir un ballet à l’opéra… Je souhaite une France où cette grande culture qui a traversé les siècles vienne nous irriguer, vienne faire en sorte que nous puissions élever les débats, qui parfois nous opposent, mais qui devraient souvent nous rassembler à un niveau qui soit un niveau où on peut discuter en profondeur sans se battre, le niveau aussi où on peut s’apercevoir que ce qui nous unit est tellement plus beau, tellement plus fort que ce qui nous divise. Permettre à tous les enfants qui habitent en France, quelle que soit leur origine ethnique, sociale, religieuse, de pouvoir goûter cette culture, de pouvoir l’apprendre, de pouvoir la faire sienne, pour que chacun puisse avoir ce bagage extraordinaire, qui fait que dans la vie, tous les enfants pourront devenir des adultes avec une vraie culture, donc des adultes avec un regard plus aiguisé, avec un regard plus beau, avec un regard plus pacifique.

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Le principe de la neuvaine

 – Chaque samedi, un grand témoin vous propose une prière, une action de grâce et un rêve sur un thème important pour notre pays.

– Nous vous proposons de reprendre cette prière chaque jour de la semaine d’ici le samedi suivant, en y ajoutant une prière à Marie, patronne principale de notre pays (selon vos possibilités vous pouvez prier par exemple un Je vous salue Marie, une dizaine ou bien même un chapelet).

Vous pouvez aussi dire la prière pour la France de L’Ile-Bouchard

Seigneur Jésus, nous te confions notre pays, la France, et tous ses habitants. Nous te bénissons pour les nombreuses grâces que tu lui as accordées, pour la variété et la beauté de ses paysages, pour les saints qu’elle a donnés au monde, pour sa vocation de fille aînée de l’Eglise.

Que nos responsables politiques soient remplis de sagesse, qu’ils soient désintéressés et déterminés à gouverner avec justice et à promulguer des lois qui respectent la vie et les personnes. Qu’ils reconnaissent les racines chrétiennes de la France.

Marie, toi qui as visité notre pays à plusieurs reprises, toi qui as demandé à L’Ile-Bouchard aux petits enfants, de « prier pour la France », aide-nous à aimer notre pays, à prier pour lui et à y répandre l’Evangile de ton divin Fils.

Apprends-nous à rester fidèles aux grâces de notre baptême. Donne-nous de saintes vocations pour servir l’Eglise et montre-nous comment dire oui à Dieu toute notre vie. Amen.

 

Nous rappelons que chaque samedi de la neuvaine, à 11h15, une messe pour la France est célébrée à L’Ile-Bouchard, portant plus particulièrement l’intention de la semaine.

Conférences/Formations #NLQ

A Namur, 7ème journée diocésaine du Chantier paroissial : le patrimoine à l’honneur

Depuis 2011, les acteurs du Chantier paroissial se réunissent chaque année, le troisième samedi du mois de mars, pour se rencontrer et se former : prendre ensemble le temps de partager les expériences fait du bien ! En 2017, ce rendez-vous est programmé le samedi 18 mars de 9h à 16h, à Beauraing, sur le thème : ”Des églises, un patrimoine religieux, la mission des unités pastorales”. 

L’année 2016 a été féconde de la fondation des six premières unités pastorales dans notre diocèse. Quelle richesse de voir de nombreux chrétiens prendre pleinement conscience de leur baptême et s’engager joyeusement à travailler en équipe. Outre les personnes engagées, tous font l’expérience, lors de la célébration de fondation qu’il est bon, qu’il est beau de vivre la communion entre toutes les paroisses de l’unité pastorale. L’année 2017 verra naître une dizaine de nouvelles unités. 
Tout au long de nos cheminements (équipes locales et rencontres de formation), des questions récurrentes sont posées quant à la gestion de notre très beau patrimoine religieux.
Nous avons donc décidé de travailler de concert avec le service Art, Culture et Foi et, ensemble, nous préparons la journée du 18 mars prochain qui aura pour thème : ”Des églises, un patrimoine religieux, la mission des unités pastorales” – Regards croisés avec Christian Pacco.

