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Vers une nouvelle Constitution apostolique pour organiser la Curie romaine

Le Conseil des cardinaux réuni autour du Pape François du lundi 8 au mercredi 10 avril, planche sur les contours de la nouvelle Constitution apostolique organisant la Curie romaine, et encore à l’étude de canonistes.

Praedicate evangelium (« Prêchez l’Évangile »), tel est le nom provisoire de la prochaine Constitution apostolique, décidé lors de la précédente session de travaux du Conseil des cardinaux, du 18 au 20 février dernier. Le texte sera soumis à relecture de plusieurs institutions catholiques, à commencer par les conférences épiscopales nationales, le synode des Églises orientales, les différents dicastères de la Curie, les conférences des Supérieurs et Supérieures générales, mais aussi par quelques universités pontificales.

Une Constitution publiée dans l’année
Cette nouvelle Constitution va être caractérisée par la synodalité, l’empreinte du Souverain pontife argentin. Elle doit être publiée et promulguée dans le courant de l’année 2019, indiquait le directeur par intérim de la Salle de presse du Saint-Siège, Alessandro Gisotti, lors du dernier Conseil des cardinaux en février.

« Praedicate Evangelium » a vocation à remplacer la Constitution apostolique « Pastor Bonus » promulguée par saint Jean-Paul II en 1988. Elle est également de type administratif, puisqu’elle vise à régir le fonctionnement de la Curie.

Le fonctionnement du Conseil des cardinaux
Le Pape François a instauré ces rendez-vous de travail réguliers avec des cardinaux dès la première année de son pontificat, le 3 octobre 2013. Le Conseil est aujourd’hui composé de six cardinaux : le cardinal Maradiaga, archevêque de Tegucigalpa au Honduras et coordinateur du Conseil, le cardinal Bertello, président du Gouvernorat de l’État de la Cité du Vatican, le cardinal Gracias, archevêque de Bombay en Inde, le cardinal Marx, archevêque de Munich et Freising, le cardinal O’Malley, archevêque de Boston aux Etats-Unis, et enfin le Secrétaire d’État du Saint-Siège, le cardinal Parolin.

Deux évêques italiens prennent aussi part à ces réunions de gouvernance au titre de secrétaires : Mgr Marcello Semeraro, évêque d’Albano (diocèse suburbicaire de Rome), et Mgr Marco Mellino, évêque de Cresima.

 

Source VaticanNews

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“Praedicate evangelium” : le projet de nouvelle Constitution apostolique avance

Le document s’intitule « provisoirement », « Prêchez l’Evnagile » – « Praedicate evangelium » – : le projet de nouvelle Constitution apostolique avance, indique la directrice adjointe de la salle de presse du Saint-Siège, Paloma García Ovejero qui a proposé à la presse un compte-rendu de la XXVIe réunion du Conseil des cardinaux avec le pape François (10-12 septembre 2018), ce mercredi 12 septembre 2018, au Vatican.

« Une grande partie du travail du Conseil a été consacrée aux derniers ajustements apportés au projet de la nouvelle Constitution apostolique de la Curie romaine, dont le titre provisoire est Praedicate evangelium. Le Conseil des cardinaux a déjà remis le texte provisoire au Saint-Père qui, cependant, est destiné à une révision stylistique et à une relecture canonique », a-t-elle précisé.

Prévenir les abus

Mais il sera impossible d’annoncer l’Evangile si la question des abus n’est pas affrontée énergiquement, avait averti le cardinal Sean Patrick O’Malley, O.F.M. Cap., archevêque de Boston, et président de la Commission pontificale, lundi dernier  : « Si l’Église se révèle incapable de répondre de tout son cœur et de faire de ce thème une priorité, toutes nos autres activités d’évangélisation, de charité et d’éducation seront affectées. »

Justement, le cardinal O’Malley, a informé les membres du Conseil des travaux de la Commission pontificale.

Et, après avoir entendu le Conseil des cardinaux, le Pape, a convoqué une réunion des présidents des Conférences épiscopales du monde entier au Vatican, du 21 au 24 février 2019, pour parler de la prévention des abus sur des mineurs et des adultes vulnérables, comme annoncé dans la déclaration publiée aujourd’hui.

