A la une #NLQ

L’édito – Quelles ont été vos préoccupations en mai 2018 ?

 

Tout au long de la semaine, notre équipe scrute l’actualité et les réactions des lecteurs afin de toujours mieux comprendre leurs préoccupations. Les éditos sont l’occasion de répondre aux grandes questions qui agitent les catholiques de France en particulier et la toile en générale. Ce mois-ci, cinq thèmes ont retenu l’attention de nos lecteurs.

 

La tension entre la vie ordinaire et la vocation céleste de l’homme

 

L’édito – Et Dieu redevient la variable d’ajustement

L’édito – Sortir le nez du guidon, en “catholangue”, lever les yeux vers Ciel

L’édito – Donner Dieu au monde

 

Les familles confrontées à la double exigence de l’éducation et de la mission.

 

Edito #77 – La Pornographie, une maladie socialement transmissible

Edito #76 – Célibataires, les familles ont besoin de vous !

 

La difficile place du catholique dans une France déchristianisée.

 

L’édito – Vade retro Catholique

L’édito – Vindicatif, revendicatif ou prophétique ? Le service rendu par les catholiques à l’humanité.

L’édito – Avant d’être politique, il faut être prophétique

L’édito – Le christianisme culturel, ce nouveau tabou identitaire moderniste

L’édito – Quand l’actualité éthique et politique éclipse Pâques

L’édito – Chartres, le nouveau visage de l’Eglise de France ?

 

Toujours et encore l’islam

 

L’édito – Ramadan, le carême des musulmans.

Edito #75 – La mission universelle de l’Islam – Nous ne sommes pas au bout de nos peines

 

Et enfin, de grandes questions existentielles

L’édito – Il n’y a pas de vérité universelle parce que chacun sa vérité

L’édito – Ou comment tenir en laisse une génération entière par la force de l’illusion…

L’édito – Qui est maître de la loi ?

L’édito – La violence ne vient pas de la paix

 

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Edito : « 24 heures pour le Seigneur » partout en France pendant le carême à l’appel du Pape François

Cette année, comme l’année dernière, aura lieu pendant le carême l’évènement “24h pour le Seigneur” en France et dans le monde. Voilà une occasion de se recentrer très concrètement sur l’adoration, l’écoute de la Parole de Dieu, la prière et de solidifier ainsi notre carême par une clef de voûte spirituelle !

Cette invitation du Pape François est rappelée cette année dans son message de carême :

J’invite tout particulièrement les membres de l’Église à entreprendre avec zèle ce chemin du carême, soutenus par l’aumône, le jeûne et la prière. S’il nous semble parfois que la charité s’éteint dans de nombreux cœurs, cela ne peut arriver dans le cœur de Dieu ! Il nous offre toujours de nouvelles occasions pour que nous puissions recommencer à aimer.

L’initiative des « 24 heures pour le Seigneur », qui nous invite à célébrer le sacrement de Réconciliation pendant l’adoration eucharistique, sera également cette année encore une occasion propice. En 2018, elle se déroulera les vendredi 9 et samedi 10 mars, s’inspirant des paroles du Psaume 130 : « Près de toi se trouve le pardon » (Ps 130, 4). Dans tous les diocèses, il y aura au moins une église ouverte pendant 24 heures qui offrira la possibilité de l’adoration eucharistique et de la confession sacramentelle.

Les dates de ces évènements varient en fonction des diocèses ; les 9 et 10 mars à Argentan, dans le diocèse d’Evry, à Pau ; les 16 et 17 mars au Havre, autour du 11 mars dans le diocèse d’Annecy… et nous annoncerons au fur et à mesure ces évènements dans notre rubrique annonces.

Profitons de ces moments pour nous confesser et (re)découvrir la joie d’être pardonné et délesté de nos fautes et de nos angoisses !