Le patrimoine, une question importante dans la dynamique des unités pastorales
Sur le site internet du diocèse de Namur (cliquer ici), le service Art, Culture et Foi rappelle l’importance de la préservation du patrimoine religieux : ”Pour le chrétien, certaines images, certains objets ou certains lieux aident à percevoir l’indicible ou l’invisible. Le langage des pierres, la transcendance de la beauté, le génie de l’artiste continuent à émouvoir, interpellent et peuvent guider vers le mystère de la foi. La création artistique, qu’elle soit historique ou contemporaine, doit être le support à une véritable pastorale qui a plus que jamais son rôle dans la mission de l’Eglise. Plus que la simple conservation, l’enjeu actuel du patrimoine religieux est sa compréhension et la capacité de ses gardiens d’en exprimer la signification profonde.
Plus largement, le patrimoine fait partie intégrante de la culture de notre temps. Il est le témoin de courants de pensées, de mouvements artistiques ou de pages d’histoire qui sont le terreau de notre société. S’en priver, c’est renoncer à une partie de notre histoire. L’exploiter c’est comprendre ce qui a été le ressort des générations qui nous ont précédés, l’héritage sur lequel notre société est construite.

Conscients que la question du patrimoine est importante dans la dynamique des unités pastorales, nous prendrons le temps d’écouter Christian Pacco au sujet de la culture chrétienne et du devenir de nos églises. Nous réfléchirons à des projets porteurs de sens (par exemple « église ouverte », mise en valeur de chapelles…) pour valoriser notre patrimoine et créer de nouveaux partenariats (avec des artistes locaux peintres, musiciens…).
L’équipe du Chantier paroissial
Infos : www.chantierparoissial.be – chantierparoissial@namur.catho.be.

 

Culture #Doctrine / Formation #NLH

Les Hittites, un peuple biblique méconnu (suite)

Nous poursuivons notre découverte des Hittites, en abordant l’Ancien royaume, avec Cyrano.net

Les Hittites sont un peuple ancien de l’Anatolie centrale, attesté du XIXe au XIIe siècle avant J.-C. Il établit sur un territoire qui comportait déjà de petits royaumes, une souveraineté, puis un état qui devint royaume puis empire, doté d’une culture et d’un art propres. Il fut suffisamment puissant pour entretenir des relations avec l’Égypte, puis déclina jusqu’à disparaître et tomber dans l’oubli. Il n’a été redécouvert qu’au début du XIXe siècle. Peuple étrange, mythique, Cyrano entame là une série de plusieurs articles consacrés à cette civilisation longtemps connu que par de simples allusions bibliques et présentée par Louis Quélennec

Lire la première partie

De Labarna fondateur de l’Ancien Royaume, on ne sait pas grand-chose, il n’est pas documenté à son époque, il est seulement cité dans « L’édit de Telibinu », roi hittite qui régna dans les années -1525 à -1495. Mais certains chercheurs, certes minoritaires, mettent en doute l’existence même de Labarna : ce mot pourrait avoir signifieé le roi dans un sens générique et les exploits qu’on lui prête ressemblent étrangement à ceux de son probable petit-fils ou neveu Hattusili I, son successeur.
Quoiqu’il en soit, Larbana comme tous ses prédécesseurs, fut un roi conquérant qui agrandit le royaume. On lui prête des visées stratégiques, car ses conquêtes l’amenèrent à imposer sa suzeraineté sur les rives de la Mer noire et de la Méditerranée, nommant ses fils et les membres de sa lignée dans les gouvernorats importants.

Le successeur de Larbana, Hattusili I (ou Larbana II) est bien documenté. Son nom indique qu’il avait installé sa capitale à Hattusa. Il fut lui aussi un conquérant, et continua la politique d’expansion, jusqu’à Zalpa sur la mer Noire, à l’est jusqu’à l’Euphrate et au sud jusqu’à Arzawa. Franchissant le Taurus, il porta la guerre jusqu’en Syrie du nord. Pour conduire ses campagnes militaires victorieuses, il tira parti de sa puissante cavalerie et de chars lourds transportant trois hommes.

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Mais Hattusili I eut à faire face à de nombreuses révoltes, particulièrement le royaume de Yamkhad au sud-est, et les Hourrites, à l’ouest ; il passa six ans à guerroyer pour récupérer les territoires perdus et fut blessé près d’Alep. Il y parvint mais dut, à la fin de sa vie, lutter contre ses descendants pour rester sur le trône. Il mourut aux environs de -1620.
Son petit-fils Mursili I lui succéda. Il est surtout connu pour ses talents de guerrier ; il réussit l’exploit de conduire un raid sur Babylone qui mit fin à la dynastie d’Hammurabi (-1600) ; mais il fut assassiné par son beau-frère Hantili I.
Ce dernier lui succéda, dans une période assez sombre d’affrontements violents au sein de la famille royale et de dégradation de la situation du pays. Il eut, entre autres combats, à lutter contre les Hourrites et surtout contre les Gagas, en provenance des montagnes pontiques.

