Brèves

Extension du délit d’entrave à l’IVG : un an plus tard, aucune plainte

Un an après l’adoption de l’extension du délit d’entrave à l’IVG, « aucune plainte n’a été déposée ».

Cette loi « punit de deux ans d’emprisonnement et 30 000 euros d’amende les auteurs de site internet poursuivis par une femme estimant avoir reçu ‘des pressions morales et psychologiques, des menaces ou tout acte d’intimidation’ pour l’empêcher d’avorter ». Pour ses partisans, il s’agit d’une loi « trop complexe » qui « n’a pas eu d’effet ». Pour Alba Orva, juriste bénévole à la Fondation des femmes « le délit est décrit de telle manière qu’il est difficile à démontrer », car il faut «  être en présence d’une femme qui cherche à s’informer sur l’IVG, qui subisse des menaces ou pressions assez graves pour qu’elle s’en rende compte, qu’elle en soit suffisamment affectée pour porter plainte, et qu’elle garde des preuves de ce qu’elle a subi ». Sa fondation a donc « des difficultés pour trouver des victimes »,mais « voudrait porter une première action en justice ».

Laurence Rossignol, ministre des droits des femmes au moment du vote de cette loi, estime pour sa part que « le texte est difficile car il est contraint par les principes généraux sur la liberté d’expression. Etre opposé à l’IVG est une opinion et la liberté d’opinion est une liberté fondamentale ». Le « délit d’entrave à l’IVG » étendu a donc plutôt « une valeur pédagogique et dissuasive » selon elle. Catherine Coutelle, rapporteur du texte, explique également : « On ne ferme pas les sites pro-vie, on dit que les personnes qui ont été abusées ont le droit de porter plainte ».

De fait, Marie Philippe, directrice d’IVG.net, un site visé par la loi, répond : « Je ne vois pas comment on pourrait avoir une plainte dans la mesure où on répond à une démarche personnelle ». Emile Duport, porte-parole d’un autre mouvement visé, les Survivants, s’est dit « peu inquiété » par cette loi : « Au contraire, ça nous a médiatisé » conclut-il. Mais depuis un an, ces « plateformes » reçoivent davantage de faux témoignages ou d’appels de femmes cherchant à les piéger.

Source Généthique.org

Tribunes et entretiens

Entretien – Jean-Marie Le Mené, l’avortement n’est juridiquement pas un droit

Au micro de Charlotte d’Ornellas, Jean-Marie Le  Mené s’exprime sur le risque du délit d’entrave numérique, adopté en commission hier 23 novembre 2016.

(reprise estivale d’un article de novembre 2016)

Pour le président de la Fondation Lejeune, cette loi empêcherait les femmes de dire leur vécu post avortement. Le gouvernement veut être le maître de la vérité.

jml

L’avortement, juridiquement n’est pas un droit, mais une dérogation au droit de tuer.

 

 

Brèves

Délit d’entrave IVG – François Fillon confirme l’abrogation du délit d’entrave numérique s’il est élu

Avec beaucoup de circonlocutions, mais surtout en affirmant en premier lieu qu’il n’est pas question de remettre en cause la loi Veil, le porte-parole de François Fillon, Damien Abad confirme que François Fillon abrogera le Délit d’Entrave à l’IVG pour atteinte à la liberté d’expression.

 damien A

 

On se demande alors pourquoi le député Fillon n’était pas dans l’hémicycle lors du vote de cette loi liberticide.

En France #NLQ

Délit d’entrave : les sites à faire fermer de toute urgence

La loi sur le délit d’entrave numérique à l’avortement ayant été votée, dans le respect de la loi, il nous faut signaler de nombreux sites procurant des informations de nature à dissuader une femme d’avoir recours à l’avortement.

Nous vous proposons donc une liste de sites, rangés par thème, étant de nature à dissuader une femme qui les consulterait de recourir à l’avortement.

