Messes/Prières/Pèlerinages #NLQ

Rencontre normande du Rosaire à Évreux (27) le 26 mai 2018

Grande journée annuelle de rencontre, de pèlerinage et de découvertes culturelles à Évreux (27000), le 26 mai 2018 de 9h30 à 18h.

Sur les pas de saint Taurin « évangélisateur de la région »

Pour prier ensemble auprès de saint Taurin (5ème siècle), premier Évêque d’Évreux et évangélisateur de Normandie.

Pour un temps de partage et d’amitié.

Frère Pierre Januard, o.p.

Directeur du Rosaire de Normandie

Modalités

RDV : 9h30 Accueil au presbytère
19, rue Charles Corbeaux – 27000 Evreux
Possibilité de se garer derrière le presbytère – accès rue de l’horloge
Participation aux frais : 26 euros par personne.

Programme

  • 10h00 : Messe à la Cathédrale
    Rue Charles Corbeau – 27000 Évreux
  • 11h00 : Conférence du Frère directeur
  • 12h15 : Déjeuner au restaurant ” London pub ”
    8, rue Borville Dupuis – 27000 Evreux
  • 14h30 : Visite guidée de la ville : découverte de l’hôtel de ville, du théâtre et du Beffroi
  • 15h30 : Visite guidée de la Cathédrale et prière devant la châsse de saint Taurin

Pour toute question sur place vous pouvez contacter :

Madame Christine FOSSARD (06 07 21 52 92) ou Madame Ginette COIGNARD (06 84 47 12 62)
Rosaire de Normandie (06.33.09.98.26)

 

Illustration : vitrail de saint Taurin, cathédrale d’Evreux

Culture #NLH #NLQ

Tournée de la pièce de théâtre “Femme(s)” , les 27 mai (Charnay lès Mâcon), 22 juin (Paris), 24 juin (Versailles) et 6 octobre (Lyon)

Une pièce écrite par Jean-Paul Prat, mise en scène par Gérard Rouzier, et interprétée par Blandine Thevenon-Nicoli 

LA femme vient nous conter son histoire.
Elle nous ouvre ses entrailles à travers cinq femmes à la fois fortes et brisées : Edith Piaf, Le Petit Chaperon Rouge, Judith, Camille Claudel, La Femme Adultère…

Le 27 mai à Charnay-les -Macon – Espace la Verchère –350 Chemin de la verchère
71850   Charnay lès Mâcon  à 17 heures 

Le 22 juin à Paris – Espace Bernanos –
4 rue du Havre – 75009 Paris
à 20 heures

Le 24 juin à Versailles – Le 3ND Théâtre – 3 rue des Missionnaires 78000   Versailles – à 19h30

​Le 6 octobre à Lyon – Théâtre des Asphodèles – 17 bis impasse Saint Eusèbe
69003 Lyon – à 20h30

Pour acheter vos billets en ligne : Cliquez ici
Renseignements et réservations :
diffusion@caldeira.fr / 04 74 26 27 19  

En France #NLH #NLQ

Nuit des églises 2018 du 30 juin au 7 juillet

Fort du succès de ses précédentes éditions, la revue Narthex, dédiée aux arts sacrés, au patrimoine et à la création contemporaine, renouvelle l’expérience cette année avec une nouvelle édition de la « Nuit des églises » qui aura lieu du :

samedi 30 juin au samedi 7 juillet 2018



Il est vraiment très important que les églises qui participent à la Nuit des églises s’inscrivent sur le site de Narthex afin d’accroître la visibilité de ce jeune événement ! Les inscriptions seront possibles jusqu’au jour-J. Une fois votre église inscrite et validée par l’équipe de la Nuit des églises, vous la verrez apparaître sur la carte de France des églises participantes : http://www.narthex.fr/nuit-des-eglises/decouvrez-votre-eglise

La Nuit des églises, initiée par l’Église de France, est une manifestation cultuelle et culturelle inscrite dans le paysage estival des diocèses depuis 2011, bénéficiant d’une reconnaissance à l’échelle nationale et à laquelle participent aujourd’hui plus de 600 églises. Selon Mgr Jean Legrez, Archevêque d’Albi et initiateur du projet, « cet événement répond à une double mission : d’une part permettre aux communautés chrétiennes locales, même dans les plus petits villages, de faire vivre ou de se réapproprier leur église, lieu de leur histoire et de leur enracinement ; d’autre part ouvrir leurs portes et accueillir largement tous ceux qui se présentent : artistes, visiteurs, curieux, personnes qui s’interrogent etc … Partout sur le territoire de notre pays, cela constitue un signe fort d’unité et de manifestation vivante de l’Église rendue visible à travers nos églises ». Pendant une ou plusieurs soirées, chacun est invité à franchir le seuil d’une église afin de découvrir sous une nouvelle lumière, les richesses de son patrimoine de proximité grâce à des programmes variés : des visites aux chandelles ou guidées, des concerts, des chœurs, des expositions de création contemporaine et/ou d’ornements liturgiques, des lectures, des méditations …

