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(Re)découvrez les ruines de l’abbaye bretonnes de Landévennec !

Un article proposé par Divine Box

Les ruines de l’ancienne abbaye de Landévennec sont, aujourd’hui encore, une référence pour les archéologues médiévaux, à cause des richesses qu’elles recouvrent. On a en effet retrouvé plus de cinquante mille objets sur le site ! Des fouilles furent effectuées entre 1978 et 2002, et le lieu fut classé aux monuments historiques le 26 mai 1992.

 

Que nous révèlent aujourd’hui ces ruines sur le passé de l’abbaye ? Qu’en réalité, ce sont trois abbayes successives qui se sont succédé sur le lieu : une abbaye de style carolingien, une abbaye romane et une abbaye mauriste. Petit retour en arrière avec Divine Box !

 

L’âge d’or de l’abbaye carolingienne et l’invasion viking

 

Les ruines de l’abbaye de Landévennec nous révèlent une première occupation des lieux par des moines, à l’époque mérovingienne, vers 485. Cette présence consistait en un oratoire rectangulaire de petite taille, placé à côté d’un bâtiment de type gallo-romain plus grand, entouré de tombes, dont sans doute celle de saint Guénolé, le fondateur.

 

Vers l’an 700, l’oratoire fut reconstruit, agrandi et transformé en église. Puis au IXe siècle, l’abbaye adopte la règle de saint Benoît, suivant le souhait du fils de Charlemagne, Louis le Pieux. Elle connaît alors pendant 100 ans un âge d’or : de plus grands travaux sont donc entrepris. Les différents bâtiments (réfectoire, couchettes, église) sont notamment rattachés les uns aux autres grâce à la création d’un cloître et de galeries couvertes. Les reliques de saint Guénolé sont alors déposées dans le chœur de l’église. Quelques vestiges témoignent de la puissance et de la richesse de l’abbaye à cette époque : notamment ceux d’un bas-fourneau, d’un puits, et d’un mur d’enceinte.

 

Malheureusement en 913, les vikings pillent et incendient l’abbaye de Landévennec. Un calendrier, aujourd’hui conservé à Copenhague, témoigne (en latin) de cet événement tragique : « Cette même année (913, ndlr) fut détruit le monastère de saint Gwennolé par les Normands ».

 

Les moines survivants réussissent à s’échapper avec les reliques et des manuscrits. Il reste, encore aujourd’hui sur le site, une couche épaisse de cendres. À côté du choeur de l’église, les archéologues ont retrouvé un tumulus, lequel cache des os calcinés et des cendres sous une couche de pierres. Cette pratique viking consistait à se faire pardonner la violation des sépultures, en incinérant puis en ré-enfouissant sous la terre les restes profanés.

 

Au milieu des ruines, on peut encore admirer l’ancien puits de l’abbaye, symbole de sa puissance lors de la période carolingienne Divine Box

L’abbaye romane et les guerres

 

Bien heureusement, les moines parviennent à revenir au milieu du Xe siècle. Ils rebâtissent alors le monastère et débute au milieu du XIe siècle la construction d’une nouvelle église de style roman. Pour ce faire, les moines conservent les restes du bâtiment carolingien, qu’ils agrandissent en prolongeant la nef. L’ancienne nef devient alors une sacristie. Ils ajoutent également un transept et un choeur composé d’un déambulatoire et de petites chapelles. Ils décorent les colonnes de chapiteaux avec des motifs bretons traditionnels : fougères, palmettes, etc…

Cependant, au XIVe et à la fin du XVIe siècle, l’abbaye est victime de plusieurs conflits : la guerre de Succession de Bretagne, la guerre de Cent Ans, mais aussi des guerres de Religion. Elle est plusieurs fois en partie détruite, notamment par les anglais et les membres catholiques de la Sainte Ligue, hostiles aux protestants. Porte en or massif, ornements, coffres, meubles… Tout fut emporté, et le reste des boiseries fut brûlé !

L’ancienne église carolingienne fut agrandie au XIe pour donner naissance à une nouvelle église romane beaucoup plus imposante. L’histoire de l’abbaye de Landévennec a été mouvementée !

L’abbaye mauriste et la Révolution

 

L’abbaye connaît alors à partir de 1628 un renouveau intellectuel et spirituel, grâce au Pape Urbain VIII qui rattache l’abbaye à le Congrégation de Saint-Maur. Entre 1650 et 1655, les bâtiments abbatiaux sont rebâtis par Le frère Robert Plouvier. Ce  jeune moine architecte reconstruit les différents bâtiments. Mais à la fin du XVIIe siècle, l’abbaye est de nouveau quasiment en ruine : très critiquée par les Jansénistes, son image en pâtit. Elle se retrouve à nouveau délaissée.

Si bien qu’à la Révolution en 1792, il ne reste sur place que 4 moines. La communauté de l’abbaye de Landévennec est dissoute et la bibliothèque dispersée. Les bâtiments, qui tombent alors petit à petit en ruines, sont vendus comme bien nationaux. À l’époque, l’église est encore cependant bien entière. Ce qui porta un dernier coup fatal aux ruines est l’acquéreur de l’abbaye. Vers les années 1810, il la détruit et se sert des pierres pour la construction d’un four à chaux sur place.

Ce sera 150 ans plus tard, en 1958, qu’une nouvelle communauté bénédictine se réapproprie les lieux et y construit à côté de nouveaux bâtiments. L’histoire monastique du lieu peut alors reprendre ! La règle « ora et labora », fidèle à la tradition bénédictine, habite alors à nouveaux les murs de ce lieu chargé d’histoire. Les moines y prieront, tout en travaillant de leurs mains.

En 1958, la nouvelle communauté bénédictine de l’abbaye de Landévennec s’est installée un peu plus loin, pour laisser les visiteurs admirer les ruines de l’ancienne abbaye. Un peu plus loin encore, caché dans l’angle en bas à droite de la photo, les ateliers d’artisanat monastique de l’abbaye.

Et les moines, aujourd’hui ?

 

Les moines bénédictins, soucieux de pouvoir partager la riche histoire de leur abbaye, ont ouvert un musée. Il retrace chaque année, dans une exposition temporaire, une époque particulière de la vie de l’abbaye.

 

Entre leurs sept offices quotidiens, les dix-huit frères bénédictins travaillent de leurs mains. Ils réalisent des produits monastiques, notamment le célèbre « caramel au beurre salé de Lanvévennec », et des pâtes de fruits. Ils font tout à la main de A à Z, dans les petits ateliers du monastère.

 

Pour les visiter et découvrir leurs délicieux produits, vous pouvez bien sûr vous rendre sur place en Bretagne : Rue Gorrequer, 29560 Landévennec. Sinon, vous pouvez retrouver les produits de l’abbaye de Landévennec sur la boutique en ligne Divine Box.

Source : Divine Box, pour Breizh-info

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(Re)découvrez l’abbaye de Bonneval ! Son histoire, ses évolutions, sa chocolaterie artisanale…

Un article proposé par Divine Box.

L’abbaye Notre-Dame de Bonneval est une abbaye trappiste, située en Occitanie tout près de Rodez. Fondée en 1147, elle abritait à ses débuts une communauté de moines cisterciens. Chassés à la Révolution, ce sont désormais des soeurs trappistines qui ont pris le relais, depuis 1875 !

 

La communauté regroupe aujourd’hui une vingtaine de soeurs. Entre leurs 7 offices quotidiens, elles font notamment tourner une chocolaterie artisanale, et ce depuis 1878… Ce qui en fait l’une des chocolateries les plus anciennes de France encore en activité !

Divine Box vous raconte tout en trois minutes !

