Tribunes et entretiens

Mike Pompeo : “La liberté religieuse bénéficie à la politique étrangère américaine”

Dans une interview accordée à Vatican News, le secrétaire d’Etat américain Mike Pompeo rappelle que la liberté religieuse est un droit fondamental et invite tous les croyants et les pays à le promouvoir.

Devin Watkins : Monsieur le Secrétaire, vous allez accueillir le premier sommet américain sur la liberté religieuse avec vos homologues du monde entier. Quel est le but d’une telle rencontre ?

Mike Pompeo : Écoutez, c’est une chose absolument remarquable. Sous la présidence Trump, le Département d’État a fait de la liberté religieuse une véritable priorité, donc nous organisons cette rencontre qui réunit plus de 80 délégations : parmi elles, une quarantaine d’homologues, de ministres, du monde entier. Le plus grand nombre jamais réunis ici au Département d’État. Et notre mission est à la fois très simple et indispensable. Il s’agit de répandre l’importance de la liberté religieuse pour chaque citoyen dans le monde entier. Nous voulons insister sur ce point. Il y a des pays qui partagent l’ouverture d’esprit américaine sur ce sujet. Il y a en a d’autres qui ne le font pas, et nous souhaitons que ces pays évoluent enfin dans la bonne direction, celle d’une liberté religieuse grandissante. Les citoyens de toutes religions doivent avoir le droit de vénérer qui ils le souhaitent, ou s’ils décident de ne pas croire, ils doivent y être autorisés aussi.

Quand il s’agit de promouvoir la liberté religieuse, dans quels rôles voyez-vous le Pape François et l’Église catholique ?

Nous pensons qu’ils peuvent jouer un rôle central. J’estime que c’est extrêmement important que non seulement les gouvernements -tels que le Département d’État aux États-Unis- mais aussi les leaders religieux, comprennent qu’ils ont besoin d’insister sur la liberté religieuse, pour leurs propres foi et croyances. Ils doivent aussi s’assurer de la liberté religieuse pour ceux qui une foi autre que la leur. Ainsi nous pensons que l’Église catholique peut jouer un rôle important dans la mission que nous essayons d’accomplir en réunissant tous ces acteurs à Washington ces prochains jours.

Quel lien voyez-vous entre liberté religieuse, droit de l’Homme et intérêts économiques ?

Bonne question. Je crois qu’ils tous intimement liés. Avec l’administration Trump, nous sommes d’accord sur le fait que la liberté religieuse a d’énormes bénéfices pour les pays. Quand un individu peut agir et se comporter librement dans le respect de sa foi, il est ensuite capable du meilleur. Ainsi, nous estimons qu’il y a une étroite relation entre la liberté religieuse comme droit fondamental et la bonne santé économique d’un pays jouissant de cette liberté religieuse. Les investisseurs préfèrent des États qui ont une large liberté religieuse. Les acteurs commerciaux voient les endroits où la liberté religieuse est respectée comme plus ouverts et moins risqués. Nous pensons que liberté religieuse, droits de l’Homme et succès économique sont intimement liés et nous estimons que cela bénéficie à la politique étrangère américaine de renforcer cela.

Source : Vatican News 

Dans le Monde #NLQ #USA

USA : vers un basculement de la Cour Suprême

Le juge à la Cour Suprême Anthony Kennedy a annoncé mercredi 27 juin son départ à la retraite le 31 juillet prochain. La Cour Suprême est la plus haute juridiction des Etats Unis, ses arrêts font jurisprudence. Le président Donald Trump va mettre en œuvre une procédure de sélection pour nommer le nouveau juge, « à partir d’une liste de 25 candidats conservateurs ». Tous les juges de la Cour Suprême sont nommés à vie. C’est la deuxième fois que Donald Trump a l’occasion de nommer un juge à la Cour Suprême, après la nomination du Conservateur Neil Gorsuch l’année dernière.

Anthony Kennedy, nommé en 1988 par Ronald Reagan, s’était forgé au fil des années une réputation de magistrat « pivot ». En effet, bien que conservateur, il a plusieurs fois adopté des positions libérales concernant la politique budgétaire et les sujets de société, soutenant notamment les partisans de l’avortement et les droits des homosexuels. Son avis avait donc un poids crucial dans les décisions prises par la Cour Suprême.