Cette manifestation nocturne offre la possibilité de découvrir une église autrement, sous une lumière différente, suscitant des émotions nouvelles. Cette année, ouvrez largement les portes de votre église !

Voici quelques propositions artistiques très variées qui font la richesse de cet évènement :

 

IL N’EST PAS TROP TARD ! INSCRIVEZ VOTRE ÉGLISE !

(source)

NLQ #Sorties/Animations

Festival Creacio les 18 et 19 mai 2018 à La Garde (83)

L’association culturelle Creacio organise un festival artistique à La Garde les 18 et 19 mai 2018.

Programme

Vendredi 18 mai :

18h : Vernissage

20h30 : Dîner festif aux chandelles où chaque artiste a 7 min pour présenter une œuvre personnelle.

Dîner sur réservation : 06 64 30 21 90 // Entrée payante : 15 €
 Inscription

Samedi 19 mai :

  • Expositions : 10h – 18h
  • Rona Hartner – Témoignage : 14h
  • Conférence M.F Ousset sur la France, son patrimoine artistique et culturel : 14h30
  • Remise du prix Creacio : 16h
  • Veillée de prière Ephata avec la présence des artistes et créateurs

Creacio sur facebook

NLQ #Sorties/Animations

Nuit des cathédrales 2018 le 12 mai à Rennes (35)

La cathédrale de Rennes participe à la nuit des cathédrales 2018 !

 

Comme dans de nombreuses cathédrales de France, la Nuit des Cathédrales est organisée à Rennes.

« Venez et voyez » (Jn 1-39) : la cathédrale de Rennes s’ouvre aux curieux pour une soirée. Le visiteur est accueilli sur le parvis par des chants de la Renaissance puis est invité au rythme de la musique et des explications à découvrir les trésors patrimoniaux et l’activité liturgique de ce lieu sacré du XVIIIe au XIXe. Un moment culturel pour découvrir autrement un édifice majeur de la Bretagne.

Au programme : Ensemble vocal de Blossac, Xavier Bisaro et les chantres de La Roë, chœur d’adultes de la cathédrale, Kristen Dao Huu Bao (orgue)…

Entrée gratuite.

Tribunes et entretiens

Comment la question de Dieu est-elle traitée au cinéma ?

Dieu au cinéma

Comment la question de Dieu est-elle traitée au cinéma ? On le pressent, Dieu ne se laisse pas capturer par l’image. Pourtant les histoires bibliques, la vie de Jésus, les faits de société, les enjeux de la vie morale, l’art lui-même, invitent à la production de films religieux qui tentent de rejoindre croyants et non-croyants dans leurs questionnements sur Dieu.

Quelques points de repères historiques

Si on regarde l’histoire du cinéma, pendant longtemps, les réalisateurs et producteurs présentent des films ou la dimension religieuse est naturelle, simple, en un temps où elle fait encore partie du quotidien des hommes. Elle imprègne le scénario, le jeu d’acteurs, et montre une société qui, du plus riche au plus pauvre, ne peut ignorer Dieu et les exigences de la vie morale. Les films de John Ford participent de ce courant. Dans Les raisins de la colère (1943), inspiré du roman de John Steinbeck, le réalisateur parvient à exprimer la dimension de la « grande âme du peuple », pauvre mais digne dans les épreuves.

La Seconde Guerre mondiale va bouleverser la donne. Les années de privation et souffrance encouragent les films musicaux et de divertissement de qualité. Les années 1950 sont aussi celles des films historiques, du genre peplum, qui mettent en scène de grandes fresques bibliques, avec des moyens financiers considérables. Tout le monde a à l’esprit l’affiche du film des Dix commandements de Cecil B. De Mille (1956) avec Moïse (Charlton Heston), brandissant les Tables de la Loi pour les précipiter en bas de la montagne.

