Annonces #Conférences/Formations #NLQ

Urgence : parlons-nous ! Rencontre sur la crise sociale le 11 mars 2019 à Chablis-Fyé (72)

Rencontre sur la crise sociale en France le lundi 11 mars 2019 à 20 h 30, à Chablis – Fyé

le 11/03/2019 à 20h30
Chablis – Fyé, salle des Blanchots – 4, rue de Bréchain (à côté de la mairie annexe)
Avec le

Cela fait quatre mois maintenant que notre pays est le théâtre d’une expression populaire peu commune qui suscite adhésion, attentes, réserves ou désaccord. Quoi qu’on en pense, quelles que soient les dérives, les Gilets Jaunes comme phénomène social posent aux citoyens que nous sommes des questions sur le type de société dans lequel nous voulons vivre.

Ce n’est pas seulement les injustices sociales qui sont dénoncées, mais aussi l’inégalité des territoires, la crise de la représentation démocratique, la dignité et le sentiment de mépris que certains ressentent. Le malaise n’est pas d’aujourd’hui. « Chacun sent, plus ou moins confusément, que la sortie de crise sera difficile car les enjeux sont tout autres que conjoncturels : il en va de notre capacité collective d’espérer et de bâtir l’avenir. »

C’est ce qu’écrivaient les évêques de France dès le 11 décembre dernier avant même que ne soit annoncé le Grand Débat national. Dans le diocèse de Sens-Auxerre, les paroisses d’Avallon et Montréal, par exemple, ont déjà organisé une rencontre. L’Equipe d’Animation Pastorale de la paroisse St Edme invite tous ceux qui sont prêts à dialoguer, chrétiens ou non, autour des quatre thèmes suivants :

  •  Ecologie, et conséquences économiques et comportementales
  •  Démocratie et représentation
  •  Inégalités et injustices sociales
  •  Mondialisation et modes de vie ruraux

Il s’agit de proposer un temps de rencontre et de dialogue. Il est fort probable que les avis seront divers, voire opposés. Si déjà nous prenions le temps de nous écouter, en direct, sans media interposés, ce ne serait pas si mal. Ensemble, nous aurions mis un peu de notre temps et de notre énergie au service du lien social.

Nous vous attendons nombreux le lundi 11 mars à 20h30 à la salle municipale « les Blanchots » à Fyé (située à côté de la mairie annexe). Nous finirons en partageant le verre de l’amitié.

L’équipe d’animation paroissiale

Messes/Prières/Pèlerinages #NLH #NLQ

Lourdes (65) : 10e « pèlerinage des élus » de la République du 11 au 14 octobre 2018

« Les nouvelles responsabilités à l’ère technologique »

Le 10e pèlerinage des élus à Lourdes aura lieu du jeudi 11 au dimanche 14 octobre 2018, sur le thème « Les nouvelles responsabilités des élus à l’ère technologique : vers un discernement », annonce un communiqué de l’association « Chrétiens élus publics » et du Service pastoral d’études politiques (SPEP) ce 12 juillet.

Ce pèlerinage lancé en 2009 est l’occasion de « faire une pause dans le rythme de la vie d’élu » et de « réfléchir aux questions essentielles de notre époque à la lumière de la foi chrétienne ».

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Afrique non francophone #NLQ

Malawi : Les évêques rappellent que “la politique doit promouvoir le bien-être de tous et pas seulement de ceux qui sont liés au puissant du moment”

