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Deux minutes pour vous #63 – Père Michel-Marie Zanotti-Sorkine – « Je suis parfois choqué quand j’entends qu’il n’y a personne en enfer, qu’en pensez-vous ? »

Nous vous avions annoncé le lancement d’une série de vidéos régulières où le père Michel-Marie Zanotti-Sorkine répond à vos questions sous un format très court :

“Je suis parfois choqué quand j’entends qu’il n’y a personne en enfer, qu’en pensez-vous ?”

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C’est avec beaucoup de bonheur que le Père Michel-Marie répond désormais à vos questions les plus concrètes. C’est toujours une vraie joie de l’entendre traiter, à sa façon et dans sa lumière, les sujets les plus divers. Bonne écoute ! N’oubliez pas de faire suivre à tous vos amis ces petites vidéos qui peuvent faire tant de bien… et de prier pour le Père Michel-Marie dont le ministère est très prenant.

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Deux minutes pour vous #43 – Père Michel-Marie Zanotti-Sorkine – “Le mauvais larron aurait-il pu devenir bon ?”

Nous vous avions annoncé le lancement d’une série de vidéos régulières où le père Michel-Marie Zanotti-Sorkine répond à vos questions sous un format très court :

Le mauvais larron aurait-il pu devenir bon ?


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C’est avec beaucoup de bonheur que le Père Michel-Marie répond désormais à vos questions les plus concrètes. C’est toujours une vraie joie de l’entendre traiter, à sa façon et dans sa lumière, les sujets les plus divers. Bonne écoute ! N’oubliez pas de faire suivre à tous vos amis ces petites vidéos qui peuvent faire tant de bien… et de prier pour le Père Michel-Marie dont le ministère est très prenant.

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Le besoin de Dieu et l’enseignement sur l’Enfer

de Michaël Pakalul, traduit par Bernadette Cosyn pour France-catholique :

Michael Pakaluk, spécialiste d’Aristote et ordinaire de l’Académie Pontificale Saint Thomas d’Aquin, est professeur à l’école d’économie et de commerce Busch de l’université catholique d’Amérique. Il vit à Hyattsville avec son épouse, également professeur à l’école Busch, et leurs huit enfants.

La doctrine des feux de l’enfer témoigne du fait que nous pouvons nous rendre tels que nous n’ayons pas besoin de Dieu. « Mais toute créature a besoin de Dieu pour continuer à exister » direz-vous. Oui, métaphysiquement, tout être autre que Dieu reçoit son existence de Dieu et a donc besoin de Dieu. Nous pouvons cependant devenir des personnes telles que dans nos pensées, nos souhaits, nos désirs, nos projets, nos plaisirs, cela ne fait pas de différence qu’il y ait ou non un Dieu. Certains considéreraient même l’univers comme meilleur si Dieu n’existe pas.

Beaucoup de gens sont comme ça. Bien sûr, vous pourriez les décrire comme « des gens qui croient par erreur qu’ils n’ont pas besoin de Dieu ». Pour eux, cependant, c’est bien plus qu’une « croyance » défectueuse. C’est un mode de vie. Cela touche au plus profond d’eux-mêmes. Nous devons les décrire avec leurs propres mots : ils ont défini le sens de l’univers de cette façon.

« Oh, mais leurs cœurs sont sans repos et ils ne trouveront le repos qu’en Dieu » direz-vous, citant une haute autorité. « Ils découvriront un jour qu’ils ont tort. » Mais si cela n’arrive pas ? Ils ne semblent pas l’avoir fait durant les cinquante, soixante ou soixante-dix ans de leur vie. Pourquoi soixante-dix ans de plus feraient-ils une différence ?

Une autorité plus haute a déclaré : « irrigue l’arbre une année de plus et alors, s’il ne porte pas de fruit, coupe-le. » Nos cœurs sont vraiment sans repos par nature, mais nous pouvons ruiner cette nature si bien que cela nous devient caché, hormis un miracle.

C’est la qu’interviennent les feux de l’enfer. Quelqu’un au cœur tourmenté, s’il est banni éternellement de la présence de Dieu, sera en son for intérieur, plein d’un regret éternel lancinant : pas le regret de la repentance, voyez-vous, mais le regret d’une simple auto-critique, le « ver qui ne meurt jamais ». Après la mort, ils ne réagissent pas vis à vis de Dieu en disant : « oh, il est celui auquel j’aspirais », car si c’était le cas, ils n’iraient pas en Enfer.

