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PMA : “la question de la filiation est essentielle pour l’avenir de notre civilisation”

Le nouvel archevêque de Paris, monseigneur Aupetit, alerte le gouvernement sur les bouleversements engendrés par une révision des lois de bioéthique.

Entretien réalisé par le Point.fr :

Le Point.fr : Alors que le CCNE vient de remettre sa synthèse des états généraux de la bioéthique, quelles conclusions tirez-vous de cette phase de consultation nationale ?

Monseigneur Aupetit : La dernière loi de bioéthique de 2011 prévoyait une réévaluation au bout de sept ans sans qu’il s’agisse nécessairement d’une révision. Le gouvernement a voulu une large consultation de l’ensemble des Français par des états généraux. La question posée m’apparaît très importante, car elle situe exactement les enjeux : « quelle société voulons-nous » ? Il me semble très heureux que tout le monde ait pu s’exprimer, car les décisions qui seront prises vont avoir des conséquences durables sur nos façons de vivre et les valeurs qui les sous-tendent. Nous sommes, en effet, à la croisée des chemins entre deux visions sociétales. D’un côté, une société basée sur la fraternité où la personne est qualifiée par les relations qu’elle entretient avec autrui. Dans cette situation, la loi protège les plus vulnérables. D’un autre côté, une société individualiste où chacun revendique une autonomie. Dans ce cas, la loi s’ajuste au désir individuel avec le risque de revenir au droit du plus fort, du plus riche ou du plus puissant. Bien sûr, nous défendons une société fraternelle qui constitue encore l’humus de notre civilisation. Les débats ont été très ardents même si l’on peut regretter que l’ensemble de nos concitoyens n’ait pas mesuré l’importance des enjeux.

Si la synthèse du CCNE laisse apparaître que la PMA ne fait pas l’unanimité, plusieurs indices peuvent laisser présager l’intention du gouvernement de l’ouvrir à toutes les femmes, conformément au programme du président de la République. Quelles conclusions cela vous inspire-t-il ?

Il n’y a aucun consensus et d’importantes réserves ont été émises. Nombreux sont ceux qui se sont exprimés et il serait dommage de réduire la parole d’un si grand nombre à une simple mobilisation de « militants ». Lorsqu’il n’y a aucun consensus, ne faut-il pas adopter un principe de précaution ? Le président de la République a dit ne pas vouloir avancer en force, j’espère que le gouvernement et le Parlement sauront entendre les vives réserves qui se sont exprimées. Nous continuerons de faire entendre notre voix pour que notre société ne soit pas fondée sur la somme de désirs individuels, mais sur le bien commun. Et la question de la filiation est essentielle pour l’avenir de notre civilisation.

Vous étiez présent lors du dîner organisé en février dernier à l’Élysée, au sujet de la fin de vie. Dans quel climat celui-ci s’est-il déroulé ? Ces échanges ont-ils été fructueux ?

Le climat était tout à fait cordial entre les personnes présentes, pourtant d’opinions diamétralement opposées. Le président de la République a interrogé successivement chacun des convives, qui ont eu largement le temps de s’exprimer. Tout d’abord, les médecins et les personnels soignants en charge des malades en fin de vie. Puis, la parole fut donnée aux philosophes pour terminer par les représentants des religions. Il est difficile d’évaluer le fruit de cette consultation et l’impact les différents arguments sur nos gouvernants.

Lors de ce dîner, vous êtes-vous exprimé davantage en tant que médecin ou en tant qu’archevêque de Paris, représentant de l’institution religieuse catholique ?

Je me suis exprimé avec des arguments fondés en raison, seule façon de toucher l’intelligence et le cœur. J’ai insisté sur l’extraordinaire amélioration des fins de vie en France. Dans les années 1970, lorsque j’étais étudiant dans les hôpitaux, les patients qui ne pouvaient plus être accessibles à la thérapie étaient souvent abandonnés avec des antalgiques mineurs et des soins minimums. La formidable extension des soins palliatifs a permis une véritable réponse à la douleur de ces patients et une réelle prise en charge de la fin de vie. Contrairement à ce que l’on entend, on meurt beaucoup mieux en France aujourd’hui qu’il y a 40 ans. Ensuite, je me suis exprimé sur le plan philosophique en montrant que la dignité humaine tient à sa nature propre, comme l’affirme la Déclaration universelle des droits de l’homme. Elle ne dépend pas de son état de dépendance ou de fragilité. On meurt toujours dans la dignité quand la société est capable de vous accompagner parce que vous êtes précieux à ses yeux. À tout cela, l’archevêque de Paris ajouterait seulement que la dignité tient aussi à la transcendance qui habite la conscience de l’humanité depuis toujours.