Dans le contexte américain actuel, les opinions du juge qui sera choisi influeront de façon conséquente sur les évolutions législatives, notamment en matière d’avortement, de contraception, de droits des homosexuels… Le leader des démocrates au Sénat, Chuck Schumer, a affirmé qu’il s’agissait « de la plus importante vacance à la Cour suprême pour le pays depuis au moins une génération ».

Source : genethique.org

A la une #Tribunes et entretiens

Vers l’abrogation de l’avortement aux Etats-Unis ? Une tempête civilisationnelle est en cours

Le Président Donald J. Trump en personne a tenu ces propos, lors du grand gala d’une des plus grandes organisations pro-vie des USA, la Susan B. Anthony List :
« Pour la première fois depuis Roe v. Wade l’Amérique a un président pro-vie, un vice-président pro-vie, une Chambre des représentants pro-vie et des législatures républicaines pro-vie dans 25 Etats ».

Auparavant, en 2017, il avait pris la parole à la March for life par un message enregistré.

A celle de janvier 2018, il avait carrément organisé une prise de parole en direct depuis les jardins de la Maison-Blanche. C’est sans équivalent dans l’histoire des Etats-Unis. Les précédents présidents républicains – donc élus par les électeurs pro-vie – ne se sont que faiblement mobilisés sur ces sujets, terrorisés par la bien-pensance et les médias.

Les précédents présidents républicains – élus par les électeurs pro-vie – ne se sont que faiblement mobilisés sur ces sujets, terrorisés par la bien-pensance et les médias

Roe vs. Wade est l’arrêt de la Cour suprême des États-Unis qui a autorisé les Etats à pratiquer l’avortement. Prononcé en 1973, ce célèbre jugement a été suivi par des lois analogues dans de très nombreux pays, dont la France en 1975. Roe vs Wade a été l’ouverture de la boîte de Pandore dans tout l’Occident : le leader du monde libre dépénalise la mise à mort de ses propres enfants, le reste du monde libre suit, comme il a suivi sur de nombreux sujets, les meilleurs et les plus mauvais.

Mais aujourd’hui la donne a changé. Une tempête civilisationnelle est en cours. Des décennies de mauvais conservatisme, de déconstruction et de folie nihiliste sont en train d’être balayées par une révolution. Cette révolution, c’est Trump.

« Le Président le plus pro-vie de l’histoire des États-Unis »

C’est le calme et mesuré Vice-Président des Etats-Unis Mike Pence qui fait cette déclaration, lui-même pro-vie reconnu depuis des années. Ce n’est pas le seul dans l’administration Trump :

  • le secrétaire d’Etat Mike Pompeo,
  • l’ambassadrice des USA à l’ONU, Niki Halley,
  • la porte-parole de la Maison-Blanche, Sarah Huckabee Sanders,
  • le ministre Ben Carson, et de très nombreux autres.
    Ne vous y trompez pas : quoique les organisations pro-vie soient fortes aux USA, le combat contre la culture de mort, relayée par la gauche, les médias et le show-bizness est tout aussi terrible. Le Planning familial y est puissant – un grand donateur des campagnes démocrates ; la bien-pensance y est écrasante, et on ne manque pas de voir des jeunes femmes aux cheveux colorés faire la propagande de l’avortement dans les médias ; la censure aussi, qui touche les réseaux sociaux des organisations pro-vie comme Live Action de Lila Rose.

Dans ce contexte, être pro-vie est tout aussi compliqué qu’en France.

On fait face à la même haine, au même gauchisme culturel. Sauf que les Américains, fidèles à leur tradition de liberté, à leur indépendance et à leur courage, ont pu former des cercles très fort pour maintenir le débat sur la mort des enfants à naître. Contrairement à la France, qui n’a même plus le droit de parler d’avortement, sauf en bien.

Beaucoup étaient sceptiques sur la réelle volonté pro-vie de Donald Trump. Une fois de plus, il les surprend.

Quelles mesures concrètes ?

