NLQ #Tribunes et entretiens

Deux minutes pour vous #27 – Père Michel-Marie Zanotti-Sorkine – “Les écrans qui envahissent notre vie”

Nous vous avions annoncé le lancement d’une série de vidéos régulières où le père Michel-Marie Zanotti-Sorkine répond à vos questions sous un format très court :

Les écrans qui envahissent notre vie.

Version Audio seule

C’est avec beaucoup de bonheur que le Père Michel-Marie répond désormais à vos questions les plus concrètes. C’est toujours une vraie joie de l’entendre traiter, à sa façon et dans sa lumière, les sujets les plus divers. Bonne écoute ! N’oubliez pas de faire suivre à tous vos amis ces petites vidéos qui peuvent faire tant de bien… et de prier pour le Père Michel-Marie dont le ministère est très prenant.

NLQ #Sorties/Animations

Nuit Blanche 2018 dans les églises de Paris du 6 au 7 octobre

Du samedi 6 au dimanche 7 octobre 2018, pour la 17e Nuit Blanche, douze églises de Paris sont ouvertes, ainsi que deux lieux particuliers (Collège des Bernardins et Galerie Saint-Séverin), pour accueillir des manifestations artistiques contemporaines visuelles ou sonores.

Nuit Blanche 2018 est donc une occasion de découvrir des églises souvent mal connues. Ces projets ont été élaborés en concertation entre les artistes, la Direction des affaires culturelles de la Ville de Paris, le clergé responsable, et Art, Culture et Foi / Paris.
Dans chaque église les visiteurs sont accueillis par les paroissiens et bénévoles qui ont à cœur que leur église soit ouverte à tous.

JPEG - 25.1 ko
Peinture de Samuel Trenquier

Cette nuit de l’art est confiée à Gaël Charbeau, commissaire d’exposition indépendant, et ancien responsable de la programmation arts plastiques au Collège des Bernardins (2014-17). Avec la complicité d’Aurélie Faure, également commissaire d’expositions, il est engagé dans l’accompagnement des artistes français émergents et travaille à leur reconnaissance sur la scène internationale, en Europe et en Asie.

Le public est invité à la rencontre des œuvres et des lieux selon quatre parcours – constellations offrant traversée singulière, déambulation inédite, ou promenade jusqu’à l’orée de la ville…

Plus d’informations et programme téléchargeable

NLH #NLQ #Russie/Orthodoxie

Participez à l’opération “Jeanne d’Arc à Saint Pétersbourg” !

JEANNE D’ARC À SAINT PÉTERSBOURG

C’EST MAINTENANT !

 

Chers Amis de Jeanne d’Arc,

 

Ce projet arrive maintenant dans sa phase active.

Tous les vrais amis de Jeanne d’Arc, membres et  sympathisants de notre Association doivent s’impliquer…

 

Après  trois années de pourparlers avec les autorités russes :

4 avril 2016 réponse favorable du Président de la Douma.

20 juillet 2017 engagement à l’égard de la Russie de financer la totalité du coût du projet.

28 février 2018, signature du protocole avec le Conseil de Construction du Gouvernement de la ville de Saint Pétersbourg : le «  monument Jeanne d’Arc sera installé  face à l’ancien palais de la Garde Impériale, et sera sculpté par Boris Lejeune.

18 mai 2018 décret du Gouvernement de Saint Pétersbourg attribuant un emplacement cadastré au « Monument Jeanne d’Arc ».

 

Une souscription nationale est lancée pour couvrir un budget de 195 776 €.

 

Chèques : à l’ordre de : Association Universelle des Amis de Jeanne d’Arc à envoyer au siège : 85, rue Petit  75019 PARIS

Virements :

intitulé du compte à La Banque Postale ASS UNIVERS AMIS JEANNE

IBAN FR75 2004 1000 0109 9645 9N02 056  BIC PSSTFRPPPAR

Communiquer à Pierre Maire : mairep@gmx.fr 06 80 72 72 77

vos  nom prénom et adresse pour la délivrance du reçu fiscal.

 

La procédure du rescrit fiscal permet à notre Association de délivrer des reçus fiscaux en toute sécurité fiscale.

Pour les particuliers 66 % du don est déductible de l’impôt sur les revenus dans la limite de 20 % du revenu imposable 

Pour les entreprises 60 % du don est déductible de l’I.S. ou de l’I.R. dans la limite de 5/°° du chiffre d’affaires.

 

Nous remercions très chaleureusement tous les Amis qui veulent bien accompagner  cette initiative unique.

Relayons l’information au plus grand nombre, il s’agit de donner une valeur symbolique la plus grande possible  en partageant avec nos amis russes les charismes de notre héroïne nationale et universelle.