D’assassinats en défaites militaires, ses successeurs ne purent que subir des pertes territoriales (dont la ville de Kanesh), jusqu’à l’avènement de Telibinu.

Telibinu consolida le royaume par le fer et la diplomatie, mais surtout publia l’édit qui porte son nom, une sorte de code de bonne conduite pour mettre fin aux luttes mortelles qui avaient cours dans la dynastie. Cet édit resta la loi successorale jusqu’à la fin de l’Empire : le Roi gardait le privilège de désigner son successeur, mais dans la pratique la succession était héréditaire. Dans l’État Hittite le souverain n’avait pas le pouvoir absolu, il était limité et contrôlé par l’assemblée de la noblesse, le Pankous, qu’il devait consulter dans les cas très graves.

Les Hittites furent de grands législateurs : deux recueils de lois traitent du « droit civil » et du « droit pénal ». Télépinu est considéré comme le dernier Roi de l’Ancien Empire, le pays tombe à sa mort sous l’emprise du Mitanni hourrite.
La période qui suit la mort de Telibinu, faute de documentation, a longtemps été obscure, mais les historiens et archéologues arrivent peu à peu à reconstituer la suite des événements ; on sait néanmoins que le Hatti s’affaiblit à nouveau, principalement sous la poussée des montagnards Gasgas et du royaume de Hurri-Mitanni, dans le nord mésopotamien.

Les derniers souverains de la dynastie de Larbana : Alluwama, Hantili II, Tarhurwaili et Zidanta II traitèrent avec les Hourrites (Pilliya), Huzziya II et Muwatalli.

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Agenda / Annonce #NLQ

Paris – Formation à l’action politique et culturelle

Formation à l’action politique et culturelle

avec Ichtus

Dates de l’année 2017

 

Étape 1 : Ouverture – mercredi 18 janvier 2017
Sommes-nous définitivement réduits à combattre sans espoir de vaincre ?
Les fondements de l’action politique

Étape 2 : Penser l’action pour qu’elle soit conforme à son but- Mercredi 22 février 2017

On ne saurait s’y prendre pour construire comme on s’y prend pour démolir.
L’action entre reconstruction et subversion

Étape 3 : Les hommes – Mercredi 15 mars 2017

Nous avons besoin d’hommes peu nombreux mais décidés.
Apprendre à gérer le plus décisif des capitaux

Étape 4 : Quels instruments employer pour une action efficace ? – Mercredi 19 avril 2017

Ayons le goût scrupuleux de l’instrument adapté et de la méthode exacte.
Passer de l’idée à sa réalisation

Étape 5 : Agir par la culture – Mercredi 17 mai 2017
La beauté semble aujourd’hui plus désirée que le vrai.
Entre bataille culturelle et action culturelle

Étape 6 : Comment être acteur de l’action de demain ? – Mercredi 14 juin 2017
Séance de présentation et analyse des projets des participants.

Inscriptions en ligne

Agenda / Annonce #NLQ

Faire aimer notre civilisation : la formation Ichtus débute le 12 janvier

Faire aimer notre civilisation

La France est aujourd’hui une société éclatée, qui oscille entre la soif éperdue de jouissances immédiates et l’amertume d’une désespérance quasi généralisée.

Dans ce climat de doute intellectuel systématique, il est impossible de remédier à ce mal-être social par la seule affirmation de vérités doctrinales. Il faut redonner quelque chose à aimer à nos contemporains qui soit à la fois raison d’espérer et motif de fierté.

Et qu’avons nous à leur proposer de si admirable et réconfortant que nous ayons de commun avec eux, sinon le patrimoine qui les a engendrés, eux comme nous ? Patrimoine dont le contenu, implicite et explicite, comprend à la fois dans ses incarnations artistiques, culturelles et historiques, le spirituel tout autant que le temporel.

