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Kermesse du séminaire de Bordeaux (33) les 23 & 24 mars 2019

Le samedi 23 et dimanche 24 mars 2019, un week-end pour soutenir et rencontrer les séminaristes du séminaire Saint Joseph de Bordeaux !

Rencontrer les séminaristes, les regarder jouer une pièce de théâtre, vivre l’Eucharistie, faire de bonnes affaires, remplir ses réserves de confitures, défendre l’honneur de sa paroisse aux olympiades, écouter l’harmonie d’une chorale, vivre des temps de jeux en famille ? Tout cela est possible sur l’espace d’un week-end !

Quel est le programme ?

Samedi 23 mars

-10h-18h – Vente de vin, fleurs, brocante… organisée par les paroisses et mouvements du diocèse.
-10h-18h – Prière pour les vocations – Adoration dans la chapelle du lycée (confessions possibles de 14h30 à 16h).
-12h – Messe présidée par le père Geoffroy Gardair, supérieur du séminaire.
– Repas – restauration sur place possible (plancha, crêpes…).
– 14h30 – Début des Olympiades inter Paroissiales. Venez défendre les couleurs de votre paroisse ! Lien pour l’inscription
– 15h – Visite du séminaire
– 18h30 – Concert de la chorale Crescendo. Vous ne connaissez pas cette chorale ? Découvrez-la sur www.chorale-crescendo.fr.
– Repas – restauration sur place possible (plancha, crêpes…).

Dimanche 24 mars

– 10h-18h – Vente de vin, fleurs, brocante… organisée par les paroisses et mouvements du diocèse.
– 10h30 : Messe présidée par Mgr Ricard.
– Repas – Déjeuner festif sur inscription (16€/pers), prévu vers 12h30 – inscription possible par mail : seminairestjoseph@sfr.fr.
– 16h – Pièce de théâtre des séminaristes

Comment y accéder ?

Lycée Saint Genès, 160 rue Saint Genès à Bordeaux.
Parking sur place, Tram B Bergognié ou Barrière Saint Genès.

Besoin de plus d’informations, voir les vidéos ?
https://seminairedebordeaux.fr

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Soirée d’information sur les Goums le 26 février 2019 à Pau (64)

Une soirée d’information sur les Goums se déroulera le mardi 26 février 2019 à Pau à la maison paroissiale de l’église Saint-Jacques (8 rue Bernadotte) à 19h45, à l’issue de la messe qui elle sera célébrée à 19h en l’église Saint-Jacques :
“Qu’est-ce qu’un goum ? Une aventure spirituelle d’une semaine au désert, une rencontre avec Lui !
Le raid Goum réunit marche, dépouillement, méditation et vie fraternelle.
Vous êtes tentés par l’aventure des goums ?
Vous êtes simplement curieux ? Venez partager cette soirée avec nous ! “.
Casse-croûte tiré du sac.
Renseignements : benjamin.gay@live.fr
Site internet : http://www.goums.org

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Le Monastère de la Grande Chartreuse (et ses liqueurs !) : petite histoire en 2 minutes (et en VIDÉO)

Un article proposé par Divine Box.

Le monastère de la Grande Chartreuse se trouve, comme son nom l’indique, dans le massif de la Chartreuse, dans les Alpes.

 

La communauté regroupe quelques moines qui y vivent en ermite et ne prennent qu’un repas par jour. Ils sont notamment mondialement réputés pour leurs Chartreuse Verte et Chartreuse Jaune, produites depuis plusieurs siècles !

 

Petit tour d’horizon du monastère (et de ses liqueurs) en deux minutes, top chrono, avec Divine Box ! (Une vidéo vous attend à la fin de l’article)

 

Les frères chartreux vivent depuis 1000 ans au coeur de la vallée de la Chartreuse, dans les Alpes françaises – Crédit Photo : Chartreuse Diffusion

Monastère de la Grande Chartreuse : la vision

 

En 1084, saint Hugues, alors évêque de Grenoble, a une vision : 7 hommes désireux de louer Dieu au coeur d’une montagne nommée « Chartreuse”. C’est alors que Bruno, universitaire à Cologne, lui rend visite avec ses six compagnons.