Solidarité avec le pape François

Comme cela a déjà été également annoncé lundi dernier, lors de la première session de cette XXVIe réunion, le Conseil des cardinaux a demandé au Pape une réflexion sur le travail, la structure et la composition du Conseil, en tenant compte de l’âge de certains membres.

Encore une fois, les cardinaux ont exprimé leur entière solidarité avec le pape François pour ce qui s’est passé ces dernières semaines.

Tous ont exprimé leur satisfaction pour le succès de la IXème Rencontre mondiale des familles à Dublin, félicitant également le cardinal Kevin J. Farrell et avec le Dicastère des laïcs, de la famille et de la vie qui ont organisé l’événement avec l’archevêque de Dublin, Mgr Diarmuid Martin.

Les travaux et leurs horaires

Comme prévu, le Conseil des cardinaux s’est réuni pendant trois jours : lundi 10, mardi 11 et mercredi 12 septembre.

Trois cardinaux étaient absents le cardinal George Pell (Australie), le cardinal Francisco Javier Errázuriz (Chili), et le cardinal Laurent Monsengwo Pasinya (République démocratique du Congo).

Selon son habitude, le pape a participé aux travaux, même s’il était absent à trois moments :

-lundi en fin de matinée, pour l’audience du cardinal Beniamino Stella ;

-mardi matin, pour la visite ad limina apostolorum de la conférence épiscopale du Venezuela ;

-et ce mercredi matin pour l’audience générale.

Les réunions de lundi et mardi ont eu lieu le matin de 9 heures à 12 h 30 et l’après-midi de 16 h 30 à 19 heures. La séance s’est terminée ce matin à 10h30.

Rendez-vous en décembre

La prochaine réunion du Conseil des cardinaux aura lieu les 10, 11 et 12 décembre 2018.

Le Conseil est jusqu’ici composé de neuf cardinaux représentant tous les continents : Oscar Andres Rodriguez Maradiaga (Honduras, coordinateur), Giuseppe Bertello (Vatican), Francisco Javier Errazuriz Ossa (Chili, pour l’Amérique latine), Sean Patrick O’Malley (États-Unis, pour l’Amérique du Nord), Oswald Gracias (Inde, pour l’Asie), Reinhard Marx (Allemagne, pour l’Europe), Laurent Monsengwo Pasinya (RDC, pour l’Afrique), George Pell (Australie, pour l’Océanie) et Pietro Parolin (Secrétaire d’État). Le secrétaire est Mgr Marcello Semeraro, évêque d’Albano.

Source : Zenit.org

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Les petits mensonges d’Europe1 pour faire “avancer l’Eglise”

Cinq ans après être devenu le pape François, Jorge Mario Bergoglio, toujours aussi populaire parmi les fidèles, fait face à une fronde jusqu’à Rome à cause de son ouverture à la modernité… qui n’englobe pas le traitement des religieuses.

C’est l’idée maîtresse de l’article d’Europe1 intitulé Adoré des fidèles, le pape François est plus isolé au Vatican 

Article publié alors que sort un sondage pour le Figaro, dans lequel on se rend compte que précisément chez les fidèles le pape est en net recul en France mais pas seulement. L’idée que veut accréditer Europe1, comme tous les médias, est que le pape François, pape de la modernité est entravé dans ses réformes par une vieille Curie conservatrice et des évêques français réactionnaires. Mais qu’à part cette poignée d’aigris, l’immense majorité des fidèles attend cette libération de l’Eglise. Les chiffres montrent qu’il n’en est rien et quoiqu’il en soit de la réalité des intentions du pape, l’image que les médias véhiculent inquiète les fidèles, plus qu’elle ne les réjouit.

 

Pour aller plus loin Et Dieu dans tout ça ?

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Pro LGBT et anti règles, le prédicateur du carême pontifical fait polémique

Pour guider la retraite de Carême, le Pape François choisit un prêtre pro-LGBT qui soutient que Jésus “n’a pas établi de règles”

ROME, le 5 février 2018 (LifeSiteNews.com) – Le pape François a choisi un “prêtre-poète” portugais pour prêcher lors de sa retraite du Carême 2018, un promoteur ouvert de la “théologie critique” d’une religieuse espagnole qui défend la légalisation de l’avortement et la reconnaissance par le gouvernement du « mariage » homosexuel et des adoptions par des couples de même sexe.

