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Connaître et redonner vie à nos sols – 1er au 3 février 2019 – Notre Dame du Chêne (72)

Sous la présidence d’honneur de Dominique Soltner

avec

Jérémie Ancelet, formateur indépendant, permaculture et environnement.

Yanne Boloh, journaliste spécialisée, monde agricole, Phileas info.

Hervé Coves, agronome, chercheur, spécialiste de la vie du sol et des arbres.

Joseph Pousset, agronome, pionnier dans les techniques de culture simplifiées.

Marc Verhofstede, agronome, directeur de la société ’humus’ pour la réhabilitation des sols.

fr. Marie-Benoît, coordinateur général de l’Académie pour une Écologie Intégrale.

fr. Jacques-Vianney, philosophe, curé de Précigné.

Geoffroy d’Aillières, agronome, pensée sociale chrétienne, chargé d’enseignement à l’UCO Angers (faculté de théologie).

Christine d’Aillières, vice-présidente de l’Association des Amis de Notre-Dame du Chêne.

Programme

Vendredi 1er février

20h45, Vivre et faire vivre le sol. fr. Marie-Benoît

Samedi 2 février

8h30 – 10h45
Qu’est-ce que le sol ? Le sol et la Terre.
Le sol est-il vraiment vivant ?
Joseph Pousset et Hervé Coves
11h45 – 12h30
Visite des lieux : jardins, prairies, vergers, etc.
14h45 – 16h30
La structure et l’architecture du sol au service de la vie ; l’humus.
Marc Verhofstede
Les notions de matière organique, de minéraux, de biomasse. L’acidité et le pH. Le rôle de l’azote, du carbone, de l’oxygène et de l’hydrogène. Jérémie Ancelet.
Échanges et observations sur le terrain.
18h30 – 19h15
Redonner vie à nos sols. Joseph Pousset.
20H45-21h45
Où en est l’agroécologie ? Table ronde avec les intervenants
animée par Yanne Boloh.

Dimanche 3 février

8h30-9h00
L’humain et ses racines
fr. Jacques-Vianney
9h15-10h00
Se réconcilier avec la terre dans la perspective de Laudato si’
Geoffroy d’Aillières
10h15-10h45
Un projet pour Notre-Dame du Chêne
Christine d’Aillières
Inscriptions en ligne sur le site www.academie-ecologie-integrale.org
Centre Spirituel ND du Chêne : tel. 02 43 95 48 01, ndchene@notredameduchene.com

Annonces #Messes/Prières/Pèlerinages #NLQ

Rencontre sur l’environnement autour de “Laudato si'” avec l’Amitié Montfortaine de Biarritz (64) le 15 janvier 2019

Dans le cadre des “Matinales de réflexion montfortaine” organisées par l’Amitié Montfortaine de Biarritz, il est proposé à toute personne intéressée par la question cruciale de l’environnement, de participer, mardi 15 janvier 2019, de 9h à midi, au Cloître Saint-Joseph de Biarritz (9 avenue Victor Hugo), à une causerie-partage sur l’environnement autour de l’encyclique “Laudato si'” du Pape François.

Programme :

accueil convivial à 9h ; Prière, Louange et Adoration sur la Création à 9h30 ; Causerie intitulée “Rêve d’un monde” suivie d’un parcours des stands et d’un partage d’idées avec les exposants présents à 10h ; Prière de l’Angélus à 11h45.
Profitez-en pour venir flaner au cloître et faire votre marché (commerce équitable, “slow cosmétique”, marché Bio, Librairie Katetxea…) !
Libre participation
Renseignements : paroisse N.D. du Rocher, 05 59 23 08 36 ou amitie.montfort64@gmx.fr

 

Conférences/Formations #NLQ

L’écologie, un espoir pour le XXIe siècle – Colloque à Lille (59) le 13 octobre 2018

Colloque exceptionnel organisé par La Vie, en partenariat avec l’université catholique de Lille

Samedi 13 octobre : 9h15 – 18h30

Université Catholique de Lille

60 Boulevard Vauban
59800 Lille

Comment prendre le chemin d’une transition écologique respectueuse de la planète ?