La vie d’une personne commence à la fécondation

  • « Le cycle de vie des mammifères commence quand un spermatozoïde rentre dans un ovule »[1] (Okada, Yamagata, Hong, Wakayama, & Zhang, 2010) sur le site de Nature
  • « La fécondation est le processus qui unit les gamètes haploïdes mâles et femelles (spermatozoïde et ovule) pour produire un nouvel individu génétiquement distinct. »[2] (Signorelli, Diaz, & Morales, 2012) sur le site de Springer
  • « L’oviducte, ou trompe de Fallope, est le région anatomique où chaque nouvelle vie commence chez les mammifères. Après un long voyage, le spermatozoïde rencontre l’ovocyte en un endroit spécifique dénommé ampoule, alors la fécondation a lieu »[3], (Coy, García-Vázquez, Visconti, & Avilés, 2012), sur le site de la revue « Reproduction »
    On notera au passage que cette information ne fait pas l’unanimité, puisque la théorie selon laquelle la fécondation aurait lieu dans le point le plus déclive du péritoine (cul de sac de Douglas), puis remontrait pour rejoindre l’utérus via les trompes en utilisant les flux péritonéaux comme moteur, est toujours considérée par les praticiens.

L’avortement augmente des risques de cancer

De nombreuses publications de type académique prétendent que l’avortement auguemente le risque de cancer,  plus d’une cinquantaine, par exemple dans Asian Pacific Journal of Cancer Prevention (Yanhua et al., 2012), disponible sur le site de l’éditeur koreascience, dans International Journal of Epidemiology (Becher, Schmidt, & Chang-Claude, 2003) disponible sur le site d’Oxford Academic, Cancer Causes & Control (Huang et al., 2014),  disponible sur le site de Springer, ou encore dans Breast Cancer Research (Lecarpentier et al., 2012) sur le site de biomedcentral.

L’avortement favorise la prématurité

Voici une information qui se retrouve dans plus d’une centaine d’articles de type académique. Il y a par exemple Saccone, Perriera, & Berghella (2016), publié dans American journal of obstetrics and gynecology, que l’on trouve sur le site d’Elsevier, Scholten, Page-Christiaens, Franx, Hukkelhoven, & Koster (2013) publié sur le site BMJ open, Oliver-Williams, Fleming, Monteath, Wood, & Smith (2013) publié sur le site PLoS Med, McCarthy et al. (2013) dans la revue Human Reproduction sur le site d’Oxford  Academic ou encore Heaman et al. (2013) dans la revue Paediatric and perinatal epidemiology fur le site de Wiley Online Library.

L’avortement augumente les risques d’autisme chez les enfants suivants

Comme certains articles prétendent que l’avortement provoque la prématurité, et que la prématurité est un facteur de risque pour l’autisme, en toute logique, certains allaient prétendre que l’avortement favorisait l’autisme. C’est ce que prétendent Burd, Severud, Kerbeshian, & Klug (2005), publiés dans Journal of Perinatal Medicine disponible sur le site Degruyter.

L’avortement provoque des troubles psychologiques

Le site medical sciences monitor parle de syndrome post-traumatique (Rue, Coleman, Rue, & Reardon, 2004), de risques accrus de suicides  (Cougle, Reardon, & Coleman, 2003).

Encore une fois, le site d’Oxford Academic, non seulement prétend qu’il y a non seulement un risque accru de suicide mais aussi de meurtres dans les pages de son European Journal of Public Health (Gissler, Berg, Bouvier-Colle, & Buekens, 2005). Cette article va jusqu’à affirmer que “Le risque élevé après un avortement doit être reconnu dans les dispositifs des services sociaux et de santé”[4].

Elsevier dans son Journal of Psychiatric Research détaille d’autre trouble comme les attaques de panique, l’agoraphobie, l’alcoolisme ou la dépression (Coleman, Coyle, Shuping, & Rue, 2009). Dans la même veine le site du Royal College of Psychiatrists, qui affiche pourtant un Impact factor de 7,06,  détaille les addictions et les angoisses (Dingle, Alati, Clavarino, Najman, & Williams, 2008), cette organisme va jusqu’à prétendre qu’une femme qui garde un enfant non voulu, avec une réaction adverse à la grossesse, souffre moins d’anxiété, d’idée suicidaire, de problème d’alcoolisme, de drogues et de problèmes mentaux diverses (Fergusson, Horwood, & Boden, 2008).