 

Coïncidence ? Pas sûr… Saint Hugues y voit en effet un signe de la Providence et décide d’emmener Bruno dans la montagne, le lieu parfait pour prier ! Le futur saint Bruno est ravi, lui qui voulait quitter le monde afin de vivre pour Dieu seul. Allez hop, on monte le camp !

Saint Bruno, qui a vécu au XIe siècle, est le fondateur du monastère de la Grande Chartreuse – Divine Box

Et de deux !

 

Bruno décide alors de construire un lieu qui allie vie solitaire et… vie communautaire. Un subtil équilibre qui se retrouve, par ailleurs, dans la construction même du monastère. De petites cellules en bois, indépendantes, sont en effet reliées par une galerie qui débouche sur une église et un réfectoire.

 

Une fois la construction terminée, Bruno est appelé auprès du pape pour le conseiller, mais ce rôle l’ennuie profondément… Le revoilà donc reparti en Italie, en Calabre, pour fonder la deuxième « Chartreuse » de l’Histoire ! En avant, toute !

Ci-dessus, saint Bruno rendant visite au pape Urbain II, à l’appel de ce dernier – Divine Box

La règle du monastère de la Grande Chartreuse

 

À la mort de saint Bruno en 1101, aucune règle communautaire n’est encore écrite ! Dingue, non ? Même si la coutume orale fonctionne alors à l’époque, en 1121, le prieur général, « Guigues le Chartreux », a le souci de pérenniser l’organisation de l’ordre.

 

Et hop, en 1127, les « Statuts » (la règle des chartreux) sont approuvés, et se diffusent progressivement aux différentes chartreuses qui se développent partout en Europe… Et pour les petits curieux : oui, les chartreux actuels suivent toujours les préceptes de 1127 !

Ci-dessus, les Consuetudines Cartusiae (Coutumes de la Chartreuse), écrites et mises en forme par le frère prieur Guigues le Chartreux – Divine Box

L’apogée

 

Heureusement d’ailleurs que tout s’organise, car au XIVe siècle, à l’apogée de l’ordre, on compte 150 chartreuses en activité ! Chaque maison est alors représentée par un prieur, qui s’en réfère au père général, qui est le prieur du monastère de la Grande Chartreuse.

 

Ensemble, ils tentent de se réunir régulièrement pour discuter des évolutions de l’ordre et… déguster un verre de liqueur (anecdote véridique) ! Mais malheureusement, après de belles années, la suite n’est pas toute reluisante pour ces moines cherchant Dieu dans la solitude…

Au XIVe siècle, le monastère de la Grande Chartreuse connaît son apogée : elle a pu fonder 150 monastères en Europe ! – Crédit Photo : Chartreuse Diffusion

Les complications à la veille de la Révolution

 

En effet, depuis la fin du XIVème siècle, les guerres provoquent la fermeture progressive des maisons. Le monastère de la Grande Chartreuse lui-même subit notamment de nombreux incendies. Et même si le monastère a toujours été reconstruit à l’identique, les moines ont souvent dû quitter les lieux pour se protéger !

 

C’est notamment le cas entre 1789 et 1816, quand l’Etat décrète que les biens de l’Eglise appartiennent à la Nation : il n’y a alors plus de maisons vivantes en France. Coup dur ! Et ce n’est pas fini…

Ci-dessus, une gravure du XVIIIe siècle représentant le monastère de la Grande Chartreuse, peu avant la Révolution – Divine Box

La résistance des montagnards

 

En 1903, une loi dissout les congrégations, dont (évidemment) celle des chartreux, mais le père général de l’époque tente de défendre sa cause. Sa lettre aux autorités, relayée par la presse, crée un (petit) soulèvement populaire : des milliers d’habitants du coin se rassemblent alors sous les murs du monastère pour empêcher l’expulsion des moines !

Mais après plusieurs jours de lutte pacifique, les gendarmes vident finalement le monastère le 19 avril, au milieu des habitants en pleurs. Même les gendarmes, honteux, se découvrent au passage des frères…

 

En avril 1903, l’armée et les policiers sont réquisitionnés pour expulser les frères chartreux, face au soutien de la population locale – Divine Box

Monastère de la Grande Chartreuse : et aujourd’hui ?

