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Côte-d’Ivoire : dépénalisation de l’avortement, une régression morale et politique

« Si les Evêques ivoiriens ont déjà vigoureusement levé la voix pour dire non au projet de loi sur « la santé sexuelle et reproductive » qui a pour but fondamental la dépénalisation de l’avortement et la procréation médicalement assistée que le gouvernement ivoirien veut faire adopter, il convient de souligner combien de fois il est malheureux de voir nos chefs d’états africain au nom d’une certaine mondialisation s’ériger de plus en plus en véritable protagoniste de la culture de la mort que veulent nous imposer obligatoirement les multinationales et les lobbies » : tel est la dénonciation forte parvenue à l’Agence Fides, à propos de la proposition de dépénalisation de l’avortement en Côte-d’Ivoire, de la part du Père Donald Zagore, théologien ivoirien de la Société des Missions africaines. « C’est vraiment triste pour l’Afrique. Nos famines, nos sècheresses, nos épidémies (Ebola, cholera), nos rebellions, nos guerres fratricides, nos terroristes, n’ont-ils pas assez endeuillé notre continent pour que nos dirigeants politiques qui devraient travailler au bien-être de tous amplifient cette culture de mort par l’adoption de lois favorisant l’un des crimes les plus horribles de l’histoire humaine que je nomme ici l’avortement ? Il faut le dire avec force, l’avortement est un crime. Légaliser l’avortement, c’est légaliser un crime » rappelle le Père Zagore.
« Pour la Côte-d’Ivoire, ce projet de loi est une véritable régression morale et juridique – met en évidence le missionnaire. De manière morale, tout enfant dans l’espace culturel africain est un don précieux de Dieu. Il est porteur d’une espérance forte en des lendemains meilleurs. C’est pourquoi malgré la pauvreté des familles on ne refuse jamais d’accueillir un enfant même s’il en est le quinzième ou le vingtième ».
Il est urgent de faire appel à la responsabilité des parents à cause des conditions de vie toujours plus difficiles en Afrique. Cependant ces conditions ne doivent pas constituer « un canal par lequel le massacre de la vie, surtout des êtres sans défenses, soit légalisé par les institutions de nos Etats. Sur le plan juridique jusqu’ alors, le code ivoirien du droit pénal, en son article 366 puni d’une peine d’emprisonnement pouvant varier de 1 à 5 ans, les personnes ayant commis un avortement. Cette peine est assortie d’une amende de 150.000 FCFA (230 €) à 1.500.000 FCFA (2.300€). Le principe de la lutte pour la défense et la préservation de la vie ne sont pas un facteur optionnel. La lutte pour la vie est un combat permanent qui reste substantiellement le but final toute action tant sociale que politique. Devant cette culture de la mort que prônent nos dirigeants politiques, nous ne nous tairons pas, car la vie mérite d’être vécue et pour cela nous lutterons pour que la mort n’ait pas le dernier mot » conclut le Père.

Source : Agence Fides 09/07/2018

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Conférence épiscopale de Belgique : la dépénalisation de l’avortement est une décision symboliquement lourde

Communiqué de presse du 15 juin 2018

Supprimer l’avortement du code pénal : une décision symboliquement lourde

Déclaration des évêques de Belgique

Dans notre pays et depuis un certain temps l’avortement est dépénalisé sous certaines conditions. Diverses propositions actuellement soumises au Parlement belge visent à le supprimer du Code pénal. Cela entraînera sans doute peu de changements dans la pratique. Pourtant, cette décision a une signification symboliquement lourde. Le regard sur l’interruption de grossesse changera fondamentalement. Avec de très sérieuses conséquences. Cela nous pose question. Et ces questions dépassent les frontières idéologiques.

Dans une démocratie, le Code pénal garantit la protection de la dignité humaine et de l’intégrité physique de chaque personne. Peut-on négliger cette protection lorsqu’il s’agit d’une vie humaine en développement avant la naissance ? La vie que tant de personnes désirent, qui les pousse à se lever et à se battre, pour laquelle la médecine connaît de grandes avancées, cette vie si précieuse. Pourquoi précisément cette vie-là ne devrait-elle pas être protégée dès ses premiers jours ?