Nos experts s’intéresseront tout au long de cette journée aux modalités à mettre en oeuvre pour changer nos modes de vie, notre consommation, l’organisation de nos villes ainsi qu’aux transitions nécessaires en agriculture et dans nos modes de production.

Une journée à ne pas manquer pour comprendre les enjeux écologiques du XXIe siècle et surtout agir.

 

Conférence d’ouverture

Cyril Dion  : écrivain, directeur de la collection « Domaine du possible » (Actes Sud), co-fondateur avec Pierre Rabhi du mouvement Colibris, il est réalisateur de « Demain », César du meilleur film documentaire en 2016. Son dernier ouvrage est « Petit manuel de résistance contemporaine » (Actes Sud)

 

Les bonnes recettes pour réduire son empreinte écologique

Hélène le Teno  : ingénieure, directrice du groupe SOS Transition écologique, elle est co-auteur de : « Miser (vraiment) sur la transition écologique » et « Choisir son monde : agir au quotidien avec les entreprises sociales et écologiques » (Editions de l’Atelier)

Hélène de Vestele : ancienne consultante en stratégie. Après avoir voyagé dans une soixante de pays, elle est devenue directrice d’Edeni qui promeut le « zéro waste », c’est à dire le zéro déchet et le zéro gâchis, deux piliers de ce qu’on appelle parfois « l’économie bleue ».

 

Comment gérer les villes de demain ?

Thérèse Lebrun, président-recteur délégué de l’université catholique de Lille,  responsable du projet Humanicité. Un quartier innovant de 15 ha où la mixité sociale et l’impératif écologique sont des priorités.

Damien Carême, maire de Grande-Synthe, ville désignée en 2013 « capitale de la biodiversité » où la municipalité y mène une politique sociale et écologique ambitieuse.

 

Pour une agriculture respectueuse de l’environnement

Guillaume Riou : agriculteur bio dans les Deux Sévres (145 hectares où il cultive céréales et légumineuses et élève un troupeau de vaches allaitantes), il est devenu en avril 2018 le nouveau président de la Fédération nationale de l’agriculture biologique (FNAB).

Christophe Fachon : directeur de l’ISA, qui au sein de l’université catholique de Lille, forme des étudiants aux  métiers d’ingénieurs en agriculture, agroalimentaire, environnement et paysage. Son école soutient notamment un projet d’agriculture urbaine à Lille.

 

L’économie et l’écologie sont-elles compatibles ?

Gilles Bœuf, biologiste, ancien président du Muséum national d’histoire naturelle, professeur à l’université Pierre-et-Marie-Curie ainsi qu’au Collège de France sur la chaire « Développement durable, environnement et sociétés ». Il a participé à de nombreux ouvrages collectifs dont  « L’animal est-il l’avenir de l’homme ? » (Larousse) et « Manifeste du Muséum. Quel futur sans nature ? » (Reliefs/MNHN).

Guillaume Pitron, journaliste et réalisateur, il est l’auteur d’une centaine de reportages, enquêtes et documentaires réalisés dans 40 pays. Il y décrypte les lignes de forces et de conflits qui traversent notre monde globalisé. Il est l’auteur de « La Guerre des métaux rares : la face cachée de la transition énergétique et numérique. » (Les Liens qui Libèrent)

 

Conférence de clôture

Dominique Bourg, Philosophe, professeur à la faculté des géosciences et de l’environnement de l’université de Lausanne et vice-président de la Fondation Nicolas-Hulot, Dominique Bourg a notamment publié, « Du risque à la menace. Penser la catastrophe » (PUF) et  « Une nouvelle Terre. Pour une autre relation au monde » (DDB). Il a co-dirigé le « Dictionnaire de la pensée écologique » (PUF)

Inscriptions

 

NLQ #Sorties/Animations

Rencontre et partage avec le monde agricole le 9 septembre 2018 à Saint-Siméon de Bressieux (38)

Ce dimanche 9 septembre de 10h à 16h30 à Saint-Siméon de Bressieux (lycée d’enseignement agricole privé Saint-Exupéry).