Lilongwe – « Cinquante-quatre ans après l’indépendance, la population du Malawi n’a pas obtenu ce à quoi elle aspirait » affirment les Evêques du Malawi dans leur Lettre pastorale publiée le 29 avril.
« Nous observons avec une profonde tristesse que la majeure partie de la population du pays languit encore sous le joug de la pauvreté, de l’ignorance, des maladies, de la faim et d’une mentalité gravement déformée qui a porté une dangereuse décadence morale à l’intérieur de notre société » affirment les Evêques qui opposent la pauvreté de la population aux richesses potentielles du pays. « Nous avons des ressources, données par Dieu, tout comme un peuple laborieux, le troisième plus grand lac d’Afrique, une terre fertile, des montagnes majestueuses, des ressources naturelles et le don précieux de la paix, de laquelle le Malawi a joui depuis son indépendance ».
Les Evêques appellent de leurs vœux un « changement total de mentalité » afin d’améliorer la situation. En premier lieu, il faut réfléchir à l’état de la démocratie, 25 ans après la réintroduction du multipartisme. « Vivons-nous dans une véritable démocratie ou dans un système permettant à quelques personnes d’exercer le pouvoir et de jouir des richesses du pays aux dépens de la grande majorité (de la population NDT) ? » demandent-ils. L’un des problèmes à affronter consiste dans la démocratie à l’intérieur des partis, de la majorité comme de l’opposition, à l’intérieur desquels prévaut l’intérêt des responsables de référence et de leurs associés, aux dépens de celui des inscrits et des votants. « Nous ne pouvons pas nous attendre à ce que des responsables qui suffoquent la démocratie interne et promeuvent une culture de la peur au sein de leur propre parti deviennent à l’improviste des personnalités démocratiques une fois arrivés au gouvernement » soulignent les Evêques qui invitent les responsables de tous les partis à promouvoir la démocratie à l’intérieur des formations qu’ils conduisent.
« La politique doit promouvoir le bien-être de tous et pas seulement de ceux qui sont liés au puissant du moment » rappellent les Evêques.
Santé publique, instruction, agriculture, infrastructures constituent les secteurs sur lesquels il faut se baser pour améliorer les conditions de vie des citoyens du Malawi mais qui sont menacés par la corruption déferlante. Par exemple, la situation dans le secteur sanitaire, déjà fortement déficitaire en termes de structures, de matériel sanitaire et de personnel, « est aggravée par un cartel d’individus sans scrupules qui ont transformé le système de fourniture sanitaire en leur mine d’or » dénoncent les Evêques. Il en est de même en ce qui concerne la construction de nouvelles infrastructures, nombre desquelles ne sont pas achevées à cause de l’épuisement des fonds budgétisés du fait de la corruption.
En prévision des élections générales de l’an prochain, les Evêques souhaitent que les électeurs choisissent « des responsables qui deviennent des agents du changement ».
Pour sensibiliser les fidèles, la Conférence épiscopale demande aux Paroisses et associations ecclésiales de distribuer et de discuter cette Lettre pastorale dans le cadre des Assemblées paroissiales et associatives. (L.M.)

 

Source : Fides (30/04/2018)

NLQ #Rome

Le pape invite les Chiliens à faire de la démocratie un lieu de rencontre

Au lendemain de son arrivée à Santiago, le Pape a donné son premier discours devant les autorités chiliennes, la société civile et le corps diplomatique ce mardi 16 janvier 2018. Ils les a exhortés à ne pas se reposer sur les acquis démocratiques mais à se mettre à l’écoute de tous les Chiliens.

Devant la présidente en exercice, Michelle Bachelet, mais aussi face au président élu Sebastian Pinera, le Pape a d’abord fait part de sa « joie » de retrouver ce pays qu’il connaît bien pour y avoir passer une partie de ses études.

200 ans après l’indépendance du Chili, François a salué « le développement d’une démocratie qui lui a permis un progrès soutenu », après avoir vécu des périodes « turbulentes ».

Le bien et la justice sont à « conquérir chaque jour »

Mais il faut continuer à consolider et renforcer ce rêve des pères fondateurs. « Chaque génération doit faire siens les luttes et les acquis des générations passées et les conduire à des sommets plus hauts encore », estime François.

Alors si les dernières élections ont manifesté la « solidité » et la « maturité civique du Chili », le Pape ne manque pas de rappeler que « le bien, l’amour, la justice et la solidarité » sont à « conquérir chaque jour ».

« Vous avez tous, par conséquent, un défi grand et passionnant : continuer à travailler pour que la démocratie et le rêve de vos aînés, au-delà de leurs aspects formels, soient vraiment un lieu de rencontre pour tous », poursuit François. Ce lieu doit permettre à tous, sans « exception », de construire « une maison, une famille et une nation », un Chili « généreux, accueillant, qui aime son histoire, qui travaille pour son présent de convivialité et regarde avec espérance vers l’avenir ».

Écouter les peuples autochtones et les enfants

Pour le Pape, cet avenir se joue « en grande partie » dans la capacité du peuple et des autorités chiliennes « à écouter ». Il enjoint à écouter les chômeurs, « qui ne peuvent pas subvenir dans le présent et encore moins dans l’avenir aux besoins de leurs familles » ; écouter les peuples autochtones, « souvent oubliés » et dont il faut défendre les droits et la culture ; écouter les migrants, « qui frappent à la porte » ; écouter les jeunes et les personnes âgées mais aussi écouter les enfants « qui se présentent au monde les yeux remplis d’étonnement et d’innocence ».

