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“Un établissement scolaire est un lieu où l’on sème la Vie” exhorte Mgr Roland lors de la messe de rentrée de l’enseignement catholique diocèsain

 

Le samedi 22 septembre, Mgr Pascal Roland a présidé la messe de rentrée de l’enseignement catholique, à laquelle étaient conviés élèves, parents, professeurs, chefs d’établissements, équipes éducatives… Dans son homélie, en commentant la parabole du semeur, il les a exhortés à faire des établissements scolaires des lieux où on sème la vie !

 

Homélie de Mgr Roland

 

Au moment où nous ouvrons ensemble une nouvelle année scolaire ; au moment où plusieurs nouveaux chefs d’établissements et adjoints en pastorale scolaire reçoivent leur lettre de mission ; nous venons d’entendre la Parole de Dieu qui nous éclaire sur le sens de la mission de l’Enseignement Catholique, à qui il revient d’annoncer l’Evangile aux enfants et aux adolescents confiés par leur famille.

 

Vous avez entendu que les deux textes bibliques proclamés à l’instant développent l’image de la semence jetée en terre et du mystère de sa croissance. On évoque les conditions de la croissance jusqu’à la maturité ; on expose clairement les obstacles et les raisons des échecs. Enfin il est fait mention d’un passage nécessaire par la mort pour advenir à la résurrection. Bien sûr, ces images bibliques sont puissamment évocatrices pour nous tous ici présents, que nous soyons parents, enseignants, chefs d’établissements, personnels éducatifs, personnels de service, membres des OGEC, personnel de la DDEC, prêtres intervenant dans nos institutions, et bien sûr élèves, bénéficiaires du service offert dans nos établissements. Car un établissement scolaire est un lieu où l’on sème la vie. C’est un espace au service de la croissance d’enfants et d’adolescents qui progressent vers l’état adulte.

 

 

 

A partir de l’éclairage de la Parole de Dieu, je vous propose 5 points de repère pour vivre la mission qui nous est confiée.

 

 

  • Ce n’est pas l’homme qui opère la croissance, mais c’est Dieu

 

En ce début d’année, nous devons tous commencer par nous resituer humblement devant Dieu. La tâche qui est devant nous est une responsabilité magnifique et redoutable. Nous devons reconnaître notre incapacité fondamentale à donner la vie. Nous ne faisons que collaborer à une œuvre divine qui nous dépasse infiniment.

 

 

Si nous avons la responsabilité de semer, et de veiller aux bonnes conditions de la croissance, nous ne devons pas oublier pour autant que nous ne sommes pas maîtres de la fécondité de notre action et que le mystère de la vie nous dépasse infiniment.  C’est avant tout le mystère de la rencontre de la liberté divine avec la liberté de chaque enfant et adolescent.

 

Comme l’enseigne Jésus, l’éducateur ressemble à l’agriculteur : « Il en est du règne de Dieu comme d’un homme qui jette en terre la semence : nuit et jour, qu’il dorme ou qu’il se lève, la semence germe et grandit, il ne sait comment. D’elle-même, la terre produit d’abord l’herbe, puis l’épi, enfin du blé plein l’épi. Et dès que le blé est mûr, il y met la faucille, puisque le temps de la moisson est arrivé  » (Marc 4, 26-219)

 

 

  • Notre responsabilité éducative est de l’ordre de la préparation,

pour qu’il y ait une bonne réceptivité à l’action divine. Il nous revient essentiellement de préparer les cœurs. Tantôt il s’agit de défricher, tantôt il faut labourer, tantôt il faut désherber, tantôt il faut protéger des prédateurs : bref le travail consiste à tout faire pour que ce qui est semé par Dieu tombe dans une bonne terre, où la semence poussera et donnera du fruit au centuple.

 

Notre mission est donc celle de l’ouverture : il s’agit d’apprendre à de jeunes êtres humains à être ouverts, disponibles, réceptifs tout au long de leur existence, pour que l’œuvre de Dieu puisse s’accomplir en eux, comme elle s’est accomplie dans la Vierge Marie.