Les saints disent que un regret éternel est un enfer suffisant : cela l’est avec ne serait-ce qu’un vague tourment au cœur. Mais qu’en est-il de ceux qui se sont rendus tels qu’ils ne reconnaissent en aucune manière que Dieu soit un bien ? Pour eux, le bannissement est super. Cela leur évite une nuisance potentielle. Des vacances éternelles, sans le souci des nécessités temporelles, et l’enfer que sont les autres serait pour eux merveilleux.

Il peut y avoir dans cet état d’esprit plus d’humains que nous ne le pensons généralement.

Chacun peut voir que les laisser continuer à définir le sens de l’univers à leur profit serait injuste. Il est nécessaire que Dieu y mette certaines limites. Supprimer les vacances éternelles est un bon début. Mais les saints ont estimé que la vraie justice, même à titre thérapeutique, indique qu’ils doivent faire l’expérience dans leur corps de quelque chose d’analogue à la douleur rongeante que beaucoup ressentent dans leur âme. D’une certaine façon, ce serait également thérapeutique puisque cela les corrigerait. De nouveau, la plus haute autorité qui dit que « le ver ne meurt pas » a également dit de la Gehenne que « là, le feu ne s’éteint pas ».

Alors je le répète : la doctrine des feux de l’enfer témoigne du fait que nous pouvons nous rendre tels que nous n’ayons pas besoin de Dieu.

C’est une doctrine, et les catholiques doivent la croire, sous peine d’hérésie, et pour éviter de rendre leur épitaphe ironique : « ci-gît un catholique bien intentionné qui est mort en niant la doctrine des feux de l’enfer ».

Dans le « Catéchisme de l’Eglise Catholique », la doctrine des feux de l’Enfer est enseignée avec clarté, bien que son articulation semble un peu timide ( et de ce fait non pastorale) :

L’enseignement de l’Eglise affirme l’existence de l’enfer et son éternité. Immédiatement après la mort, les âmes de ceux qui sont morts en état de péché mortel descendent en enfer où elles souffrent les châtiments de l’enfer, « le feu éternel ». [note 617] La punition capitale de l’enfer est la séparation éternelle d’avec Dieu qui seul peut donner à l’homme la vie et le bonheur pour lesquels il a été créé et auxquels il aspire.

On soupçonne que l’expression « feu éternel » a été mise entre guillemets parce que le feu n’est pas un feu terrestre mais seulement quelque chose d’analogue. Pourtant, de nos jours, les guillemets vont être compris comme du scepticisme remettant la doctrine en question. Il est impossible à une citation entre guillemets d’être terrifiante à souhait.

Pourtant, les notes de bas de page du « Catéchisme de l’Eglise Catholique » sont invariablement édifiantes. La note 617 donne une avalanche de citations : « cf. DS76 ;409 ;411 ;801 ;1002 ;1351 ;1575 ; Paul VI, CPD § 12 ». « DS » est un ouvrage de référence tenant compagnie à la Bible sur le bureau de chaque séminariste, le « Enchiridion Symbolorum » du théologien Denzinger, qui est une compilation faisant autorité des enseignements magistériels. Ces textes sont en latin ou en grec, et de ce fait inintelligibles pour pratiquement tous les catholiques, évêques compris.

Mais il est facile de lire le « CPD », le « Credo du peuple de Dieu ». Sur ce point important, le bienheureux pape Paul VI a de toute évidence voulu que l’Eglise enseigne avec une clarté sans ambiguïté : « Il est monté aux cieux et Il reviendra dans la gloire pour juger les vivants et les morts : chacun selon ses mérites – ceux qui ont répondu à l’amour et à la dévotion de Dieu allant à la vie éternelle, ceux qui les ont refusés jusqu’à la fin allant au feu qui ne s’éteint pas ». (le texte latin est plus dur encore, disant que ces derniers sont « livrés » ou « abandonnés » à ce feu.)