« Et ici, je ne peux m’empêcher de manifester la douleur et la honte que je ressens face au mal irréparable fait à des enfants par des ministres de l’Église, confie le Pape, avec émotion. Je voudrais m’unir à mes frères dans l’épiscopat, car s’il est juste de demander pardon et de soutenir avec force les victimes, il nous faut en même temps nous engager pour que cela ne se reproduise pas. »

Enfin, il faut écouter la Maison commune, indique le Saint-Père, et pour cela ne pas hésiter à recourir à la « sagesse » des peuples autochtones. « De ceux-ci, nous pouvons apprendre qu’il n’y a pas de développement authentique pour un peuple qui tourne le dos à la terre et à tous ceux qui l’entourent. »

 

Source

L’intégralité de la rencontre du Pape avec les autorités chiliennes

 

Asie #NLQ

Les dossiers qui attendent le Pape en Birmanie

Tensions entre communautés ethniques, transition démocratique et avenir de l’Église, la visite du Pape François dans ce pays majoritairement bouddhiste est cruciale sur de nombreux dossiers où les attentes sont fortes.

La Birmanie est le tout dernier État, le 183ème pour la précision,  avec lequel le Saint Siège a noué des liens diplomatiques réciproques. Le 4 mai dernier, le Pape François recevait à Rome Aung San Suu Kyi, ministre des Affaires Étrangères, qu’il reverra d’ailleurs ce mardi 28 novembre à Nay Pyi Taw, la capitale du pays depuis 2005, et l’Ambassadeur Birman a pris ses fonctions le 9 novembre dernier. Cependant, des relations existaient avant le mois de mai, puisque le Saint Siège avait depuis 2012 un Délégué Apostolique pour la Birmanie, en la personne de Mgr Paul Tschang In-Nam, devenu depuis Nonce Apostolique.

Dans ce contexte de relations naissantes, chaque parole du Pape sera scrutée à la loupe par les autorités birmanes. La démocratisation du pays est en cours, mais les militaires contrôlent encore les postes clés du pouvoir. La visite avancée de 3 jours lundi après-midi à Rangoon du général Ming Aung Haling, chef de la junte est aussi un signe du souhait des militaires de montrer qui commande, en imposant cet entretien de 15 minutes avant même l’entretien prévu avec Aung San Suu Kyi mardi matin. On le devine, le pape François, en allant à la rencontre de la petite communauté catholique de Birmanie, va encourager les efforts d’ouverture et de démocratisation, encourager le dialogue entre toutes les communautés ethniques et religieuses, et soutenir toute initiative en faveur de la paix. François devra trouver les mots justes dans un contexte délicat, veiller à dire les choses sans interférer dans les affaires intérieures du pays et sans froisser les sensibilités.

Après 50 ans de junte militaire, comment le Pape pourrait-il parvenir à amorcer une réconciliation du pays, initiant de facto un nouveau rôle pour l’Église catholique de Birmanie ?

 

Source Radio Vatican

A la une #NLQ

L’édito – Moins de loi(s), plus de Dieu

            Osera-t-on dire que la démocratie n’est plus sans déchaîner l’ire des biens pensants et être voué à leurs sarcasmes ? Probablement pas, le système biaisé actuel leur est tellement utile. La peur et l’impuissance est sur tous les visages des politiques quel que soit leur tendance. Impuissance face à la crise, impuissance face à la misère, impuissance face au système politique lui-même, parvenu à bout de souffle. Peur de l’inconnu, peur de leurs responsabilités, peur de l’avenir en forme d’implosion, peur de leur propre incapacité à se réinsérer dans un éventuel « autre système ». Et pourtant la démocratie n’est plus. Peut-on dire autre chose quand les financiers font et défont des gouvernements élus au suffrage universel, quand la toute puissante Europe technocratique décide à la place des représentations nationales, quand les représentants élus se méfient des referendums au point d’en priver ceux qui les ont élus, quand la presse plus puissante encore que les financiers oriente, retient l’information, tronque la vérité, quand enfin l’éducation nationale devient le moule d’une pensée unique d’un autre âge ? Comment oser encore parler de démocratie ? La démocratie repose fondamentalement et intrinsèquement sur la responsabilité d’un peuple. Mais la responsabilité s’éduque. Pour poser un acte responsable il faut en avoir les moyens, c’est-à-dire qu’il faut être capable de discerner. Or pour discerner, il faut être libre réellement et formé. Libre cela veut dire que le peuple a bien toutes les informations en mains et que donc il peut choisir en connaissance de cause. Les Français sont-ils vraiment capables aujourd’hui de poser un jugement éclairé compte tenu de la désinformation médiatique et électoraliste ? Formé, cela veut dire être à même de discerner le bien du mal. Quand tout se vaut, quand tout est relatif, sur quels critères se fonder pour reconnaître ce qui est effectivement bon ? Les programmes scolaires, préparent-ils, réellement, à ce discernement, alors qu’ils sont des poncifs ayant faits fi du principe de non contradiction ?