D’où la nécessité vitale d’une action culturelle qui ne peut être facultative pour celui qui veut œuvrer à la renaissance de notre patrie et au salut très immédiat de nos contemporains.

Les session de formations « Faire Aimer Notre Civilisation » ne sont pas des histoires de l’art. Elles sont l’occasion de révéler, par l’étude objective des œuvres présentées, les valeurs et la conception de l’homme qui sont à l’origine de l’édification de notre patrimoine et dont celui-ci est à la fois le fruit et le témoin.

Cette formation se déroule suivant un parcours en 5 étapes :

– Qu’est-ce que l’homme ? (sculpture)

– Peut-on connaître la vérité ? (peinture)

– L’amour au centre de notre patrimoine (peinture, sculpture, architecture)

– La construction de la France (architecture)

– L’homme défiguré : la déstructuration de la personne humaine (peinture, sculpture)

Programme complet de la formation et inscriptions : ici

Doctrine / Formation #Livres

Recension – Jacqueline de Romilly – Ce que je crois

Sur le site du journal Contrepoint, Jacques Rivalland se livre à une belle recension du livre de Jacqueline de Romilly, Ce que je crois, paru en 1974. L’occasion de redécouvrir une personnalité marquante dont la pensée reste d’une étonnante actualité.

Un livre très positif, au-delà de tous les malheurs et toutes les difficultés ou obstacles qui jalonnent la vie et bienvenu en période de crise pour aider à prendre de la distance et trouver ce qu’il y a de beau à contempler, au lieu de se lamenter sur tout ce qui peut ne pas aller. Un véritable hymne à la vie.

Dans son article l’auteur revient sur deux points riches d’enseignement pour aujourd’hui.

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Extraits

 

Oui, il y a à apprendre du passé et, oui au-delà des mutations et instabilités du présent il est possible de trouver des éléments de stabilité grâce à l’expérience grecque, sans perdre pour autant de vue ou nier les difficultés du présent. Et ce n’est pas le moindre des paradoxes que de s’en retourner vers la Grèce pour y trouver la source d’inspiration !

La primauté croissante du politique sur l’individu

Or, cet essai, édité seulement en 2012, fait part d’une inquiétude de l’auteur. Inquiétude face à « l’annihilation de l’individu », aux effets néfastes de mai 1968, qui a « maltraité » notamment le « jardin » de Jacqueline de Romilly qu’était l’Université (est-ce pour cette référence dangereuse que l’ouvrage n’aurait pas été publié à l’époque ?). Tout devint alors politique, jusque dans la « parodie ». De telle sorte que, jusque dans nos vies, le politique fasse, « par un désastreux paradoxe » disparaître les « solidarités actives  », au point d’entacher nos libertés, menant chacun au repli sur soi.

Face à ce constat, l’auteur exprime ce en quoi elle croit. Deux moyens ultimes, enseignés par les Grecs anciens, se trouvent au sommet de cette conviction et sont les plus à mêmes de promouvoir le civisme et la vie en commun, face à la violence et au laisser-aller de la société. Un peu oubliés ou dévoyés au regard des conceptions anciennes, dont a pourtant tant à apprendre, ils ont pourtant contribué avec force à forger nos sociétés libérales.

La loi et l’éducation

Le premier est la loi, ou légalité, seul à même d’éviter la violence de l’arbitraire et de garantir à la fois la liberté et la démocratie.

Et le second, que Jacqueline de Romilly place au-dessus de tout, et considère comme la « clef de voûte » de l’édifice de ce en quoi elle croit, car la loi ne vaut sans la fondation sur une solide conscience vivante, est l’éducation. Elle explique en quoi elle est à même de rendre la violence superflue et inefficace.

Or, selon elle, les gouvernements successifs de notre pays l’auraient « négligée de façon systématique » depuis quelques années, là où les Grecs croyaient résolument en l’enseignement, l’éducation et la formation des hommes, bien qu’ils n’avaient pas d’école pour tous ni d’enseignement organisé par l’État. Ainsi, nous aurions fait fausse route, l’enseignement devant se confondre avec l’éducation.

« On ne naît pas homme  », nous dit Jacqueline de Romilly, « on le devient ». Et ce sont les leçons de toutes les belles disciplines que l’on enseigne qui aident à le devenir. Malheureusement, tous nos points fixes, nos valeurs, ont cédé, l’enseignement devenant anarchique. Ce qui ne signifie pas, selon l’auteur, qu’il faille sombrer dans le désespoir. Rien n’est perdu et on se doit de réagir.