 

 

  • Il s’agit également d’être témoins de la générosité divine,

Vous remarquerez que le semeur de la parabole n’est pas chiche : il sème abondamment, il n’hésite pas à semer partout, comme s’il craignait qu’une parcelle de terre échappe à sa bonté ! Peut-être que certaines semences seront piétinées. D’autres seront mangées par les oiseaux du ciel ; d’autres encore manqueront d’humidité pour prendre racine ; d’autres enfin seront étouffées par les ronces ! Peu importe ! sa générosité préfère courir ce risque !

 

Etre éducateur suppose la gratuité. On n’attend pas de retour immédiat sur investissement. On œuvre dans la générosité désintéressée et dans l’espérance.

 

 

  • N’oublions pas qu’au cœur de notre mission, il y a la personne du Christ,

Nos établissements sont catholiques, donc des lieux où est explicitement offerte la rencontre avec le Christ, qui est le Maître de la Vie. Le Christ est désigné par saint Paul comme « le dernier Adam », comme « celui qui vient du ciel », par distinction du premier Adam qui vient de la terre. Saint Paul le définit comme « l’être spirituel qui donne la vie ».

 

 

Nos établissements doivent donc être des lieux où est offerte à chacun l’opportunité de rencontrer le Christ, celui qui se désigne lui-même comme étant « le Chemin, la Vérité et la Vie  » (Jean 14, 6)

 

Nous souvenant que l’homme est créé à l’image du Christ et qu’il est donc destiné à la vie éternelle, il est de notre devoir d’honorer la dimension spirituelle et de permettre à tout enfant et adolescent de grandir selon toutes les dimensions de son être.

 

 

  • Enfin, n’oublions pas qu’il n’y a pas d’autre chemin de vie véritable que celui du mystère pascal :

« Ce que tu sèmes ne peut reprendre vie sans mourir d’abord » dit saint Paul. Ce que nous semons, c’est quelque chose de simple, de fragile et de périssable. En ce sens où tout ce que nous faisons, comme par exemple : donner un enseignement, transmettre un savoir, apprendre un savoir-faire, éduquer à un être-ensemble… Tout cela est marqué par la finitude de la condition créée et également marqué par la réalité du péché et ne doit donc pas être absolutisé.

 

 

Au travers de tout ce que nous réalisons avec sérieux et compétence, nous ne devons viser qu’une seule chose : faire en sorte que les enfants et adolescents qui nous sont confiés soient demain des adultes qui feront quelque chose de beau de leur vie, car ils auront appris à aimer en vérité.

 

Nous devons les entraîner dans le mystère de la mort du Christ, c’est-à-dire le mystère d’une vie donnée, le mystère de l’amour infini, qui se donne gratuitement jusqu’au bout : «  Amen, Amen, je vous le dis : si le grain de blé tombé en terre ne meurt pas, il reste seul. Mais s’il meurt il porte beaucoup de fruit. Qui aime sa vie la perd ; qui s’en détache en ce monde la gardera pour la vie éternelle  » (Jean 12, 24-25)

 

 

D’où la présence symbolique dans nos établissements du crucifix destiné à nous rappeler à chaque instant le mystère de l’amour divin manifesté en Jésus. D’où la présence également de la statue de la Vierge Marie qui nous signifie le mystère de l’accueil confiant de la vie divine par la créature humaine parfaitement accordée à Dieu.

 

Si nous ambitionnons que les enfants et adolescents de nos établissements puissent grandir et s’épanouir dans leur belle vocation d’enfants de Dieu, alors il est indispensable que nous, adultes, nous ne soyons pas des personnes qui « regardent sans regarder » et « entendent sans comprendre », mais que nous soyons des hommes et des femmes d’écoute !