Aujourd’hui, la vingtaine de soeurs de l’abbaye de Bonneval produit du chocolat artisanal, et ce depuis 1878 – Crédit Photo : Magazine Twelve

Abbaye de Bonneval : il était une fois… 

Nous sommes en l’an de grâce 1143. Guillaume de Calmont d’Olt, alors évêque de Cahors, possède un château familial qui domine Espalion, une bourgade au nord de l’Aveyron. Il fait venir sur ses terres sept moines cisterciens de Mazan en Vivarais avec leur prieur Adhémar, le « must » du monachisme à l’époque !

La communauté cartonne alors très vite, en richesse et en nombre de moines. Les moines déménageront plus tard finalement au fond d’une « bona val » (“bonne vallée” en occitan), dans un lieu plus paisible. Au milieu coule une rivière, la Boralde de Flaujac. La construction de l’abbaye de Bonneval débute alors. En avant !

Le monastère connait son apogée aux XIIe et XIIIe siècles, tant par rapport au nombre de moines qu’à l’extension des biens et possessions. Celles-ci sont souvent regroupées autour de granges fortifiées. Quelques frères convers y habitent alors pour aider à l’entretien du domaine.

L’abbaye de Bonneval se trouve au creux d’un vallon, selon la tradition cistercienne – Crédit Photo : Abbaye de Bonneval

L’abbaye de Bonneval se trouve au creux d’un vallon, selon la tradition cistercienne – Crédit Photo : Abbaye de Bonneval

Abbaye de Bonneval : Les guerres 

Malheureusement, cette bonne vallée, isolée, subit les conflits à travers les siècles. L’abbaye de Bonneval doit alors affronter tour à tour la Guerre de Cent Ans et les conflits avec l’anglois au XIVe siècle, puis les guerres de Religion au XVIe siècle, ou encore les soulèvements lors du rattachement du comté de Rodez au Royaume de France au début du XVIIe… Entre destructions des murs, incendies et pillages par les bandes armées pour se ravitailler, cette période est terrible pour la communauté.

D’abord en terme de nombre, car les conflits affaiblissent les frères et les postulants se font alors plus rares. Mais aussi en terme d’observance, car avec les fuites successives, et donc les circonstances particulières, les règles monastiques s’affaiblissent…

Ci-dessus la Grange de Galinières, une ancienne dépendance fortifiée de l’abbaye de Bonneval, très pratique pour se protéger lors des pillages – Crédit Photo : Aveyron Tourisme

Abbaye de Bonneval : le dernier rempart 

Les épreuves continuent et grandissent avec la Révolution. Affaiblis et ruinés, les moines ne peuvent alors plus aider les pauvres, ce qui était, pour l’Etat, le seul argument valable pour « tolérer » l’abbaye. Ils sont alors notamment contraints d’arrêter leur distribution quotidienne de pain à la porte du monastère, ce qui provoque des émeutes. notamment la distribution quotidienne de pain à la porte du monastère, ce qui provoque des émeutes. Le Jeudi Saint 1791, l’abbaye de Bonneval est même contrainte d’envoyer un détachement de la garde nationale pour calmer « une foule de mendiants » (selon les archives municipales d’Espalion) !

Les derniers frères, ainsi qu’une cinquantaine de paysans, sont donc obligés de se réfugier dans un des donjons de l’abbaye pour résister à la foule en furie ! La garde nationale viendra elle-même remettre de l’ordre, et expulser les 13 moines restants en 1791. Ceux qui acceptent de signer la Constitution civile du Clergé ne sont alors plus inquiétés. Un seul moine, le frère Jean-Jacques Seconds, refuse et se trouve déporté.

L’abbaye de Bonneval est alors découpée en lots puis vendue. Comme beaucoup d’édifices religieux, elle sert de carrière de pierres. C’est la fin de plus de six siècles d’Histoire !

C’est dans l’un des donjons fortifiés de l’abbaye de Bonneval que les moines durent se réfugier durant la Révolution – Crédit Photo : Mapio

 

Abbaye de Bonneval II, le retour 

 

 

Mais heureusement, l’abbaye de Bonneval reprend vie un peu plus tard… En 1850, le curé du coin propose à des moines trappistes de venir s’y installer, mais ces derniers refusent, en raison de l’endroit, jugé trop sauvage et impropre à l’agriculture.

C’est finalement en 1875 que l’évêque de Rodez parvient à faire venir sur place de courageuses soeurs trappistines de Maubec, en Provence. Ni une ni deux, une rénovation titanesque démarre dès septembre 1875. Et c’est (re)parti !

L’abbaye de Bonneval renaît en 1875 grâce à une communauté de soeurs trappistines, qui feront rebâtir l’abbaye selon les plans primitifs – Divine Box

Abbaye de Bonneval : la chocolaterie 

 

En 1878, l’énergique Dom Emmanuel d’Aiguebelle fait installer une petite chocolaterie à Bonneval, pour assurer l’autonomie financière des soeurs. En effet, les pentes abruptes de l’abbaye de Bonneval empêchent une bonne culture des terres…
Rapidement alimentée par une un moteur hydraulique puisant sa force dans le courant de la rivière, la chocolaterie de Bonneval décolle !

Les soeurs gagnent ainsi de nombreux concours régionaux : notamment en 1884 où leur chocolat est présenté au concours régional de Rodez, au terme duquel le jury lui décerne une médaille de vermeil. En 1895 rebelote, leur bon chocolat est exposé à Bordeaux où il remporte la médaille de bronze, la plus forte récompense donnée à des produits similaires.

En 1927, se perfectionnent encore plus grâce à un maître chocolatier qui leur livre tous ses secrets. De quoi faire fondre tout le monde… Encore aujourd’hui, les chocolats de Bonneval font figure de référence dans le paysage des produits monastiques.

C’est pour subvenir à leurs besoins que les soeurs de l’abbaye de Bonneval se lancent dès 1878 dans la création d’une chocolaterie artisanale, de renom dans le paysage des produits monastiques – Divine Box

Abbaye de Bonneval : et aujourd’hui ? 

 

Aujourd’hui, l’abbaye de Bonneval compte vingt-et-une soeurs ! Elles sont trappistines (cisterciennes de la stricte observance), et suivent donc la règle de saint Benoît « ora et labora » (prie et travaille). Le premier des sept offices quotidiens est à 4h30 (eh oui, du matin !), et entre temps, les soeurs bossent dur, notamment pour leur artisanat monastique !

Broyage des fèves de cacao, mise en moule, emballage du chocolat etc… Sans oublier bien sûr le bon fonctionnement de l’hôtellerie et de l’abbaye : ménage, vaisselle, cuisine, etc… Pas de chômage là-bas !

Aujourd’hui encore, les soeurs de l’abbaye de Bonneval poursuivent la tradition chocolatière de leurs ainées – Crédit Photo : Magazine Twelve

 

Et pour acheter les chocolats des soeurs trappistines de Bonneval ?

 

Sur place à la boutique du monastère bien sûr ! Ou sinon sur la boutique monastique en ligne de Divine Box : cliquez ici pour acheter des chocolats de l’abbaye de Bonneval.

 

Sinon, vous pouvez cliquer ici pour apprendre encore plus d’anecdotes rigolotes sur l’abbaye de Bonneval : reconstruction fin 19e, installation des premières lumières de France sur place etc…

 

Et pour aller plus vite, voici une petite vidéo sur l’abbaye de Bonneval (1mn10) :

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Découvrez la « Chimay Bleue », la bière trappiste de Noël, en 5 anecdotes à retenir !

Un article proposé par Divine Box.

La Chimay Bleue est une bière trappiste belge, brassée par l’abbaye de Scourmont depuis 1948. Titrant à 9 % vol., elle dévoile des arômes de caramel, d’épices, de fruits noirs et de chocolat.