Pierre Maire vice-président

www.amis-jeanne-darc.org

BULLETIN DE SOUSCRIPTION

Lettre au président Poutine de mars 2015, à l’origine du projet :

Lettre au Pt. POUTINE 2015

 

Comité de parrainage*

Président : Philippe de Villiers

Membres :

Conseil Municipal de BEAULIEU-LES-FONTAINES (1re prison de Jeanne d’Arc)

Ivan BLOT Ancien député  Consultant international

Général Bertrand de DINECHIN Commandeur de la Légion d’Honneur

Martine BOULART  présidente de la Fondation de l’Ermitage

Jean-François CIRYLLE (famille Kirillo-Belozersky)

Anne BRASSIÉ  journaliste – essayiste

Mathilde EDEY GAMASSOU Jeanne d’Arc aux fêtes johanniques d’Orléans 2018

Nicolas DUPONT-AIGNAN  député, président du parti « Debout la France »

Vladimir FÉDOROVSKI  écrivain

Monica GARRIGUE-GUYONNAUD comité des Parcs et Jardins de France

Thierry GOBET  Economiste – Historien

Dmitry IVASHINTSOV Académicien, Maître émérite des sciences de Russie

Caroline JANVIER député du Loiret – présidente du groupe d’Amitié France-Russie à l’Assemblée Nationale

Irina KOUZNETSOVA présidente de l’a.s.b.l. « L’art du Monde » Luxembourg

Elena LATYPOVA  présidente de l’Association des Amis de l’Art.

Gérard LUTIQUE président du Cercle Kondratieff

Thierry MARIANI  ancien ministre – membre honoraire du Parlement – président du Dialogue Franco-Russe

Philippe MARINI  Maire de Compiègne -Sénateur honoraire de l’Oise

Olga MAYATSKAYA Directeur général de l’agence de l’architecture paysagiste et de création des parcs et jardins « Neskytchni sad » (Jardins Sans Ennui) à Saint Pétersbourg

Catherine MORIN-DESAILLY sénatrice – adjointe au Maire de Rouen

Viktor MOSKVINE  directeur du Centre Soljenitsyne de Moscou

Prince Constantin MOUROUSY Président-Fondateur de l’Association Européenne de Saint Vladimir

Natalia NAROCHNITSKAYA présidente et directeur des études de l’Institut de la Démocratie et de la Coopération à Paris

Monseigneur NESTOR Evêque de Chersonèse en charge des communautés du patriarcat de Moscou en France, Suisse, Espagne et Portugal

Jean-Frédéric POISSON  Président du Parti Chrétien Démocrate

Philippe RENAUDEAU d’ARC

Arnaud ROBINET  Maire de Reims

Patrick ROGER  Superviseur BNPPARIBAS

* liste arrêtée au 1er octobre 2018

 

 

En France #NLH #NLQ

Lancement de l’organisation des Veillées pour la vie !

Merci d’avance de vous engager à organiser une veillée pour la Vie dans votre paroisse.

Ces veillées contribuent au renouveau de la culture de Vie dans notre société depuis 2010…

Chers amis !

Que pouvons-nous faire pour notre société avec plus de 220 000 avortements par an, une volonté constante de faire passer l’euthanasie et le suicide pour tous comme un progrès, sans compter la PMA et la GPA qui, outre la destruction d’embryons surnuméraires, engendre des orphelins légales et l’esclavage des mères porteuses… ? Que faire ?

Réagissons !

L’organisation des Veillées pour la Vie, c’est maintenant !

Le mouvement des veillées pour la Vie oeuvre depuis 2010 à favoriser la renaissance de la culture de Vie  dans notre société par la prière, la formation en bioéthique et par des actions concrète visant à soutenir des maisons d’accueil pour futures mères en détresse… Tout cela ne serait rien sans vous…

Cette année, l’entrée en avent aura lieu le samedi 1er décembre, et c’est maintenant qu’il faut en parler à votre évêque, à votre curé pour qu’il prévoit cette veillée dans son emploi du temps. Cette veillée ne s’organisera pas sans votre aide… Vous pourrez suivre toute l’actualité des veillées sur notre site http://veilleespourlavie.org Vous y trouverez un kit d’organisation prêt à l’emploi à télécharger, ainsi qu’un formulaire de déclaration de votre veillée.

Cette belle initiative, désirée par Saint Jean-Paul II, lancée par Benoît XVI a été bénie et encouragée par le Saint Siège, se développe pour donner un témoignage ecclésial commun pour une culture de la vie et de l’amour dans notre société au travers de presque 300 veillées chaque année… Combien aurons-nous de veillées en 2018 ?

Osons dépasser le cap des 400 veillées en 2018 !

1) Pour cela, téléchargez notre kit d’organisation prêt à l’emploi : Nous vous proposons un kit avec des trames de veillées toutes faites, des chants, des méditations, des affiches, des lettres, etc. Bref, tout ce dont vous avez besoin pour faciliter l’organisation de votre veillée pour la Vie !

2) Concours d’affiche primé : Nous vous proposons de participer à notre concours d’affiches et de gagner une médaille de baptême, des livres et des CD dédicacés en nous envoyant votre affiche. Les plus belles seront récompensées…

3) Soutien à des maisons d’accueil pour futures mères en détresse : trois chèques serons remis dans les jours qui viennent pour soutenir des actions concrètes de protection de la vie… Suivez l’actu du mouvement des Veillées pour la Vie sur notre blog

4) Formez-vous avec notre parcours Spi & Bioéthique « 9 jours pour 9 mois » : Nous vous proposons aussi de suivre notre neuvaine de formation Spi & Bioéthique qui aura lieu durant les 9 jours qui précéderont l’entrée en Avent 2018 : c’est l’idéal pour vous former à mieux accueillir et protéger la Vie ! Tous les détails sont sur notre site… Début de la neuvaine le 22 novembre 2018 !