Le père José Tolentino Calaça de Mendonça, vice-recteur de l’Université catholique de Lisbonne, a écrit l’introduction à la traduction portugaise de « théologie féministe dans l’histoire » par Teresa Forcades, que la BBC désigne comme « la religieuse la plus radicale d’Europe ».

Dans l’introduction au travail de Forcades, Tolentino de Mendonça annonce au lecteur que Jésus n’a laissé aucune règle ou loi à l’humanité, une idée qu’il applique avec approbation à la « théologie critique » de Forcades.

“Teresa Forcades i Vila rappelle ce qui est essentiel : que Jésus de Nazareth n’a pas codifié, ni établi de règles”, écrit Tolentino de Mendonça. “Jésus a vécu. C’est-à-dire qu’il a construit un éthos de relation, a somatisé la poésie de son message dans la visibilité de sa chair, a exprimé son propre corps comme prémisse. “

Lorsque la traduction portugaise du livre a été publiée en 2013 avec l’introduction de Tolentino de Mendonça, Forcades s’était bien positionnée comme défenseur de l’avortement légalisé et de la création du « mariage » homosexuel. La même année, elle publiait un hommage vidéo au dictateur vénézuélien Hugo Chavez, qui était alors en train de mourir d’un cancer.

Tolentino de Mendonça compare Forcades à Hildegarde de Bingen, et affirme que sa théologie s’exprime « sous une forme symbolique, ouverte et sensible à l’égard du réel » par opposition à la façon traditionnelle de parler de l’Église en termes clairs et non métaphoriques, qu’il appelle “les grammaires triomphales univoques que nous connaissons”.

“Il faut que le récit doctrinal se conçoive comme une lecture plutôt qu’une écriture, plus comme un voyage que comme un lieu, car la mémoire qui transporte n’est pas réductible à un code légal, à une vision, à quelque chose d’automatique”, écrit ce prêtre.

Tolentino de Mendonça écrit : ” C’est précisément ici que l’œuvre provocatrice de Teresa Forcades i Vila, “La théologie féministe dans l’histoire”, que le lecteur a entre les mains, vient à notre aide. “

Dans une interview à la radio Renascença de Lisbonne en 2016, Tolentino de Mendonça a fustigé des catholiques et en particulier des cardinaux qui ont critiqué le pape François, rejetant leur vision du « traditionalisme », qu’il opposait à une authentique « tradition ».

“Aujourd’hui, nous voyons le pape François contredit par une aile plus conservatrice de l’Eglise et par certains noms importants, même cardinaux, qui d’une certaine manière sont disposés à placer le traditionalisme au-dessus de la tradition”, a-t-il dit.

En ce qui concerne l’attitude “accueillante” du pape François envers ceux qui vivent obstinément dans des situations gravement pécheresses d’homosexualité et d’adultère, Tolentino de Mendonça a déclaré à l’interviewer : “Personne ne peut être exclu de l’amour et de la miséricorde du Christ. Et cette expérience de miséricorde doit être offerte à tous, qu’il s’agisse de chrétiens remariés, blessés par des expériences matrimoniales désastreuses, que ce soit la réalité de nouvelles familles, que ce soit des homosexuels, qui doivent dans l’Église trouver un espace pour être entendus, un lieu d’accueil et de miséricorde. “

Tolentino de Mendonca prêchera et prodiguera des conseils spirituels au Pape François et aux hauts responsables de la Curie pendant leur retraite du 18 février au 23 février de cette année.

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Le cardinal Müller met en garde contre une modernisation suicidaire de l’Eglise

Depuis plusieurs mois la Curie est en ébullition et les cardinaux se livrent à l’occasion d’un interview, d’une conférence ou d’une homélie, à des “confidences publiques” dont chacun est libre de penser ce qu’il veut, mais qui traduisent en tout cas un malaise grandissant au plus haut niveau de notre Eglise.

 

Au cours d’une récente conférence sur l’Encyclique “Veritatis Splendor” de Saint Jean-Paul II donnée dans le cadre de la Conférence des évêques Slovaquie et de l’Université Comenius de Bratislava, le cardinal Gerhard Müller a déclaré que « séparer l’enseignement dogmatique de l’enseignement moral revenait à transformer l’Eglise en une ONG soumise à ceux qui ne prétendent qu’à l’amélioration des conditions de vie ici-bas. » dans le monde intérieur. Et le cardinal d’ajouter qu’une telle façon de faire était « suicidaire » dans la mesure où l’on trompe les fidèles en les empêchant d’avoir accès à la vérité divine.