Mais savez-vous pourquoi elle est dite « bière de Noël » et d’où elle tire son nom ? Ou encore qu’elle est parmi les meilleures bières du monde ? Divine Box vous résume la Chimay Bleue en 5 infos indispensables à savoir !

La Chimay Bleue est produite par les moines de l’abbaye de Scourmont, en Belgique – Crédit Photo : Paris Match

1/ La Chimay Bleue était à l’origine brassée uniquement pour Noël

 

La toute première Chimay Bleue de l’histoire est sortie des cuves de l’abbaye de Scourmont en 1948. C’est le Père Théodore qui en inventa la recette, avec l’aide du Professeur De Clerck. La recette n’a bien sûr pas changé depuis !

Mais entre 1948 et 1954, la Chimay Bleue ne s’appelait pas ainsi. Elle s’appelait : la bière de Noël. Car elle n’était brassée spécialement que pour la fête de Noël ! Cependant, face à son succès grandissant, les moines se sont rendus compte que tout le monde souhaitait pouvoir en profiter toute l’année ! Depuis 1954, ils ont donc décidé de la brasser toute l’année ! Youpi !

À l’origine, la Chimay Bleue était brassée uniquement pour la fête de Noël – Crédit Photo : @f3stand_ (Instagram)

2/ La Chimay Bleue tire son nom de sa capsule

À l’origine, les différentes bières de Chimay étaient conditionnées dans des emballages identiques. Par souci pratique, les moines ont donc décidé de donner des couleurs différentes aux capsules de leurs bières.

Ainsi, lorsque les bières étaient rangées dans leurs caisses, et que seules leurs capsules dépassaient, un rapide coup d’oeil permettait directement aux moines de les différencier ! Et c’est ainsi que l’ancienne « Bière de Noël » est devenue par hasard… la Chimay Bleue ! Une des trois couleurs primaires : simple, sobre, efficace.

La Chimay Bleue tire son nom de la couleur de sa capsule – Crédit Photo : @cachetheplanet (Instagram)

 

3/ La Chimay Bleue est classée parmi les meilleures bières du monde !

Saviez-vous que la Chimay Bleue n’est pas simplement belle par sa robe et par la couleur de sa capsule, mais aussi bonne ? Très bonne, même. C’est pourquoi il est tout naturel de la trouver rangée parmi les meilleures bières du monde.

  • Elle est en effet notée 100/100 (rien que ça) sur le site RateBeer, un site d’experts qui classent et notent plus de 200 000 bières du monde entier, et parmi plus de 16 000 brasseries !
  • Et sur ce même site, elle est aussi 12e au classement du « Top 50 des ‘Belgian Strong Ale‘ ». Plutôt fort, non ?
  • Le site Belgibeer, quant à lui, lui donne la 3e place dans le « Top 10 des meilleures bières trappistes » !
  • Unepetitemousse la classe en première position dans le classement des bières belges.
  • Le Paradis de la Bière lui décerne la 2e place.

Bref, vous avez compris l’idée, et l’on pourrait encore continuer longtemps…

La Chimay Bleue est notée 100/100 sur le site d’experts RateBeer – Crédit Photo : @speciaalbiertjesblog (Instagram)

 

4/ La Chimay Bleue peut se vieillir en cave !

En général, une bière ne se conserve pas. Mais comme le bon vin, la Chimay Bleue peut se vieillir en cave ! Elle fait donc figure d’exception ! Grâce à sa levure, elle se bonifie avec le temps. Pour vous donner une idée, sa madérisation lui confère alors des arômes qui rappellent un vieux porto !

Beaucoup d’amateurs la laissent ainsi vieillir 2 ou 3 ans. Selon l’étiquette de la Chimay Bleue, il est possible d’attendre jusqu’à 5 ans. Et selon certains connaisseurs, on peut encore attendre un peu plus ! Mais saurez-vous résister tout ce temps ?

La Chimay Bleue est encore meilleure lorsqu’on la laisse vieillir plusieurs mois ou années en cave – Divine Box

 

5/ La Chimay Bleue existe aussi vieillie en fûts et en grand format

 

Puisque la Chimay Bleue se vieillit très bien, les moines ne sont pas fous : ils ont créé depuis 1982 la « Chimay Grande Réserve Vieillie en Barriques ». Il s’agit d’une Chimay Bleue vieillie en barriques dans les caves mêmes de l’abbaye !

Chaque année, c’est donc une nouvelle édition qui sort tout droit des tonneaux des moines. Vieillie dans des barriques de Whisky, de Cognac, de chêne français ou américain… Pour varier les plaisirs, l’assemblage change à chaque fois ! Et pour que la fête soit encore plus grande, la bouteille existe aussi en 75 cl !

La Chimay Bleue peut aussi se déguster en grande bouteille, veillie en cave dans de vieilles barriques – Crédit Photo : @bethebelgianbeer (Instagram)

 

Et pour goûter la Chimay Bleue ?

 

Rendez-vous sur place à l’abbaye ou à sa taverne juste à côté du monastère ! Ou sinon sur la boutique monastique en ligne de Divine Box : cliquez ici pour acheter de la Chimay Bleue.

Sinon, vous pouvez cliquer ici pour apprendre encore plus d’infos (passionnantes) sur la Chimay Bleue, brassée par l’abbaye de Scourmont

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L’abbaye bretonne de Timadeuc en 3 minutes ! Histoire, fromage, pâtes de fruits…

Un article proposé par Divine Box.

Attachez vos ceintures, et direction la Bretagne, à l’abbaye de Timadeuc ! Malgré une histoire pleine de rebondissements, les moines trappistes ont toujours su s’adapter et redynamiser leur communauté. Aujourd’hui, la communauté partage ses journées entre temps de prières et de travail. Les frères enregistrent des chants grégoriens, fabriquent notamment de délicieuses pâtes de fruits, et font aussi d’incroyables fromages ! A l’occasion de sa « box des monastères » spéciale Noël, qui contiendra notamment les pâtes de fruits de Timadeuc, Divine Box vous explique tout sur l’abbaye juste en dessous !

Ci-dessus, un frère de l’abbaye de Timadeuc en train de cuir artisanalement les célèbres et délicieuses pâtes de fruits de la communauté – Divine Box

Abbaye de Timadeuc : le début de l’aventure

 

Tout commence en 1840. Le Révérend Père dom Joseph Hercelin, père abbé de l’abbaye de la Trappe, en Normandie, décide d’acheter une propriété avec ses deux métairies dans le Morbihan. Elle appartient alors à une vieille dame, la riche Comtesse du Bot, trop âgée pour l’entretenir. Elle accepte donc de bon coeur de les céder aux moines, et à un prix modique.

Une fois l’acte signé, trois moines (un abbé, un diacre et un frère) filent donc sur place pour réaménager les bâtiments, défricher les terrains, et construire ce qu’il faut. La communauté de la future abbaye de Timadeuc naît alors, grâce à l’énergie des trois premiers : un abbé, un diacre et un frère convers. En avant la compagnie !

Dès l’achat de la vieille bâtisse de l’abbaye de Timadeuc, les moines retroussent leurs manches pour aménager ses terres environnantes – Divine Box

 

La première pierre de l’abbaye de Timadeuc

 

Après la remise en état des lieux, voici venu le temps de construire un prieuré en bonne et due forme ! Dès 1842, les moines sur place se mettent à la tâche, en utilisant notamment pour cela… les vieilles pierres du château de Rohan !

Et les efforts payent : l’église sort de terre le 1er septembre 1846 ! Par ailleurs, la communauté grandit et s’organise vite, obtenant ainsi bientôt le statut officiel d’abbaye. En effet dès 1847, un rescrit pontifical accorde au prieuré le statut d’abbaye. Son nom officiel est alors : l’Abbaye Notre-Dame de Thymadeuc. Le nom est repris aux anciens propriétaires ! Sympa, non ?