Quelque chose est en train de se briser, c’est sûr, qui n’apparaîtra que plus tard : la Loi ne suffit pas, l’homme attend la grâce, et celle-ci n’arrive pas. Peut-être parce que Dieu, lui, attend la foi, qui naît du silence et de l’écoute, du repentir aussi sans doute… En attendant, mais on y reviendra, c’est « le vide » qui s’installe et Antonioni, au début des années 1960, l’a très bien évoqué avec L’Avventura (1960), La notte (1961), L’Eclisse (1962). La ruche bourdonnante de la société des Trente Glorieuses ne sait plus écouter, s’arrêter, prier… « On ne sait même plus prier » dira Alexandre dans Le Sacrifice de Tarkovski (1986). Fellini filme la « vanité », et les fêtes tourbillonnantes de la bourgeoisie romaine comme dans La dolce Vita (1960). Il faudra attendre les années 1980 pour voir surgir tout à coup nombre de films religieux comme Mission de Roland Joffé (1986), qui interroge la place de la religion dans la culture, l’histoire, la vie en société, et jusqu’au sens de la vocation…

La figure de Jésus

Les films qui mettent en scène Jésus ont une fortune variable ; qu’ils soient l’œuvre personnelle de cinéastes ou films controversés qui ne manquent pas de séduire (L’Evangile selon saint Matthieu de Pasolini, 1964 ; Jésus Christ superstar, de Norman Jewison, 1973) ou qu’ils correspondent davantage à une sensibilité religieuse populaire (Jésus de Nazarethde Zeffirelli, en 1977), aucun ne nie le mystère d’un homme en tous cas remarquable qui (au jugement du spectateur) pourrait être le Fils de Dieu. Il faudra attendre encore quelques années pour que la figure de Jésus soit actualisée avec des problématiques psychologiques, mais aussi sociales (Jésus de Serge Moati, 1999, inspiré du livre de Jacques Duquesne ou encore Son of Man de Mark Dornford, 2006). Des réalisateurs explorent alors « l’homme Jésus » au regard des progrès des sciences humaines mais en laissant parfois de côté sa nature divine. Ailleurs, nombre de personnages évoquent la figure du Christ, comme celui de John Coffey dans La ligne verte de Frank Darabont (1999), qui « absorbe » (et guérit) la souffrance des autres. Enfin, il y a aussi les relations de Jésus avec ses disciples avérés ou supposés, ce qu’évoque Risen de Kevin Reynolds (2016) ou Mary d’Abel Ferrara (2005).

 

Dieu, la société et l’Église

De manière générale, un film qui a une réelle intensité dramatique, une profondeur dans les dialogues, qui explore la psychologie des personnages et l’intrigue, a plus de chances de convaincre le spectateur. Tout l’art du réalisateur et de son équipe, en fonction des possibilités que lui offre la production, est de pouvoir aborder une question (Dieu existe-t-il ?), une situation (l’altruisme et la bonté sont-elles capables de changer le monde ?), une histoire (d’un saint, d’une apparition, d’une possession), qui puisse convaincre croyants et/ou non-croyants de la pertinence de la question religieuse dans des sociétés massivement sécularisées et matérialistes. C’est qu’en fait, la question religieuse est persistante, elle garde une présence notable dans la culture, elle met en relief des conflits de valeurs dans la construction même de la société (on peut penser à There will be blood de Paul Thomas Anderson, 2008), et il n’est pas sûr que certains aspects de la sécularisation n’aient pas eux-mêmes des dimensions religieuses. Ainsi, on peut analyser Wall Street d’Oliver Stone (1987) dans le monde de la finance ou L’associé du diable de Taylor Hackford (1997), dans le domaine juridique, comme la mise en lumière de l’hubris, la démesure qui envahit le cœur des hommes, avec son cortège d’orgueil et de vanité.

Mais au-delà des conflits de valeurs, qui sont probablement une expression déguisée du (néo ? ultra ?) libéralisme en compétition avec d’autres systèmes philosophiques et économiques, la question de Dieu est aussi affaire ecclésiale. Dans les pays à tradition catholique, c’est la symbolique, en ce qu’elle touche le corps et la vie, qui est questionnée, ainsi de Bataille dans le ciel de Raygadas (2005). Les critiques sont parfois dures vis-à-vis de l’Église, ainsi celles de Buñuel visant l’Église ou la bourgeoisie, dans L’Âge d’or (1961), ou Viridiana (1961) tout en mettant en évidence des figures de sainteté utopiques comme Nazarin (1959). Mais ces films réussissent difficilement à convaincre le spectateur que la présence de Dieu doit nécessairement s’éprouver comme une critique sociale ou politique.