Le trésor des savoirs oubliés, finalement, est seul à même de nous enseigner le sens de la justice et l’injustice et nous éviter de faire sombrer avec nous des valeurs qui risquent bien, sans réaction rapide, de disparaître à tout jamais, ces valeurs transcendantes du « nous » qui nous rassemblent.

 

 Jacques Rivalland poursuit alors sur l’amour de la littérature. A lire ici.

 

 

Agenda / Annonce #NLQ

Faire aimer notre civilisation : une formation pour remédier au mal-être social

Faire aimer notre civilisation

La France est aujourd’hui une société éclatée, qui oscille entre la soif éperdue de jouissances immédiates et l’amertume d’une désespérance quasi généralisée.

Dans ce climat de doute intellectuel systématique, il est impossible de remédier à ce mal-être social par la seule affirmation de vérités doctrinales. Il faut redonner quelque chose à aimer à nos contemporains qui soit à la fois raison d’espérer et motif de fierté.

Et qu’avons nous à leur proposer de si admirable et réconfortant que nous ayons de commun avec eux, sinon le patrimoine qui les a engendrés, eux comme nous ? Patrimoine dont le contenu, implicite et explicite, comprend à la fois dans ses incarnations artistiques, culturelles et historiques, le spirituel tout autant que le temporel.

D’où la nécessité vitale d’une action culturelle qui ne peut être facultative pour celui qui veut œuvrer à la renaissance de notre patrie et au salut très immédiat de nos contemporains.

Les session de formations « Faire Aimer Notre Civilisation » ne sont pas des histoires de l’art. Elles sont l’occasion de révéler, par l’étude objective des œuvres présentées, les valeurs et la conception de l’homme qui sont à l’origine de l’édification de notre patrimoine et dont celui-ci est à la fois le fruit et le témoin.

Cette formation se déroule suivant un parcours en 5 étapes :

– Qu’est-ce que l’homme ? (sculpture)

– Peut-on connaître la vérité ? (peinture)

– L’amour au centre de notre patrimoine (peinture, sculpture, architecture)

– La construction de la France (architecture)

– L’homme défiguré : la déstructuration de la personne humaine (peinture, sculpture)

Programme complet de la formation et inscriptions : ici

Tribunes et entretiens

Tribune – Les crèches sont-elles les otages d’une guerre culturelle ?

Les crèches de Noël ressurgissent régulièrement dans le débat public. Il s’agit cette fois de la présence de crèches dans les mairies, sur laquelle le Conseil d’Etat est appelé à trancher. Il faut préciser que les crèches publiques ne constituent pas une revendication communautariste des chrétiens. Elles sont des initiatives profanes. Alors, nos crèches chrétiennes sont-elles les otages d’une guerre culturelle ?

Des chrétiens s’en inquiètent : et la foi dans tout ça ? Il y a ici une crainte légitime de sécularisation purement culturelle et de récupération politique. Cependant, la reconnaissance par le rapporteur du Conseil d’Etat de la légitimité culturelle de la crèche publique ne porte pas de préjudice à la foi, notamment parce que la tradition de la crèche publique vient de la foi manifestée dans la culture commune.

Dieu merci, la crèche est donc encore dans notre culture commune, comme témoin visible de la foi ; et non confinée dans nos églises et nos maisons. D’une certaine manière, dès lors qu’un symbole chrétien entre dans le « commun », il n’appartient plus aux seuls chrétiens. Aimer et faire vivre le symbole sans avoir la foi a du sens, tant le fait religieux produit et contient un fait socioculturel qui a sa valeur.

Pour les chrétiens, il y a une forme de dépossession, c’est vrai. L’insécurité culturelle qui touche la sociologie des profondeurs de notre pays fait naître une forte soif d’identité, laquelle s’exprime aussi à travers les symboles chrétiens ; notamment en réaction à cet l’islam visible qui passe au révélateur notre propre vide religieux.

Il y a ici un risque : la réduction de la religion à une fonction de cohésion socioculturelle ; voire le travestissement du christianisme en une religion identitaire qui dilue la foi. Il faut cependant prendre garde de ne pas jeter le bébé avec l’eau du bain. Si les chrétiens érigent des murs autour de la soif d’identité, ils manqueront la responsabilité d’évangéliser cette périphérie existentielle populaire qu’est l’insécurité culturelle.

