Annonces #Conférences/Formations #NLH #NLQ

26 février, 14 mars & 24 mai 2019 : Cycle de conférences proposé par les jeunes cathos du Pays d’Ancenis (44)

Les jeunes cathos du Pays d’Ancenis vous proposent un cycle de conférence à l’église Saint-Pierre-d’Ancenis (paroisse Sainte-Marie-en-Pays-d’Ancenis). Trois personnalités, trois thèmes et trois dates (de 20h à 21h30) :

♦ Mardi 26 février 2018 : Témoignage débat avec Laurent Gay, témoin qui évoque sa descente dans les enfers de la drogue et sa rencontre déterminante avec Dieu.
♦ Jeudi 14 mars 2018 : « Est-il déraisonnable de croire aujourd’hui » avec Brunor, illustrateur et scénariste de bande dessinée, auteur de la série « Les indices pensables ».
♦ Vendredi 24 mai 2018 : « Amour et responsabilité » par Thérèse Hargot sexologue de nationalité belge exerçant en France dans l’établissement Stanislas à Paris.

Entrée et participation libre – Tout public à partir de 16 ans – Vente de livres

Annonces #Conférences/Formations #NLQ

“Transfigurée” : Patricia Sandoval à Senlis (60) le 9 novembre 2018

SOIRÉE EXCEPTIONNELLE POUR TOUS LE VENDREDI 9 NOVEMBRE :

APRES L’ENFER DE LA DROGUE, DE LA RUE ET DE L’AVORTEMENT…

“Et pourtant Dieu m’a tendu la main, Dieu m’a sauvée, Dieu m’a enseignée : je suis pardonnée, je suis « fille de Roi ».”

Jeunes, Parents, Adultes : Patricia SANDOVAL vient tout droit des Etats-Unis nous partager son itinéraire spirituel spectaculaire !

Passée par les turpitudes de nos sociétés occidentales (divorce des parents, avortements, drogue, vie dans la rue…), cette jeune femme a été sauvée par Jésus.

Son témoignage bouleversant d’un Dieu qui console et qui guérit a transformé les cœurs les plus blessés et les plus désorientés.

Son livre, Transfigurée, est une ressource pour la Nouvelle Évangélisation.

Vendredi 9 novembre, 20h15, 
Salle Saint Rieul, rue du cimetière Saint Rieul à Senlis

Conférence organisée par les AFC de Senlis, La Vigne de Rachel, Alliance Vita et le Cercle St Rieul

Conférences/Formations #NLQ

Conférence-témoignage de Laurent Gay le 9 octobre 2018 à Brives-Charensac (43)

Laurent Gay, ancien toxicomane et auteur du livre “Arraché à l’enfer”, donnera une conférence-témoignage sur son parcours le mardi 9 octobre 2018 à 19h au Pôle La Chartreuse de Brives-Charensac (amphithéâtre).

Lorsque Laurent, enfant d’une cité parisienne, goûte à la drogue, il n’imagine pas qu’il sera emporté durant quinze ans dans un engrenage infernal : la déchéance, le vol, les trafics, le SIDA. C’est en prison, alors qu’il est proche du suicide, que Dieu vient le toucher : totalement athée, il vit une incroyable conversion. Commence alors une lente et difficile résurrection.

Réservations par mail : conference.9octobre@pole-lachartreuse.fr
Contact : Pastorale de La Chartreuse 04 71 09 83 09

Amérique latine #Dans le Monde #NLQ

Colombie : l’archevêque de Cali dénonce “le meurtre systématique de responsables sociaux”

« Tant que les structures qui sont à l’origine de ces morts ne seront pas démantelées, nous ne serons pas surs de pouvoir aider qui que ce soit, pas même les responsables sociaux ». Telles sont les paroles de S.Exc. Mgr Darío de Jesús Monsalve, Archevêque de Cali, après qu’ait été annoncé l’assassinat d’un autre responsable social, José Osvaldo Taquez, et la découverte des restes d’Iber Angulo Zamora, lui aussi responsable social, appartenant au Conseil communautaire d’El Naya, lequel avait été enlevé le 5 mai dernier.

Les déclarations de l’Archevêque de Cali relatives au énième meurtre d’un responsable social dans le département d’Antioquia, intervenu cette fin de semaine, ont été diffusées par la radio locale RCN et transmises à l’Agence Fides.