Interrogé sur “Amoris laetitia”, l’ancien préfet de la congrégation pour la doctrine de la foi a répondu qu’il déplorait les différentes interprétations que font les Conférences épiscopales du document de François : « Pour ce qui touche aux questions dogmatiques, il ne saurait y avoir de pluralisme. Ainsi, le huitième chapitre d’“Amoris laetitia” doit être compris d’une façon “orthodoxe”. Par conséquent, ceux qui vivent en état de péché mortel ne peuvent pas recevoir la communion eucharistique. »

Enfin, le cardinal a révélé qu’il avait dit lui-même au pape François que « si les conférences des évêques donnent des interprétations différentes d’“Amoris laetitia”, alors l’Eglise sera dans une situation similaire à celle que connaissent les communautés issues de la Réforme. » Et au passage, il a ajouté qu’« on ne peut pas célébrer la Réforme qui a conduit à la division de l’Eglise. »

Source : “Tagespost”.

traduction

 

 

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L’édito – Un mois romain très chahuté

La grande actualité du mois de janvier, fut sans aucun doute le voyage apostolique au Chili et au Pérou. Un voyage qui aura peut-être terni l’image médiatique du pape qui s’est maladroitement exprimé sur les affaires de pédophilie. Cependant, si le pape regrette ses propos il ne changera pas sa ligne. L’autre moment controversé du voyage fut le Mariage dans l’avion pour lequel le pape a ressenti le besoin de se justifier. Un contraste qui fait d’autant plus grincer certaines dents que quelques jours après, à l’occasion des vœux au tribunal de la Rote, le Saint-Père a appelé à former les époux au discernement des consciences. Un autre moment qui est mal passé est le discours contre le cléricalisme.  « Les laïcs ne sont pas vos employés », a rappelé le Saint-Père aux clercs. Sur cette terre chilienne, le souverain pontife a enfin exhorter à aimer sa patrie comme on aime sa mère.

Se rendant au Pérou, le pape est allé à la rencontre des indigènes d’Amazonie, avant la messe devant 1,3 million de fidèles.

Parmi les grandes déclarations sur le monde, le saint-Père n’a pas caché sa crainte d’une guerre nucléaire. Mais ce mois-ci fut surtout fort en déclaration sur la vie, la famille et l’éducation. Le Pape François dénonce les « formes subtiles d’atteintes à la vie », décrivant comme urgent qu’on entreprenne de réelles politiques de soutien aux familles. Rappelant que les parents ne sont pas propriétaires de la vie des enfants, le Pape a également appelé les écoles et les familles à renouer leur « alliance éducative »

Dans un contexte toujours tendu,  les dernières nominations à la Curie ont eu lieu sur une impression de réforme de la Curie avortée en silence et sur la constatation que le pape ne déplace plus les foules à Rome. Le climat délétère quitte le cercle confiné des remparts du Vatican et les accusations fusent. Ainsi, pour Mgr Victor Manuel Fernandez, les cardinaux Muller et Sarah font comme si le pape n’était pas pape. De son côté, le cardinal Wim Eijk demande que le pape François mette fin aux « doutes » concernant Amoris laetitia. Un soutien aux dubia qui arrive alors que l’institut pour la famille qui a remplacé l’institut Jean-Paul II, vient d’avancer de nouvelles propositions qui pourraient bien sonner le glas d’Humanae vitae, si l’on y prend garde.

Enfin, un petit clin d’œil dans cette grisaille romaine, la  Garde suisse recrute !

 

Cyril Brun, rédacteur en chef

 

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L’édito – Internet et la haine du pape

 