 

 

Commençons donc, chacun, chacune, par être nous-mêmes une bonne terre en nous disposant résolument à faire partie de ces « gens qui ont entendu la parole dans un cœur bon et généreux, qui la retiennent et portent du fruit par leur persévérance ».

 

Nos établissements de l’Enseignement Catholique constituent un lieu capital pour l’avenir de l’Eglise et de toute la société. Ils ne rempliront pleinement leur mission qu’à la condition que chacun, chacune d’entre nous accepte d’entrer dans un perpétuel processus de conversion !

 

+ Pascal ROLAND

 

 

 

A la fin de la célébration, Olivier de Coat, Directeur diocésain de l’Enseignement catholique, a appelé les chefs d’établissement et les animateurs en pastorale qui ont commencé une nouvelle mission en ce mois de septembre, pour leur remettre leur lettre de mission.

 

Nouveaux chefs d’établissement :

• Au Collège St-Charles (Châtillon-sur-Chalaronne),  Mme Sylvie Rey

• Au Collège Jeanne d’Arc (Bourg-en-Bresse), M. Florian Cieren

• A l’Ecole de Limerol (Feillens), M.  François Perrenot

• A l’Institution St-Pierre (Bourg-en-Bresse), M. Olivier Hautier

• A l’Institut Notre-Dame de Seillon (Péronnas), Mme Nathalie Deparis

• Au Lycée d’enseignement agricole (Saint-Sorlin-en-Bugey), Mme Nathalie Ferrier

 

 

Animateurs en pastorale scolaire

• M. Bertrand Mestrallet au Collège St-Pierre (Bourg-en-Bresse)

• Mme Coralie King au Collège St-Charles (Feillens)

• M. Vianney Vendrely au Lycée St-Pierre (Bourg-en-Bresse)

• Mme Annie Hogue à l’Institution St-Joseph (Miribel)

Source : diocèse de Belley-Ars

Dans le Monde #NLQ #Orient

Liban : la crise des écoles catholiques s’aggrave, 500 enseignants licenciés

La crise des écoles catholiques libanaises semble entrée dans une phase d’ultérieure aggravation, qui a eu pour manifestation éclatante le licenciement de la part des établissements scolaires catholiques de 500 de leurs enseignants. Le nombre important d’enseignants auquel le contrat n’a pas été renouvelé a été rendu public aux alentours du 5 juillet, délai limite pour l’inscription des élèves et pour la présentation des effectifs du corps enseignant des établissements scolaires au titre de l’année 2018-2019. Le grand nombre de licenciements alimente les préoccupations et la méfiance au sein des familles, un malaise qui se reflète également dans la diminution des inscriptions d’élèves auprès des établissements les plus touchés par la crise.

En ce 5 juillet, au siège du Patriarcat d’Antioche des Maronites, à Bkerkè, a été convoquée une réunion d’urgence des responsables des établissements scolaires afin d’affronter l’état de crise avec le Patriarche, S.Em. le Cardinal Bechara Boutros Rai.

Des sources locales indiquent à l’Agence Fides que les établissements ont tenté de suivre des critères raisonnables en ce qui concerne la restriction de leur corps enseignant, en ne renouvelant pas le contrat surtout à des professeurs proches de l’âge de la retraite ou à ceux qui n’enseignaient que quelques heures. Chaque établissement applique également d’autres mesures pour faire face à la crise, comme le regroupement des classes ayant peu d’élèves. Entre temps, les syndicats d’enseignants devront décider au cours des prochaines heures quelles initiatives prendre face à l’aggravation de la crise alors que le Père Boutros Azar, actuel Secrétaire général des écoles catholiques, se plaint de la passivité des institutions nationales, demeurées inertes face aux cris d’alarme répétés lancés dès l’automne dernier concernant la gravité de la crise qui met désormais en danger la survie de nombres écoles privées.

Ce qui pose problème est la possible exclusion des enseignants du secteur privé des contributions publiques prévues pour garantir l’application des nouvelles normes en matière de grille salariale, approuvées par le gouvernement libanais en août 2017.