Le président de la République vous semble-t-il à l’écoute de l’Église ? Et de ses arguments concernant les questions bioéthiques ?

Le président écoute chacun de nos arguments avec sérieux. Cela est vrai aussi de ceux qui ne pensent pas comme nous. Son discours au collège des Bernardins a montré qu’il ne considérait pas l’Église comme une quantité négligeable et qu’il reconnaissait son œuvre civilisatrice pour la France au cours des siècles.

Sur les questions de PMA et fin de vie, qui préoccupent particulièrement les Français, son avis vous paraît-il tranché ?

Je n’ai pas la faculté de lire dans les consciences, aussi je ne pourrais pas dire s’il a un avis tranché. Dans son programme présidentiel, il avait bien programmé le vote de la PMA qui ne serait pas seulement destinée aux personnes atteintes d’infertilité, mais qui répondrait également un « désir sociétal d’enfant ». La question qui se pose alors est celle-ci : « le désir d’enfant est-il plus important que le droit de l’enfant » ? La Déclaration des droits de l’enfant à l’ONU a déjà répondu non à cette question. Sur la fin de vie, qui ne faisait pas partie du programme des états généraux, le président m’a paru très prudent.

Vous avez rencontré le Premier ministre Édouard Philippe, le 18 avril dernier. Que retirez-vous de cet échange ?

Nous n’avons pas parlé que de bioéthique. Sur ce sujet, le Premier ministre m’a semblé en retrait sur la question de la fin de vie, malgré la pression de certains députés de sa majorité. Pour les autres questions, il m’a écouté avec bienveillance, mais je ne suis pas sûr de l’avoir convaincu.

L’engagement de l’Église dans le cadre de la révision des lois de bioéthique s’est-il arrêté en même temps que la phase de consultation générale menée par le CCNE ? Sinon, comment se poursuivra-t-il ?

Les chrétiens en général et les catholiques en particulier n’ont pas attendu les états généraux pour s’exprimer sur ce sujet crucial. À l’occasion de ces états généraux, nous avons voulu participer largement au débat et donner un argumentaire sérieux aux fidèles et à toutes les personnes de bonne volonté. La diffusion de plus de 100 000 petits livrets sur le diocèse de Paris et le travail fait par la Conférence des évêques qui publiera un livre en juin participent de ce dialogue. À Paris, nous continuons les soirées d’information où nous faisons intervenir des personnes spécialisées dans ce domaine. Ce travail, bien sûr, ne s’arrêtera pas avec la fin de la consultation. Il continuera même après le vote des lois, car, si nous obéissons aux lois de notre pays, nous devons toujours continuer d’éclairer les consciences de nos concitoyens.

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Vincent Lambert est handicapé mais vivant. Sa mère écrit à Emmanuel Macron

Pour la seconde fois le 7 juin dernier, Viviane Lambert s’est exprimée dans une lettre ouverte au président de la République : « Ma lettre du 16 avril est restée sans réponse. Je vous demandais de me recevoir pour vous parler de mon fils, Vincent, en état pauci-relationnel à l’hôpital de Reims ».

Inquiète de la situation, la mère de Vincent Lambert, souhaite alerter Emmanuel Macron : « Mon fils risque d’être condamné à mort alors qu’il ne fait pas l’objet d’une obstination déraisonnable et qu’il est simplement alimenté et hydraté par sonde.

Vincent est handicapé mais il est vivant. Il vit enfermé dans sa chambre d’hôpital sans soins adaptés à son état : il n’est jamais levé, il n’a pas de séances de kinésithérapie, il n’est pas rééduqué à la déglutition ».

Faisant référence aux débats actuels concernant la loi agriculture, elle regrette : « Je n’ai pu m’empêcher de penser à mon fils, moins protégé que certains animaux ».

Enfin, « près de 100 000 personnes ont aujourd’hui signé l’appel en faveur de Vincent sur le site du comité de soutien de ses amis. Elles me pressent de vous écrire une nouvelle fois pour solliciter une rencontre avec vous ». Viviane Lambert souhaite que « des médecins spécialisés qui connaissent Vincent pour l’avoir vu et qui pourront vous expliquer son état de santé réel ».

Cette lettre n’a reçu aucun écho, n’a fait l’objet d’aucune couverture médiatique. Pourquoi ce silence ?