En union de prières ; à la veille de l’Avent, prions, formons-nous et agissons pour favoriser la renaissance de la culture de Vie dans notre société !

“On doit commencer par renouveler la culture de la vie à l’intérieur des communautés chrétiennes elles-mêmes.” EV n°95

“Une grande prière pour la vie, qui parcourt le monde entier, est une urgence.” EV n°100

Saint Jean-Paul II, in Evangelium Vitae n°95 & n°100

---

Soyez des apôtres de l’évangile de la Vie ! 

---

Devenez des missionnaires de l’évangile de la Vie ! Diffusez cette neuvaine de formation et invitez largement tous vos amis à participer à votre veillée de prière pour la Vie. Vous trouverez une brochure présentant notre mouvement en pièce-jointe et nous restons à votre disposition sur : contact@veilleespourlavie.org pour répondre à vos questions concernant la création d’une veillée.

En union de prières !

A la veille de l’Avent, prions, formons-nous et agissons pour favoriser la renaissance de la culture de Vie dans notre société !

  veilleespourlavie.org

contact@veilleespourlavie.org

http://www.twitter.com/@VeilleesVie

Chaîne Youtube des Veillées pour la Vie

https://www.facebook.com/veillees.pour.la.vie/

Nous soutenir : https://www.veilleespourlavie.org/don/

Conférences/Formations #NLQ

Colloque du CEP à Orsay (91) – Qu’est-ce que l’Occident ? – 22 & 23 septembre 2018

Le CEP organise son colloque annuel à Orsay les 22 & 23 septembre 2018. Le thème choisi cette année est “Qu’est-ce que l’Occident ?”, couvrant un large choix de sujet : science, géopolitique, culture, religion, politique… servis par des conférenciers de grande qualité : Dominique Tassot, Bruno Gollnisch, Maxence Hecquard, Guy Berthault, Pierre Hillard, Annie Laurent, Virginie Vota, Benoît Neiss…

Informations

Présentation du CEP

Pour une vision du monde inspirée de la Révélation   

 

Cloisonnés dans leurs discipline et bridés par leurs théories, les hommes de science parviennent souvent mal à entrevoir le sens de leurs recherches. De plus en plus, c’est de sens que le monde a besoin en ce début de millénaire, anxieux qu’il est de savoir où le mènent des découvertes toujours plus perfectionnées et plus dangereuses. Le sens seul permet de s’élever jusqu’à la contemplation d’un ordre intégrant toutes les vérités, lesquelles se tiennent et s’appellent mutuellement.

De même que l’ingénieur connaît le mieux le fonctionnement de l’objet qu’il a conçu, ainsi qui est le plus à même de nous renseigner sur l’Univers, sur son contenu et sur la loi qui le régit, sinon son créateur ? En imposant d’étudier la nature, les sociétés et leur histoire comme si Dieu n’existait pas, un laïcisme mal compris a privé les chercheurs des lumières les plus hautes, donc les plus utiles en définitive. Alors que des hypothèses extravagantes ont droit de cité, on refuse d’office, avant même de les examiner, les précieuses indications laissées par l’Esprit Saint dans le texte le plus vénéré de l’histoire humaine.

Il y a là un préjugé aussi antiscientifique dans son fondement que stérilisant pour la science elle-même et dévalorisant pour la Religion.

Le C.E.P. se propose, tout à l’inverse, de coordonner les différentes sciences, considérées sans œillères idéologiques réductrices, mais de le faire à la lumière des vérités révélées, afin de rétablir ainsi un pont nécessaire entre la Science et la Foi.

Culture #NLQ

Robert Culat, le prêtre métalleux

Le père Robert Culat, prêtre du diocèse d’Avignon et auteur entre autres d’une étude sociologique et culturelle sur le metal (L’âge du métal), est interviewé sur son parcours, sur la musique heavy metal, les rapports entre cette musique et la religion… Un univers bien plus spirituel qu’il n’y paraît, souvent victime d’a priori !

En tant que catholique, il est important d’être présent dans tous les milieux, à la suite du Christ !

NLH #Tribunes et entretiens

Chrétienté et catholicisme au cinéma : de Don Camillo à Mel Gibson

Depuis l’invention du 7ème art, le christianisme a inspiré de nombreux cinéastes. Parmi les longs-métrages, on en trouve de tous les genres et pour tous les goûts, de l’adaptation biblique au film provocateur, en passant par l’épopée historique ou la fiction héroïque.
Petit tour d’horizon non exhaustif mais qui pourrait vous donner quelques idées de films à voir de toute urgence… ou à éviter absolument !

Les adaptations bibliques

Le genre le plus évident, le plus cinématographique également par ses histoires grandioses et ses protagonistes iconiques.
Ces adaptations de la Bible, que ce soit l’Ancien ou le Nouveau Testament,  sont sujettes à interprétation et donc aux critiques des mécontents. Qu’elles divisent ou fassent l’unanimité, elles ne laissent pas indifférents.