 

La vie du monastère de la Grande Chartreuse a repris en 1940, après un exil de 37 ans en Italie… ! Aujourd’hui, ils sont une vingtaine sur place, et suivent toujours les « Statuts » de 1127.

 

Leur prière est d’abord solitaire en cellule, mais ils se retrouvent en communauté pour la messe, les vêpres (à 18h) et les matines (à 1h du matin !).

 

En plus de ça, ils étudient et travaillent de leurs mains, par exemple à l’entretien de leur jardin ou à la fabrication des coffrets de Chartreuse ! Sans oublier bien sûr, dans la catégorie produits monastiques, les fameuses liqueurs qu’ils préparent ! On en parle tout de suite…

Aujourd’hui, les frères du monastère de la Grande Chartreuse ont pu se réinstaller depuis 1940 dans leurs bâtiments historiques – Crédit Photo : Chartreuse Diffusion

Mystérieuse Chartreuse

 

Depuis 1737, les chartreux élaborent des liqueurs à la renommée mondiale, issues d’un mystérieux parchemin reçu en 1605, détaillant la recette d’un élixir végétal aux 130 plantes.

 

Aujourd’hui, les deux moines qui supervisent la production sont les seuls *au monde* à connaître les ingrédients et le processus de fabrication de chaque liqueur. Un artisanat monastique rarissime, qui en a fait rêver plus d’un !

 

C’est pour cela, par exemple, qu’ils ne voyagent jamais dans la même voiture ! On n’est jamais trop prudents… La fameuse chartreuse verte, elle, date de 1764 ! Et voilà, vous savez (presque) tout.

Les frères chartreux réalisent encore, depuis plusieurs siècles, des liqueurs à la recette ultra secrète – Crédit Photo : Chartreuse Diffusion

Et pour acheter les produits/liqueurs du Monastère de la Grande Chartreuse ?

 

 

Sur place à la boutique près du monastère bien sûr ! Ou sinon sur la boutique monastique en ligne de Divine Box : vous pourrez y acheter la Chartreuse Verte, la tisane des Pères Chartreux, l’élixir végétal de la Grande Chartreuse etc…

 

Le coin est superbe, n’hésitez pas à vous rendre sur place ! Mais les moines, ermites et très discrets, ne seront probablement pas là pour vous accueillir … ;-)

La vidéo

 

Allez, vous l’avez bien méritée ! Voici une petite vidéo (1:09) de Divine Box, sur le monastère de la Grande Chartreuse :

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La ville des moines – visite découverte de la présence religieuse à Nancy (54) avant la Révolution – 3 mars 2019

Nancy, la ville des moines

Le Père Jacques Bombardier nous propose de découvrir Nancy sous l’angle bien particulier de la présence religieuse avant la Révolution.

En nous faisant parcourir la Cité ducale, le 3 mars 2019, de 14h à 18h, il évoquera :

  • les Cordeliers, gardiens de la nécropole des ducs de Lorraine,
  • les Minimes et les Visitandines, du lycée Henri Poincaré,
  • les frères de Saint-Jean-de-Dieu, rue Sainte-Catherine,
  • les Sœurs de Saint-Charles, dans le quartier Charles-III – Saint-Sébastien,
  • les Tiercelins,

Une promenade bien instructive pour connaître Nancy autrement ! Inscrivez-vous vite !

Départ à 14h au 66 Grande Rue, devant le Palais ducal, Nancy

Plus d’informations

Il est nécessaire d’être préalablement inscrit :
soit par courriel jacques.bombardier@wanadoo.fr
soit par courrier postal « Père Jacques Bombardier – 6 rue des Loups – 54000 Nancy »

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Mini camp “neige et service” du 18 au 22 février 2019 pour les 8-17 ans à Chauffayer (05)

Les Eclaireurs du Midi organisent un mini camp “Neige et Service” pour louveteaux et éclaireurs du 18 au 22 février 2019 (de 8 à 17 ans et +). Hébergement dans un centre en dur avec chauffage, dont les places sont limitées. Ne tardez donc pas à inscrire vos jeunes. Renseignements et inscriptions :

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Les fraternités missionnaires de proximité… Qu’est-ce que c’est ? Rencontre le 2 février 2019 à Amiens (80)

Les fraternités missionnaires de proximité… Qu’est-ce que c’est ? Comment faire ? Pour vivre quoi ?