 

Aujourd’hui encore, on peut admirer la très belle église de l’abbaye de Timadeuc de 1846 – Divine Box

 

Abbaye de Timadeuc : les épreuves

 

En 1860, les bâtiments conventuels sont terminés, sauf le cloître qui reste inachevé. Mais trois ans après, un incendie criminel ravage l’hôtellerie, les écuries, et quelques annexes… il faut presque repartir à zéro !

On raconte qu’« au milieu de ce triste spectacle, ces saints moines paraissaient calmes et semblaient accepter avec une grande résignation cette nouvelle épreuve à laquelle la divine Providence a voulu les soumettre ». Chapeau bas…

Mais les festivités reprennent de plus belle en 1880, avec un décret du gouvernement fermant 261 monastères en France ! Expulsés de force, les moines de l’abbaye de Timadeuc ne reviendront sur place que deux ans plus tard, le 1er décembre 1882 seulement ! D’abord discrètement, puis publiquement..

En 1880, un décret ordonne l’expulsion des moines de 261 monastères, dont l’abbaye de Timadeuc – Divine Box

 

Une médaille pour l’abbaye de Timadeuc

 

Au XXe siècle, l’histoire de l’abbaye de Timadeuc est marquée par la Seconde Guerre mondiale. La communauté héberge alors des résistants et des soldats alliés, cache des armes, produit des faux papiers, et accueille même un centre d’entraînement au tir !

Cette résistance active est insufflée notamment par le père Gwénaël Thomas, qui sera plus tard capturé puis torturé par la Gestapo sans rien révéler, sauvant ainsi des dizaines de personnes… En récompense de ces actes, l’abbaye reçoit en 1946 la médaille de la Résistance, accordée à deux abbayes françaises seulement. C’est pas beau ça ?

L’abbaye de Timadeuc a reçu en 1946 la médaille de la Résistance pour ses actes de bravoures durant la guerre – Divine Box

La ferme de l’abbaye de Timadeuc

 

Pendant longtemps, fidèles au charisme trappiste, les moines de l’abbaye de Timadeuc se sont occupés d’une ferme. Dans ce petit coin de paradis, les champs de blé donnaient de la farine aux moines et du foin aux vaches, et donc, plus tard, du pain, du lait et du fromage à la communauté ! Tout un artisanat monastique se développe donc sur place à l’époque.

Mais en 2003, par manque de moyens humains, les trappistes ont préféré louer ces terres à des agriculteurs. Pas de panique cependant, ils continuent aujourd’hui à affiner leurs fromages et à produire des pâtes de fruits grâce au verger !

Les frères de l’abbaye de Timadeuc affinent leurs fromages depuis la moitié du XIXe siècle – Divine Box

Abbaye de Timadeuc : et aujourd’hui ?

 

Aujourd’hui, vingt-quatre moines habitent l’abbaye de Timadeuc ! Ils sont trappistes (cisterciens de la stricte observance), et suivent donc la règle de saint Benoît « ora et labora » (prie et travaille).

Le premier des sept offices quotidiens est à 4h15 (du matin, oui oui), et entre temps, les moines bossent dur ! Affinage du fromage, enregistrements de chants grégoriens,  et bien sûr travail manuel. Pour cela, ils font un des plus grands classiques des produits monastiques : des pâtes de fruits !

Un aperçu des savoureuses pâtes de fruits de l’abbaye de Timadeuc – Divine Box

 

Et pour acheter les pâtes de fruits de l’abbaye de Timadeuc ?

Sur place à la boutique à l’entrée de l’abbaye bien sûr ! Ou sinon sur la boutique monastique en ligne de Divine Box : cliquez ici pour acheter les pâtes de fruits de l’abbaye de Timadeuc. Sinon, vous pouvez cliquer ici pour apprendre encore plus d’anecdotes rigolotes sur l’abbaye de Timadeuc : devise de l’abbaye, fabrication du fromage (dont le Timanoix, affiné à la liqueur de noix) etc…

 

L’abbaye de timadeuc en vidéo (1mn)

 

L’abbaye de Timadeuc en vidéo, ça donne ça :

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Découvrez les pâtes de fruit de l’abbaye Notre-Dame de Tournay !

Un article proposé par Divine Box.

Les dix-huit frères bénédictins de l’abbaye Notre-Dame de Tournay (prononcer Tournaille), dans les Hautes-Pyrénées, sont notamment réputés pour leurs incroyables pâtes de fruits artisanales. Pourquoi les moines se sont-ils lancés dans cette activité de confiserie ? Comment les fabriquent-ils ? Pourquoi ont-elles autant de succès ? Divine Box vous propose de tout découvrir sur les pâtes de fruits de l’abbaye de Tournay, en avant !

L’abbaye de Tournay, spécialisée dans les pâtes de fruits depuis 48 ans, se trouve dans les Hautes-Pyrénées, près de Lourdes – Divine Box

Pourquoi faire des pâtes de fruits ?

 

La confection de pâtes de fruits représente un double intérêt pour les moines de Tournay.

  • Tout d’abord, cela leur permet d’équilibrer leur vie, centrée sur la prière et la méditation, comme le demande la règle de saint Benoît (VIe siècle). Leurs journées doivent donc aussi se partager équitablement entre des temps de prière et de travail (« ora et labora » en latin).
  • Ensuite, cela leur permet de vivre dignement et d’être indépendant financièrement. Ils peuvent ainsi assurer eux-mêmes leur subsistance grâce au travail de leurs mains. Et ainsi participer directement à la préservation des bâtiments de leur abbaye !

 

Comment le travail des moines de Tournay s’organise-t-il ?

 

C’est donc toute la communauté de l’abbaye de Tournay qui participe à cet artisanat monastique de pâtes de fruits : épluchage des fruits, mais aussi cuisson, découpage des pâtes, ou encore emballage et expédition… Les moines font tout eux-mêmes à la main et il n’y a pas de quoi chômer !

Le coeur de la confection est assuré par les plus jeunes frères. Ils sont deux à surveiller la cuisson et la découpe. En revanche, l’enrobage de sucre et de chocolat, et la mise en sachet, sont réalisés avec l’aide de tous les frères, y compris les plus anciens !

Les moines ont même embauché un laïc extérieur à la communauté, pour avoir un petit coup de main du côté des expéditions et de la relation avec les clients. Ainsi, les moines peuvent se concentrer pleinement sur leur activité de réalisation de pâtes de fruits ! Sympa non ?

C’est le jeune frère Nicolas qui prépare les pâtes de fruits avant qu’elles ne soient mises à cuire – Crédit Photo : DDM, S.V. (La Dépêche)

Des pâtes de fruits « pur fruit »

 

Au tout début, les moines préparaient leurs pâtes de fruits comme la majorité des artisans, c’est-à-dire à partir d’une purée de pommes, à laquelle ils ajoutaient des arômes. Ils ont finalement décidé depuis quelques années d’augmenter la qualité de leurs pâtes de fruits ! Désormais, ils ne produisent que des confiseries « pur fruit » ! Cela veut dire que la base de pomme a été supprimée : les pâtes de fruits sont faites uniquement à partir de la pulpe du fruit lui-même. Résultat ? Il n’y a pas besoin de colorant alimentaire, et le goût du fruit reste 100 % naturel !