Mais, direz-vous, « je sais que j’ai besoin de Dieu : comment pourrais-je affronter une seule journée, faire bien mon travail, garder patience et optimisme, sans la prière ? » Quelqu’un parlant ainsi, aucun doute, Notre Seigneur le regardera avec amour (Marc 10:21). Mais Il pourrait ajouter : « une chose te manque : as-tu besoin de Dieu ? »

Et cela soulève la question du ciel – pour la prochaine fois.

Source : https://www.thecatholicthing.org/2018/10/02/on-needing-god-and-the-teaching-on-hell/

Illustration : « Dante et Virgile » [observant une âme tourmentée en enfer] par William Bouguereau, 1850 [musée d’Orsay, Paris]

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Le pape, l’enfer et Rémi Brague

Philosophe et professeur à Paris I, Rémi Brague revient sur la controverse créée par des propos attribués au pape selon lesquels l’enfer n’existe pas. Lu sur le site de l’Express :

« Dans un entretien à La Repubblicca, un quotidien italien, le pape François a déclaré que “l’enfer n’existe pas, ce qui existe, c’est la disparition des âmes pécheresses”. Des propos qui ont créé un émoi et avec lesquels le Vatican a immédiatement pris ses distances, qualifiant l’entretien de “reconstruction”. Rémi Brague, qui vient de publier chez Flammarion « Sur la religion. Pour en finir avec les préjugés et les confusions » revient sur cette controverse et ce dogme chrétien pour L’Express.

  1. Je ne sais pas ce que le pape a vraiment dit (*). Il devrait se méfier d’une presse qui s’intéresse peu à ce qu’il dit, encore moins à savoir s’il dit vrai ou faux, mais beaucoup à ce qui fera scandale ou en tout cas du bruit.
  2. Il est intéressant de se demander si ce que l’Église affirme depuis des siècles, en son magistère comme par ses saints et ses mystiques, doit aller aux poubelles de la pensée.
  3. Ce qui le mérite, ce sont des images naïves qu’il faut vite dépasser : les diables cornus à fourches, la pesée des âmes, idée étrangère au christianisme, et venue de l’Égypte ancienne aux frontons de nos cathédrales. De même, l’idée d’une punition. Elle serait de toute façon hors de proportion avec les fautes, même les plus graves.
  4. Il y a dans toutes nos actions une logique interne qui les oriente vers toujours plus de bien ou toujours plus de mal. La mort donne un coup de fixatif, elle scelle notre vie, elle nous fait obtenir ce que, au fond, nous avions toujours voulu.
  5. Par provocation, je dirais presque que l’enfer (qui n’est pas dans le Credo) est le plus beau des dogmes chrétiens : Dieu prend au sérieux la liberté de l’homme, et la respecte jusqu’au bout. Celui qui Lui dit “non !” restera sans Lui.
  6. Mais Lui, Dieu, a fait avec l’homme une alliance irrévocable et ne nous abandonne jamais. C’est pour cela que l’enfer est éternel. Mais, s’insurge-t-on, comment un Dieu d’amour pourrait-il créer un tel enfer ? Le Cantique des Cantiques l’a dit : “l’amour est fort comme la mort, la jalousie inflexible comme les enfers (¨e’ol)” (8, 6). Dans certaines icônes, le feu de l’enfer s’allume au nimbe de gloire qui entoure Dieu.
  7. Le paradis, c’est l’amour de Dieu, vécu par ceux qui L’acceptent sans réserve ; l’enfer, c’est l’amour de Dieu, vécu par ceux qui Le refusent jusqu’au bout. Milton l’avait déjà vu : les démons refusent de se repentir précisément parce qu’ils savent que Dieu leur pardonnerait. Un autre anglais, C. S. Lewis, l’a dit très simplement : “la porte de l’enfer est fermée de l’intérieur”.
  8. L’enfer est-il habité ? Si oui, cela veut dire qu’on peut refuser le Bien, l’Amour, la Vie, en connaissance de cause. Nous avons le droit d’espérer que ce n’est pas possible, et donc que l’enfer est vide, non celui de l’affirmer.
  9. S’il est habité, qui l’occupe ? Nous voudrions tous y voir ceux que nous n’aimons pas. Mahomet y met Abu Lahab — le bien nommé — et sa femme (Coran, CXI). Dante, ses ennemis politiques. Levinas, Hitler (Quatre Lectures talmudiques, p. 185). Les Chrétiens n’en ont pas le droit, car pour tous les “méchants”, on peut trouver des excuses : enfance malheureuse, démence, influences, etc. Sauf pour une seule personne, celle que nous connaissons de l’intérieur, à savoir… nous-mêmes. Chacun de nous doit se demander s’il ne serait pas le candidat idéal à l’enfer, peut-être le premier damné de l’histoire de l’humanité.
  10. La gravité des fautes est importante pour un juge humain, qui doit les comparer les unes aux autres : un génocide est pire que le port de la cravate d’un autre College. Mais là où il s’agit de comparer les fautes à leurs auteurs, elle perd sa pertinence. Je n’ai jamais tué ! En ai-je eu l’occasion ? Je n’ai jamais volé ! En ai-je eu besoin ? Je n’ai jamais trompé ma femme ! En ai-je le tempérament ? En revanche, ai-je résisté, non pas aux tentations que je n’ai jamais éprouvées, mais à celles qui m’ont vraiment assailli ? L’enfer, c’est tout le monde, sauf les autres.