Conclusion

De nombreux sites académiques fournissent des informations de nature à dissuader les femmes d’avoir recours à une interruption volontaire de grossesse. De plus, la majorité de ces sites, comme Elsevier, Springer, Wiley ou encore Nature sont financés par des universités, via les abonnements ou des achats d’articles ; et sont donc financés par le contribuable. Il faut donc réagir, et interdire l’accès aux sites académiques cités, et interdire le financement de ces sites par les universités et bloquer l’accès aux sites de publications académiques.

Voici donc la liste des sites à bloquer de tout urgence :

·         Biomedcentral

·         BMJ open

·         Degruyter

·         Elsevier

·         Koreascience

·         Medical sciences monitor

·         Nature

·         Oxford Academic

·         PLoS Med

·         Reproduction

·         Royal College of Psychiatrists

·         Springer

·         Wiley Online Library

Benjamin Leduc


[1] “The life cycle of mammals begins when a sperm enters an egg.” en anglais dans le texte.

[2] “Fertilization is the process by which male and female haploid gametes (sperm and egg) unite to produce a genetically distinct individual.” en anglais dans le texte.

 [3] “The oviduct or Fallopian tube is the anatomical region where every new life begins in mammalian species. After a long journey, the spermatozoa meet the oocyte in the specific site of the oviduct named ampulla, and fertilization takes place.” en anglais dans le texte.

[4] the elevated risk after a terminated pregnancy needs to be recognized in the provision of health care and social services. En anglais dans le texte

Références

 Becher, H., Schmidt, S., & Chang-Claude, J. (2003). Reproductive factors and familial predisposition for breast cancer by age 50 years. A case-control-family study for assessing main effects and possible gene–environment interaction. International Journal of Epidemiology, 32(1), 38–48. https://doi.org/10.1093/ije/dyg003

Burd, L., Severud, R., Kerbeshian, J., & Klug, M. G. (2005). Prenatal and perinatal risk factors for autism. Journal of Perinatal Medicine, 27(6), 441–450. https://doi.org/10.1515/JPM.1999.059

Coleman, P. K., Coyle, C. T., Shuping, M., & Rue, V. M. (2009). Induced abortion and anxiety, mood, and substance abuse disorders : Isolating the effects of abortion in the national comorbidity survey. Journal of Psychiatric Research, 43(8), 770–776.

Cougle, J. R., Reardon, D. C., & Coleman, P. K. (2003). Depression associated with abortion and childbirth : a long-term analysis of the NLSY cohort. Medical Science Monitor, 9(4), CR105–CR112.

Coy, P., García-Vázquez, F. A., Visconti, P. E., & Avilés, M. (2012). Roles of the oviduct in mammalian fertilization. Reproduction, 144(6), 649–660. https://doi.org/10.1530/REP-12-0279

Dingle, K., Alati, R., Clavarino, A., Najman, J. M., & Williams, G. M. (2008). Pregnancy loss and psychiatric disorders in young women : an Australian birth cohort study. The British Journal of Psychiatry, 193(6), 455–460.

Fergusson, D. M., Horwood, L. J., & Boden, J. M. (2008). Abortion and mental health disorders : evidence from a 30-year longitudinal study. The British Journal of Psychiatry, 193(6), 444–451. https://doi.org/10.1192/bjp.bp.108.056499

Gissler, M., Berg, C., Bouvier-Colle, M.-H., & Buekens, P. (2005). Injury deaths, suicides and homicides associated with pregnancy, Finland 1987-2000. European Journal of Public Health, 15(5), 459–463. https://doi.org/10.1093/eurpub/cki042

Heaman, M., Kingston, D., Chalmers, B., Sauve, R., Lee, L., & Young, D. (2013). Risk Factors for Preterm Birth and Small-for-gestational-age Births among Canadian Women. Paediatric and Perinatal Epidemiology, 27(1), 54–61.