La foi produit une culture

Ceux – agnostiques ou chrétiens « culturels » – qui sont attachés à la culture chrétienne et cherchent à s’y raccrocher ont raison parce qu’elle est belle et qu’elle nous constitue à travers une histoire commune. Les chrétiens devraient-ils les rejeter ou mépriser leurs aspirations ? Au contraire, les chrétiens peuvent leur appliquer la méthode prônée par le pape François vis-à-vis de ce qu’il nomme les périphéries existentielles : « accueillir, accompagner, discerner et intégrer ».

Rappelons-nous l’enseignement de Benoît XVI aux Bernardins : ce qui est premier, c’est la foi, laquelle produit une culture ; et cette culture devient en retour un témoin et vecteur de la foi. Notre mission est de décrypter le beau qui se déploie à travers les églises, les calvaires, les crèches, l’art sacré, les traditions populaires, etc. Notre mission est de montrer que ce sont des témoignages visibles et vivants de la foi d’un peuple et d’une nation ; et non un simple estimable musée.

Ce temps historique troublé ouvre la porte de la foi, donne aux chrétiens la possibilité d’expliquer que sans la foi, la culture perd sa sève et se meurt et qu’il serait illusoire de penser en faire vivre la beauté si l’on ne revient pas dans nos églises pour y chercher Dieu. Il s’agit donc d’évangéliser la soif d’identité.

Guillaume de Prémare

Source

Agenda / Annonce

Formation “Transmettre” avec Ichtus

Apprendre aux jeunes à découvrir et aimer leur patrimoine culturel, dès le plus jeune âge

Cette formation s’adresse à tous ceux qui veulent transmettre, par eux-mêmes, à leurs enfants et aux jeunes qui les entourent, le précieux contenu du patrimoine français, européen, chrétien, dont ils sont les héritiers et que les programmes scolaires officiels n’enseignent que partiellement, voire pratiquement plus.

Cette formation interactive et multimédia intègre aussi des séances de travaux pratiques pour permettre aux participants de prendre conscience que la connaissance et la transmission des merveilles de notre culture est facile. Cette transmission est à la portée de tous à condition d’éduquer son regard et d’apprendre à voir et écouter. Elle n’est pas l’art inaccessible des seuls spécialistes ou enseignants.

Programme

  1. En guise de préambule l’essentiel de ce qu’il faut savoir pour bien regarder : 9 novembre 2016
  2. La sculpture antique de l’Egypte ancienne à la fin de l’Empire romain : 23 novembre 2016
  3. La fresque de Lascaux à la Chapelle Sixtine : 7 décembre 2016
  4. Travaux pratiques : 14 décembre 2016
  5. La sculpture médiévale du XIIe au XVe siècle : 4 janvier 2017
  6. La peinture européenne du XIVe au XVIe siècle : 18 janvier 2017
  7. La peinture européenne des XVIIe et XVIIIe siècles : 1er février 2017
  8. Travaux pratiques : 22 février 2017
  9. La sculpture européenne du XVIe au XVIIIe siècle : 8 mars 2017
  10. Peinture et sculpture au XIXe siècle : 22 mars 2017
  11. Peinture et sculpture au XXe siècle : 29 mars 2017
  12. Travaux pratiques : 19 avril 2017
  13. Architecture antique : 3 mai 2017
  14. Architecture médiévale, villes et villages : 17 mai 2017
  15. Architecture de la Renaissance et classicisme en Europe ;
  16. L’architecture militaire de Vauban : 31 mai 2017
  17. L’architecture des XIXe et XXe siècles : 14 juin 2017
  18. Présentation de différents parcours thématiques en résumé : 28 juin 2017
  • – Faire aimer la France.
  • – La Beauté rend-elle plus humain ?
  • – L’amour est au centre de notre patrimoine.

Ces 17 séances s’adressent aux parents, grands-parents, étudiants, enseignants, animateurs de groupes de jeunes et se déroulent dans les locaux d’Ichtus,  49 rue Des Renaudes 75017 Paris, code 374A, les mercredis de 9h à 11h. Première séance le mercredi 9 novembre.

Tarif : 120 euros pour le cycle complet

Renseignements et inscriptions : ici