Les pâtes de fruits des moines de Tournay sont « pur fruit », c’est-à-dire faites directement avec la pulpe du fruit. C’est ce qui en fait un des produits monastiques les plus savoureux ! – Divine Box

Une recette artisanale

 

À Tournay tout est fait à la main. C’est ce qui fait le charme et le succès de leurs pâtes de fruits. Voici les étapes principales :

  1. Tout d’abord, les moines achètent des fruits frais (orange, citron, pamplemousse, mandarine…) à l’extérieur, et les épluchent avec soin à la main.
  2. Dans un second temps, les moines broient la pulpe des fruits afin de les mettre en purée. Puis ils ajoutent du sucre, du glucose et de la pectine, et parfois selon le fruit, de l’acide citrique, qui va jouer avec la pectine. Le seul fruit qu’ils ne broient pas est la framboise (autrement, elle se détacherait lors de la cuisson).
  3. Les frères regroupent ensuite ce mélange par fournées de 50kg, qui sont cuites à la vapeur à 120°C dans une grande cuve, fermée par un couvercle.
    D’ailleurs, petite anecdote exclusive : les moines ont baptisé leur cuve « Désirée. » La raison ? Des petits soucis de livraison ont obligé les moines à l’attendre plus longtemps que prévu. Mais vraiment plus. Si bien qu’elle lorsqu’elle est enfin arrivée, elle était très, mais alors très… désirée. Tous contents, les moines lui ont donc donné ce petit nom affectif ! Rigolo non ?
  4. Lorsque la délicate cuisson est terminée (le nombre de minutes est très précis !), les moines peuvent placer les plaques de pâtes de fruits (qui contiennent 90 bâtonnets) à la verticale.
  5. Pour éviter que la matière ne tombe par terre, ils les placent dans une chambre froide pour les solidifier. Lorsqu’ils démoulent ensuite la pâte, les frères la sucrent, puis la laisse sécher, et la découpent en carrés. Cette étape est toujours effectuée le matin, par souci de commodité. Le tour est joué, il n’y a plus qu’à se régaler !
    Et les pâtes de fruits enrobées de chocolat ? Elles ne sont pas passées dans le sucre, mais enrobées dans du bon chocolat à 60 % de cacao… Miam !

Frère Julien fait découvrir à quelques visiteurs comment il réalise les pâtes de fruits de l’abbaye – Crédit Photo : La Dépêche

 

Et pour acheter des pâtes de fruits de Tournay ?

Sur place à la boutique près de l’abbaye bien sûr ! Ou sinon sur la boutique monastique en ligne de Divine Box : cliquez ici pour acheter des pâtes de fruits de l’abbaye de Tournay.

Sinon, vous pouvez cliquer ici pour en savoir encore plus sur les pâtes de fruits de l’abbaye de Tournay : différentes sortes, savoir-faire, cuisson des pâtes de fruits aux agrumes etc…

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[Idée cadeau] Les 10 bonnes raisons d’offrir la Divine Box de bières trappistes

La joie de la fête de Noël arrive bientôt, et avec, ses cadeaux ! Une idée de cadeau qui a du sens : la Divine Box « trappiste », remplie de bières trappistes, brassées par les moines trappistes au sein de leur abbaye. Une occasion de faire plaisir, tout en soutenant les abbayes.

 

Le contenu de chaque box :

  • 6 bières trappistes (3 différentes, en double pour pouvoir partager)
  • Un « guide des bières trappistes » (écrit par la sympathique équipe de Divine Box, et validé par les moines eux-mêmes), pour apprendre à déguster les bières trappistes
  • Un décapsuleur au design très sympa !

 

Voici le top 10 des bonnes raisons d’offrir la Divine Box « trappiste » pour Noël :

  1. Pour découvrir les bières trappistes, qui sont classées parmi les meilleures au monde. Divine Box en livre 6 par mois !
  2. Pour apporter sa bière à l’édifice (et pour les jeux de mots de Divine Box qui sont géniaux) ;
  3. Pour faire votre B-A : chaque bière trappiste vendue aide financièrement l’abbaye et soutient des associations ;
  4. Pour gagner la compet’ du meilleur cadeau en famille (ça va cartonner, c’est sûr) ;
  5. Pour apprendre à déguster une trappiste, grâce au « Petit Guide des Bières Trappistes ». Eh oui, ça s’apprend !
  6. Pour montrer votre amour à l’équipe Divine Box, qui est vraiment sympa (d’après ce que tout le monde dit) ;
  7. Pour offrir un cadeau qui dure. Avec l’abonnement, la box revient chaque mois, et ça c’est top !
  8. Pour offrir ENFIN une Divine Box, cadeau que votre ami/proche attend depuis des mois sans oser vous le dire ;
  9. Pour vous faire inviter plus souvent par la personne que vous allez combler. Eh oui, une bière, ça se partage !
  10. Il n’y avait pas de 10e raison, mais un top 9, ça fait un peu tâche !

 

Cliquez ici pour découvrir la Divine Box de bières trappistes. Merci pour eux et pour les moines !

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Découverte de l’abbaye Saint-Michel de Kergonan (56)

Aujourd’hui, direction Plouharmel, dans le Morbihan ! Nous rencontrons les soeurs de l’abbaye Saint-Michel de Kergonan (à ne pas confondre avec l’abbaye voisine de Sainte-Anne de Kergonan, et qui regroupe des moines). Située à 800 mètres de la mer, l’abbaye bénédictine fondée en 1898 regroupe de nos jours 25 soeurs. Nous vous proposons de découvrir leur agriculture 100 % biologique, grâce à laquelle elles réalisent de délicieuses confitures !

Des chants grégoriens et du travail manuel

Les soeurs bénédictines de Kergonan sont célèbres pour leurs chants grégoriens. Ce n’est pas un hasard, puisque l’abbaye a été fondée par l’abbaye de Solesmes, dans la Sarthe, spécialiste du chant grégorien.

Les soeurs de l’abbaye de Kergonan prient 8 offices par jour (7 le jour, 1 la nuit), entièrement chantés en latin. Elles suivent en effet la règle de saint Benoît (VIe siècle), le fondateur du monachisme occidental actuel, et qui enjoint les religieuses à partager leur journée entre temps de prière et de travail.

Pour assurer leur subsistance, les soeurs travaillent donc environ 4 heures par jour. Les charges sont distribuées par la mère abbesse, et changent tous les 3 ans environ. Les soeurs effectuent évidemment leurs différentes tâches dans le silence, pour favoriser la méditation et la prière.

Un jardin cultivé biologiquement

Parmi les activités de l’abbaye, il y a tout d’abord l’entretien de leur grand jardin de 25 hectares. Grâce à leur verger et à leur potager, les soeurs sont devenues autonomes pour leur consommation personnelle.

Dans un souci de préserver la création, elles ont décidé de n’utiliser aucun pesticide pour leur domaine, mais seulement des engrais et des fertilisants biologiques. Qu’à cela ne tienne, pourquoi ne pas les créer soi-même ?

Soeur Catherine, l’économe du monastère, a donc inventé avec l’aide d’un ingénieur agronome, le propre engrais bio de l’abbaye ! Dix-huit ans d’essais et d’élaborations ont été nécessaires. Les soeurs voulaient utiliser à leur avantage leur proximité avec la mer, pour exploiter les bienfaits des algues et des plantes de la région.

Elles élaborent donc un purin à base d’orties, d’algues, de lithothamne (une sorte d’algue rouge), et de prêle, qu’elles brassent et laissent macérer quelques jours, selon le climat et sa température. Leur création est tellement artisanale qu’elles ont créé leur tank de purin sur-mesure ! Pour cela, elles ont récupéré l’ancien tank à lait de leur ferme, et ont modifié la forme de son hélice pour que le brassage soit plus délicat et plus homogène.

Le jardin demande donc beaucoup d’entretien, et les soeurs disposent d’un jardinier pour les seconder, seul homme à pouvoir pénétrer dans l’enceinte de la clôture. Fortes de leur succès, les soeurs proposent aujourd’hui dans leur boutique une gamme de cinq engrais adaptés aux petits jardins !