De telles dispositions, appliquées aux enseignants des écoles privées, ont mis immédiatement en difficultés les établissements d’enseignement privés, appelés à trouver les ressources pour financer une augmentation analogue des niveaux de salaires de leurs propres enseignants. Les responsables des écoles catholiques ainsi que de hauts représentants de l’Eglise maronite ont demandé à plusieurs reprises aux institutions politiques de prendre en charge au moins partiellement les coûts du financement de l’application des nouvelles grilles salariales des enseignants des écoles privées, qui accueillent actuellement plus des deux tiers des élèves libanais.
Les interventions ecclésiales concernant la crise du secteur scolaire privé ont toujours rappelé la contribution décisive fournie par ces mêmes écoles à la construction de l’identité nationale.

Source : Agence Fides 05/07/2018 – GV

Brèves

L’enseignement sous contrat peut-il retrouver sa liberté ?

Deux articles du Parisien publiés aujourd’hui peuvent nous en faire douter.

Le premier concerne le collège Sainte-Marie à Meaux, où le directeur Bertrand Thomas s’apprête à partir à la retraite. Une partie des enseignants s’est mise en grève durant une heure. Plus des trois quarts d’entre eux — 75 sur 94 — ont signé une lettre ouverte adressée au directeur diocésain du département. Ils s’opposent à la nomination de Virginie Maury, qui a commis le crime d’être… proche de l’Opus Dei, d’être actuellement responsable du lycée Gerson à Paris où l’association pro-vie Alliance Vita était intervenue. Virginie Maury a été la directrice du collège des Vignes à Courbevoie (Hauts-de-Seine), un établissement lié à l’Opus Dei. Virginie Maury n’était qu’une candidate parmi d’autres. Devant l’hostilité, elle a jeté l’éponge.

L’autre concerne le lycée parisien Saint-Jean de Passy, où des parents et des enseignants dénoncent un virage « tradi » de la part de la direction. Les initiatives du chef d’établissement, François-Xavier Clément, ne plaisent pas à certains professeurs, venus dans cet enseignement catholique pour d’autres raison que la religion. Pour le moment, l’APEL soutient ce directeur, qui ne faiblit pas face à l’hostilité : port de l’uniforme obligatoire depuis la rentrée 2017, pour les filles et les garçons de la 6e à la Seconde,  érection dans la cour d’honneur d’une imposante statue de la Vierge, flanquée de deux drapeaux, français et européen, départ de cadres et de professeurs (6 des 14 professeurs de prépa), deux procédures de licenciement.

Il n’est pas simple pour des directeurs catholiques de l’enseignement diocésain de vouloir recatholicier leur école, devenues des boîtes à fric et à bac. Il faut alors subir l’hostilité de certains enseignants et de certains parents, venus dans ces établissements bien souvent pour des raisons confort social.

Source : Riposte-catholique

Dans le Monde #NLH #NLQ #Orient

Liban : la crise des écoles catholiques, une question essentielle

Au Liban aussi, tout comme dans d’autres pays du Proche-Orient, les écoles catholiques représentent une forme de présence chrétienne qui a toujours joui d’un consensus social y compris auprès de la population musulmane. Pour ces raisons également, la situation critique dans laquelle se trouvent ces derniers temps les écoles catholiques libanaises met en alarme les Eglises et représente dans le même temps une véritable urgence à caractère national, dans un pays toujours plus appelé à être vigilant à propos des dangers du sectarisme.
Les écoles catholiques au Liban ont toujours bénéficié d’une singulière autonomie qui semble aujourd’hui au centre du moment critique qu’elles traversent.
Pour faire face aux besoins du corps enseignant, qui réclame l’application de la loi n° 46/2018 en matière de nouvelles grilles salariales, déjà en usage dans le secteur public, les écoles catholiques seront contraintes à augmenter de quelque 50 % les salaires de leurs enseignants, une augmentation qui sera à la charge des familles, devenant un poids ultérieur pour les budgets familiaux déjà mis à mal par la crise économique.