En regardant Les Dix Commandements (1956) ou Jésus de Nazareth (1977), vous aurez un bon aperçu des accomplissements de Moïse et du Christ. Le second n’est pas sorti sur grand écran mais en plusieurs épisodes diffusés à la télévision pour un total de six heures de programmes.

L’une des affiches de film les plus célèbres de l’histoire du cinéma !

Dans Ben-Hur (1959), récompensé par 11 oscars en 1960, Jésus n’est pas au cœur du long métrage mais lui donne une part de sacré, émouvante et tragique pour le héros romain.

L’histoire de Moïse fut à nouveau racontée en 2013 dans Exodus : Gods and Kings, moins apprécié que le film du siècle précédent.
Noé (2014), avec Russell Crowe, est particulièrement sombre. Certains estiment cela légitime, puisque la réponse de Dieu est le déluge. D’autres voient en cette adaptation une vision plus judaïque que chrétienne. Chacun pourra se faire son avis, mais gardez en tête qu’il pourrait choquer les enfants et les personnes les plus sensibles.

Les films historiques

Les films historiques ou biopics font partie des plus appréciés. Spectaculaires, grandioses, parfois instructifs, ils permettent aux spectateurs de voyager à travers le temps. Ils découvrent ou redécouvrent les événements clés d’une des sources de leur civilisation et leurs principaux acteurs.

Depuis 2 000 ans, l’Église a traversé nombre de régimes, de conflits, de menaces, d’aventures, d’échecs et de succès vécus par ses représentants, ses défenseurs, ses fidèles ou ses ennemis, et ce à travers le monde entier.

Quoi de mieux que l’épopée de Jeanne d’Arc pour illustrer cela ? La Pucelle d’Orléans a vu son parcours mis en scène à de nombreuses reprises, notamment sous les traits d’Ingrid Bergman en 1948, de Florence Delay en 1962 ou de Milla Jovovich en 1999. L’aspect mystique de sa vie est évidemment traité à chaque fois.

Dans Mission (1986), l’on suit des missionnaires jésuites en Amérique du Sud au 18ème siècle tandis que Cristeros (sorti en 2012 mais seulement en 2014 en France) et Des hommes et des dieux (2010) reviennent sur des faits plus récents.

La grandiose bande originale de Mission est l’œuvre du compositeur italien Ennio Morricone

Cristeros nous présente la révolte des catholiques mexicains qui furent victimes de lois anticléricales radicales dans les années 1920 et décidèrent de prendre les armes. Nombre d’entre eux furent tués et plusieurs ont par la suite été béatifiés par le Vatican. L’on se souvient par ailleurs que la sortie du film en France fut tardive. Elle n’est intervenue que grâce à la mobilisation de catholiques  et à la détermination de M. Hubert de Torcy, le directeur de la société de distribution Sajeprod.

Des hommes et des dieux est plus intimiste, c’est le moins que l’on puisse dire, mais est tout aussi important. Il retrace la vie des moines de Tibhirine, assassinés en Algérie en 1996. Il permet de se remémorer un événement très ambigu  tombé jusque-là dans l’oubli. Voilà un bel atout du cinéma !

Les chrétiens n’ont pas toujours eu le « beau rôle » dans l’histoire. C’est ce que montre Agora (2009). Il raconte la vie de la philosophe Hypatie d’Alexandrie et les conflits religieux dans l’Égypte romaine du 4ème siècle. Comme dans tous les biopics, quelques libertés ont été prises avec la réalité, mais l’actrice principale, Rachel Weisz, fait l’unanimité.
Le point de vue adopté est toutefois orienté, comme dans quasiment tous les films consacrés à un sujet religieux. Pour une fois, il montre la répression judéo-chrétienne des païens.

Héros de fictions chrétiens

Les histoires mettant en scène des chrétiens ne sont pas nécessairement adaptées d’événements historiques.
De nombreuses fictions mettent en scène des prêtres ou de fidèles croyants. Ils permettent ainsi au public de trouver de nouveaux modèles correspondant à leur époque ou de s’identifier à des personnages réalistes, imparfaits mais de bonne volonté et fidèles à leur Dieu.

Évoquons tout de suite l’un des plus célèbres, du moins en France, Don Camillo, joué par l’illustre Fernandel durant six films sortis dans les années 50.
La rivalité subtile entre ce prêtre et le Maire de sa commune, le communiste Peppone, a attiré des millions de spectateurs dans les salles.
La commune italienne de Brescello, lieu de leurs aventures et située à proximité de Parme, a même érigé des statues des deux hommes. Elle a ouvert un musée où l’on peut découvrir des objets utilisés lors des tournages des films.

C’est aussi dans les années 50, et plus précisément en 1952 qu’est sorti Ivanhoé, adapté du roman de Sir Walter Scott. Pour la promotion du film en France, une affiche présentait « La loi des Chevaliers » avec des articles comme « Vous croirez à tout ce qu’enseigne l’Église et observerez tous ses Commandements »  ou « Vous protégerez l’Église ». Une source d’inspiration plutôt saine pour les enfants de l’époque, sans parler du courage et de la bienveillance d’Ivanhoé durant ses aventures !