Des confitures 100 % naturelles et « fait-maison »

Grâce aux fruits de leur jardin cultivés biologiquement, les soeurs élaborent aussi artisanalement des confitures «  100 % naturelles  ». Sans colorant ni conservateur, cela va de soi. C’est une seule soeur bénédictine de l’abbaye qui transforme les fruits et les légumes du domaine dans la cuisine de l’abbaye. Elle cuit les ingrédients en petite quantité afin de préserver leur goût naturel. Heureusement, les « anciennes  » du monastère lui donnent aussi un coup de main pour la mise en pot et l’étiquetage !

De tels produits naturels et « fait-maison », forcément cela forge une réputation locale ! Les soeurs confient fièrement que certains clients les mangent à la petite cuillère, et que d’autres viennent chaque année leur acheter des dizaines de pots !

Les best-sellers de l’abbaye sont notamment la confiture dorange, et celle de cassis. Les confitures de rhubarbe et de rhubarbe-poire ont aussi un certain succès Pour les amateurs de découverte et d’originalité, les bénédictines proposent aussi des confitures de potiron-orange et de courgette-citron !

Article écrit en collaboration avec Divine Box, le spécialiste des produits monastiques et des bières trappistes.

(source : Breizh-info)

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Le top 5 des infos sur la bière Orval !

Un article proposé par Divine Box.

La bière d’Orval, c’est tout un mythe ! Ambrée, titrant à 6,2 % vol., elle est brassée depuis 1932 à l’abbaye Notre-Dame d’Orval, dans le sud-est de la Belgique, sous le strict contrôle des moines trappistes. Elle fascine de nombreux amateurs…

Seraient-ce ses arômes si particulier, sa bouteille à la forme unique, ou encore parce qu’elle se fait de plus en plus rare ? Aujourd’hui, Divine Box vous raconte 5 choses à savoir sur la bière Orval. C’est parti !

 

L’abbaye d’Orval, en Belgique, où est brassée la bière Orval depuis 1932 – Divine Box

 

1/ La bière Orval, une bière rarissime (et de plus en plus)

 

La bière d’Orval est une denrée rare, et tout le monde se l’arrache ! Pourquoi ?

D’abord, car sa production est limitée.

  • Certifiée officiellement « Authentic Trappist Product », elle est donc forcément brassée au sein même de l’abbaye d’Orval. Or l’espace y est limité, et la clôture du monastère (et donc les murs de la brasserie) ne sont pas extensibles à l’infini ! Et cela, quelle que soit la demande ! Puisque la place est limitée, alors la production est limitée, c’est aussi simple que cela !
  • Un autre engagement des moines trappistes consiste à ne pas produire plus que ce dont ils ont besoin pour vivre. Et s’ils ont du surplus, ils le reversent à des oeuvres de charité (c’est un des critères pour être un « Authentic Trappist Product ». Or les moines reversent déjà plus de la moitié de leurs bénéfices à des associations caritatives ! Signe que la production actuelle d’Orval leur suffit déjà largement pour vivre. Ils n’ont donc aucune raison de l’augmenter !

Pourtant, chaque année, il sort 78000HL de bières des cuves des moines d’Orval. C’est peu comparé aux bières que l’on trouve si facilement dans le commerce, mais il faut quand même les écouler ! En fait, il semblerait que sa rareté entretient aussi le mythe et donc sa demande ! En effet, si la pénurie de la bière Orval s’accentue, c’est aussi par un effet boule de neige. C’est-à-dire que sa raréfaction crée et augmente le désir de s’en procurer. En que fait alors l’amateur d’Orval lorsqu’il croise le bien tant convoité ? Vous avez deviné…

 

Ci-dessus, les cuves en cuivre de la brasserie d’Orval, où la bière Orval est produite en quantité limitée, malgré la hausse constante de la demande – Divine Box

2/ La bière est née grâce à une légende

 

Nous sommes en Belgique au XIe siècle, et Mathilde, comtesse de Toscane, se ballade. Elle vient boire au bord d’un ruisseau et, par inadvertance, fait tomber son alliance dans l’eau. Or cette bague était le seul souvenir qui lui restait de son défunt mari. Toute chagrinée, elle invoque alors la Vierge en aide.

Soudain, une truite jaillit de l’eau, tenant dans sa bouche le précieux anneau. Mathilde saisit l’anneau en s’écriant : “Vraiment, c’est ici un val d’or” ! Depuis :

  • Une abbaye a été fondée, du nom d’Orval (Val-d’or / Or-val)
  • La source d’eau s’appelle « Mathilde » et approvisionne toute la brasserie
  • Le logo de la bière d’Orval est une truite tenant dans sa bouche un anneau

Si l’Orval existe aujourd’hui, c’est donc aussi un peu grâce… à la Vierge !

Le vitrail dans la salle de brassage de l’abbaye représente l’épisode de la légende d’Orval, où l’on voit notamment à gauche le poisson tenant l’anneau dans sa bouche – Divine Box

3/ La forme de la bouteille est unique au monde

La bière d’Orval a une forme arrondie bien particulière. Elle est en effet en forme de quille. Selon certains, ses formes rondes seraient là pour évoquer la volupté et la fertilité…

En réalité, le but ne serait pas seulement esthétique, mais essentiellement pratique. Cette forme permet en effet à la bouteille de résister confortablement à la forte pression de la bière qu’elle contient ! Car la pression de la bière Orval est deux fois plus importante que les bières blondes traditionnelles ! Ça leur met la pression non ?

La forme en quille de la bière Orval est unique au monde, et avait été pensée pour résister à la pression de la bière exercée sur la bouteille – Crédit Photo : @frederick_oostduinkerke (Instagram)

 

4/ L’Orval, une authentique bière trappiste

 

Elle fait partie du cercle très restreint des bières trappistes. Elle arbore donc sur son étiquette le précieux logo « Authentic Trappist Product ». Ce label garantit trois choses :

  • La bière est brassée au sein de l’abbaye
  • La bière est brassée par les moines ou sous leur strict contrôle
  • Les bénéfices sont consacrés à la vie des moines, et les excédents reversés à des œuvres à caractère social

À l’abbaye d’Orval, le brassage de la bière fut dès ses débuts (1932) le moyen de financer la reconstruction des bâtiments et leur entretien. Aujourd’hui, le succès de leur bière trappiste est tel que moins de la moitié des bénéfices sert encore à cette fin. Le reste est reversé à des œuvres caritatives. Plutôt sympa comme artisanat monastique, non ?

Le logo « Authentic Trappist Product » présent sur la bouteille garantit, entre autres, que la bière est bien brassée au sein de l’abbaye, et sous le contrôle de ses moines – Divine Box

 

5/ La bière Orval, l’une des meilleures bières du monde !

 

C’est aussi, il faut bien le dire, l’une des meilleures bières du monde ! Elle est en effet notée 99/100 sur le site RateBeer, un site d’experts qui classent et notent plus de 200 000 bières du monde entier, parmi plus de 16 000 brasseries !  Sur ce même site, elle est aussi 2ème au classement du « Top 50 des ‘Belges Ale‘ ». Pas mal, non ?

La Revue du Vin de France, quant à elle, lui donne la prestigieuse note de… 19/20 ! Et Belgibeer la classe en deuxième position dans le classement des bières trappistes. Et l’on pourrait encore dérouler la liste… Encore une preuve que les produits monastiques sont réputés, et même parmi les meilleurs au monde, dans leur catégorie !

Aujourd’hui, la bière Orval est célèbre dans le monde entier, et rivalise avec les plus grandes bières – Crédit Photo : @orval_beer_love (Instagram)

 

6/ Et pour acheter de la bière d’Orval ?