Mgr Monsalve a qualifié de « véritable tragédie » le meurtre systématique de responsables sociaux et de défenseurs des droits fondamentaux sur tout le territoire colombien.

Mgr Darío de Jesús Monsalve a également mis en évidence que le pays devrait s’arrêter pour protéger ces responsables dans tous les territoires et demander d’identifier d’où proviennent ces instructions de mort » a réaffirmé l’Archevêque, avant de conclure en informant que, dans la vallée du Cauca, les jeunes de la communauté afro-américaine de Colombie sont recrutés par des bandes criminelles.

Selon des données fournies par des sources locales, au cours de la seule année en cours, ont été assassinés en Colombie plus de 100 responsables sociaux. Les données en question ont été vérifiées par l’Institut pour l’Etude du Développement et de la Paix, qui indique également les zones où se vérifie le plus grand nombre d’homicides, à savoir Arauca, Cauca, Antioquia, Norte de Santander, Santander, Valle del Cauca et Nariño. Le rapport souligne également que trois meurtres ont eu lieu dans la capitale, Bogotá, un événement considéré comme atypique. Ce qui préoccupe le plus, selon l’Organisation nationale indigène de Colombie, est le silence total du gouvernement sur la requête de sécurité et sur la demande d’enquêtes sur les faits.

L’une des causes de cette violence serait l’absence d’application des Accords de paix signés avec les FARC (forces armées révolutionnaires de Colombie) et par conséquent l’abandon de la part du gouvernement des plans de développement de ces territoires, un temps contrôlés par les FARC et se trouvant aujourd’hui, selon les sources de Fides, obligées de se confronter avec la présence de nouveaux groupes paramilitaires et même d’éléments mexicains du trafic de drogue.

Source : CE – Agence Fides 23/07/2018

Asie #Dans le Monde #NLQ

Philippines – le “prêtre à vélo” devient ermite

Le père Amado Picardal, connu pour son engagement contre les tueries liées à la guerre du gouvernement philippin contre la drogue, est désormais connu comme le « prêtre à vélo ». Il menait en effet campagne à vélo, en parcourant le pays en signe de protestation. Il a décidé de continuer son action autrement, en allant mener une vie d’ermite dans les montagnes du centre de l’archipel philippin. Pour le prêtre, les deux sont liés.

Un prêtre philippin rédemptoriste, connu pour sa défense des Droits de l’Homme et pour ses critiques contre le président Rodrigo Duterte, a décidé de mener une vie de solitude, en ermitage. Le père Amado Picardal, également connu comme le « prêtre à vélo » à cause de ses campagnes à vélo à travers le pays, en protestation contre les tueries liées à la guerre contre la drogue, a décidé qu’il était temps pour lui d’être silencieux. À 64 ans, le prêtre se dit déjà à une époque charnière de sa vie, et il ressent le besoin de se retrouver en solitude. « Ce n’est pas pour tout le monde, mais j’aime cela », explique-t-il avant de se rendre dans les montagnes d’une province centrale de l’archipel philippin. « Il y a toujours une période très active dans la vie de chacun, puis vient un temps pour devenir contemplatif. Les deux sont liés », assure le prêtre.
Le père Amado a décidé de passer le reste de sa vie dans le jeûne et la prière. Quand on lui demande pourquoi il a décidé ainsi de ne plus s’occuper des problèmes de la société philippine, le prêtre ajoute : « Il ne s’agit pas toujours de ce que je peux faire moi, mais de ce que Lui peut faire. » Pour lui, une vie de prière peut contribuer à transformer la société, « en particulier quand vous comprenez que vous vous battez contre des forces maléfiques ». Le prêtre pense que les Philippins devraient consacrer plus de temps à la prière silencieuse, assurant que le pays a besoin d’une « désintoxication spirituelle ». « Il y a un temps pour les manifestations publiques, mais il y a aussi un temps pour plier le genou », confie le père Amado, qui est aussi appelé « Father Pix » par ses amis.
Le prêtre, qui a également été responsable du corps des Communautés Ecclésiales de Base, qui dépend de la Conférence épiscopale philippine, explique que l’Église doit redoubler d’effort « si nous voulons renouveler notre société ». Premièrement, beaucoup de membres du clergé manquent à leurs devoirs en tant que serviteurs de l’Évangile, en particulier face au mal qui ronge notre société, estime le prêtre. « Ne vous contentez pas de célébrer la messe, soyez davantage », continue le prêtre, pour qui beaucoup de catholiques « pensent trop aux apparences ». Il estime que trop de fidèles ne font pas assez attention à leur « transformation intérieure ». « Les personnes qui participent aux processions religieuses et à la sainte messe sont parfois les mêmes qui soutiennent les tueries… C’est le problème d’un christianisme divisé. »