La loi très chrétienne des chevaliers sur une affiche du film Ivanhoé sorti en 1952

En 2012, une version « comédie musicale » de l’œuvre de Victor Hugo Les Misérables était adaptée au cinéma par les studios hollywoodiens, avec un casting  de haut rang, Anne Hathaway, Russell Crowe et Hugh Jackman se partageant l’affiche.
Sans s’attarder sur les qualités cinématographiques de cette œuvre, jugée comme un chef d’œuvre par certains spectateurs et comme un nanar monumental par d’autres, il est en tous cas un grand film chrétien. Si l’idée révolutionnaire est plus ou moins défendue, l’Église est paradoxalement mise sur un piédestal, présentée comme un refuge pour les nécessiteux et les persécutés. Ses représentants sont généreux et charitables, et, finalement Dieu réunit tous les hommes de bonne volonté (dans un happy end très américain, certes).

Plus inattendu, la saga Rocky, qui suit les péripéties d’un boxeur joué par Sylvester Stallone, regorge de références catholiques. Le premier plan du premier film dévoile même une icône du Christ surplombant un ring ! Ensuite, le héros, d’origine italienne, sollicite régulièrement son ami prêtre pour le bénir, on le voit également prier avant ses combats ou se recueillir dans une chapelle lors de moments dramatiques, comme lorsque sa femme enceinte se trouve à l’hôpital. Par ailleurs, les valeurs comme l’humilité et le pardon transpirent de ces films.

Une icône du Christ apparaît dès le premier plan du film Rocky avec Sylvester Stallone

L’on peut citer deux autres films avec des références semblables, Il faut sauver le soldat Ryan (1998) et Fury (2014). Ils se déroulent chacun durant la Seconde Guerre mondiale et présentent des personnages qui expriment régulièrement leur Foi, par des prières ou en citant la Bible. L’acteur de Fury, Shia Laboeuf, se serait même converti au christianisme grâce à ce rôle particulier !

Plus proche de nous, plus modeste, mais reposant certainement sur plus de sensibilité et de ferveur, la filmographie de la réalisatrice Cheyenne Marie-Carron est incontournable. Dans La Morsure des dieux (2017), elle nous présente l’histoire d’amour entre un païen et une catholique tandis que L’Apôtre (2014) suivait le parcours d’un musulman se convertissant au catholicisme. Des sujets pouvant entraîner quelques débats et polémiques mais faits avec bienveillance !

Provocations, humour et complotisme

Qui dit religion dit provocation, qui plus est concernant le christianisme, tête de turc de la modernité ou tout du moins proie facile car souvent docile. Des pamphlets antichrétiens comme des comédies « bêtes et méchantes » sont régulièrement réalisés, et, bien sûr, subventionnés et récompensés.

En 2014, Chemin de Croix fut une attaque ciblée contre les catholiques traditionnalistes, présentés comme rétrogrades voire dangereux pour les enfants.
Calvary, la même année, ne fut guère plus reluisant, racontant les déboires d’un prêtre irlandais. Sa paroisse est grosso modo un bastion de la pédophilie, intéressée essentiellement par l’argent et pleine de fidèles plus dégénérés les uns que les autres. Le tout est évidemment présenté avec un langage obscène !
S’il est vrai que les catholiques ne sont pas parfaits et que des prêtres sont effectivement accusés ou coupables de crimes sexuels, la généralisation faite à travers ce genre de film est abusive. Ellen’est que le reflet de l’idéologie « progressiste ». Une idéologie par ailleurs lâche, qui n’attaque jamais d’autres religions avec un tel acharnement. Au cinéma comme partout, comme le prouvent tous les films évoqués, le meilleur côtoie bel et bien le pire !

La réaction du quotidien catholique Présent à la sortie du film Chemin de Croix en 2014

Parmi les comédies, l’on retrouve La vie de Brian (1979) des Monty Python et Dogma (1999), qui peuvent déranger mais aussi être prises avec recul et second degré. Christ(off), sorti cet été, avec Mickael Youn dans le rôle principal, paraît beaucoup plus malveillant.

Enfin, les mystères de l’Eglise ou de la vie du Christ donnent aussi des idées rocambolesques à certains artistes, les complots envahissent ainsi le Vatican dans Anges et démons (2009), adapté du roman éponyme de l’américain Dan Brown et suite de Da Vinci Code (2006).

Films d’horreur et possessions

Le genre horrifique n’est pas en reste et se régale notamment des histoires de possession et d’exorcisme. Avec ces événements angoissants et mystérieux, parfois inspirés de faits réels, plus besoin de sang et de tueurs psychopathes pour effrayer le spectateur.
Le plus connu est bien sûr L’Exorciste, sorti en 1973, dont la rumeur dit qu’il a provoqué de nombreux malaises dans les salles de cinéma, mais aussi que son tournage fut accompagné de catastrophes vues par certains comme « étranges ».
Les deux prêtres intervenant auprès de la jeune fille possédée sont, quoi qu’il en soit, montrés sous un jour positif, pas infaillibles, certes, mais courageux.

Le succès de L’Exorciste a suscité la mise en chantier de plusieurs suites et inspiré tous les autres films de ce style.
Le Rite (2011) aborde la question de façon un peu plus sérieuse, suivant un jeune prêtre recevant des cours d’exorcisme au Vatican. Il prend cependant des libertés avec le roman dont il est inspiré, Le Rite : La Formation d’un exorciste au Vatican.