Au programme :

Regards croisés sur le monde agricole, intervention de Mgr Guy de Kerimel, repas partagé, ateliers, 15h30 messe à l’église. Des animations sont prévues pour les enfants, merci de préciser leur nombre et âges sur mondeagricole@diocese-grenoble-vienne.fr

Ateliers 14h15-15h15

  • Les femmes dans l’agriculture
    (avec expo) 30 photos de 75 x 50 cm.
    Elles vont deux par deux et chacune représente une femme dans son milieu familial et la même femme dans son milieu professionnel
    Animateur : Aurelie Guillon ou odile Grebille
    Déroulement : témoignages (2 fois 10 minutes) : (agricultrice) / (femme d’agriculteur)
    Échanges : (30 minutes)
  • Agriculture, environnement, relations aux hommes, relations à la terre
    Ce thème sera abordé par le biais d’enseignants.
    Comment sensibiliser les élèves par rapport à l’environnement donc aux relations hommes et à la terre.
    Animateur : Jean-Paul Havard
    Déroulement : apports (2 fois 10 minutes)
    Échanges : (30 minutes) : Amour du métier / liens avec la Création / liens humains
  • Rencontre évêque : échanges
    Animateur : évêque
  • Laudato si
    Animateur : Christine Graven
    Déroulement : présentation
Petits et grands, venez nombreux !
En partenariat avec RCF Isère.

NLQ #Rome

ONU : Mgr Kurkovic appelle à mesurer “l’impact environnemental des décisions économiques”

Le Saint-Siège insiste sur la nécessité d’une « réglementation appropriée » des activités de commerciales transnationales qui devrait être « guidée par une approche éthique » pour assurer « le respect de la dignité humaine, plutôt qu’un simple intérêt ». Il demande une évaluation environnementale des décisions économiques.

C’est ce qu’a déclaré Mgr Ivan Jurkovic, observateur permanent du Saint-Siège auprès des Nations Unies et autres organisations internationales à Genève, à la 38e session du Conseil des droits de l’homme le 25 juin 2018, à Genève. Il est intervenu dans le débat sur la relation entre le commerce, l’investissement et les droits de l’homme.

En rappelant la nécessité d’un cadre juridique fondé sur le « respect intégral des communautés et leurs droits », Mgr Jurkovic invite les entreprises internationales à « une responsabilité ». « L’histoire récente nous enseigne, dit-il, comment les violations systématiques des droits de l’homme commises par certaines entreprises peuvent conduire à des migrations. Ces mouvements peuvent être causés par la violence, l’accaparement des terres, l’exploitation des ressources et la monopolisation des semences. » Tous ces facteurs, poursuit-il, peuvent « mener à la famine et à l’épuisement de ressources nécessaires pour satisfaire aux exigences minimales de la vie. »

Bien que les accords commerciaux et d’investissement « n’interdisent pas les mesures et les politiques visant à protéger les droits de l’homme en tant que tels, explique-t-il, ils peuvent limiter les possibilités d’un État de remplir ses obligations en matière de droits de l’homme ».

« Dans le contexte du débat sur la relation entre le commerce et l’investissement et les droits de l’homme, poursuit l’observateur permanent, la liberté de réglementation des pays d’accueil est devenue un indicateur des droits de l’homme. »

Mgr Jurkovic invite aussi à ne pas oublier que « la protection de l’environnement est essentielle pour faire vivre et prospérer nos sociétés ». Dans ce contexte, précise-t-il, « les négociations d’un instrument juridique international sur les entreprises et les droits de l’homme doivent prendre en considération la protection de l’environnement contre une exploitation non durable ».

Il faudrait, estime-t-il en citant le pape François, une « évaluation critique de l’impact environnemental des décisions économiques …, afin de prendre en compte les coûts humains et environnementaux à long terme ».