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Edito du mercredi des cendres

Pour nous, catholiques, c’est la rentrée… en Carême ! Coeur à coeur avec le Christ qui vécu 40 jours dans le désert avant de vivre son ministère public, nous allons vivre plus proche du Sauveur de l’humanité en l’accompagnant dans un recueillement particulier. Mais ce n’est pas un recueillement tel qu’il peut être habituellement conçu dans notre esprit. Si les religieux et religieuses se recueillent par une certaine retraite par rapport au monde, c’est surtout pour lui être davantage ouverts et offerts par la prière et le service ; en un mot : être amour, tout à tous. En effet, cette démarche d’approfondissement intérieur est un appauvrissement de l’orgueil et de la dispersion pour mieux se rassembler, se recentrer vers un plus grand don de soi. C’est ce que fit le Christ, avant de s’offrir tout à tous, et c’est ce à quoi nous sommes particulièrement appelés pendant cette période.

Tel un peintre se concentrant pour rassembler des couleurs dispersées, selon des formes harmonieuses qu’il crée de sa main et qu’il offre à l’émerveillement des regards assoiffés de beauté, profitons de ce temps de carême non pas seulement pour s’infliger des pénitences pour des pénitences, des privations pour des privations et des jeûnes pour des jeûnes, mais rassemblons les dispersions de notre moi pour être uni, cohérent : un (a)tout coeur dans notre jeu de vie, donné à ceux qui réclament l’amour !

Concrètement, essayons de simplifier notre vie, de privilégier les coeurs à coeurs, les moments simples autour des êtres aimés ou que l’on n’arrive pas à aimer, et débarrassons nous des complications dont nous avons tendance à nous charger inutilement. Notre vie est trop souvent trop procédurière, trop régulée par notre volonté de tout vouloir contrôler ; cela nous empêche d’aimer ! Or il suffit, pour se simplifier la vie, de prendre des résolutions accessibles tout en s’abandonnant intégralement à la Sainte Vierge Marie comme ses enfants que nous sommes ! Peut-être que le Traité de la Vraie dévotion à la Sainte Vierge  ou Le Secret de Marie (ouvrage plus court) écrits par saint Louis-Marie Grignon de Montfort pourront aider ceux qui souhaitent lire, mais la simple parole aimante : “Marie, ma Mère, je te confie tout et je mets mon entière confiance en toi !” suffira !

Chez Infocatho, nous aimons beaucoup le père Michel-Marie Zanotti-Sorkine, auteur du magnifique Marie, mon secret, dont nous diffusons régulièrement les homélies dans l’émission La victoire de l’Amour, aussi nous aurons la joie de rythmer chaque jour du carême par un extrait de ses livres, de ses homélies, et même de ses belles chansons, pourquoi pas !

Terminons plein d’entrain et d’espérance sur une pensée de François Mauriac : “S’en tenir à l’humain. Dieu est aussi dans l’homme, et en nous enfermant en nous-même, nous ne lui échapperons pas.” C’est en effet en étant d’autant plus humain que nous serons à l’image de Dieu (Genèse, I, 27).

Nous vous souhaitons un bon carême et une belle saint Valentin !

 

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L’édito – Réintégrer l’Eglise dans le corps social

Vous avez sans doute remarqué une hausse de l’insistance avec laquelle l’Eglise communique sur l’appel aux dons par la campagne du Denier du culte. Nombreux sont ceux qui se désintéressent aujourd’hui de l’Eglise, ou qui, excédés, refusent de donner pour diverses raisons. Au-delà du fait que 30 à 50 % des catholiques ne donnent pas aux diocèses, nous pouvons constater que la très grande majorité des français se désintéresse de la religion catholique, qui pourtant forgea notre culture et plus de 1500 ans d’histoire. A cela s’ajoute une crise de vocations qui ne cesse de s’accentuer malgré les efforts des évêques : synodes, campagnes, colloques…