Dans la lettre pastorale « A Dieu tout est possible », tout le diocèse d’Amiens est appelé à  « s’engager résolument dans la création, l’animation, l’accompagnement et le soutien de  fraternités missionnaires de proximité dans l’ensemble de son territoire. » (décision 1) Voir page dédiée

Et maintenant ? Qu’est-ce que c’est ? Comment faire ? Pour faire quoi ? Pour vivre quoi ?

Nous vous proposons un temps de rencontre, ouvert à tous, pour répondre à vos questions et vous donner des repères pour vous lancer.

RDV le samedi 2 février 2019 de 9h30 à 11h30 à la Maison diocésaine 384 rue Saint Fuscien à Amiens.

D’autres rencontres seront proposées dans tout le diocèse dans les semaines à venir.

Renseignements : Albane de La Vieuville adelavieuville@diocese-amiens.com 03 60 12 32 06

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Nouveau parcours alpha couple 2019 à Marseille (13) – Première soirée le 18 janvier 2019

“L’équipe Alpha couple de Marseille est heureuse de vous proposer un nouveau parcours pour 2019.

En ce début d’année, offrez à votre couple un beau cadeau :  huit soirées en tête à tête,  pour vous occuper de vous deux, discuter et réfléchir ensemble sur votre couple.

Chaque soirée comprend un dîner servi à table et un témoignage de couple  sur des thèmes variés.


Vous trouverez tous les détails de l’organisation dans le flyer en pièce-jointe.
Débutez 2019 en beauté en nous rejoignant. A très bientôt !”


Sébastien Jacot

Présentation & inscriptions

Lien vers pdf

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Atelier Cycloshow le 26 janvier 2019 à Auxerre (89)

Éducation à l’affectivité et à la sexualité des jeunes adolescents : un atelier proposé pour accompagner la puberté “à la découverte du langage secret du corps”.

Atelier mère & fille
Le 26/01/2019 de 09h45 à 16h00

Auxerre, 85 avenue de Saint-Georges

Plus d’informations sur le déroulement d’un atelier Cycloshow.

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L’Evangélisation par les talents – « Moi, c’est le rythme »

 Moi, c’est le rythme !

Ils sont prêtres, curés ou vicaires, et mènent de front leur ministère et de multiples autres tâches. Pour autant, ils n’ont pas renoncé à cette passion – musique, sport, cuisine, vélo…- qui les habite depuis l’enfance. Nous vous proposons de découvrir les talents peu ordinaires de ces prêtres parisiens, qu’ils mettent parfois au service de leur sacerdoce. En abolissant les distances, ces passions les rendent tout simplement accessibles. Premier portrait de cette série, le P. Augustin Deneck, à la batterie.

Douze ans. Pour la plupart des garçons, c’est un âge où on se rêve volontiers en footballeur ou rugbyman. Pas le P. Augustin Deneck. À peine entré dans l’adolescence, lui ne pense qu’aux percussions. « Moi, c’est le rythme », résume t-il laconiquement. Ce premier amour, il le doit à son père, grand danseur et amateur de guitare à l’espagnole, musicien lui-même. À 12 ans, Augustin, qu’on imagine volontiers bon élève, intègre le conservatoire du 15e arrondissement, dans la classe d’un professeur membre de la Garde républicaine. S’ensuivent plusieurs années de percussions, entre caisses claires, xylophone et timbales, accompagnées de cours de solfège. Et à l’âge du lycée, le premier groupe de rock, les Beyonders, suivi d’un deuxième, Horizon cinq. À leur répertoire, des grands classiques, comme U2 et Phil Collins. Une école de commerce et l’entrée au séminaire mettent pourtant un frein à sa passion.