Ref. Un dogme d’enfer en dix thèses

(*) Démentir est une chose mais la communication du Saint-Siège ne nous informe pas de ce que le pape a exactement dit [ndeB]

 

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L’édito – Et si l’Eglise ne servait à rien ?

 

C’est bien ce vers quoi nous tendons avec une certaine protestantisation du catholicisme. Ah !  Je sens les foudres fondre sur moi plus vite que les langues de feu de la Pentecôte. Mais enfin, si l’Eglise n’est plus nécessaire au salut et s’il est possible de se sauver hors de l’Eglise, mais à quoi donc sert ce repère de pervers dégénérés, de pédophiles rétrogrades ? Au fond du reste, à quoi sert le Christ ? Quelle idée ce pauvre homme a-t-il eu de se laisser rouer de coup et crucifier juste pour faire passer une idée ou attirer l’attention sur lui et sur Dieu ?

Oui c’est une folie ! Mais les catholiques eux-mêmes ne l’ont-ils pas affadie, cette folie ? La miséricorde de Dieu est devenue laxisme de Dieu parce qu’on oublie deux choses fondamentales : la miséricorde suppose la justice et la vérité d’une part et d’autre part on ne va pas au paradis seulement parce que Dieu nous aime, mais aussi parce que nous aimons Dieu.

Le paradis ce n’est pas Disneyland et la terre sans le mal. Non, le paradis c’est une vie intime et amoureuse avec Dieu. Alors pensez vous… celui qui s’en fiche… le paradis, pour lui, c’est l’ennui éternel, bref l’enfer sans le sexe, le fric, les grosses voitures… Le paradis c’est pas une « super terre », comme on voudrait faire des surhommes par le transhumanisme ! Le paradis c’est Dieu Lui-même ! Et cela, on a beau dire… ça n’intéresse pas tout le monde et pourtant le salut c’est ça. Ce n’est pas, « oufff », éviter l’enfer et avoir le laisser-passer pour une vie de rêve aux Bahamas. Le paradis c’est l’extase amoureuse permanente avec Dieu. Alors pensez si la majorité de l’humanité s’en moque ! Le paradis bisounours est un leurre ! L’éternité c’est passer sa vie dans une relation amoureuse intime avec Dieu dont l’extase amoureuse d’un couple sur terre est une merveilleuse, mais pâle esquisse. Alors si on ne se prépare pas à aimer Dieu … il n’y a pas à tortiller, l’éternité paraîtra longue à ceux qu’on aura trompé sur la vie éternelle et à ceux qui n’en veulent pas. C’est ça l’enfer et tout le monde peut le comprendre… passer l’éternité privé d’amour (puisqu’on aime pas celui qui est la vie éternelle) sachant que l’amour n’est pas l’hédonisme qui n’est autre que l’amour de soi-même, bref l’égoïsme !

Si seulement l’Eglise pouvait dire plus fort ce message et, si certains dans l’Eglise pouvait cesser de tromper l’humanité en lui promettant une illusion ! Oui si l’Eglise ne conduit pas au salut qui est, non l’absence de châtiment, mais l’extase amoureuse éternelle, alors en effet non seulement elle ne sert à rien mais elle est nuisible.

Vouloir rassembler c’est bien, mais si c’est rassembler pour conduire à l’abîme alors, oui, la passion du Christ est vaine, inutile et l’Eglise n’est pas l’Eglise.