« Je veux vivre le sacerdoce dans toutes ses dimensions »

Le père Picardal a été ordonné prêtre le 24 avril 1981, et durant les 37 dernières années, il a vécu sa vie de prêtre à travers différentes missions, comme curé, missionnaire, enseignant et responsable de communauté. Il est aussi connu pour son engagement pour les Droits de l’Homme et pour sa défense de l’environnement, mais aussi pour ses talents de musicien, de plongeur, d’alpiniste et de blogueur, entre autres. « Je veux vivre le sacerdoce dans toutes ses dimensions », confie le prêtre, originaire de la ville d’Iligan, au sud des Philippines dans l’île de Mindanao. Né en 1954, le père Amado est l’aîné de huit enfants. Il est entré au petit séminaire à quatorze ans et a étudié la philosophie à l’université San Carlos dans l’île de Cebu. Ses années étudiantes ont été marquées par la déclaration de la Loi martiale en 1972. Comme beaucoup d’activistes de l’époque, le futur prêtre a été arrêté, emprisonné et torturé durant plusieurs mois. Il a terminé ses études en 1975 avant de vivre et de travailler avec les habitants des bidonvilles de Cebu.
Il a rejoint les Rédemptoristes en 1977 et a été ordonné quatre ans plus tard. Son travail aux côtés des communautés pauvres lui a ouvert les yeux sur les menaces de l’exploitation forestière illégale. Il a alors mené une rude campagne pour demander l’interdiction totale des abattages dans la province de Bukidnon, dans le sud de l’archipel. En 1995, il a terminé un doctorat en théologie à Rome, et durant les quinze années suivantes, le père Amado a mené une vie de « dialogue et de défenseur de la paix ». C’est en enseignant au grand séminaire de Davao, dans le sud de l’île de Mindanao, qu’il a été directement témoin des atrocités commises sous l’autorité de l’administration municipale, dont le maire était alors Rodrigo Duterte. Le prêtre a alors mené sa première campagne à vélo pour attirer l’attention sur ces tueries. Depuis, il a parcouru 12 000 kilomètres en pédalant, en marchant et en courant à travers le pays.

Source : Eglise d’Asie

Photo : Vincent Go(Avec Ucanews, Tacloban)

Amérique latine #NLQ

Lima – La lutte de l’Eglise contre las ravages de la drogue chez les jeunes

Le trafic de drogue ne constitue pas une menace supplémentaire pour la société mais la menace principale. Au Pérou, cette plaie représente plus de 3 milliards d’USD par an et « le problème s’accroît chaque jour » déclare à l’Agence Fides Marilú de Cossio, fondatrice et présidente de Monde Libre, la seule communauté thérapeutique formelle pour les enfants des rues au Pérou. Dans cette situation, le point le plus faible est constitué par la famille, attendu qu’un tiers d’entre elles ne dispose pas d’une figure paternelle. Les délinquants profitent des carences affectives présentées par les familles problématiques pour impliquer les plus jeunes dans la vente de drogue, au travers de stratégies précises, visant à pénétrer dans les écoles et les quartiers pauvres de manière à acquérir de nouveaux consommateurs.


Face à ce scénario, l’Archidiocèse de Lima s’est activé dans le domaine de la promotion de la famille, fondement de toute société. Le XX° Synode archidiocésain de Lima, célébré en 2015, a proposé la création de Centres de promotion et d’orientation de la famille et de défense de la vie dans chaque Paroisse et, aujourd’hui, il s’agit d’une réalité dans nombre d’entre elles. Des conclusions de ce dernier Synode, S.Em. le Cardinal Juan Luis Cipriani, Archevêque de Lima, a souligné dans sa dernière Lettre pastorale : « Il est nécessaire de disposer d’une pastorale familiale organisée dans chaque Paroisse afin d’accompagner les membres de la famille au cours de toutes les phases de la vie » en reprenant ainsi l’appel du Pape François dans le texte de l’Exhortation apostolique Amoris Laetitia en faveur d’une pastorale centrée sur l’Evangile de la famille.