S’il est un lieu où l’on se déchaîne sans contrainte ni retenue, c’est bien la toile virtuelle et souvent anonyme. Cette violence, dont le courage est parfois porté par l’écran facile du pseudo, n’épargne pas le milieu catholique qui déverse sur le Net, ses angoisses, ses inquiétudes, ses coups de gueules et parfois sa haine, comme le font, finalement, de très nombreux internautes. On en reste pas moins perplexe devant la haine qui peut venir de catholiques. Les anathèmes, les procès d’intentions, les phrases incendiaires, jetés les uns contre les autres, laissent pantois, surtout quand ils viennent de milieux prônant la miséricorde, l’amour, la paix et la tendresse. Y aurait-il une schizophrénie, une hypocrisie ? Les réseaux sociaux, par nature, entraîneraient-ils, par l’engrenage facile du clavier protecteur, même les plus vertueux à la violence verbale quand elle n’est pas appel à la violence physique ? Car même en provenance de catholiques, ces appels sont réels jusque sur la personne du pape. Sans doute, y a-t-il un peu de tout cela mêlé dans des proportions propres à chaque internaute. Mais, cette violence ne traduit-elle pas un désarroi plus profond, une paix intérieure fragilisée, une inquiétude existentielle et spirituelle dont le démon se sert pour attiser les peurs et donc les haines ?

Une violence est toujours le signe de quelque chose de profond en nous-même. Même si le déclencheur de la violence peut être une raison objective de rejet, le fait de réagit avec violence et méchanceté traduit, lui, un corde sensible en nous. Et en ce sens, la violence qui se déchaîne contre le pape et par ricochet entre catholiques autour de la personne du pape, traduit un malaise profond de la communauté catholique, même la plus posée qui soit. Pris entre la papolâtrie et la haine du pape, même les plus modérés se trouvent enserrés dans un carcan de tensions qui ébranle toute l’Eglise. L’interdit inconscient qui pèse sur cette question du rapport au Saint-Père est pourtant en train de monter en pression et nous voyons que tout est sujet à explosion. Si la fonction pontificale et l’institution ne doivent pas faire débat pour un catholique, si l’infaillibilité lorsqu’elle est engagée (ce qui est très rarement le cas) n’est pas sujet de discussion, il est peut-être bon de libérer la parole avant que le démon achève de transformer des agacements en un schisme. La Curie elle-même est tendue et on voit les anathèmes se jeter au plus haut niveau et désormais publiquement. Ne nions pas qu’il y a une crise. Qu’elle repose sur des faits réels ou sur l’illusion satanique, le seul moyen de la déjouer est de cesser de cracher dans son coin son venin et de percer l’abcès, dans une vérité fraternelle et charitable, pendant que c’est… encore possible. C’est pour cette raison, après réflexion, que nous avons décidé de ne pas censurer les commentaires sur facebook. Il n’est nullement dans mon propos de prendre position sur le pape François, mais juste de dénoncer un pot de pus de non-dits, dans la famille catholique, au risque, une fois n’est pas coutume, de me faire conspuer, par ceux qui préfèrent le silence aveugle des œillères, à la vérité qui libère. Au pugilat larvé et mesquin qui déchire, préférons le courage de la confrontation qui apaise.

Cyril Brun,

Rédacteur en chef.

 

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Pour Mgr Victor Manuel Fernandez, les cardinaux Muller et Sarah font comme si le pape n’était pas pape

Nous relevons depuis quelques temps les tensions grandissantes au sein même de la Curie. ce n’est pas nouveau et les historiens auraient sans doute peu de peine à montrer qu’il en a toujours été ainsi. Mais chaque époque est tendue à sa manière et les conflits, attaques et autre coups plus ou moins avouables, nous disent quelque chose de la réalité ecclésiale du moment. 

Celle de 2018 est une crispation autour de la personne même du pape. une tension qui cristallise des camps aux contours et aux alliances multiformes et mouvants. Intérêts de pouvoir, lignes de front théologique, conflits de personnes, rien n’épargne la maison de Saint-Pierre.

En voici un nouveau soubresaut, assez frontal et, selon les nouvelles habitudes cléricales, médiatique.

Mgr Victor Manuel Fernandez vient de publier une tribune dans le journal argentin La Nacion pour dénoncer l’attitude du cardinal Sarah et du cardinal Müller qui agissent, selon lui, comme si François n’était pas pape. Recteur de l’université catholique d’Argentine, archevêque « ad personam » par la grâce du pape François, auteur d’un livre sur le baiser intitulé Guéris-moi avec ta bouche, celui qu’on appelle familièrement « Tucho » Fernandez a fortement influencé la rédaction d’Amoris laetitia comme le montre la conformité de ses écrits antérieurs avec les passages les plus controversés de l’exhortation. Il est à 100 % derrière les nouveautés du pape François. En s’en prenant à deux cardinaux connus pour leur classicisme mais qui n’ont jamais qualifié ces enseignements d’inacceptables, fût-ce par le biais de Dubia, le prélat argentin laisse deviner une escalade dans l’entreprise de déstabilisation.