 

Pierre Selas

 

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2 minutes pour vous #3 – Père Michel-Marie Zanotti-Sorkine – Que penser du suicide et que deviennent ceux qui ont mis fin à leurs jours ?

Nous vous avions annoncé le lancement d’une série de vidéos régulières où le père Michel-Marie Zanotti-Sorkine répond à vos questions sous un format très court :

Que penser du suicide et que deviennent ceux qui ont mis fin à leurs jours ?

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C’est avec beaucoup de bonheur que le Père Michel-Marie répond désormais à vos questions les plus concrètes. C’est toujours une vraie joie de l’entendre traiter, à sa façon et dans sa lumière, les sujets les plus divers. Bonne écoute ! N’oubliez pas de faire suivre à tous vos amis ces petites vidéos qui peuvent faire tant de bien… et de prier pour le Père Michel-Marie dont le ministère est très prenant.

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Enfer, terrain miné – Entretien avec l’abbé Pagès

L’enfer existe-t-il ? Judas est-il en enfer ? Y a-t-il du monde en enfer ?

Mais au fait …. l’enfer c’est quoi ?

Pas très ragoûtant de parler d’enfer aux portes de Noël, mais le Christ n’est il pas venu précisément pour nous éviter cette fausse route ?

L’abbé Pagès vient répondre en quelques mots à ces questions, autour de la présentation de son livre : Judas est-il en enfer, que vous pouvez vous procurer ici.

Dans le Monde #NLQ

« Beaucoup d’âmes vont en enfer parce qu’elles n’ont personne qui se sacrifie et prie pour elles » : récit de l’apparition du 19 août à Fatima

Au mois d’août 1917, la Sainte Vierge apparut le dimanche 19 aux petits bergers. Le rendez-vous mensuel avait été décalé car les voyants avaient été séquestrés par l’administrateur du canton, le treize de ce mois.

Quatre jours s’étaient donc écoulés depuis le retour des enfants de la prison dans laquelle ils avaient été enfermés par l’administrateur. Ils calculaient tristement qu’il leur faudrait attendre encore presque un mois avant de revoir Notre-Dame. En ce dimanche 19 août, après la messe paroissiale, ils partirent pour la Cova da Iria, accompagnés de quelques personnes, pour y réciter le chapelet. L’après-midi, les pèlerins rentrèrent chez eux, tandis que Lucie, François ainsi que son frère Jean âgé de onze ans, prirent le chemin des Valinhos, pour mener paître leurs troupeaux. C’était le lieu le plus proche et le plus herbu, à mi-hauteur entre Aljustrel et le sommet du Cabeço.

 

Comme à la Cova da lria, seuls les trois enfants privilégiés virent la Céleste Dame. Eux seuls, dans les desseins de la Providence, devaient être les dépositaires du message venu du Ciel. Après un premier éclair avait succédé un second, et ce fut à ce moment même que Jacinthe arriva avec son frère Jean, soulevant derrière eux un nuage de poussière. Peu après, la lumineuse Apparition se montrait au-dessus d’un chêne-vert, un peu plus élevé que celui de la Cova da Iria. Quelle joie ineffable de La revoir, après avoir tant craint qu’Elle ne revienne plus  ! Quelle bonté maternelle de revenir exprès, pour remplacer le rendez-vous manqué six jours auparavant  !

Avec une confiance toute filiale, Lucie demanda  :

«  Que veut de moi Votre Grâce  ?

– Je veux que vous continuiez d’aller à la Cova da Iria le 13, que vous continuiez à réciter le chapelet tous les jours. Le dernier mois, Je ferai le miracle afin que tous croient. Si l’on ne vous avait pas emmenés à la Ville, le miracle aurait été plus connu. Saint Joseph viendra avec l’Enfant-Jésus, pour donner la paix au monde. Notre-Seigneur viendra bénir le peuple. Viendra aussi Notre-Dame du Rosaire et Notre-Dame des Douleurs.   »

Lucie se souvint alors de la question dont l’avait chargée Maria Carreira  :

«  Que voulez-vous que l’on fasse de l’argent que les gens laissent à la Cova da Iria  ?