Lire le document en italien

Source : Fides

Brèves

Marlène Schiappa met ses filles chez les cathos et n’aime pas que ça se sache ?

Marlène Schiappa ne semble pas très confiante dans le système scolaire de la république. On doute en effet qu’elle confie ses filles à l’enseignement catholique pour des motifs religieux…

 

Mais visiblement elle n’a pas très envie que ça se sache !

 

En France #NLQ

Lozère : l’enseignement catholique ne soutiendra pas le Téléthon

A quelques semaines de la nouvelle édition du Téléthon, les chefs d’établissement de l’enseignement catholique de Lozère ont reçu un courrier de la direction de l’enseignement diocésain. Celle-ci souhaite rappeler « la réflexion menée en novembre dernier, mettant en lumière les graves problèmes éthique qui empêchent l’Enseignement catholique de s’engager dans cette action ». De fait, « l’aventure du Téléthon est liée aux cellules souches qui sont un grand espoir pour la médecine régénérative », mais parmi ces cellules, les cellules souches embryonnaires et fœtales humaines « supposent des embryons ou des fœtus provenant des techniques de procréation médicalement assistée ou d’avortements ».

La direction diocésaine « exhorte les directeurs à être particulièrement attentifs à engager [leurs] établissements dans des actions solidaires cohérentes avec la conception chrétienne de l’homme et respectueuse de celle-ci »[1].

[1] Parmi les causes à soutenir, le document indique nommément : le Secours catholique, l’Œuvre d’Orient, les fondations Abbé Pierre ou Jérôme Lejeune, ATD Quart-monde, l’Aide à l’église en détresse.

 

Source Généthique.org

 

Voir à ce sujet la déclaration de Mgr Rey en 2006

NLH #Tribunes et entretiens

Enseignement catholique – Deux erreurs courantes et mortifères

« Faites attention et soyez sincèrement sur vos gardes pour ne pas oublier les choses que vous avez vues de vos propres yeux, et ne pas les laisser échapper de votre mémoire tant que vous vivrez, mais enseignez les à vos enfants et aux enfants de vos enfants. » (Deutéronome IV 5-9)

Il existe deux erreurs égales et opposées que les gens font souvent à propos de l’enseignement catholique dans le secondaire – toutes deux dans de bonnes intentions, toutes deux fatales pour l’avenir de l’Eglise.

La première erreur est de traiter l’enseignement secondaire catholique comme s’il s’agissait d’une école publique avec une messe et ensuite de se mettre à penser à un lycée catholique comme le font beaucoup de gens à propos d’autres lycées : simplement comme un moyen d’entrer dans « une bonne université ». On doit avoir de « bonnes notes », mais ces notes n’ont souvent aucun lien avec de vrais talents tels que lire des livres complexes, écrire une prose littéraire, ou faire un solide débat. « Avoir de bonnes notes » pour les gens qui voient les choses ainsi concerne souvent davantage les parents et les directeurs qui intimident les professeurs jusqu’à leur faire monter les notes et abaisser les attentes, que la maîtrise d’un sujet par les élèves.

Certaines personnes semblent croire qu’une certaine transformation magique arrivera à l’université. Des élèves qui s’ennuient, victimes d’années d’enseignement médiocre, vont s’épanouir miraculeusement en quatre courtes années. J’enseigne à l’université. Je ne veux pas dire que cela n’arrive jamais, mais c’est comme de croire qu’on peut envoyer son fils à l’université pour apprendre à être un champion de basket Ball. La plupart des joueurs, même les très bons, ne poussent pas le ballon au-delà de l’université. Et s’ils ne sont pas très bons à l’arrivée, il y a très peu de chances qu’ils s’améliorent dans ce royaume de la débrouille. Les étudiants qui ont du mal à avoir 10 de moyenne au lycée atteignent rarement 18 de moyenne à l’université.