Source : genethique.org

Brèves

PMA : un dîner organisé dans la discrétion à l’Elysée

Le 23 mai, Emmanuel Macron a reçu très discrètement à dîner une vingtaine de personnes pour débattre de la PMA, l’un des sujets les plus sensibles de la révision des lois de la bioéthique.

Parmi les convives du dîner qui a duré plus de trois heures : le père Brice de Malherbe, spécialiste de la bioéthique et codirecteur du département « éthique biomédiciale » du Collège des Bernardins à Paris, le grand rabbin de France Haïm Korsia, le ministre de la santé Agnès Buzyn, le delegué général d’Alliance Vita Tugdual Derville, le président de l’association des familles homoparentales Alexandre Urwicz, le président du Collège national des gynécologues et obstétriciens français François Olivennes, le président du Comité d’éthique Jean-François Delfraissy…

La question de la PMA et de sa possible extension aux couples de femmes ou aux femmes seules, a occupé la place majeure dans la discussion. Selon le quotidien La Croix, Emmanuel Macron est resté à l’écoute sans se prononcer clairement sur la question. Ce n’est pas le premier dîner au sujet de la bioéthique organisé par Emmanuel Macron. Le premier s’est tenu à la mi-février et portait plus particulièrement sur la fin de vie. Une troisième consultation devrait avoir lieu à l’Élysée, elle concernerait la question de l’intelligence artificielle.

En France #NLQ

Le cardinal Rai, patriarche maronite d’Antioche, a achevé sa visite en France

Le cardinal Bechara Boutros Rai a achevé ce mercredi 30 mai 2018 son déplacement en France.

ors de cette visite de trois jours, sur invitation du président français, le patriarche maronite d’Antioche et de tout l’Orient, a notamment rencontré les présidents de l’Assemblée national et du Sénat, mais le point culminant de ce déplacement, était sa rencontre, ce mardi à l’Elysée, avec le chef de l’Etat français Emmanuel Macron. Au centre des échanges : la situation politique libanaise au lendemain des premières élections législatives depuis 9 ans, celle des réfugiés syriens dans le pays, ainsi que le sort des Chrétiens d’Orient.

Cette rencontre, a précisé le cardinal Rai, a porté sur les points principaux abordés lors des trois conférences internationales sur le Liban tenues à Paris, Rome et Bruxelles : la question des réformes nécessaires dans le pays, le problème des réfugiés syriens présents dans le pays du Cèdre et ses conséquences sur le pays, le modèle libanais de coexistence pacifique entre les différentes religions et la présence des chrétiens au Liban et dans la région.

Le patriarche maronite d’Antioche et de tout l’Orient a également fait savoir que la tenue d’une éventuelle « conférence internationale de paix sur le Moyen-Orient » avait été évoqué et il a souhaité que la France joue un rôle, au sein de la communauté internationale pour encourager les réfugiés syriens à rentrer dans leur pays.

Source : Vatican News

NLH #NLQ #Tribunes et entretiens

Pour commencer une réforme de la laïcité à la française

Les tribunes n’engagent que leur auteur. Il ne s’agit pour Infocatho que de susciter le débat d’idées.

Dans son discours du 9 avril aux Bernardins, devant la Conférence des évêques de France, Emmanuel Macron, après avoir exprimé son « sentiment que le lien entre l’Église et l’État [s’était] abîmé » et qu’il convenait de le « réparer », a tenu à « saluer tous ces prêtres et ces religieux qui de cet engagement ont fait leur vie ».
A ce propos, comme acte concret de réconciliation, l’État pourrait aisément reconnaître aux congrégations religieuses une liberté dont elles sont privées depuis plus d’un siècle, ce d’autant plus que le président Sarkozy avait déjà admis dans son discours du Latran de 2007 que « la République [maintenait] les congrégations sous une forme de tutelle » et que « cette situation [était] dommageable pour notre pays ».
Trouvant son origine dans l’anticléricalisme de la IIIe République, qui a notamment contraint à l’exil près de 30 000 religieux, le régime français des congrégations, instauré en 1901 et toujours en vigueur, est en effet particulièrement contraignant en ce qu’il exclut délibérément les monastères du droit commun des associations et les soumet à un régime juridique restrictif. En effet, alors qu’une simple déclaration suffit aux associations ordinaires pour disposer de la personnalité morale, les congrégations ne peuvent accéder à cette personnalité et jouir des droits qui s’y attachent qu’en vertu d’un décret, rendu au terme d’une procédure dite de « reconnaissance légale » soumise à de strictes conditions.