Huang, Y., Zhang, X., Li, W., Song, F., Dai, H., Wang, J., … Chen, K. (2014). A meta-analysis of the association between induced abortion and breast cancer risk among Chinese females. Cancer Causes & Control, 25(2), 227–236. https://doi.org/10.1007/s10552-013-0325-7

Lecarpentier, J., Noguès, C., Mouret-Fourme, E., Gauthier-Villars, M., Lasset, C., Fricker, J.-P., … Andrieu, N. (2012). Variation in breast cancer risk associated with factors related to pregnancies according to truncating mutation location, in the French National BRCA1 and BRCA2 mutations carrier cohort (GENEPSO). Breast Cancer Research, 14, R99. https://doi.org/10.1186/bcr3218

McCarthy, F. P., Khashan, A. S., North, R. A., Rahma, M. B., Walker, J. J., Baker, P. N., … others. (2013). Pregnancy loss managed by cervical dilatation and curettage increases the risk of spontaneous preterm birth. Human Reproduction, 28(12), 3197–3206.

Okada, Y., Yamagata, K., Hong, K., Wakayama, T., & Zhang, Y. I. (2010). A role for the elongator complex in zygotic paternal genome demethylation. Nature, 463(7280), 554–558.

Oliver-Williams, C., Fleming, M., Monteath, K., Wood, A. M., & Smith, G. C. (2013). Changes in association between previous therapeutic abortion and preterm birth in Scotland, 1980 to 2008 : a historical cohort study. PLoS Med, 10(7), e1001481.

Rue, V. M., Coleman, P. K., Rue, J. J., & Reardon, D. C. (2004). Induced abortion and traumatic stress : a preliminary comparison of American and Russian women. Medical Science Monitor : International Medical Journal of Experimental and Clinical Research, 10(10), SR5-16.

Saccone, G., Perriera, L., & Berghella, V. (2016). Prior uterine evacuation of pregnancy as independent risk factor for preterm birth : a systematic review and metaanalysis. American Journal of Obstetrics & Gynecology, 214(5), 572–591. https://doi.org/10.1016/j.ajog.2015.12.044

Scholten, B. L., Page-Christiaens, G. C., Franx, A., Hukkelhoven, C. W., & Koster, M. P. (2013). The influence of pregnancy termination on the outcome of subsequent pregnancies : a retrospective cohort study. BMJ Open, 3(5), e002803.

Signorelli, J., Diaz, E. S., & Morales, P. (2012). Kinases, phosphatases and proteases during sperm capacitation. Cell and Tissue Research, 349(3), 765–782. https://doi.org/10.1007/s00441-012-1370-3

Yanhua, C., Geater, A., You, J., Li, L., Shaoqiang, Z., Chongsuvivatwong, V., & Sriplung, H. (2012). Reproductive variables and risk of breast malignant and benign tumours in Yunnan province, China. Asian Pacific Journal of Cancer Prevention, 13(5), 2179–2184.

 


[1] “The life cycle of mammals begins when a sperm enters an egg.” en anglais dans le texte.

[2] “Fertilization is the process by which male and female haploid gametes (sperm and egg) unite to produce a genetically distinct individual.” en anglais dans le texte.

 

[3] “The oviduct or Fallopian tube is the anatomical region where every new life begins in mammalian species. After a long journey, the spermatozoa meet the oocyte in the specific site of the oviduct named ampulla, and fertilization takes place.” en anglais dans le texte.

[4] the elevated risk after a terminated pregnancy needs to be recognized in the provision of health care and social services. En anglais dans le texte

En France #NLQ

Délit d’entrave, l’impossible majorité

La commission mixte paritaire se réunissait mardi 24 janvier 2017 pour examiner la proposition de loi relative au délit d’entrave numérique. Les 14 membres n’ont pu se mettre d’accord, révélant ainsi que la question est loin de faire l’unanimité, quoiqu’en dise le gouvernement.

La proposition est donc renvoyée ce mercredi 25 janvier à l’Assemblée Nationale et le jeudi 26 au Sénat. Ne lâchons donc pas notre prière. Après saint François de Sales patron des médias hier, invoquons saint Paul aujourd’hui pour que nos parlementaires ouvrent les yeux sur le déni de liberté criant qu’ils se préparent à inscrire dans la loi.