Tandis que les partisans de cette manière de voir pensent parfois que c’est une bonne chose pour les élèves d’aller à la messe et de se confesser, il est rare qu’ils croient que cela vaille la peine de dépenser beaucoup de temps et d’efforts pour des cours de théologie. La substance de la théologie qui a valu des siècles d’efforts de haut niveau intellectuel et de réflexion profonde, semble compter pour peu de choses. La seule chose importante est que le professeur de théologie assiste aux séances de sports et aux productions théâtrales, soit d’un grand soutien, et montre que la théologie (Dieu et l’Eglise) est dans le coup.

Mais que Dieu aide le professeur qui met en danger par ses mauvaises notes en théologie, les perspectives qu’a le fils ou la fille d’entrer dans une « super école » ! La colère de l’enfer n’est rien en comparaison de celle d’un parent dont les espoirs d’une bourse d’études sont détruits par une mauvaise note en …..Théologie. C’est comme de se voir refuser l’entrée à Harvard parce qu’on a eu une mauvaise note en vannerie. C’est indigne ! C’est absurde !

Une erreur moins courante (en un sens, tout le contraire, mais qui finit par les mêmes effets que la première, en plus fort), est celle que font les gens qui se fichent pas mal de la formation intellectuelle des élèves, du moment que l’école « les conduit au ciel ». Du moment qu’ils vont à la messe, et se confessent, et que le prêtre et les religieuses semblent orthodoxes, tout va bien. Est-ce que les élèves à l’école apprennent vraiment quelque chose ; Est-ce que certains traversent les lourdes couches du cynisme adolescent et l’interférence de la culture ; est-ce qu’ils apprennent à vivre en chrétiens catholiques par désir et choix et pas seulement par défaut, voilà des questions qu’on se pose trop rarement. Du moment que l’école se dit « orthodoxe », alors c’est supposé être bien.

Dans aucun des deux cas, il ne semble important d’avoir un enseignement particulièrement catholique : cette recherche profonde et systématique d’une compréhension de la foi qui a inspiré pendant des siècles de grands esprits depuis Justin le martyr, jusqu’à Augustin, Jean Chrysostome, Thomas d’Aquin, Bonaventure, Dante, Thérèse d’Avila, Newman, Pieper, Chesterton, et le pape Saint Jean Paul le grand. C’est la foi en l’unité finale de la vérité qui a fait apparaître au Moyen Age cette vénérable institution qu’est l’université. Des siècles de réflexions les plus profondes sur la condition humaine, et la plus grande partie en a été reléguée sur des étagères poussiéreuses dans les coulisses, au profit de câlins, d’équipes de sport, de STEM [1] et encore d’une autre réunion sur l’éthique sexuelle.

Il n’y a rien de mal dans aucune de ces activités, mais quand vous intégrez à l’université des jeunes qui lisent et écrivent avec un niveau de 6° ou 5° (pas plus de cinq pages à lire comme travail à la maison ; pas plus de deux ou trois phrases en rapport les unes avec les autres dans une rédaction ) ; ils ne savent pas grand-chose de plus sur leur foi que le fait que l’Eglise catholique est contre l’avortement et les relations sexuelles avant le mariage ; ils ne peuvent pas vous dire ce qu’est la Pentecôte, ni qui sont Abraham, Isaac et Jacob (cela n’a rien d’exceptionnel) ; et non seulement ils n’ont jamais lu Dante, Chesterton ou Newman, mais ils n’ont pas la moindre idée de qui ils sont, alors vous soupçonnez que quelque part, quelqu’un n’avait pas les bonnes priorités.

Fulton Sheen était l’une des grandes lumières de la génération qui nous a précédés. Il a essayé de transmettre aux fidèles laïcs la richesse de la tradition intellectuelle catholique, par de nombreuses discussions sur Descartes, Pascal, Saint Augustin, Thomas d’Aquin et beaucoup d’autres, dans le but d’instruire les simples ouvriers catholiques et les ménagères qui regardaient ses émissions à la Télévision. Il croyait de toute évidence que c’était un moyen d’aider les catholiques à faire de leur foi une réalité vivante parmi les complexités du monde moderne.