UNE FORME DE GALLICANISME
Cette procédure nécessite en particulier l’adoption par la congrégation de statuts civils pouvant entrer en conflit avec le droit canonique. Il en est ainsi de l’interdiction de mentionner dans ces statuts l’existence des vœux « solennels », « perpétuels » ou « définitifs », en application du décret révolutionnaire des 13 et 19 février 1790, encore en vigueur. Autre exemple, toute congrégation doit se soumettre – dans ses statuts civils – à la juridiction de « l’évêque du diocèse » (décret du 16 août 1901), faisant ainsi obstacle à l’exercice direct, par le Saint-Siège, de son autorité sur les congrégations de droit pontifical, celles-ci relevant de Rome, et non pas de l’évêque, à la différence des congrégations diocésaines. En cela, la République maintient une forme de gallicanisme.
Si de nombreuses congrégations ont, avec le temps, accepté d’entrer dans ce régime, d’autres s’y sont refusées, se résignant alors – pour préserver leur liberté spirituelle – à subir la précarité des associations de fait sans personnalité morale. Ces congrégations de fait ne peuvent donc pas, en leur nom propre, signer de contrat, être propriétaires de leurs propres bâtiments, recevoir des dons ou des legs, ouvrir un compte bancaire, ou encore obtenir une carte grise…
En tout état de cause, quel que soit le régime choisi (reconnaissance légale ou association de fait), les religieux sont privés de la liberté d’association dont bénéficient les autres groupes de personnes, sans que cette restriction ne réponde à une justification objective et raisonnable. Alors que les mosquées ou les Témoins de Jéhovah peuvent librement se constituer en association loi 1901 avec tous les droits qui en découlent, pourquoi un monastère devrait-il encore être soumis à un régime dérogatoire ?

ÉLARGIR LE CHAMP DE LIBERTÉ DES MONASTÈRES
Ce régime juridique spécifique paraît aujourd’hui anachronique au regard des libertés et du principe de non-discrimination. Selon d’éminents canonistes, tel le père Cédric Burgun, il serait d’ailleurs souhaitable de permettre aux monastères de bénéficier de la liberté d’association et ainsi d’élargir le champ de leur liberté.
Cette mise à jour de la législation française est en outre requise par le droit européen. La Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) a en effet posé le principe de l’« autonomie des organisations religieuses » en vertu duquel le droit national doit permettre aux communautés religieuses ou de conviction « de décider en toute indépendance la manière dont elles sont dirigées, de leur règlement interne, du contenu de leurs croyances, de la structure de la communauté et du système de nomination du clergé, et de leur nom et autres symboles ». Or, force est de constater que le régime actuel des congrégations méconnaît ces obligations.
Il est vrai que, à ce jour, la Cour européenne n’a pas encore été saisie d’un litige mettant en cause la compatibilité de ce régime avec le droit européen. Toutefois, si une telle affaire devait être portée devant les juges de Strasbourg, ceux-ci concluraient probablement à une violation de la Convention européenne des droits de l’homme. La France serait alors tenue de corriger sa législation.

de Grégor Puppinck

Source : Belgicatho

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Le Vatican confirme la visite d’Emmanuel Macron fin juin

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Emmanuel Macron aux Bernardins (Addendum : suivez le direct sur KTO dès 19h)

La Conférence des évêques de France (CEF) prévoit une rencontre le 9 avril 2018 au Collège des Bernardins à laquelle le président de la République participera. C’est une bonne nouvelle pour l’Église de France. On connaît également l’attention du chef de l’État pour ces questions, lequel préfère adopter une attitude plus souple et moins laïcarde que certains ténors de l’ancienne majorité, voire de la nouvelle.

Emmanuel Macron a déjà promis d’être présent parmi les trois à quatre cents invités qui devraient se presser sous les voûtes cisterciennes responsables politiques, universitaires, chefs d’entreprise, personnalités de la culture et des médias, mais aussi des personnes handicapées, des migrants.

Pour lire l’article complet, c’est ici.