Marilú de Cossio, qui depuis plus de 30 ans œuvre à la réhabilitation et à la réinsertion des enfants des rues, en leur offrant un vaste espace confortable, comprenant aussi la présence de professionnels, et des traitements holistiques, indique à Fides : « Pour nous, il est important de les récupérer au niveau spirituel, psychiatrique et psychologique. L’Evêque de Lurin, S.Exc. Mgr Carlos García, nous envoie chaque samedi des séminaristes et des catéchistes pour préparer les enfants aux sacrements de l’initiation ». Affirmant par ailleurs que 89 % des jeunes qui suivent le programme complet de réhabilitation surmontent ce problème, elle explique : « Aujourd’hui, ils sont administrateurs d’entreprises, avocats, mécaniciens, techniciens, entre autres. Il est vrai que tous ne parviennent pas à se sauver mais cela vaut la peine de faire tous les efforts possibles ». Elle commente ensuite avec satisfaction le fait que, au cours de ces dernières années, 2.500 mineurs en situation d’abandon ont ainsi pu être réinsérés.
Selon la Commission nationale pour le développement et la vie sans drogue, quelques 70.000 personnes par an commencent à faire usage de marijuana au Pérou. De même, selon le rapport 2017 du Ministère de la Santé local, l’usage de drogues parmi les jeunes de 19 à 24 ans aurait augmenté de manière notable entre 2010 et 2015, ce qui est source de préoccupation.

 

Source Agence Fides

Conférences/Formations #NLQ

Conférence-témoignage de Marie-Christine d’Welles le 12 février à Paris

Conférence-témoignage de Marie-Christine d’Welles

 

Fondatrice d’Enfance sans drogue

 

ce lundi 12 février
à 20h30

 

Notre Dame de la Salette
Salle saint Jean Bosco
29 bis rue de Dantzig
Paris XVème

métro convention
parking possible sur la cour du Patronage au 29 bis rue de Dantzig

Nous vous invitons à la Conférence-témoignage que Marie-Christine d’Welles, fondatrice d’Enfance sans drogue et écrivain mondialement connu viendra donner le lundi 12 février à Notre Dame de la Salette où elle parlera de la drogue, notamment des nouveaux produits qui arrivent sur le “marché” et qui auront de terribles conséquences sur la jeunesse si nous ne l’avertissons pas. Aussi jeunes et adultes sont cordialement invités à la conférence-témoignage de Marie-Christine d’Welles qui sera émaillée :
– de nombreux faits réels tirés des innombrables rencontres qu’elle a eues ces dernières années dans une tournée qu’elle a entreprise auprès des jeunes dans toute la France
– spirituellement par un grand témoignage de foi et d’amour de Dieu et des frères qui l’anime et qu’elle sait partout rayonner !…

Culture #NLQ

La prière, film de Cédric Kahn, sortie le 21 mars

Un jeune toxicomane de 22 ans rejoint une communauté d’anciens drogués qui cherchent à sortir de leur dépendance par la prière et une vie rurale dans la montagne.

Le film, qui s’inspire d’une communauté réelle Le Cénacle, raconte «  le trajet d’un être non religieux qui fait un chemin vers la religion », explique son réalisateur.

Xavier Giannoli et Cédric Kahn se présentent tous deux comme des agnostiques qui s’interrogent. « Il s’agit d’abord pour moi d’une quête intime et secrète  », confie Xavier Giannoli qui dit s’être volontairement situé loin des clichés ou des débats sur le retour du religieux et du choc des civilisations. «  On ne répondra pas au sens de nos vies avec des algorithmes, des smartphones, des promesses économiques ou des illusions politiques », ajoute-t-il dans la note d’intention du film.