Mel Gibson, le symbole

S’il ne fallait garder qu’un seul nom pour évoquer le christianisme au cinéma, ce serait sans doute celui de Mel Gibson. Avec La Passion du Christ, BraveheartTu ne tueras point et Signes, il intègre trois des catégories citées précédemment.

La Passion du Christ (2004) est la référence ultime en termes d’adaptation des Evangiles, tournée en araméen, la langue parlée par Jésus en ce temps-là, d’une force telle qu’elle fut un véritable outil d’évangélisation à sa sortie.  Mel Gibson, acteur à succès de films d’action des années 80 et 90 mais aussi catholique éduqué dans une famille proche de la Fraternité Saint Pie X, livre une œuvre qui restera dans l’histoire du cinéma.
Jim Caviezel, l’acteur jouant le Christ, est de son côté un fidèle catholique intervenant régulièrement en public pour parler de sa Foi. En 2018, il a joué dans Paul, Apôtre du Christ, une production plus modeste.
Une suite de La Passion devrait être lancée ces prochaines années et revenir sur la Résurrection, ce qui ferait à n’en pas douter beaucoup de bruit !

Dans les films historiques Braveheart (1995) et Tu ne tueras point (2016), Mel Gibson présente des héros patriotes mais aussi chrétiens, à son image.

Signes, film de science-fiction, raconte comment un pasteur ayant perdu la Foi à cause de la mort de sa femme la retrouve grâce à une invasion extraterrestre. Si ce résumé peut paraître absurde, l’histoire est belle et subtile.

Tu ne tueras point raconte l’histoire du soldat Desmond Doss, soldat chrétien et objecteur de conscience lors de la Seconde guerre mondiale, ici avec son épouse et sa Bible

Vous l’avez compris, le septième art comme les autres n’a pas pu passer à côté du christianisme. Si certains l’attaquent, beaucoup lui font honneur, sans pour autant omettre les faiblesses de l’homme.
Si vous cherchiez des idées, vous avez désormais de quoi passer de beaux moments de cinéma en famille.

Alexandre Rivet

Source : Breizh-Info

Tribunes et entretiens

Catholicisme et art contemporain : un jeu de dupes ?

de Christine Sourgins pour Cyrano.net :

Dans ses relations avec l’Eglise catholique, l’Art contemporain est loin de s’assagir : on se souvient qu’à la Biennale de Venise 2015, Christoph Büchel, plasticien suisse connu pour ses provocations artistiques, a transformé l’église désaffectée de Santa-Maria della Misericordia en mosquée…

De son côté, en novembre, l’artiste Abel Azcona posa nu, de dos, profanant 248 hosties consacrées pour former le mot « Pédérastie » sur le sol d’une salle d’exposition, naguère cédée par le diocèse de Pampelune à la mairie, sous condition que les activités organisées y soient strictement d’ordre culturel, éducatif ou artistique…

L’Art contemporain se tourne en effet régulièrement en jeu de dupes où le catholicisme, avec ses deux mille ans d’images à détourner, offre aux conceptuels un terrain de jeu souvent plus fertile que celui d’autres religions parfois réputées méfiantes envers l’art et l’image. Même si Abel Azcona a pu, fait notable, lors d’une autre « performance », manger un Coran.

Habituellement, c’est de manière plus insidieuse que les sanctuaires chrétiens sont investis, enrôlés dans des opérations commerciales habilement dissimulées en mécénat. Prenez par exemple un petit bijou de l’art roman bourguignon, datant du XIIe siècle, et qui fait accourir des milliers d’amateurs venant du monde entier, l’église d’Anzy-le-Duc, et parachutez-y un peintre flanqué d’un « généreux » mécène et le jeu est reparti. Un peintre, me direz-vous, c’est sympathique, avec une peinture colorée en plus ! Bon d’accord, elle vire à l’illustration décorative depuis un moment mais, que voulez-vous, Gérard Fromanger vieillit… Il n’y a certes rien de commun avec les affaires de Venise ou de Pampelune… sauf que la provoc, ici, cède le pas au parasitisme, et procède de la même logique nihiliste et commerciale.

D’abord, notre « généreux » mécène ne veut pas dire son nom… ce qui n’annonce pas une opération d’une grande transparence financière. D’autant que Gérard Fromanger a toujours eu le bras long (il est soutenu par le groupe Edouard Leclerc, entre autres). Qui dit mécénat dit défiscalisation que les contribuables, in fine, compenseront, du gratuit payant en somme.

Or,  l’Art financier contamine toute la sphère artistique et les stratégies marketing, savamment mises en scène à Versailles et au Louvre (patrimoine public au service d’intérêts privés) s’exportent en province : les œuvres contemporaines y captent l’aura, l’histoire du monument puis leur cote enfle aux enchères.

Gérard Fromanger l’a bien compris, qui n’a fait, dans ses projets de vitraux, aucune recherche, aucune adaptation au lieu, pas la moindre petite croix, pas une aile d’ange qui frémit, bref, aucune concession à l’Eglise qui d’ailleurs n’a rien demandé : juste des personnages bigarrés qui marchent par groupes, environnés de pastilles colorées. Ici, l’artiste nous refile sa marque de fabrique, son schème mille fois répété.