SOURCE Famille chrétienne

ADDENDUM : Le direct de cette soirée  :

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Il y a avait le dîner du CRIF, il y a maintenant la soirée du CEF, en présence de Macron

C’est un projet qui avait déjà été tenté sous Nicolas Sarkozy, mais qui avait avorté dans les couloirs obscures de jalousies internes, il semble que ces couloirs soient mieux disposés depuis quelques temps. (ndlr)

 

Parmi les trois cents à quatre cents invités qui seront reçus, lundi 9 avril, au collège des Bernardins à Paris, sera présent le président français Emmanuel Macron. L’objectif de cet évènement est de « s’adresser de manière plus large » à l’État et à la société, selon Mgr Olivier Ribadeau Dumas, secrétaire général et porte-parole de la CEF.

Il y avait le dîner annuel du Conseil représentatif des institutions juives de France, la rupture du jeûne de l’Aïd des musulmans ou encore la cérémonie des vœux de la Fédération protestante de France. Il y aura désormais la soirée au collège des Bernardins.

Lancé à l’initiative des membres du conseil permanent de la Conférence des évêques de France (CEF), dont son président, Mgr Georges Pontier, et l’archevêque de Paris, Mgr Michel Aupetit, cet évènement inédit est destiné à « s’adresser de manière plus large » à l’État et à la société, selon des propos à l’AFP de Mgr Olivier Ribadeau Dumas, secrétaire général et porte-parole de la CEF.

Parmi les trois cents à quatre cents invités qui seront reçus, lundi 9 avril, sous la majestueuse voûte cistercienne du collège des Bernardins à Paris, sera présent le président français Emmanuel Macron. Mais outre les responsables politiques, universitaires, chefs d’entreprise, personnalités de la culture et des médias, figureront aussi des personnes handicapées, des migrants, et d’autres personnes en situation de précarité. « Il ne s’agit pas de faire du communautarisme. Mais nous pensons que la parole de l’Église peut avoir un impact dans une société où demeurent des injustices fortes », selon Mgr Ribadeau Dumas.

« Il s’agira aussi de montrer que les plus fragiles sont notre trésor »

« Ce sont des personnes avec qui nous sommes en lien, pas des figurants », souligne Mgr Pontier, citant l’Office chrétien des personnes handicapées, l’association Lazare, ou encore le Secours catholique. « Nous voulons mettre en avant ce que l’Église pense de la vulnérabilité et de la fragilité, alors que nous serons encore pendant les États généraux de la bioéthique, explique au quotidien La Croix Vincent Neymon, secrétaire général adjoint de la CEF. Il s’agira aussi de montrer que les plus fragiles sont notre trésor. » La vulnérabilité, la laïcité, l’écologie intégrale et l’accueil des migrants font partie des sujets qui devraient être abordés à cette occasion.

« On nous dit souvent qu’on n’entend pas assez l’Église, explique également Mgr Pontier à La Croix. Dans beaucoup de domaines, la société débat et cherche un cap. Dans ce contexte, cette soirée peut être l’occasion d’un dialogue. »

 

Source Vatican News

 

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Sexe, famille et politique – quelle vision de l’Homme pour quelle politique ? Université d’été de LMPT


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100 jours après son élection, Emmanuel Macron et sa majorité sont déjà confrontés à la dure réalité : chute de popularité, couacs gouvernementaux, débats parlementaires houleux, questions régaliennes sensibles (armée, sécurité)… La rentrée s’annonce chaude sur le plan politique et social.
Nous devons nous aussi nous préparer à ne rien lâcher sur les enjeux de société que certains groupuscules influents souhaitent mettre à l’ordre du jour, en particulier la PMA sans père et la GPA.

Nous vous attendons d’autant plus nombreux les 16 et 17 septembre au sud de Paris, à Etiolles (91) pour la 5e Université d’été de La Manif Pour Tous. Ouvert à tous, ce rendez-vous lancera une nouvelle année de mobilisation et nous permettra de nous former sur les enjeux les plus fondamentaux pour l’avenir de la civilisation : famille, filiation, éducation, transhumanisme…

L’Université d’été de La Manif Pour Tous, c’est un week-end de rencontres, de conférences, d’ateliers pratiques, de forums, d’échanges avec des associations, de dédicaces avec des écrivains, de formations avec des invités exceptionnels :
– Laurent Lafforgue, mathématicien, lauréat de la Médaille Fields, membre de l’Académie des sciences, ancien membre du Haut Conseil de l’Education, coauteur de “La débâcle de l’école”.
– Bérénice Levet, Philosophe, universitaire et essayiste, auteur du “Crépuscule des idoles progressistes” (2017) et de “La théorie du genre ou le monde rêvé des anges”
– Željka Markić, Présidente de l’association croate U ime Obitelji (“Au nom de la famille”), qui a fait inscrire dans la constitution de son pays le respect de l’intérêt supérieur de l’enfant
– Aude Mirkovic, Maître de conférences en Droit privé, spécialiste du Droit de la Famille, auteur de “En rouge et noir” (2017) et “PMA-GPA. Quel respect pour les droits de l’enfant ?”
– Philippe Oswald, journaliste et écrivain, ancien directeur de la rédaction de Famille chrétienne, collaborateur de Aleteia, auteur de “Debout les pères”
– Anne Schaub-Thomas, Psychothérapeute, maître praticienne en programmation neuro-linguistique, auteur de “Un cri secret d’enfant – Attachement mère-enfant” (2017)
– Jérôme Fourquet, directeur du département opinion publique de l’Ifop