La Prière « est un film qui passe de la conviction au doute, de la mort à l’amour. Il ne répond pas à la question de la foi mais l’interroge  », explique de son côté Cédric Kahn.

source : La Croix

Asie #NLQ

Face à la politique antidrogue de Duterte, l’Eglise manifeste sur l’emblématique boulevard EDSA

Le 5 novembre dernier, l’Eglise catholique avait appelé à manifester contre la politique antidrogue du président Duterte sur le boulevard périphérique EDSA, lieu emblématique de la Révolution du peuple de 1986 qui avait abouti à l’exil du dictateur Ferdinand Marcos. Entre 600 et 3 500 personnes s’étaient mobilisées.

Selon le président de la conférence des évêques philippins Mgr. Socrates Villegas, archevêque de Lingayen-Dagupan, « cet appel à la réconciliation ne signifie pas fermer les yeux sur ce qui se passe, bien au contraire : il s’agit d’en prendre conscience et d’admettre nos erreurs. »

Des policiers repentis demandent à l’Eglise de les cacher

Début octobre, Mgr. Socrates Villegas avait révélé qu’un nombre indéterminé de policiers auteurs de tueries extrajudiciaires directement commanditées selon eux par Rodrigo Duterte, avaient demandé aux paroisses de les cacher, par craintes de représailles. Des couvents accueillent déjà en catimini des proches de victimes de la guerre antidrogue, craignant elles aussi pour leur vie. A la suite de Mgr. Villegas, d’autres évêques avaient à leur tour proposé leur “protection” aux policiers “repentis” de la guerre antidrogue. En réaction, des membres du gouvernement ont accusé l’Eglise de complot visant à déstabiliser la présidence du pays.

L’Eglise catholique philippine a également mis en place des programmes de réhabilitation pour les toxicomanes. Le pape François vient d’ailleurs d’apporter son soutien au projet lancé par le cardinal Antonio Luis Tagle, archevêque de Manille, en collaboration avec les autorités locales et mêlant accompagnement spirituel, mais aussi sports et arts. Jusqu’ici, 132 anciens toxicomanes ont pu en bénéficier.

Parmi les plus critiques de l’action de Rodrigo Duterte, Mgr. Socrates Villegas, à qui d’autres reprochent une opposition systématique, sera remplacé à la tête de la conférence des évêques philippins le mois prochain par Mgr. Romulo Valles, décrit à l’inverse comme « un ami » du président. Or pour la première fois, l’archevêque de Davao, ville dont Rodrigo Duterte fut longtemps le maire, a explicitement interpellé l’administration au sujet des accusations d’exactions, rapporte le site d’informations SunStar : « Le gouvernement doit répondre de ces accusations », a déclaré début octobre Mgr. Romulo Valles, promettant d’aborder le sujet avec le chef d’Etat.

Les principales organisations évangéliques critiquent à leur tour la politique antidrogue

En plus de l’Eglise catholique, dernièrement les deux principales organisations évangéliques – le Conseil Philippin pour les Eglises Evangéliques et le mouvement Philippines for Jesus – ont à leur tour émis des réserves sur l’action présidentielle, après avoir ouvertement soutenu Rodrigo Duterte durant sa campagne électorale en 2016. « Personne n’a le droit de prendre la vie de quelqu’un d’autre », a réaffirmé Frère Eddie Villanueva, fondateur du mouvement Philippines for Jesus qui revendique plus de cinq millions de membres.

Le 12 septembre, jour de commémoration de la proclamation de la loi martiale par le défunt dictateur Ferdinand Marcos en 1972, des milliers de Philippins étaient déjà descendus dans les rues de la capitale, cette fois-ci à l’appel de diverses franges de l’opposition, pour protester contre les tueries extrajudiciaires de l’actuelle guerre antidrogue. Après avoir longtemps menacé d’avoir lui-même recours à la loi martiale dans le cadre de sa lutte contre le narcotrafic, Rodrigo Duterte a finalement proclamé la mesure d’urgence le 23 mai dernier, dans la foulée de l’attaque de la ville de Marawi par des alliés de Daesh. Prolongée jusqu’à la fin de l’année en théorie par le Congrès philippin, la loi martiale reste pour l’heure en vigueur malgré la fin de la bataille de Marawi, le 23 octobre dernier.

Une baisse (relative) de la popularité du président Duterte

Le climat semble avoir quelque peu évolué depuis la mort cet été de plusieurs adolescents, victimes de bavures policières. Les derniers sondages révèlent une légère baisse de la cote de popularité présidentielle, qui se maintient néanmoins au-dessus des 70 %.