J’en veux pour preuve que, sur la page d’accueil de plusieurs galeristes, on trouve aisément des œuvres très semblables, signées du même artiste, qui, sans surprise, sont à vendre. Le destin d’Anzy-le-Duc ? Un showroom permanent.

Fromanger  aime en effet peindre les foules : celles qui déambulent dans les rues ou consomment lors des soldes (dans ses les années 1970, c’était, non une allusion à l’ami Leclerc, mais une critique sociale), des nus multiples dans des attitudes sexuellement explicites (sur 9 m 20 de long, s’il vous plaît)… la suite, le voilà donc qui pérégrine.

Et les pastilles colorées ? se sont émus des paroissiens, inquiets d’une future ambiance plus dancing que priante. Ce signe iconique, très  inspiré de l’œuvre de Buren au Grand Palais, est volontairement minimaliste, autorisant toutes les interprétations pour mieux rafler les consentements : un principe de l’AC qui a essaimé en peinture.

Les pastilles seront donc, au choix, des astres (dixit l’artiste, tiens, on ne savait pas Rome versé dans l’horoscope) mais elles pourraient être un lancer d’auréoles ou d’hosties avec une décoiffante théologie du confetti, ou bien encore les très mercantiles points de couleurs qui signalent les œuvres « réservées » ou « vendues »… Comme vous voulez, la seule chose que l’œuvre veut : occuper le terrain et donner une visibilité à l’artiste pour le plus grand profit de ses collectionneurs. Surtout qu’en 2016, une expo Fromanger est prévue à Beaubourg : oh, le joli plan com !

D’où l’attitude du curieux « mécène » (qui pourrait bien être pluriel ) : aider Anzy-le-Duc ? Mais, quand les fresques anciennes sont signalées par les paroissiens inquiets de leur délabrement, celui-ci n’en a cure, ce qu’il veut, c’est Gérard Fromanger. Or, il y a déjà une trentaine de vitraux dans l’église, qui, dans leur sobriété, s’harmonisent parfaitement avec ce monument classé : ceux du chœur ont été intégralement restaurés il y a moins de 10 ans, aux frais de l’État ; ceux de la nef étant entretenus, seuls trois nécessitent une réparation. Se contenter de trois emplacements ? Que nenni : le mécène veut imposer son artiste sur TOUS les vitraux !

Le gaspillage des deniers publics intéressera certainement « Contribuables associés » ;  les laïcistes se frotteront les mains : accepter un décor qui conviendrait aussi bien à un bistrot ou une salle des pas perdus, c’est favoriser, plus tard, la reprogrammation du sanctuaire en salle polyvalente… Les historiens d’art noteront quant à eux  la constance avec laquelle l’Eglise catholique renonce à encourager une création authentiquement chrétienne pour trop souvent faire le jeu des puissants.

En France #NLQ

Le diocèse de Saint-Denis (93) lance un appel aux bénévoles pour la “Nuit des cathédrales” 2019

Certains connaissent l’initiative de la « Nuit des cathédrales » qui a lieu chaque année au mois de mai. Cet événement a été lancé en 2007 lorsque la ville de Luxembourg fut « Capitale européenne de la culture »…

Pour la première fois, une cathédrale ouvrait grandes ses portes au public le temps d’une nuit, en proposant un programme culturel et spirituel avec visite guidée, conférence, concert, spectacle, exposition, méditation et temps de silence.

Le diocèse de Saint-Denis a emboîté le pas en proposant pour la 5e fois, le 12 mai dernier, sa « Nuit des cathédrales ». Ce joyau de l’art gothique, nécropole des rois et reines de France, est unique et malheureusement trop peu connu.

Il y a des lieux qui ne se décrivent pas !
« La basilique cathédrale Saint-Denis en fait partie. Comment décrire ce que l’on ressent en pénétrant dans ce vaisseau de lumière ? L’Homme, saisi par la majesté de cet édifice, y expérimente à la fois sa finitude et la grandeur de Dieu. Cette basilique de lumière à laquelle l’abbé Suger donna naissance au 12ème siècle est devenue cathédrale en 1966. » Mgr Pascal Delannoy, évêque de Saint-Denis

Venez construire le programme de 2019 !
Le programme doit s’enrichir chaque année de nouvelles idées pour rejoindre un large public, avec des propositions culturelles et spirituelles.

 

Si vous êtes intéressé, rendez-vous :
SAMEDI 22 SEPTEMBRE 2018 à 15 heures à l’entrée de la Cathédrale Saint-Denis

 

Merci de confirmer votre intérêt et votre présence à :
Rémy PRAT (coordinateur) – rchprat@wanadoo.fr – 06 70 25 66 02
ou Service diocésain de la communication – communication@adsd-bondy.fr – 01 48 47 98 99

 

Source : Diocèse de Saint-Denis

En France #NLH #NLQ

Abbaye de Landévennec : l’histoire des moines au fameux caramel au beurre salé !

Un article proposé par Divine Box

Le moins que l’on puisse dire, c’est que l’histoire de l’abbaye de Landévennec, en Bretagne, n’est pas de tout repos : incendie, pillage viking, révolution française… les moines n’ont pas été épargnés !
Cet été, Divine Box vous propose d’en apprendre un peu plus sur l’abbaye de Landévennec, qui réalise notamment son célèbre caramel au beurre salé !