Rappelons que si cette loi liberticide était votée, les contrevenants encourraient 30 000 euros d’amende ou deux ans d’emprisonnement. La conscience a un prix, comme aux grandes heures du communisme. Mais le sénateur communiste Bel au moment des débats sur le mariage pour tous ne nous avait-il pas prévenu : le rapport de force fait la loi.

Rappelons cependant que le gouvernement Obama fut un des plus grands hérauts de l’avortement. Malgré tout, grâce notamment aux Etats fédéraux, le taux d’avortements atteint son plus bas sous son administration.

Tribunes et entretiens

Délit d’entrave – Chantal Delsol déplore : la conscience n’a plus voix au chapitre

Chantal Delsol, philosophe, publie une tribune sur Valeurs Actuelles, dans laquelle elle déplore « le refus catégorique de la conscience individuelle dans notre société », révélé par l’extension du délit d’entrave à l’avortement.

Les modifications successives de la loi Veil « ne laissent plus aucun espace au tragique de la décision : au contraire ». Si la loi originale précisait que l’IVG est un acte grave, pour cette raison laissé à la conscience, aujourd’hui on ne donne plus aucune place à cette conscience individuelle, « qui nous tourmente et nous vole notre sommeil »  : il faudrait que « tout soit toujours net et sans bavure, que l’esprit ne soit jamais inquiet, que les choses soient permises ou défendues sans espace intermédiaire, pour notre plus grand bonheur et notre tranquillité d’esprit ».

Les sites internet incriminés dans la proposition de loi étendant le délit d’entrave à l’IVG « font seulement ce que réclame la loi et que les services médicaux ne font pas, parce que la conscience est aujourd’hui considérée comme un obstacle au bonheur », plaide Chantal Delsol. Mais l’opposition est totalitaire : « Vous avez droit à l’IVG ? Utilisez donc ce droit sans vous poser de questions. Surtout ne vous demandez pas intérieurement ce qui est juste, ce qui est bien ! Cela ne servirait qu’à vous créer des angoisses. Faites ce que vous disent les lois de l’Etat, ce n’est pas à vous de décider en conscience, cela vous alarmerait et c’est mauvais pour la santé. Le législateur porte une conscience à votre place ». La conscience n’a plus « voix au chapitre ».

Pourtant, « la caractéristique et la grandeur de l’être humain, c’est précisément d’être inquiété, de quêter le bien et le mal, de choisir dans l’angoisse ».

 Source Généthique.org

 

NLQ #Points non négociables PNN

Délit d’entrave numérique, Vita ne se laissera pas bâilloner

Le Sénat a voté un texte amendé sur le délit d’entrave à l’IVG, élargissant ce délit à l’exercice par tout moyen des « pressions » contraires à l’avortement sur toute personne cherchant à s’informer sur l’IVG.  

Alliance VITA, dont le service d’écoute SOS Bébé a été mentionné dans plusieurs médias, dénonce la manière dont le gouvernement et les parlementaires censurent ceux qui ne se résignent pas à la banalisation de l’avortement.  La question de l’objectivité de l’information est réellement en jeu, mais aussi la prévention des pressions abortives qui s’exercent sur les femmes.

« Le nouveau texte du Sénat accentue le parti pris que nous dénonçons : le gouvernement ne reconnaît comme « pressions » contestables que celles qui feraient entrave à l’avortement. C’est d’abord injuste, car personne ne pourra plus protéger les femmes des très nombreuses pressions qu’elles subissent en direction de l’IVG, spécialement de la part de leur compagnon. A bien des égards, il faudrait reconnaître que l’IVG est souvent une forme de violence ultime faite aux femmes, car exigée par des hommes. C’est ensuite dangereux pour tout citoyen conscient que chaque IVG est un drame qu’on souhaiterait éviter. Devra-t-il s’interdire de proposer une aide qui serait utile aux femmes découvrant une grossesse inattendue, par peur d’une action en justice ? D’autant que ce délit étendu pourrait être invoqué par toute personne venant s’informer sur l’IVG, même si elle n’est pas directement concernée. Quoiqu’il en soit nous ne nous laisserons pas bâillonner ni par la censure, ni par les menaces, car les femmes ont droit à la vérité.  »

Tugdual Derville

Alors qu’une police de la pensée prétend banaliser l’avortement en censurant toute contestation et que le gouvernement n’hésite pas à désinformer les femmes sur son propre site officiel, en niant la réalité de l’IVG et de ses conséquences, Alliance VITA continuera, dans la bienveillance et le respect de tous, à s’exprimer librement, en offrant une écoute, un soutien et une information fiable à toute personne faisant appel à son service d’aide.