 

Lire l’article sur Reinformation.TV

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Retrouvez les dernières nominations à la Curie

Le pape François complète l’organigramme de la Curie romaine par la nomination, dans 8 dicastères, de 14 cardinaux, « créés » au cours des consistoires de 2016 et de 2017. La Salle de presse du Saint-Siège publie la liste des nominations ce samedi 23 décembre 2017.

Voici la liste par dicastère :

-Congrégation pour les Églises orientales (1)

le cardinal Mario Zenari, nonce apostolique en Syrie

-Congrégation pour les Évêques (1)

le cardinal Juan José Omella Omella, archevêque de Barcelone (Espagne), il est aussi nommé membre du Tribunal suprême de la Signature apostolique (1)

-Congrégation pour l’Éducation catholique (2)

les cardinaux Carlos Osoro Sierra, archevêque de Madrid (Espagne),

et Blase Cupich, archevêque de Chicago (États-Unis)

Dicastère pour les Laïcs, la Famille et la Vie (3)

les cardinaux Baltazar Enrique Porras Cardozo, archevêque de Mérida (Venezuela),

Jozef De Kesel, archevêque de Malines-Bruxelles (Belgique),

et Jean Zerbo, archevêque de Bamako (Mali)

Dicastère pour le Service du Développement humain intégral (5)

les cardinaux Patrick D’Rozario, archevêque de Dacca (Bangladesh),

Maurice Piat, évêque de Port‑Louis (île Maurice),

John Ribat, archevêque de Port Moresby (Papouasie Nouvelle-Guinée),

Louis‑Marie Ling Mangkhanekhoun, vicaire apostolique de Paksé (Laos),

et Gregorio Rosa Chávez, évêque auxiliaire de San Salvador (EI Salvador)

Conseil pontifical pour la Promotion de l’Unité des chrétiens (1)

Le cardinal Anders Arborelius, évêque de Stockhom (Suède)

Commission pontificale pour l’État de la Cité du Vatican (1)

Le cardinal Kevin Farrell, préfet du Dicastère pour les Laïcs, la Famille et la Vie

 

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Le Pape crée une Troisième section de la Secrétairerie d’État, en charge du personnel diplomatique

Le Pape François a constitué la Troisième Section de la Secrétairerie d’État avec la dénomination de Section pour le Personnel diplomatique du Saint-Siège, en renforçant l’actuel bureau du Délégué pour les Représentations pontificales.

La section, qui dépendra du Secretaire d’État, sera présidée par le Délégué pour les Représentations pontificales. Actuellement, il s’agit de Mgr Jan Romeo Pawlowski. Il aura pour finalité de démontrer l’attention et la proximité du Saint-Père et des responsables de la Secrétairerie d’État pour le personnel diplomatique. Dans cette optique, le Délégué pour les Représentations pontificales pourra prévoir de rendre visite aux sièges des représentations pontificales (qui sont essentiellement des nonciatures apostoliques) avec régularité.

La Troisième section s’occupera exclusivement des questions attenantes aux personnes qui travaillent dans le service diplomatique du Saint-Siège ou qui s’y préparent, comme par exemple la sélection, la formation initiale et permanent, les conditions de vie et de service, les avancements, etc…

Dans l’exercice de ses fonctions, le Délégué pour les Représentations pontificales bénéficiera d’une juste autonomie, et dans le même temps se chargera d’établir une étroite collaboration avec la Section pour les Affaires générales (qui continuera à s’occuper des questions générales concernant ces représentations pontificales) et avec la Section pour les Rapports avec les États (qui continue à s’occuper des aspects politiques de leur travail).

Le délégué pour les Représentations pontificales participera, avec le Substitut pour les Affaires générales et avec le Secrétaire pour les Rapports avec les États, aux réunions hebdomadaires de coordination présidée par le Secrétaire d’État. Il convoquera et présidera les réunions ad hoc pour la préparation des nominations des Représentants pontificaux. Enfin, il sera responsable, avec le président de l’Académie pontificale ecclésiastique, de ce qui concerne la sélection et la formation des candidats.

 

Source Radio Vatican