Et avec Ludovine de La Rochère, Albéric Dumont et tous les porte-paroles de La Manif Pour Tous
Un formateur spécialisé animera un forum exceptionnel sur « le pouvoir de dire non », un atelier pour s’exercer au débat contradictoire est prévu, ainsi que bien d’autres propositions.

Nous assisterons en outre à la projection en Avant-première du documentaire sur la GPA en Asie du Sud-Est réalisé par les équipes de La Manif Pour Tous à l’issue de plusieurs mois d’enquête.

La Manif pour tous 69

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Que veut dire Emmanuel Macron pour qui “aucune religion n’est un problème”

La presse fait ses choux gras des petites phrases du médiatique Emmanuel Macron, notamment sur la laïcité à l’occasion de son meeting de Montpellier.

Globalement on retient que pour l’ancien ministre “aucune religion n’est un problème”. Et de là on fait dire à l’ancien assistant de Paul Ricoeur que tout va bien dans le meilleur des mondes.

Or ce n’est pas exactement ce qu’à dit le trublion de la gauche. Il n’a pas prononcé ces mots du point de vue du contenu des religions, mais du point de vue de la laïcité. Pour le candidat non déclaré aux primaires non moins non déclarées de la gauche, la laïcité telle qu’elle est définie par la loi de 1905, qu’il appelle texte de tolérance, est pour toutes les religions et de ce point de vue, aucune religion n’est un problème en soi et par principe, la laïcité étant un espace de liberté.

“La laïcité, c’est une liberté avant d’être un interdit”

De ce point de vue, aucune religion en tant que religion n’est un problème pour la laïcité.

Par contre, il s’empresse de préciser :

“le coeur du débat qui est posé à notre société, il faut le regarder en face : c’est l’islam”. “C’est la question que devons regarder ensemble, il n’est pas besoin de tout confondre”,

Aussi pour Emmanuel Macron, en tant que religion l’islam ne pose pas un problème et doit pouvoir s’intégrer, à partir du moment où elle respecte elle-même le fameux texte de tolérance. Le problème c’est le contenu de la religion musulmane qui pour l’ancien ministre a visiblement du mal à s’intégrer dans le cadre légal de la laïcité, comme espace de liberté.

Pour Emmanuel Macron, il faut donc aider l’islam à s’intégrer dans le cadre législatif existant et non inventer de nouveaux textes.

Il faut l’aider à “construire sa place dans la nation française, en l’assumant, en l’aidant pleinement à s’intégrer”.

“Pas de nouveaux textes, de nouvelles lois, elles sont là”,

Aussi, pour lui, le problème ne vient pas de la laïcité qu’il faudrait reprendre ou préciser, mais de l’islam qui n’a pas atteint la maturité nécessaire pour s’intégrer dans le cadre laïque du texte de 1905 d’une part et de la non application des lois d’autre part.

Si l’analyse est juste et si nous pouvons remercier Monsieur Macron de repréciser un aspect de l’esprit de la laïcité, “espace de liberté”, que ses coreligionnaires socialistes sont loin de respecter, la conclusion reste encore à écrire, car l’ancien ministre considère que l’Islam est compatible avec les célèbres valeurs républicaines dont la laïcité est le quatrième pilier, ou pour le moins que si tel n’est pas le cas elle peut se réformer.

Mais alors, un islam revu et corrigé est-il encore l’islam ?

C’est un bon pas de voir l’islam comme posant problème et de le poser officiellement. Maintenant, il convient de se pencher sur l’islam et voir pourquoi il pose problème. Alors et alors seulement apparaîtra si oui ou non l’islam est compatible avec la France qui, contrairement à ce que dit le leader médiatique du moment, n’est pas une volonté, mais une histoire d’ou sort un avenir.