  • Il a restreint le financement des ONG pro-avortement dans le monde,
  • Il a arrêté le financement des programmes pro-avortement de l’ONU,
  • Il est en train de supprimer le système socialiste de remboursement des soins de santé, l’Obamacare, qui permettait de financer très largement les avortements.
  • L’organisation Opération Rescue a annoncé que Donald Trump était le lauréat du Prix de la personnalité pro-vie de l’année 2017.
  • Le Département de la Justice de l’administration Trump a lancé une enquête officielle sur le trafic d’embryons par Planned Parenthood.
  • Il a activement soutenu les Etats qui tentent d’interdire l’avortement eugéniste des handicapés, comme dans l’Ohio, notamment les personnes trisomiques,
  • Il a activement soutenu la législation pro-vie, telle que la Loi sur la protection des enfants à naître,Il a supprimé le financement public du géant de l’avortement Planned Parenthood,
  • Et, surtout, ce qui est le plus craint des forces nihilistes, Donald Trump a arraché la nomination du juge Neil Gorsuch, conservateur et pro-vie, à la Cour suprême des États-Unis.

J’insiste sur ce dernier point.

C’est cette nomination à la Cour suprême – et la possible à venir durant le mandat de Trump – qui peut faire basculer la décision tabou Roe vs. Wade. D’où l’importance des élections de mi-mandat :

« Nous savons tous ce que signifierait une majorité démocrate, en particulier, pour les gens dans cette salle, pour la Cour suprême », a dit Donald Trump.

Les États-Unis sont à un seul juge de pouvoir revenir sur l’avortement. Ce juge, c’est le traître Kennedy, catholique, nommé comme conservateur, mais qui a toujours pris le parti de la gauche sur les questions de civilisation. Le 28 avril, le New York Times publie une véritable prière :

« Juge Kennedy, restez, s’il vous plaît, l’Amérique a besoin de vous ».

C’est dire qu’ils savent qu’ils ont déjà perdu.

* Dernière minute, j’apprends que la nouvelle composition de la Cour suprême des Etats-Unis vient de rejeter un recours du Planning familial contre une loi protégeant la vie dans l’Arkansas. L’abrogation de l’ignoble Roe v. Wade approche.

Source : Dreuz.info – © Vivien Hoch pour Dreuz.info.

NLH #NLQ #Points non négociables PNN

La Cour Suprême des USA : vers l’abrogation de Roe v. Wade

En 1973, la Cour Suprême des USA avait reconnu l’avortement comme un droit constitutionnel. Les lois le prohibant ou le restreignant devenait donc inconstitutionnelle au motif de la violation du droit au respect de la vie privée des Américaines.

La Cour Suprême des USA a rejeté un recours du Planning Familial contre une loi de l’Arkansas imposant au médecin qui prescrit un avortement médicamenteux d’avoir une relation contractuelle avec l’hôpital voisin pour assurer le suivi du patient.

Il s’agit d’un signal envoyé en faveur d’un éventuel revirement de la jurisprudence Roe v. Wade. Si l’avortement n’est plus un droit constitutionnel, ce serait 21 des 50 Etats qui pourraient adopter des législations pro-life.

Cette décision de rejet du recours s’explique par la nomination du juge pro-life par Donald Trump.

Source : CNN

Brèves #NLQ

Trump donnera une conférence lors d’un événement d’une importante fédération pro-life

Le président Donald Trump sera le conférencier principal au gala “Campagne pour la vie de Susan B. Anthony List” du 22 mai.

Trump parlera de l’engagement de son gouvernement  en faveur de la vie pendant l’événement qui se tiendra au National Building Museum de Washington.

“Le président Trump a avec succès respecté ses promesses aux électeurs pro-vie qui ont travaillé dur à son élection, et ce fut un privilège d’être à ses côtés pour défendre la vie innocente” indique Marjorie Dannenfelser, la président de Susan B. Anthony.

“Les enfants à nâitre, leur mère, et les contribuables pro-vie ne pouvaient pas avoir un meilleur allié à la Maison Blanche que le président Trump, et nous sommes impatients des nouvelles victoires que nous pouvons réaliser ensemble.”

La suite en anglais sur Christian Headlines