Début 2016, la campagne antidrogue avait déjà été suspendue deux mois durant, après l’enlèvement et le meurtre d’un homme d’affaires sud-coréen au sein même du quartier général national de la police. Le 10 octobre, Rodrigo Duterte a ordonné que seule l’agence gouvernementale des stupéfiants serait désormais habilitée pour la conduite des opérations, destituant de fait la police.

Plus d’un an après l’arrivée au pouvoir de Rodrigo Duterte, les médias locaux et les ONG de défense de l’Homme estiment que la guerre antidrogue a tué près de 12 000 personnes. De son côté, la police philippine admet seulement la mort de 3 900 individus durant des opérations « légitimes ». Tous les autres cas sont systématiquement classés dans la catégorie « des meurtres non élucidés ».

 

Source EDA

NLQ #Rome

Visite ad limina – L’Uruguay face à la sécularisation et aux enfants passeurs de drogue

Du 14 au 21 novembre 2017, les évêques uruguayens entament leur visite ad limina au Vatican. L’occasion de faire le bilan de l’action de l’Église dans ce pays qui compte plus de 2,6 millions de baptisés catholiques, soit plus de 75 % de la population.

Colonie espagnole d’abord sous la juridiction ecclésiastique de Buenos Aires au 17ème siècle, l’Uruguay est essentiellement évangélisé par les Jésuites. Dès 1830, la première constitution proclamant l’indépendance du pays déclare le catholicisme comme religion d’État. Mais cela n’empêchera pas le processus de sécularisation de la société uruguayenne de s’accélérer. Venue de France, la pensée anticléricale se diffuse progressivement dans le pays.

En 1837, le mariage civil est reconnu et dès 1907 le divorce est légalisé, prémices à la nouvelle constitution actant la séparation de l’Église et de l’État uruguayen en 1917. Plus récemment, dans les années 2010, la légalisation de l’avortement et du mariage homosexuel ont suscité une vive opposition de l’Église catholique. Malgré une majorité de baptisés, une grande partie des Uruguayens se déclare aujourd’hui sans religion.

Durant sa visite en 1987, le Pape Jean-Paul II avait adressé un avertissement aux Uruguayens, leur rappelant que leur patrie est née catholique : « L’Uruguay contemporain atteindra la vraie réconciliation et le développement intégral s’il ne s’éloigne pas du regard du Christ, prince de la paix ». Le phénomène massif de désaffiliation et d’indifférence religieuse différencie l’Uruguay des autres nations latino-américaines, dont une très large majorité de la population demeure très croyante et pratiquante. L’Uruguay affiche une sociologie religieuse plus proche de celle de l’Europe que de ses voisins.

Le premier cardinal uruguayen, Mgr Antonio María Barbieri, archevêque de Montevideo, fut nommé par le Pape Jean XXIII en 1958. En 2015, le Pape François a élevé à la pourpre cardinalice l’archevêque de Montevideo, Daniel Fernando Sturla Berhouet, qui est actuellement, à 58 ans, l’un des plus jeunes membres du collège cardinalice. En tant qu’archevêque de Buenos Aires, le cardinal Bergoglio avait développé des liens avec cette nation frontalière de son diocèse, situé de l’autre côté du Rio de La Plata. Par la suite, durant son pontificat, le Pape François a reçu à plusieurs reprises l’ancien président uruguayen Jose Mujica, égérie de la gauche alternative en Amérique latine, avec qui il a développé une étonnante proximité. Ce président, bien qu’athée revendiqué, partageait le pouvoir avec un vice-président catholique.

Aujourd’hui, outre la sécularisation, l’Église d’Uruguay est confrontée à divers problèmes sociétaux, dont le problème des enfants passeurs de drogue. Un phénomène décrié de manière récurrente par les évêques. Le 1er mars 2017, les évêques avaient également organisé une journée pénitentielle dans le pays pour demander pardon pour les abus sexuels commis par des membres du clergé.

Autant de questions qui seront soulevées durant leur séjour d’une semaine au Vatican, à la rencontre des différents dicastères de la Curie romaine. Le Pape François les recevra ce jeudi 16 novembre à 10h45. Les visites “ad limina” donnaient autrefois lieu à un discours officiel du Pape, mais François a préféré leur donner la forme d’un dialogue informel et fraternel.

Source Radio Vatican