A la boutique de l’abbaye d’Orval, en Belgique, bien évidemment ! Ou sinon par exemple dans la boutique monastique en ligne de Divine Box : cliquez ici pour acheter la bière d’Orval.

Et sinon, pour aller plus loin, cliquez ici pour en savoir plus sur la bière d’Orval.

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6 infos amusantes sur l’élixir végétal de la Grande Chartreuse

Un article proposé par Divine Box.

Installés depuis 1084 au fond d’une vallée alpine, les moines chartreux produisent depuis 1737 le célèbre élixir de la Grande Chartreuse, d’après la recette d’un mystérieux manuscrit datant de 1605…. Avec la Chartreuse verte et la Chartreuse jaune, fabriquées selon la même recette originelle, l’élixir est aujourd’hui la source principale de revenu du monastère. Chaque année ce sont ainsi plus de 24 tonnes de plantes naturelles et médicinales qui sont acheminées au monastère, pour pouvoir produire la boisson légendaire aux 130 plantes.

Mais saviez-vous que personne ne connaît l’origine ni l’auteur de la recette ? Que celle-ci reste top secrète, même pour certains moines du monastère ? Ou encore que pendant quelques années, de faux élixirs y ont été produits ?

Divine Box vous propose 6 anecdotes amusantes pour en apprendre plus sur l’élixir végétal de la Grande Chartreuse !

 

 

1/ On ne sait toujours pas d’où vient la recette de l’élixir de la Grande Chartreuse !

C’est jusqu’en 1605 que l’on peut retracer les origines de l’élixir végétal de la Grande Chartreuse. Au-delà, on ne trouve nulle mention de sa recette. Nous sommes alors à Paris, rue d’Enfer, chez les moines de la Chartreuse de Vauvert. Le Maréchal François Annibal d’Estrées, l’un des bienfaiteur de l’ordre, donne discrètement aux moines un bien étrange manuscrit.

 

Si la scène peut sembler mystérieuse, cet homme est pourtant bien connu : il est le frère aîné de Gabrielle d’Estrées, l’une des maîtresses du roi Henri IV. Il est aussi l’évêque-comte de Noyon, ce qui ne l’empêche pas d’être «  un homme dissolu et sans scrupule », comme le rapporte Tallemant des Réaux, l’un des écrivains contemporains. Bref, ce n’est pas non plus n’importe qui !

 

Le mystérieux document contient une recette, celle d’un tonique à base de plantes médicinales : un « élixir de longue vie ». D’où, et de qui le maréchal tient-il ce recueil ? Et pourquoi le donne-t-il aux frères chartreux ? Nul ne le sait. Michel Steinmetz, auteur de Chartreuse, une histoire de liqueur, estime qu’il aurait pu le rapporter de Constantinople, ville dans laquelle il a déjà voyagé. Mystère, quand tu nous tiens !

Ci-dessus, un portrait de 1838 du Maréchal François Annibal d’Estrées (1573-1670), qui donna en 1605 la recette de l’élixir aux pères chartreux – Divine Box

 

2/ L’élixir végétal de la Grande Chartreuse livré à dos de mulet !

Dès 1737, les frères commencent à commercialiser leurs produits monastiques, qui sont des flacons d’élixir végétal de la Grande Chartreuse dans la région de Grenoble et Chambéry, où il se crée une petite notoriété. L’élixir est alors vendu dans un étui en bois pour le protéger de la lumière, et distribué par le frère Charles, qui sillonne les foires et marchés à dos de mulet. Amusant, non ?

Dès la moitié du XVIIIe siècle, frère Charles sillonne la région des Alpes pour distribuer le précieux élixir végétal de la Grande Chartreuse – Crédit Photo : Chartreuse Diffusion

 

3/ La recette de l’élixir végétal de la Grande Chartreuse, une recette top secrète !

La recette de l’élixir végétal de la Grande Chartreuse est top secrète, depuis ses débuts (1605). Aujourd’hui, seuls deux frères du monastère, frère Jean-Jacques et dom Benoît, en connaissent le contenu. Le manuscrit de 1605 est enfermé à double tour dans un coffre, caché on ne sait où dans le monastère… Seul le supérieur en a la clef ! Même les 70 salariés qui aident les moines à la production n’en connaissent pas les ingrédients !

La recette de l’élixir de la Grande Chartreuse est aujourd’hui toujours top secrète, cachée dans le monastère, et connue de deux moines seulement – Crédit Photo : © ZEPPELIN

4/ Avant d’être liquoristes, les chartreux étaient bergers et charpentiers !

Que faisaient donc les moines chartreux avant de produire leur précieux breuvage, désormais mondialement célèbre ?

Dom Benoît, maitre de Chai et actuellement l’un des deux seuls moines en charge de la production de l’élixir, résume très bien la situation : « Nous avons d’abord été bergers, puis nous avons fabriqué des mâts pour les navires grâce aux sapins des forêts, nous avons écrit des manuscrits, nous avons été forgerons… Désormais, nous sommes liquoristes ! »

Comme quoi, la vocation monastique mène à tout type d’artisanat monastique !

Avant de produire des liqueurs, les chartreux gardaient des troupeaux de moutons dans les reliefs alpins – Crédit photo : Thomas Aquinas College

 

5/ Pendant quelques années, un élixir végétal « de la Grande Chartreuse » a été produit au monastère de la Grande Chartreuse… Mais ce n’était pas le vrai !

En 1903, refusant de se soumettre à la loi anticléricale sur les associations et les congrégations religieuses, les Chartreux sont expulsés de France. Ils s’installent alors à Tarragone, en Espagne. En 1921 ils parviennent à revenir en France, à Marseille :  ils produisent alors à nouveau leurs liqueurs, mais sous le nom de… « Tarragone » ! Pourquoi ?

 

Ce n’est pas simplement par exotisme ou en mémoire de leur périple. C’est aussi tout simplement parce que le nom de « Chartreuse » est alors déjà pris (et officiellement !) par des petits malins !

En effet, durant l’absence des moines chartreux, leurs biens français ont été confisqués par le gouvernement. L’État tente alors de remettre en route la distillerie abandonnée, et commercialise donc les fameuses liqueurs des Pères Chartreux, sous le nom officiel de « Chartreuse ». Coup dur pour les moines !

 

Heureusement pour eux, après plusieurs tentatives, les exploitants envoyés par l’État ne parviennent jamais à imiter la recette… Pas étonnant ! Très vite, l’entreprise court donc au désastre financier. Et dès 1927, la société de production est en faillite. Ses actions sont alors vendues pour un prix dérisoire.

 

Le petit clin d’oeil sympa ? Ce sont des hommes d’affaires de la région de Voiron qui rachètent les actions de cette société. Et à qui les donnent-ils ? Aux moines chartreux bien sûr !  Dès 1929, les frères peuvent ainsi baptiser à nouveau leurs liqueurs avec leur nom. Ce seront donc bien désormais d’authentiques « Chartreuses », produits du monastère de la Grande Chartreuse qui seront réalisés, fidèles à la formule de 1605. Youpi !

Ci-dessus, un vieil élixir végétal de la Grande chartreuse produit à l’époque où les moines étaient exilés à Tarragone, en Espagne – Crédit Photo : Pinterest @Delachartreuse

 

6/ Une production mondiale compatible avec la vie contemplative !

Qui a dit que les moines étaient vieux-jeu ? Les alambics de la Grande Chartreuse peuvent aujourd’hui être contrôlés par informatique depuis les cellules des moines, l’église, les chapelles, le cloître et même le réfectoire ! Une telle installation a été mise en place afin de respecter leur vie contemplative. Une cellule avait même été spécialement aménagée dans la distillerie pour frère Jean-Jacques et Dom Benoît ! Mais aujourd’hui, pour limiter au maximum les sollicitations, ces derniers préfèrent ne se rendre qu’une ou deux fois par semaine à la distillerie.