L’avortement n’ira jamais de soi. Même si on le supprime du Code pénal. Il ne deviendra jamais une ‘intervention’ ordinaire. Il ne sera jamais pratiqué de gaîté de cœur. Ce sera toujours un échec : il y aura toujours des perdants. Certes, en certaines circonstances, on peut se sentir perdu et désespéré. On se retrouve alors si seul, déboussolé. Une législation qui ferait de l’avortement une intervention ordinaire, fait très peu de cas du vécu, du ressenti des personnes. Pourquoi à ce moment-là demander aide et conseil ? Les questions menacent de ne même plus être prises au sérieux. Ce qui ne fera qu’augmenter solitude et désarroi.

Voilà le danger que nous voudrions souligner : supprimer l’avortement du Code pénal, c’est prendre le risque d’en faire une intervention médicale anodine. Non seulement, dans les cas prévus par la loi, l’avortement ne sera plus considéré comme une infraction. Il deviendra un droit. Celui qui posera des questions ou refusera l’avortement devra se justifier. Cela vaut tant pour le médecin que pour la femme concernée. Même si on conserve la clause de liberté de conscience, elle sera de moins en moins invoquée. Car un acte médical requiert une décision médicale, et non pas tant une décision de conscience.

Notre société éprouve des difficultés croissantes par rapport à tout ce qui contrecarre ses projets, ce qui perturbe notre mode de vie. Cela s’applique aux personnes âgées ou malades, aux personnes handicapées, aux pauvres, aux étrangers ou réfugiés qui se retrouvent parmi nous. Cela s’applique également à la vie à naître. Dans son encyclique Laudato Si’ le Pape François affirme que tout est lié : Si la sensibilité personnelle et sociale à l’accueil d’une nouvelle vie se perd, alors d’autres formes d’accueil utiles à la vie sociale se dessèchent (120).

Cardinal Jozef De Kesel et les évêques de Belgique

NLQ #Points non négociables PNN

Espagne – Vers la dépénalisation de l’euthanasie ?

La Chambre des Députés de Madrid a accepté d’examiner un projet de loi visant à autoriser l’euthanasie en Espagne. Ce projet de loi est issu du Parlement régional de Catalogne et est porté majoritairement par les partis de gauche. C’est la première fois qu’un tel projet de loi n’est pas rejeté par la procédure parlementaire.

 

Le projet de loi propose d’exempter de responsabilité pénale celui qui « à la demande expresse et sans équivoque d’une personne qui souffrirait d’une maladie grave entraînant inévitablement la mort ou d’une pathologie incurable entraînant des souffrances physiques ou psychiques graves »provoquerait sa mort.

 

Actuellement, l’article 143 du Code pénal espagnol interdit toute mise à mort directe, mais les patients atteints de maladie incurable ou en phase terminale peuvent choisir d’arrêter leurs traitements.

 

Le texte doit désormais passer en commission, mais « le texte devrait cependant se heurter à une forte opposition ».

 

Source Généthique.org

NLQ #Points non négociables PNN

L’IVG est un droit de la femme inscrit dans notre patrimoine juridique pour le ministre de la santé

Sauf que l’IVG n’est pas un droit, mais la dépénalisation d’un crime. Curieux cette fake news qui n’est pas attaquée !

Brèves

Le Honduras refuse de dépénaliser l’avortement

Le 3 mai 2017, une proposition de loi visant à dépénaliser l’avortement a été rejetée par le Congrès national du Honduras. En conséquence, la disposition du Code Pénal, selon laquelle « l’avortement est le meurtre d’un être humain à n’importe quel moment de la grossesse ou pendant l’accouchement. Quiconque provoque intentionnellement un avortement sera puni », reste en vigueur dans ce pays.

Néanmoins lorsque « la vie de la maman est en danger », et sans que la modification du Code pénal soit nécessaire, un acte médical peut être pratiqué afin de sauver les deux vies, « et au pire uniquement celle de la femme ». L’acte médical est considéré comme légal, la mère et son praticien justifiant dans ce cas « de la nécessité du recours à cette intervention »  pour sauver sa vie. « Les vies de la mère et du fœtus sont ainsi considérées comme d’égale dignité ».

 

Source Généthique.org

Brèves

Abus sur mineurs, la Turquie recule

Nous faisions état hier de ce mouvement populaire en Turquie contre la dépénalisation des abus sexuels sur mineurs. Le gouvernement vient de faire marche arrière sous la pression de la rue.