Prêtres et religieux au cinéma

On ne peut aborder la question de Dieu et la vie ecclésiale sans aborder aussi celle de ses représentants sur terre. La figure du prêtre, comme médiateur entre le monde de Dieu et celui des hommes intéresse depuis longtemps le cinéma, surtout si elle s’accompagne d’une dimension humaniste. On peut ainsi épingler celle de l’abbé Pierre, dans Hiver 54 de Denis Amar (1989) ou à la figure de Léon Morin, prêtre de Jean-Pierre Melville (1961), qui donnera lieu à une nouvelle version récemment avec La Confession de Nicolas Boukhrief (2017). Pensons encore au film de Louis Malle, Au revoir les enfants (1987) ou à Daens de Stijn Coninx (1992). Puis il y a la figure de religieux comme les cisterciens de Des hommes et des dieux, ou les chartreux de la Grande Chartreuse dans Le Grand Silence de Philip Gröning (2005) ou encore les bénédictines dans Les innocentes d’Anne Fontaine (2016). Dans certains cas, le dépassement de soi, le sacrifice, le service des plus pauvres, le besoin d’absolu impressionne, et est l’expression alors d’une spiritualité authentique dans une culture qui réclame l’authenticité et le témoignage de vie. Un des plus beaux films, à ce jour, reste, à mon humble avis, Journal d’un curé de campagne de Robert Bresson (1951) qui s’inspira d’un roman de Georges Bernanos au même titre et qui respire une spiritualité authentique.

Spiritualité et poésie

Reste que certains réalisateurs de génie ont réussi à donner au septième art leurs lettres de noblesse concernant les questions spirituelles et religieuses. Il suffit de citer Bresson, Dreyer (dont Godard dira qu’il est le seul à avoir filmé un miracle) ou Tarkovski. Ces réalisateurs sont aussi des poètes, surtout Tarkovski, et parviennent à poser la question de la foi avec profondeur. La Passion selon Jeanne d’Arc (1928) et Ordet (1955) de Dreyer communiquent souvent aux spectateurs une émotion profonde. Bresson a transformé l’essai de façon brillante avec son Procès de Jeanne d’Arc (1962). Tarkovski, lui, avec Andrei Rublev (1966), Stalker (1979), ou Le Sacrifice (1986) a réalisé parmi les œuvres les plus singulières et prenantes de l’aventure spirituelle au cinéma.

De manière générale, les grandes œuvres spirituelles sont rares, et dépendent toujours de l’interprétation du spectateur. Mais certains chefs d’œuvre du cinéma, même réalisés par des réalisateurs qui se disent athées ou agnostiques, ont parfois une grande puissance d’évocation. Le rayon vert de Rohmer (1986), La double vie de Véronique de Kieslowki (1991), pour ne donner que quelques exemples, plongent au cœur du mystère de l’amour. À l’inverse, même au plus profond des ténèbres comme Nuit et Brouillard (1955) d’Alain Resnais, ou du désespoir comme India Song (1975) de Marguerite Duras, un beau film sur « l’amour impossible », le cinéma montre qu’il est capable d’évoquer la brutalité et la douleur dans la condition humaine. Dans un autre registre, Trois couleurs : Bleu (1993), encore de Kieslowski, n’hésite pas à s’inspirer de l’hymne à la charité de saint Paul aux Corinthiens (1 Co 13) pour conclure un film marqué par le deuil de bout en bout.

Les films missionnaires

Finalement, certains producteurs trouvent un intérêt à produire des films en direction des croyants des différentes confessions chrétiennes. L’arrivée de nouvelles sociétés de production comme Pure Flix, fondée en 2005, le facilite. La démarche répond au besoin de films familiaux pour des chrétiens qui ne se retrouvent parfois plus dans les productions habituelles mais reflète aussi le besoin de spiritualité et de témoignage dans un temps d’incertitude et de perte de repères. Des films questionnent l’incrédulité contemporaine comme Jésus l’enquête de Jon Gunn (2017) ou la série de films God’s Not Dead d’Harold Cronk et Michael Mason (2014, 2016, 2018). Ces films entendent exposer les arguments de la foi en faveur de l’existence de Dieu dans un climat peu avenant, et qui peut même devenir hostile.