Pour être vraie, la démocratie suppose un peuple responsable, un peuple mis dans la capacité d’exercer des choix responsables et libres. Mais responsable cela veut dire aussi, être à même de déplacer l’égoïsme et l’intérêt particulier pour le Bien Commun. Alors en ce sens nous sommes en droits de nous demander si les medias, les programmes scolaires et les normes de la réussite, sont « démocratiques ». Depuis plus de 180 ans, les medias jouent avec l’opinion publique et les politiques avec eux, le jeu de la « démagocratie ».  Mais ce jeu se retourne aujourd’hui contre eux, car le peuple a fini par s’en rendre compte et les élus s’en défient. Arrivés au bout de l’illusion démocratique quelle étape allons-nous franchir ?

Pour vivre, une démocratie a besoin de responsabilité, de confiance et d’altruisme. Trois fondements essentiels du développement de la personne humaine. Or responsabilité, confiance et altruisme s’apprennent en famille et en société. Une démocratie qui nie la famille et la vérité de la personne humaine, être social et de relations, est condamnée à l’échec et au totalitarisme. L’inflation législative contraignante en est l’illustration la plus cinglante. Une démocratie fondée sur le droit positif est vouée, par nature, à l’instabilité, à l’individualisme et au repli sur soi. Le rejet de Dieu a conduit la démocratie à l’asphyxie, car moins de Dieu c’est forcément plus de lois, moins de responsabilité, moins de liberté.

 

 

Cyril Brun, rédacteur en cher

 

Conférences/Formations #NLH #NLQ

Parcours “Responsabilité politique de la foi” à Paris du 15 novembre 2017 au 16 mai 2018

Responsabilité politique de la Foi

Découvrir et approfondir les clés du discernement et le sens de l’engagement chrétien dans la vie de la Cité
Je comprends – Je discerne – Je m’engage
animation, Philippe de Saint-Germain et coordination, Père Xavier Lefebvre

Un parcours de 8 conférences/débat une fois par mois 19h-21h (auditorium sauf en octobre)

– Comprendre : La crise de la postmodernité et les failles de la démocratie libérale
– Transmettre : Foi et politique dans l’Histoire : Dieu et l’Etat, espérance et utopie
– Témoigner : La loi morale universelle et la liberté de conscience, bases d’une société libre
-Servir : La responsabilité du chrétien et le bien commun : servir dans le monde sans être du monde
– Agir : Choisir, discerner, décider : jugement moral et jugement politique
– Inventer : Les défis de l’engagement politique chrétien aujourd’hui en France : une minorité créatrice

dates

    • 1 – Morale ou politique ? la responsabilité sociale du chrétienmardi 3 octobre (salle Péguy)
      Thibaud Collin, professeur agrégé de philosophie, auteur de “La République, les religions, l’espérance” – Cerf
      2 – Le fait idéologique, clé d’interprétation du monde modernemercredi 15 novembre
      Roland Hureaux, ancien élève de l’ENS et de l’ENA, agrégé d’histoire, magistrat honoraire à la Cour des comptes,
      auteur de “L’Antipolitique” – Privat
      3 – Politique économique et bien commun à la lumière de la doctrine sociale de l’Eglisemercredi 13 décembre
      Pierre de Lauzun, ancien élève de l’Ecole polytechnique et de l’ENA, délégué général de l’Association française des marchés financiers, auteur de “Guide de survie dans un monde instable, hétérogène, non régulé” – Terra Mare
      4 – Au nom de quoi faut-il s’engager ?mercredi 17 janvier
      François-Xavier Bellamy, maire-adjoint de Versailles, professeur de philosophie, auteur de “Les Déshérités” – Plon
      5 – Intervenants à confirmer – Mercredi 7 février
      6 – Doctrine et Stratégies : le choix politique chrétien, de la Révolution à nos jours mercredi 14 mars
      François Huguenin-Maillot, historien des idées, auteur de “L’Histoire intellectuelle des droites” – Perrin
      7 – La politique, un défi culturel : une minorité créatriceMercredi 11 avril
      Frère E. Perrier op, professeur à l’Institut de Théologie des arts et au Studium de la province des dominicains de Toulouse,
      auteur de “Les catholiques en politique, idéalistes minoritaires ou réalistes moraux ?
      8 – Renforcer rationnellement la politique : une mission chrétienne mercredi 16 mai
    • Père Yann Le Lay, prêtre du dioc§se de Versailles, auteur de “Renouveler les fondements théologiques et éthiques du politique,
      la théologie du politique de Joseph Ratzinge
      r”