Ceux qui bénéficient d’un enseignement séculaire de haut niveau, et qui font face aux défis d’une culture sociale et politique complexe ont besoin de comprendre leur foi à un niveau élevé ; autrement, la foi leur paraîtra vite enfantine et deviendra lettre morte, un coquille vide : un catholicisme sans convictions.

Quand les écoles catholiques retrouveront-elles la foi que Fulton Sheen a transmise à l’intelligence propre aux fidèles, à un degré suffisant pour envoyer promener le fatras ennuyeux et vide qu’ils engrangent actuellement – pour donner aux jeunes quelque chose de vrai ? Une centaine de pages de n’importe quel traité de théologie moderne ne vaudra jamais une seule page des Confessions de Saint Augustin, de la Nuit obscure de l’âme de Saint Jean de la Croix, ou de l’Evangile de Saint Jean.

Un tel enseignement est un droit pour nos enfants. Il n’y a qu’un fou pour l’échanger contre un plat de lentilles.

 

Randall Smith, 

Source France Catholique

NLQ #Sorties/Animations

Les élèves de l’enseignement catholique du diocèse de Saint-Etienne en concert pour les écoles d’Irak

Concert caritatif organisé avec des établissements de l’enseignement catholique au profit de l’association Espoir Irak, qui œuvre à la reconstruction d’écoles.

250 élèves de CM2 et de 6ème du diocèse chanteront le vendredi 12 mai 2017 à 20 heures à l’église Saint Firmin de Firminy.

A la une #En Europe #NLQ

L’enseignement catholique belge ouvert au multiconfessionalisme des enseignants pour favoriser leur propre identité

La haute école anversoise Karel de Grote (Charlemagne) selon laquelle les écoles catholiques devraient recourir plus souvent à des enseignants non-baptisés trouve un soutien clair auprès de l’Enseignement catholique flamand. En théorie, les professeurs non baptisés peuvent enseigner dans une école catholique de l’enseignement primaire. Dans la pratique, cela ne se produit que très exceptionnellement, précisément parce qu’ils ne peuvent pas enseigner la religion, et l’enseignant ou le maître doivent généralement enseigner tous les sujets, en dépit de toutes sortes de solutions de rechange. Un humaniste, un bouddhiste ou un enseignant musulman pourraient donc être remplacés pour l’enseignement de la religion. Un pas que beaucoup trop peu d’écoles franchiraient, affirme le Haute Ecole anversoise catholique Karel de Grote dans une lettre ouverte que de Morgen a pu consulter. … Comme d’autres hautes écoles catholiques, Karel de Grote a mis en place un programme spécial dans la formation des enseignants pour des étudiants non-croyants ou des croyants d’autres confessions. Lieven Boeve, PDG de l’Enseignement catholique flamand, a déjà souligné qu’il aimerait voir plus d’enseignants musulmans, mais les établissements scolaires décident de façon autonome. Il dit maintenant se réjouir de l’appel de l’établissement anversois qui correspond d’après lui à l’esprit de dialogue au sein de l’école catholique. L’identité chrétienne reste centrale, mais chrétiens, musulmans, libéraux et autres croyants sont appelés à œuvrer ensemble pour façonner leur propre identité à travers le dialogue.

La question qui se pose dès lors est celle de l’identité propre de l’enseignement catholique.

Source

Brèves

Concours de crèche à Saint-Etienne

Pour la troisième année, le Service de communication du diocèse de Saint-Etienne organise un concours de crèche. Cette année, il s’associe avec les écoles de l’Enseignement Catholique.

Qui peut participer ?

Les enfants et les jeunes seront amenés à concourir en quatre catégories selon leur niveau de scolarité :
- Maternelles
- CP/CE1/CE2
- CM1/CM2/6e
- 5e, 4e, 3e

Source : site du diocèse