Nul doute que le film religieux a de beaux jours devant lui, et que parfois le spectateur y trouvera l’occasion de s’interroger sur le mystère de Dieu, sa révélation dans le Christ, ou l’action de l’Esprit qui anime les hommes et les communautés. In fine, chacun pourra avoir sa propre liste de films marquants : les critères ne sont pas toujours religieux, mais quand cette dimension est explicite, on sera sans doute plus exigeant que jamais à la qualité artistique des productions. La profondeur du propos, les ressources financières, les talents des réalisateurs, des acteurs et des équipes techniques sont indispensables. Puisse la connaissance du mystère de Dieu, et celle de l’homme en bénéficier et aider le monde contemporain à se tourner avec confiance vers le Christ.

L’abbé Jean-Luc Maroy est prêtre du diocèse de Malines-Bruxelles.

Source : Belgicatho

Brèves

La photo du jour : l’effacement progressif de notre culture et histoire chrétienne

https://twitter.com/pascalfagnoux/status/990628660679004161/photo/1

Après les regroupements de communes qui perdent leur nom avec “Saint”…

En Europe #NLH #NLQ

Nuit des cathédrales le 12 mai 2018

Les cathédrales participantes laissent leurs portes ouvertes jusqu’à minuit et proposent un programme culturel et spirituel varié avec concerts, expositions, conférences, spectacles, visites guidées, méditations, prières et temps de silence.

 

Plus d’informations sur les cathédrales participantes

Conférences/Formations #NLQ

Conférence de Stéphane Mercier à Paris le 10 avril 2018 – “Résister à la culture de mort”

Le professeur Stéphane Mercier, professeur de philosophie à l’Université “catholique” de Louvain, dont les cours ont été suspendus parce qu’il avait proposé à ses élèves d’étudier un argumentaire contre l’avortement, publié depuis et que nous vous avons présenté, donnera une conférence à Paris mardi 10 avril à 20 h au Centre Bergère (9 rue Bergère, 75009 Paris) de la paroisse Saint-Eugène-Sainte-Cécile, sur le thème « Résister à la culture de mort sur plusieurs fronts, ou comment combattre l’Hydre de Lerne ? ». Venez nombreux !

A la une #NLQ

L’édito – L’élitisme n’est pas une maladie

 

Mort annoncé du latin, laxisme sur l’orthographe, recrutement des professeurs avec une moyenne de 4/20, refus des redoublements, disparition des références classiques et chrétiennes, vagin de la reine, les attaques contre la culture et l’intelligence fondent comme le cyclone sur la pauvre Jamaïque…

Jules Ferry que le président Hollande avait symboliquement honoré le jour de son arrivée à l’Elysée doit bien se retourner dans sa tombe. Comment se peut-il qu’un parti de gauche trahisse autant le peuple qu’il assure pourtant défendre ? Une seule réponse nous semble possible. La culture est l’ennemi numéro un de l’idéologie de gauche. La droite a cru laisser un os à ronger à ses adversaires en lui abandonnant la culture au profit de l’économie. Elle oubliait que cet os n’était autre que son propre squelette, aujourd’hui attaqué jusqu’à la moelle.

Depuis des décennies, les tenants du progrès ont creusé la tombe de l’excellence en menant une chasse systématique et violente à l’élitisme. Faisant, par un discours officiel lacérant, de ce nom un gros mot dangereusement capitaliste, ils ont peu à peu instauré le règne des médiocres. Car les bons d’aujourd’hui ne sont plus que les moyens d’hier. Refusant l’aristocratie, ce gouvernement des meilleurs, qu’ils ne parvenaient pas à rejoindre, ils ont imposé par la terreur la médiocratie comme forme unique de pensée.

Au lieu de tirer ce peuple qu’il méprise vers le haut, ils l’ont maintenu des années durant dans la fange de laquelle ils ne parvenaient pas eux-mêmes à sortir. Trop conscients qu’au royaume des aveugles les borgnes sont rois, ils ont savamment réduit à la cécité la population en l’abêtissant. Car la culture rend libre et une élite cultivée n’a pas peur d’un peuple cultivé. A l’inverse un médiocrate, bien conscient de son insuffisance a peur de l’intelligence et de la lumière.

Il est urgent de faire front à la médiocratie qui ne se maintient que par le totalitarisme de l’abêtissement des foules. Il est urgent que l’élite n’ait plus peur de l’excellence. Il est urgent qu’elle cesse de culpabiliser et de se cacher. C’est son devoir moral le plus grave et auquel elle doit concentrer toutes ses forces, toute son énergie et toute sa fortune.

Contre le totalitarisme des médiocres, élites autoproclamées, il faut une révolution de la véritable intelligence, un sursaut de l’excellence, un réveil de l’élite de ce pays au service de tout le peuple.

Ne pas le faire n’est rien moins que de la non-assistance à personne en danger.