Poussé par le besoin « d’éliminer le superflu », il vend sa batterie et se met à la guitare. La rencontre avec le P. Daniel Ponsard, lui-même grand amateur de cinéma, ébranlera ces résolutions. Un an plus tard, dans la paroisse où il sert comme séminariste, il recrée un groupe de rock composé de jeunes paroissiens. Et se met lui-même aux percussions africaines. Ses fidèles ont désormais l’habitude d’entendre un djembé ou un cajon accompagner le Cantique de Moïse lors de la vigile pascale. Mais c’est finalement ici, à St-Ambroise (11e), paroisse dont il est le curé depuis 2012, que l’envie renaît, sous la pression amicale d’Aymeric, diacre permanent. Quinze ans après les avoir délaissées, le P. Augustin Deneck reprend donc les baguettes et lance un nouveau groupe de rock baptisé Kaïros – « le moment favorable » en grec. Sa batterie, la guitare – sèche, électrique ou folk – d’Aymeric, la basse d’Emmanuel, le clavier de Florent et la voix de Roselyne composent désormais le groupe, qui répète tous les quinze jours dans une cave. Un passe-temps qui aurait sans doute eu vocation à rester sous le boisseau, si ce n’était la Providence.

 

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« Madeleine Delbrêl, une spiritualité pour aujourd’hui ? » le 14 janvier 2019 à Alençon et le 15 janvier à Flers (61)

Soirée tout public avec le Père Gilles François, postulateur de la cause de Madeleine Delbrêl. Le 14 janvier, à Alençon (centre pastoral La Providence à 20h30) ou le 15 janvier à Flers (la rotonde à 20h30).

Le 26 janvier 2018, le pape François a autorisé la Congrégation pour les causes des saints à promulguer le décret reconnaissant les vertus héroïques de Madeleine Delbrêl, lui attribuant ainsi le titre de vénérable. C’est la première étape avant qu’elle ne soit déclarée bienheureuse.

Tract à télécharger ici pour la journée du 15 janvier à Sées à destination des prêtres, acteurs pastoraux et autres…


En attendant les soirées dans l’Orne, voici une vidéo instructive réalisée en 2014 par KTO :

« Prière du Matin » de Madeleine Delbrêl

Voici la Prière du Matin « Un jour de plus commence, Jésus en moi veut le vivre » de Madeleine Delbrêl (1904-1964), Mystique chrétienne française qui par son travail d’assistante sociale a fondé les « Equipes Madeleine Delbrêl » où il s’agit « d’y être le Christ » et non « d’y travailler pour le Christ » en rencontrant les gens où ils vivent, en devenant leur ami, en les recevant chez soi et en s’entraidant.

« Un jour de plus commence, Jésus en moi veut le vivre. Il ne s’est pas enfermé, Il a marché parmi les hommes. Avec moi il est parmi les hommes d’aujourd’hui. Il va rencontrer chacun de ceux qui entreront dans la maison, chacun de ceux que je croiserai dans la rue, d’autres riches que ceux de son temps, d’autres pauvres, d’autres savants et d’autres ignorants, d’autres petits et d’autres vieillards, d’autres saints et d’autres pécheurs, d’autres valides et d’autres infirmes. Tous seront ceux qu’il est venu chercher. Chacun, celui qu’il est venu sauver. A ceux qui me parleront, il aura quelque chose à répondre ; A ceux qui manqueront, il aura quelque chose à donner. Chacun existera pour lui comme s’il était seul. Dans le bruit il aura son silence à vivre. Dans le tumulte, sa paix à mouvoir. Jésus en tout n’a pas cessé d’être le Fils. En moi il veut rester lié au Père. Doucement lié, dans chaque seconde, balancé sur chaque seconde comme un liège sur l’eau. Doux comme un agneau devant chaque volonté de son Père. Tout sera permis dans le jour qui va venir, tout sera permis et demandera que je dise « oui ». Le monde où il me laisse pour y être avec moi ne peut m’empêcher d’être avec Dieu ; comme un enfant porté sur les bras de sa mère n’est pas moins avec elle parce qu’elle marche dans la foule. Jésus, partout, n’a cessé d’être envoyé. Nous ne pouvons pas faire que nous ne soyons, à chaque instant, les envoyés de Dieu au monde. Jésus en nous ne cesse pas d’être envoyé, au long de ce jour qui commence, à toute l’humanité, de notre temps, de tous les temps, de ma ville et du monde entier. A travers les proches frères qu’il nous fera servir, aimer, sauver, des vagues de sa charité partiront jusqu’au bout du monde, iront jusqu’à la fin des temps. Béni soit ce nouveau jour, qui est Noël pour la terre, puisqu’en moi Jésus veut le vivre encore. Ainsi soit-il. »

Madeleine Delbrêl (1904-1964)