Source

 

En France #NLQ

1er décembre : journée de jeûne pour la Vie

Demain, 1er décembre, sera discutée au Parlement français la proposition de loi « relative à l’extension du délit d’entrave à l’interruption volontaire de grossesse ».

La Famille Missionnaire l’Evangile de la Vie appelle à une journée de prière et de jeûne, ce jeudi 1er décembre. Une journée appelant la bénédiction de Dieu sur nos familles et non la malédiction par cette loi qui se prépare. Demandons pardon pour les avortements commis cette année : confessons-nous ! Demandons la Nourriture dont nous avons besoin pour ce combat en faveur de la vie et de la famille : allons à la Messe. Repoussons le Mal de manière déterminée : “Va t-en Satan” ; rejoignons tant de femmes, d’hommes qui sont dans la détresse, l’abandon, la souffrance face à l’avortement : nous jeûnerons. Pour que l’Espérance leur soit rendue, à travers un regard de Miséricorde, la Vérité, sans compromis.

En France #NLQ

Délit d’entrave numérique : le cardinal Vingt-Trois critique fermement la volonté du gouvernement

Vendredi 25 novembre, dans son entretien hebdomadaire à Radio Notre-Dame, le cardinal Vingt-Trois a fermement critiqué le projet de loi du gouvernement.

C’est un projet qui me paraît très grave, d’abord en raison de son objet, qui est de rendre accessible à des femmes en détresse des possibilités de réfléchir et d’être accompagnées dans leur réflexion par rapport à l’avenir de leur grossesse (…) Il est visible que l’objectif est de faire la promotion de l’avortement comme d’une issue normale d’une grossesse“.

Si la loi se met à faire la police sur les sites, il va falloir embaucher plus de 10.000 fonctionnaires, parce que s’il y a un terrain où règne l’anarchie la plus complète, c’est bien celui-là“, a ironisé l’archevêque, en ajoutant “Quelle est l’obsession qui pousse le gouvernement à choisir le point précis de l’avortement comme point d’intervention plutôt que les sites de radicalisation terroriste, ça, je ne sais pas.” Et de conclure sur ce sujet : “Il faut que les élus prennent leurs responsabilités, ils savent très bien quel est l’enjeux“.

 

Interrogé également à propos des affiches de la campagne de prévention du sida mettant en scène des homosexuels, et que des municipalités de droite avaient fait retirer, le cardinal a dénoncé “un mauvais coup supplémentaire porté à l’éducation affective des jeunes. Le mauvais coup, c’est de laisser croire aux jeunes que la protection contre le sida et les maladies sexuellement transmissibles est une question purement mécanique qui ne suppose pas une éducation de leur responsabilité. Ce qui me choque dans l’affiche, ce n’est pas que ce soit des homosexuels qui soient mis en scène, c’est la vision de la sexualité complètement vagabonde qui est exprimée par le slogan ‘Un ami, Un amant, Un soir‘, c’est-à-dire une sexualité complètement vagabonde que l’on considère comme la norme par rapport à laquelle il faut se situer. Je pense que ce n’est pas éducatif de montrer que la sexualité humaine est un vagabondage permanent. Il s’agit de se poser la question qui est : quel est l’idéal de relation humaine qui sous-tend l’amour entre deux partenaires ?”

Entretien à écouter dans son intégralité sur le site du diocèse de Paris.

NLQ #Points non négociables PNN

Le délit d’entrave numérique c’est ignorer la réalité de l’avortement

La Fondation Lejeune s’engage contre le délit d’entrave numérique par un tweet qui tourne en boucle sur les réseaux et à reprendre ici.

Comme média impliqué dans la défense de l’embryon, InfoCatho se trouve directement concerné par cette mesure totalitaire et infanticide.

 

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