– Que l’on fasse deux brancards de procession. Tu porteras l’un avec Jacinthe et deux autres petites filles habillées de blanc  ; l’autre, que François le porte avec trois garçons, comme lui vêtus d’une aube blanche. Ce sera pour la fête de Notre-Dame du Rosaire. Ce qui restera sera pour aider à la construction d’une chapelle que l’on fera faire.

– Je voudrais vous demander la guérison de quelques malades.

– Oui, j’en guérirai certains dans l’année.   »

Et, prenant un air plus triste  :

«  Priez, priez beaucoup et faites des sacrifices pour les pécheurs, car beaucoup d’âmes vont en enfer parce qu’elles n’ont personne qui se sacrifie et prie pour elles.  »

Et comme d’habitude, Elle commença à s’élever en direction du levant.

Extraits de Francisco et Jacinta, si petits et si grands  !, Sœur Françoise de la Sainte Colombe, p. 205-212.

Dans le Monde #NLQ

Le “sultan” Erdogan menacé de l’enfer par le patriarche grec-orthodoxe

Il faut croire que les grecs-orthodoxes n’ont pas été gagnés par l’esprit du dialogue interreligieux. C’est en tout cas ce qui ressort de la récente lettre ouverte du métropolite Séraphim du Pirée au président turc Recep Tayyip Erdogan, avertissant le chef d’État que lui et sa famille doivent se convertir au christianisme sous peine de se retrouver dans les « souffrances éternelles de l’enfer ».

Hors de l’Eglise point de salut ? Le métropolite Séraphim fait de ce principe une interprétation que l’on qualifiera de vigoureuse, puisque selon lui, Mahomet et les siens, mais aussi Allah, se trouvent déjà en état de damnation éternelle. « Si vous désirez vous sauver, vous et votre famille, vous devez vous convertir à l’Eglise grecque orthodoxe, la seule vraie foi », écrit-il.

Lire l’article sur Reinformation.TV

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La conférence épiscopale rappelle qu’elle n’a pas autorité sur les prêtres

Le délit d’entrave numérique a déchaîné les passions dans tous les sens. Derniers feux d’un gouvernement discrédité, inquiétude d’une population en voie d’être réduite au silence, exaspération de militants sans cesse mis à mal et revanchards déçus du triomphe de François Fillon (qui pourtant s’est bien gardé d’être présent), le débat a suscité bien des crispations.

Un argument n’est pourtant pas passé inaperçu dans l’hémicycle, même s’il n’a pas dû beaucoup émouvoir ses destinataires.  Les parlementaires ont en effet reçu un mail d’un prêtre exorciste anonyme (mais qui a bien confirmé l’envoi) les prévenant qu’un tel vote leur ouvrirait les portes de l’enfer.

« Si vous signez la proposition de loi de demain interdisant les sites internet pro-vie, vous signez votre entrée dans l’enfer éternel ! »

France Info, avide de scoop, est allé demander son avis à la conférence épiscopale qui a esquivé la réponse par un biais qui a surpris plus d’un commentateur.

“Chaque prêtre a le droit d’écrire ce qu’il veut, il n’y a pas de lien hiérarchique, la Conférence ces évêques n’est pas au-dessus des prêtres mais à leur service. Par ailleurs, nous avons déjà dit ce que nous pensions de la proposition de loi, maintenant nous laissons faire le travail”

Ce n’est pas tant la seconde partie qui surprend que la première. Les médias sont habitués à voir dans l’Eglise une hiérarchie stricte, une pyramide qui mettrait le fidèle tout en bas et le pape en haut, via la conférence épiscopale. Or cette dernière rappelle, très laconiquement, qu’elle n’a aucun pouvoir hiérarchique. Et en effet, la conférence épiscopale, organe consultatif et de collaboration entre les évêques, est un service de soutien et non un échelon hiérarchique. Elle n’a donc, il est vrai, aucune autorité sur le prêtre en question. Son évêque en revanche oui. Peut-il lui interdire de parler ? C’est déjà arrivé. Mais il demeure que le prêtre n’est pas tenu à l’obéissance si les ordres lui semblent contraires à sa conscience. A charge alors de l’évêque de le suspendre s’il estime devoir le faire.

 

De la même manière, les évêques ne sont pas soumis à la conférence épiscopale dont les assemblées plénières ne sont pas un synode et les décisions plus des grandes lignes communes d’ordre pastorale.