L’abbaye de Landévennec en Bretagne – Divine Box

La Bretagne ça vous gagne !

L’abbaye de Landévennec a un passé millénaire ! Tout commence lorsque saint Guénolé, alors moine sur l’île Lavret en Bretagne, est envoyé avec onze compagnons fonder une abbaye. D’abord établis sur l’île de Tibidy, ils s’installent finalement à Landévennec en… 485 ! Ce n’est pourtant que bien plus tard, en 818, que Louis le Pieux (fils de Charlemagne) impose la règle de saint Benoît : la communauté, qui suivait alors les usages monastiques irlandais, devient officiellement bénédictine !

Au feu !

En 913, à peine cent ans après cette transition bénédictine, des vikings scandinaves pillent et détruisent l’abbaye, forçant les moines à s’exiler. Mais ces derniers ont gardé leur sang froid et ont eu le temps, juste avant de fuir, d’emporter les vieux manuscrits de l’abbaye et les reliques de saint Guénolé leur fondateur. Ensuite… sauve qui peut ! Ils trouvent alors refuge au nord de la France à Montreuil-sur-mer, et reviennent finalement à l’abbaye en 940. Tout est bien qui finit… pas trop mal !

Les ruines témoignent encore de l’histoire mouvementée de l’abbaye – Divine Box

Tout est à refaire !

Car en rentrant à Landévennec, le constat est sans appel pour les moines : il faut tout reconstruire. Petit à petit, ils bâtissent une superbe abbaye au style roman, qui amorce une période faste pendant plusieurs siècles : les moines reçoivent de grandes donations et se retrouvent même à la tête d’un seigneurie. Rien que ça ! Cependant, le climat marin est rude, et l’eau qui s’infiltre dans les terres oblige les moines à reconstruire les bâtiments en superposant les fondations tous les deux siècles !

Dehors !

Ensuite, sans surprise, la Révolution met à mal l’abbaye de Landévennec… Les bâtiments sont vendus comme biens nationaux et les moines sont contraints à l’exil. Heureusement, un petit siècle plus tard, en 1875, l’abbaye reprend doucement vie grâce au Comte de Chalus qui rachète les ruines et y installe un jardin exotique. Tiens donc ! Et en parallèle, en 1878 et à quelques kilomètres de là, le nouveau monastère bénédictin de Kerbénéat (“chez Benoît”) prend vie, avec l’espoir de restaurer Landévennec…

Les moines, le retour !

Mais ce projet n’est malheureusement que de courte durée car entre leur exil (1903-1922) et la Seconde Guerre mondiale, les moines de Kerbénéat n’ont pas la vie simple… Plus tard, la communauté reprend du poil de la bête, et songe vite à s’installer à Landévennec : pour restaurer la mythique abbaye bretonne, mais aussi pour soulager les moines nombreux, un peu à l’étroit à Kerbénéat… Terrains rachetés en 1950, première pierre posée en 1953, transfert de tous les moines en 1958, et le tour est joué : Landévennec renaît !

Aujourd’hui, l’entrée de l’abbaye reste impressionnante – Divine Box

 

Départ pour Haïti !

En 1981, forte de cette renaissance, la communauté se porte bien et peut envoyer un groupe de moines fonder un monastère en Haïti. Aujourd’hui, le monastère “Morne Saint-Benoît” compte six moines, assure un soutien spirituel précieux à la population environnante, et possède même une petite imprimerie ! De quoi fournir du travail aux moines et gagner quelques revenus indispensables à la communauté. Elle est pas belle la vie ?

Et aujourd’hui ?

La communauté de l’abbaye de Landévennec compte aujourd’hui dix-huit frères bénédictins qui continuent de suivre depuis le IXe siècle la règle de saint Benoît : « prie et travaille ». Le premier des sept offices quotidiens commence à 5h20 du matin et, entre les offices, les moines travaillent de leurs mains : fabrication de pâtes de fruits, confection de caramel au beurre salé, entretien du verger et même rédaction des “Chroniques de Landévennec”. Joli programme !

Les incroyables pâtes de fruits de l’abbaye de Landévennec – Divine Box

 

Un musée à ciel ouvert !

L’histoire millénaire de l’abbaye de Landévennec a (évidemment) suscité une grande curiosité de la part des historiens et des archéologues. Des fouilles sur l’emplacement de l’ancienne abbaye ont été effectuées entre 1978 et 2002, et plus de cinquante mille objets ont été retrouvés sur le site ! Incroyable non ? Les moines, voulant partager ces trésors, ont ainsi ouvert un musée où, chaque année, une exposition temporaire retrace une époque de la vie de l’abbaye. Jetez-y donc un oeil si vous passez sur place !

Découvrez les produits de l’abbaye de Landévennec

A l’abbaye de Landévennec, les moines bénédictins font d’incroyables produits, et sont notamment connus pour leurs pâtes de fruits et leur caramel au beurre salé. Tout est fait à la main de A à Z, dans les petits ateliers du monastère. Cliquez ici pour découvrir les produits de l’abbaye de Landévennec, ou bien jetez un oeil à la boutique monastique en ligne de Divine Box !