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Infos pratiques :
une fois par de 19h à 21h
auditorium
Tarif : 150 € l’année ou 20€ par conférence
Tarif étudiant : 70 € l’année ou 10€ par conférence
Inscription préalable : secretariatbernanos@gmail.com – 01 45 26 65 22

Espace Bernanos,
4, rue du Havre – 75009 Paris
M° Havre Caumartin ou St-Lazare

A la une #Doctrine / Formation #NLH #NLQ

Jean-Paul II- La démocratie sans valeurs se transforme en totalitarisme

“Jean-Paul II disait que l’histoire nous apprend que la démocratie sans valeurs se transforme en totalitarisme” Beata Szydło, 1er ministre Polonais

Source

Centesimus annus 46

L’Eglise apprécie le système démocratique, comme système qui assure la participation des citoyens aux choix politiques et garantit aux gouvernés la possibilité de choisir et de contrôler leurs gouvernants, ou de les remplacer de manière pacifique lorsque cela s’avère opportun (93). Cependant, l’Eglise ne peut approuver la constitution de groupes dirigeants restreints qui usurpent le pouvoir de l’Etat au profit de leurs intérêts particuliers ou à des fins idéologiques.

Une démocratie authentique n’est possible que dans un Etat de droit et sur la base d’une conception correcte de la personne humaine. Elle requiert la réalisation des conditions nécessaires pour la promotion des personnes, par l’éducation et la formation à un vrai idéal, et aussi l’épanouissement de la « personnalité » de la société, par la création de structures de participation et de coresponsabilité. On tend à affirmer aujourd’hui que l’agnosticisme et le relativisme sceptique représentent la philosophie et l’attitude fondamentale accordées aux formes démocratiques de la vie politique, et que ceux qui sont convaincus de connaître la vérité et qui lui donnent une ferme adhésion ne sont pas dignes de confiance du point de vue démocratique, parce qu’ils n’acceptent pas que la vérité soit déterminée par la majorité, ou bien qu’elle diffère selon les divers équilibres politiques.

A ce propos, il faut observer que, s’il n’existe aucune vérité dernière qui guide et oriente l’action politique, les idées et les convictions peuvent être facilement exploitées au profit du pouvoir. Une démocratie sans valeurs se transforme facilement en un totalitarisme déclaré ou sournois, comme le montre l’histoire.

Et l’Eglise n’ignore pas le danger du fanatisme, ou du fondamentalisme, de ceux qui, au nom d’une idéologie qui se prétend scientifique ou religieuse, estiment pouvoir imposer aux autres hommes leur conception de la vérité et du bien. La vérité chrétiennen’est pas de cette nature. N’étant pas une idéologie, la foi chrétienne ne cherche nullement à enfermer dans le cadre d’un modèle rigide la changeante réalité sociale et politique et elle admet que la vie de l’homme se réalise dans l’histoire de manières diverses et imparfaites. Cependant l’Eglise, en réaffirmant constamment la dignité transcendante de la personne, adopte comme règle d’action le respect de la liberté (94).

Mais la liberté n’est pleinement mise en valeur que par l’accueil de la vérité : en un monde sans vérité, la liberté perd sa consistance et l’homme est soumis à la violence des passions et à des conditionnements apparents ou occultes. Le chrétien vit la liberté (cf. Jn 8, 31-32) et il se met au service de la liberté, il propose constamment, en fonction de la nature missionnaire de sa vocation, la vérité qu’il a découverte. Dans le dialogue avec les autres, attentif à tout élément de la vérité qu’il découvre dans l’expérience de la vie et de la culture des personnes et des nations, il ne renoncera pas à affirmer tout ce que sa foi et un sain exercice de la raison lui ont fait connaître.