 

De même, par respect pour leurs vœux de silence, quand Frère Jean-Jacques appelle Père Benoît, ce dernier ne répond pas. Mais il écoute sa boîte vocale. Et vice-versa !

Eh oui, pour éviter que toute cette activité ne prenne le pas sur leur vie retirée du monde, les moines ont plus d’un tour dans leur sac !

Pour ne pas nuire à la leur vie contemplative, frère Jean-Jacques et Dom Benoît avaient une réplique de leur cellule installée dans la distillerie, mais pour éviter toute tentation, ils préfèrent aujourd’hui ne s’y rendre qu’une ou deux fois par semaine – Crédit Photo : © ZEPPELIN

 

Et pour acheter l’élixir végétal de la Grande Chartreuse ?

Sur place à la boutique près du monastère bien sûr ! Ou sinon sur la boutique monastique en ligne de Divine Box : cliquez ici pour acheter l’élixir de la Grande Chartreuse.

 

Sinon, vous pouvez cliquer ici pour apprendre encore plus d’anecdotes rigolotes sur l’élixir végétal du monastère de la Grande Chartreuse.

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Top 3 des infos à savoir sur la Westmalle Dubbel, une bière brassée par les moines trappistes.

Un article proposé par Divine Box.

La Westmalle Dubbel est une bière trappiste brune brassée par l’abbaye de Westmalle, en Belgique. Elle possède le rarissime logo « Authentic Trappist Product », gage de son authenticité monastique. Souvent citée avec sa soeur la Westmalle Tripel comme l’une des bières belges les plus mythiques, elle fait partie du cercle très restreint des bières trappistes. Pourquoi est-elle si spéciale ? Divine Box vous propose d’en savoir un peu plus sur la bière Westmalle Dubbel, en 3 infos clés à retenir !

Info n°1 : les moines ont créé cette dubbel, la toute première bière « dubbel » au monde

 

Ce sont les moines trappistes de l’abbaye de Westmalle, en Belgique, qui ont inventé en 1856 la toute première bière « Dubbel » du monde ! En effet, ils cherchaient à compléter la bière blonde et légère qu’ils brassaient pour leurs repas au réfectoire.

 

Ni une ni deux, ils décident donc de créer une bière brune, et plus forte. Elle fut adoptée par les moines dès les premiers jours ! Et hop, sans le savoir ils venaient aussi de donner naissance à la première d’une grande famille… les « Dubbel » !

 

Mais pourquoi ont-ils décidé de l’appeler « Dubbel » ? Pour une raison simple. Et non, ce n’est pas parce qu’elle a une double fermentation, comme on le croit souvent. Même si la confusion est logique, puisque la Westmalle Dubbel a bien une double fermentation…

 

Mais elle ne tire pas nom de cette étape. La preuve ? La Westmalle Tripel, aussi brassée par les moines de l’abbaye, n’a pas de triple fermentation ! Alors pourquoi donc « Dubbel » ?

 

Tout simplement parce que les moines la brassaient à l’origine avec deux fois plus d’ingrédients (deux fois plus de malt, de houblon et de levure) que la première bière de leur réfectoire ! Cette dernière fut donc renommée par la suite l’« Enkel » (simple), par opposition. La boucle est bouclée !

Photo du début du XXème siècle montrant des tonneaux de Westmalle déposés devant la brasserie de l’abbaye – Divine Box

Info n°2 : elle est brassée dans la plus vieille brasserie trappiste du monde encore en activité !

 

L’abbaye de Westmalle a été fondée en 1794. Mais ce n’est qu’en 1836 que les moines y construisent une brasserie. C’est en effet le 14 septembre de cette année que le pape Grégoire XVI unifie les règles des moines trappistes alors en vigueur, et les autorisent alors à boire de la bière ! Les moines de Westmalle sautent sur l’occasion, et plutôt que d’en acheter, ils décident de produire eux-mêmes la leur !

 

Pendant quelques années, l’abbaye ne brassa ainsi de la bière que pour sa propre consommation. En 1856, lorsqu’ils créèrent la Westmalle Dubbel, ils commencèrent à la vendre de temps à autre à la porte de l’abbaye. Mais bien vite, le succès se répandit, et les files d’attente se firent de plus en plus longues.

 

Ce sera donc en 1861 que les moines décident de commercialiser leurs bières à plus grande échelle, en s’inspirant de leurs voisins de l’abbaye de Scourmont, qui brassent la Chimay. La Westmalle Dubbel se répandit donc un peu partout dans la région, puis le pays, et même monde… Et c’est heureusement toujours le cas aujourd’hui, youpi !

 

La brasserie a certes connus quelques aléas : ses cuves furent réquisitionnées par les allemands pendant la Première Guerre mondiale, « au nom de l’effort de guerre ». Ben voyons ! Malgré les épreuves, la brasserie trappiste est encore active, et peut aujourd’hui se targuer de plus de 180 ans d’existence : les Westmalle, des bières modernes et anciennes !

C’est dans ces grandes cuves en cuivre que les moines de l’abbaye de Westmalle ont brassé leurs bières jusqu’en 1956 – Divine Box

Info n°3 : c’est l’une des meilleures bières du monde !

 

Connaissez-vous le site RateBeer ? C’est un site qui regroupe tout plein d’experts, qui classent et notent les bières du monde entier parmi plus de 200 000 bières venant d’environ 16 000 brasseries !

 

Et bien la Westmalle Dubbel y est notée, attention mesdames et messieurs, 99/100 ! Et ce n’est pas tout, elle y est aussi n°2 dans le top 50 des meilleurs « doubles d’abbaye » du monde ! De quoi se forger une sacrée réputation, non ?

 

Certains avancent que son goût légendaire provient de l’eau avec laquelle elle est brassée. L’abbaye de Westmalle puise en effet son eau depuis les origines dans une nappe phréatique, située à 70 mètres sous l’abbaye. Cachée sous une couche d’argile, l’eau de ruissellement s’y filtre naturellement, gage de sa qualité. Cet ingrédient secret des moines constitue 90 % de la bière ! Le secret de son succès ?

 

D’autres ajoutent que c’est sa levure. Celle-ci aussi est unique : les moines ont développé leur propre souche de levure depuis des décennies.

 

Côté dégustation, selon les moines, la bière Westmalle Dubbel se déguste parfaitement entre 8°C et 14°C. Elle laisse alors pleinement ressortir ses incroyables arômes de caramel, de fruits noirs (raisin, prune) et de torréfaction. Elle titre à 7 % d’alcool.

La bière Westmalle Dubbel est notée 99/100 sur le site RateBeer, ce qui en fait l’une des bières les plus appréciées au monde – Crédit Photo : @dirtydios (Instagram)

 

Et la petite info en plus ?  La Westmalle Dubbel peut très bien se vieillir quelques années ! Le goût varie selon le temps de conservation, bien sûr. Mais selon plusieurs experts, la Westmalle Dubbel est encore meilleure si on a la patience d’attendre un an avant de la savourer… Bon courage !

Où en acheter ?

A l’abbaye de Westmalle en Belgique, bien sûr ! Sinon par exemple en ligne chez Divine Box : cliquez ici pour acheter la Westmalle Dubbel.

 

Pour en savoir plus, vous pouvez cliquer ici pour découvrir notamment plus d’infos sur la bière Westmalle Dubbel (sa fabrication, son histoire, la redistribution de ses recettes aux oeuvres sociales etc…)

 

Et sinon, pour découvrir le monde des bières trappistes, vous pouvez vous abonner à la « Box Trappiste mensuelle » de chez Divine Box.