En dépit de cela, et vous pourrez le voir sur notre carte agenda qui affiche une multitude d’évènements, l’Eglise locale, associative, bénévole… sur le terrain est très active. Il y a comme une barrière invisible entre l’Eglise telle qu’elle apparaît dans la pensée des personnes que l’on peut interroger, et l’Eglise dans la vie locale. En effet, pour pas mal de gens, l’Eglise c’est la hiérarchie, une organisation, une institution, une administration, alors qu’Elle est aussi charité en acte, et constituée des fidèles, qu’ils soient engagés dans une vie associative ou non. Pour ceux qui ne font pas l’expérience des immenses bienfaits des oeuvres catholiques à travers les prêtres, les religieux et religieuses et  les laïcs, l’Eglise apparaît comme rétrograde, éloignée de leurs préoccupations contemporaines.

Nous ne dénigrons pas le travail et le don de soi de la “partie” Institution de l’Eglise, mais elle apparaît comme compliquée par une tendance trop administrative : réunions, formations manageuriales, parcours de baptême trop contraignants, questionnement sur l’avenir de la prêtrise

Or il fut un temps où l’Eglise était davantage reconnue comme ce qu’elle est : un corps, un corps à la fois mystique et social. Elle inspirait alors l’extraordinaire mouvement du catholicisme social, cristallisé par l’encyclique Rerum Novarum de Léon XIII, publiée en 1891. Par la suite, tous les Papes continuèrent cette oeuvre d’entretien et de renouvellement de la présence vivante de l’Eglise dans le monde, et le Pape François n’est pas en reste avec Laudato Si et une pastorale audacieuse mais signe d’accueil pour tous. Il subsiste cependant et malgré l’impulsion de Nouvelle Evangélisation, une léthargie occidentale.

Le célèbre « N’ayez pas peur ! » de saint Jean-Paul II, clamé le 22 octobre 1978 place Saint-Pierre en ouverture de son pontificat, n’a jamais été aussi actuel. N’ayons pas peur de rayonner de l’amour le plus fou ! N’ayons pas peur d’aimer, de nous confier intégralement au Christ et à sa Sainte Mère, médiatrice de toutes les Grâces ! Les coeurs sont tellement dévastés par la société de Marché et assoiffés d’amour que nous pouvons les toucher plus que jamais en partageant notre joie d’être catholique, adorateurs du Dieu-Amour, d’être aimé par Lui pour ce que nous sommes.

L’Eglise est de plus en plus écartée du corps social, parce que nous avons trop peur, trop peur des medias, trop peur des scandales. Nos évêques devraient proclamer avec une joie débordante, passionnée et sans aucune crainte, que l’Eglise est toute à tous, et qu’Elle est au service des coeurs, du bien des personnes, tout en mettant davantage en valeur les initiatives locales et en soutenant nos prêtres parfois bien esseulés. Il suffit de montrer que l’Eglise aime chacune des personnes, même celles qui ne viennent jamais à la messe ! Concrètement, seules les rencontres, les coeurs à coeurs permettent de créer des vrais liens, en dehors des cercles de fidèles. D’autre part, soigner tout particulièrement la liturgie de la Sainte Messe est quelque chose de primordial. Dieu se donne sur l’autel, et cela devrait attirer tout le monde ! Donnons envie aux personnes de venir dans les églises, non pas en cherchant à plaire au monde en le copiant avec du retard, mais plutôt en donnant la plus grande beauté possible, et Dieu sait que nous en avons le potentiel ! Quel patrimoine artistique, architectural ; quelle énergie chez ces bénévoles qui se donnent aux pauvres matériels et spirituels ! Quel don de soi chez ces curés de campagne qui s’occupent d’une vingtaine de clochers !

Souvenons nous que nous sommes l’Eglise, et confions à notre Mère du Ciel cette belle mission, d’aider à enfanter le Christ dans les âmes de tous ceux qui rencontrent notre chemin, et aimons à aimer ces êtres, parfois si opposés à nous, mais qui seront toujours touchés d’être aimés, à travers ne serait-ce qu’un sourire, un bonjour et deux trois mots.