 

Conférences/Formations #NLQ

Conférence de Maxence Hecquard sur la démocratie, à Angers (49) le 18 novembre

L’association “Les conférences angevines” vous convie à sa prochaine conférence :


« La démocratie est-elle à bout de souffle ? »


Samedi 18 novembre 2017 à 20h30 – Salle Daviers – 5 boulevard Daviers à Angers
Par Monsieur Maxence HECQUARD, auteur du livre : « Les fondements philosophiques de la démocratie moderne »


« Un ouvrage fort dense… »,
Valeurs actuelles.
« Un éclairage utile sur la genèse du phénomène démocratique… »,
Le Figaro Magazine.
« Un essai remarquable… »,
Canal Académie
« Une référence irritante… »,
Bulletin des Lettres.


La conférence sera suivie d’une séance de questions-réponses et d’une discussion informelle autour d’une collation.
L’auteur dédicacera son ouvrage.
Entrée libre avec participation aux frais pour ceux qui le veulent.

Asie #NLQ

Népal – L’Eglise engagée dans la délicate phase de transition démocratique

Paix, stabilité, liberté, droits fondamentaux, laïcité de l’Etat mais également engagement dans le domaine du service social et de l’instruction : tels sont les thèmes sur lesquels l’Eglise au Népal « continuera à contribuer par son service rendu au pays ». C’est ce qu’indique le père G. William Robins, si, d’origine nippo-canadienne, qui a passé quelques 45 ans en Asie du Sud, d’abord avec les Jésuites au Bhoutan oriental – pendant cinq ans – puis au Népal, principalement en enseignant les mathématiques et les sciences dans l’équivalent d’un lycée. Le jésuite évoque la situation actuelle de la nation qui, le 14 mai dernier, a vu sa population voter dans le cadre de la première phase des élections municipales. Il s’agit des premières élections locales organisées depuis 20 ans, un pas fondamental dans la construction de la démocratie, dix ans après la fin de la guerre civile et deux ans après l’approbation de la Constitution, en 2015.
Le scrutin a été divisé en deux phases à cause de désordres constatés dans les plaines méridionales limitrophes de l’Inde, où le groupe ethnique minoritaire des Madhesi – qui constitue plus de la moitié des 28,6 millions d’habitants – se refuse de participer aux élections tant que ne sera pas approuvé un amendement constitutionnel lui garantissant une plus forte représentation et redessinant les frontières de la province dans laquelle il vit.
Selon le parcours institutionnel conçu voici deux ans, à l’approbation de la Charte constitutionnelle, doivent faire suite les élections municipales, provinciales puis nationales. Le processus démocratique devrait se conclure d’ici la fin de 2018. Les contestations des Madhesi représentent un obstacle qui a ralenti ce parcours. Le conflit entre le groupe ethnique en question et l’actuel gouvernement rend la situation plutôt incertaine et compliquée. La communauté madhese est influencée par les groupes hindouistes, qui promeuvent un Etat confessionnel hindou.
Le Père Robins explique : « Demeurent présents, au sein de la société, des préjugés liés aux castes et aux religions. L’un des thèmes centraux aujourd’hui est le sécularisme, la conception laïque de l’Etat que certains interprètent comme laïcisme en croyant que l’Etat laïc est un Etat anti-religieux. Par suite, ils s’opposent à une Constitution laïque. La religion est importante pour la majeure partie des népalais mais cette objection part d’une méprise concernant le concept d’Etat laïc. Il signifie en effet que l’Etat n’est pas confessionnel. Il existe encore une minorité qui promeut un Etat hindou et idéalement un Royaume hindou », projet qui est également soutenu par des mouvements hindouistes en Inde.
Dans ce cadre, les chrétiens ont rencontré des difficultés mais ont pu travailler « à long terme » en fondant des institutions telles que les écoles, précieuses pour l’avenir de la nation : « L’Eglise catholique au Népal est connue pour un bon service éducatif mais souvent ce dernier est perçu comme un service étranger. Certains groupes se plaignent des conversions au Christianisme. D’autres confessions chrétiennes nous disent que nous ne sommes pas assez courageux pour sortir et prêcher » ajoute le Père Robins. « Nous nourrissons cependant l’espérance que l’Eglise continuera à grandir ».
Selon les statistiques de 2014, les catholiques du vicariat apostolique du Népal étaient environ 7.000 servis par 18 prêtres diocésains et 60 religieux au sein de 11 paroisses.

Source : Agence Fides