 

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Magnifique éditorial posthume de François Regis Hutin dans Ouest France

Magnifique éditorial posthume de François Regis Hutin dans Ouest France dont voici les dernières lignes

Synthèse Hebdo

Edito #46 – Octobre, mois du rosaire

Le 7 octobre nous fêterons Notre-Dame du Rosaire, inscrite par le Pape saint Pie V en 1571 au calendrier des fêtes liturgiques, en remerciement pour la victoire de Lépante contre les Turcs qu’il attribua à la dévotion du Rosaire.

Cette belle dévotion prend ses racines dans une lointaine tradition : lorsqu’étaient récités les 150 psaumes, ceux qui voulaient prier mais qui ne les connaissaient pas se contentaient du « Psautier du Christ » ou du « Psautier de la Vierge », prières qui consistaient respectivement à réciter 150 Pater ou Ave, à l’aide du « patenôtre », collier de 150 grains.

C’est Saint Dominique qui popularisa la pratique du Rosaire, en attachant cette récitation aux épisodes importants de la vie du Christ et de sa Mère, à travers les 15 Mystères (Joyeux, Douloureux et Glorieux) ; on dit qu’il le reçu des mains de la Très Sainte Vierge en 1208. Par la suite, le dominicain Alain de La Roche codifia au XVe siècle la prière du Rosaire telle qu’elle était encore jusqu’au pontificat de saint Jean-Paul II, qui l’enrichit alors des 5 Mystères Lumineux.

Cette fresque qui résume l’Evangile est méditée en récitant des Je vous salue Marie et des Notre Père, et si cela peut sembler répétitif, c’est avant tout au temps que l’on y consacre qu’est sensible notre Mère des Cieux. Cette prière ouvre le cœur à la vie du Christ, à travers le regard et le cœur de Marie. Réciter le Rosaire nous rapproche intimement de Marie et facilite l’imitation du Christ par la contemplation et l’oraison.

Il faut se souvenir que toutes les Grâces passent par Elle, tout comme le Christ fut enfanté par Elle. En priant Marie, mystérieusement, nous « mettons au monde » le Christ en rayonnant de son Amour et en touchant ainsi les cœurs.

Le Père Lamy, grand mystique et prêtre du siècle dernier, dialogua de nombreuses fois avec le Christ et la Vierge, et nous rapporte dans ses témoignages qu’« Elle sait attirer la miséricorde de Dieu sur presque rien. Ce qui importe, c’est de prier. La Sainte Vierge offre nos prières à Dieu. Elle les embellit ; Elle en fait quelque chose de plaisant. Elle les dore, même quand ce n’est qu’une misérable ferraille. C’est une chiffonnière qui est divinement habile ! ». La Sainte Vierge lui affirmait par ailleurs « qu’elle donnait autant de joie aux âmes qui sont sur la terre en train de méditer les saints mystères du chapelet qu’aux saints qui sont au Ciel. »

Saint Louis-Marie Grignon de Montfort nous dit, dans son Traité de la vraie dévotion à la Sainte Vierge, « je fais tout en elle et par elle, c’est un secret de sainteté, pour être à Dieu toujours fidèle, pour faire en tout sa volonté » et saint Jean-Paul II nous rappellera que « par le Rosaire, le croyant puise d’abondantes grâces, les recevant presque des mains de la Mère du Rédempteur ».

Aussi, en ce mois du Rosaire, confions tout à Marie, notre avocate, simplement et avec tout notre amour. Réfugions-nous dans son si grand Cœur, car nous sommes ses enfants bien-aimés ! Abandonnons-nous à son indicible bonté ! Partageons notre joie de la connaître autour de nous, car sa Maternité si douce touchera les cœurs, même les plus endurcis !

Nous vous proposons, avec l’Association Marie de Nazareth, de prier une dizaine pendant le mois du rosaire.

Retrouver notre lettre d’actualité complète à partir de ce lien :
Edito #46 – Octobre, mois du rosaire

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