Mgr Jurkovic souligne aussi la nécessité de « l’accès à un recours » de la part des victimes des abus. « Les victimes doivent être capables de demander réparation, affirme-t-il. Les abus attaquent les vérités bien établies que chaque personne apprécie la dignité intrinsèque et inaliénable et que nous sommes tous membres de la famille humaine. »

Source : Zenit.org

Conférences/Formations #NLQ

Soirée débat – Préparation de la loi bioéthique – le 17 mai 2018 à Albertville (73)

A l’initiative de RCF Savoie et de chrétiens de l’agglomération d’Albertville,
une soirée d’échanges aura lieu  jeudi 17 mai de 19h30 à 21h30
Salle du Val-des-Rose à Albertville

La soirée sera organisée en trois temps pour mettre en lumière les enjeux de la nouvelle loi de la bioéthique qui sera débattue au premier semestre 2019. Procréation et société, prise en charge de la fin de vie, ainsi que plusieurs questions touchant à la santé et à l’information seront abordées. Des intervenants de divers horizons de pensée participeront aux débats : professionnels de la santé, représentant de l’Eglise catholique et du monde associatif.

Les états-généraux de la bioéthique, préalables à la révision de la loi tous les sept ans, se sont ouverts en février et se sont achevés, formellement, fin avril. Le comité national doit en produire une synthèse en juin, avant un “événement de niveau national” prévu le 7 juillet, date anniversaire de la loi de 2011. Le gouvernement déposera au Parlement, à l’automne, un projet de nouvelle loi qui sera examiné au premier semestre 2019.
Les sujets soumis à la discussion des citoyens ont donné lieu à deux débats très suivis, à Chambéry, le 6 mars au lycée Vaugelas et le 3 avril à l’Institut de formation en soins infirmiers. Au-delà des états-généraux proprement dits, la réflexion et l’expression des points de vue va évidemment continuer, chacun pouvant faire connaître le sien à son député ou à son sénateur en vue des travaux parlementaires à venir.
Sur les neuf sujets que devra couvrir la future loi et dont traitent les états-généraux, deux ont été retenus pour la soirée organisée le 17 mai à Albertville : procréation et société, prise en charge de la fin de vie. Une troisième partie réunira plusieurs questions touchant à la santé : environnement, examens génétiques, protection des données de santé.
Des intervenants de divers horizons participeront aux débats : les docteurs Catherine Molina d’Aranda, Bernard Foray, Bernard Turpin, Roger Ghawi ; Sabine Le Bideau, responsable du service interdiocésain de la pastorale de la santé ; Camille Lavaud, déléguée départementale d’Alliance Vita ; maître Anne-Marie Lazarrima, avocate et Pierre Basset (Espace de réflexion éthique Auvergne-Rhône-Alpes).

 

Ecouter l’annonce et la présentation de la soirée faite sur RCF, avec interview de Patrick Jarreau

NLH #Tribunes et entretiens

Une perspective différente : Scruton et l’écologie conservatrice – Pierre de Lauzun

L’illusion étatique
Scruton s’oppose résolument à l’écologie politique dominante inspirée par une rhétorique revendicatrice, qui met pour l’essentiel la destruction de l’environnement sur le compte de l’entreprise, du profit et de l’avidité. Mais il ne justifie pas pour autant la culture de consommation ou nier le réchauffement global. Pour lui cet affrontement est stérile. Ce qu’il conteste dans la première attitude est le goût pour une politique radicale, dirigée du haut, a priori alarmiste, traitant toute question comme un combat spirituel du bien contre le mal, justifiant par-là les mesures les plus autoritaires et excluant tout compromis.

Or dit-il de telles solutions décidées par en-haut sont en pratique très souvent contre-productives. Décidées par l’Etat, elles créent des incitations artificielles et des rentes ou prébendes, à coups d’interdictions et de subventions. D’où évidemment un intérêt personnel pour beaucoup de ceux qui participent à cette action collective. Mais comme le montrent les résultats désastreux des pays communistes dans le champ écologique, rien ne prouve qu’un système étatique soit bien placé pour gérer de telles préoccupations. Ceci vise notamment une des sources principales de dégât écologique, l’externalisation des coûts, car il est encore plus facile à un organisme public d’externaliser ses coûts qu’à des organes privés. Cela ne veut pas dire que le marché résout tout, mais son intérêt est de comporter une forme de message en retour (feedback), qui en un sens ressemble à un système vivant. En revanche les subventions et régulations détruisent souvent ces effets en retour. Notamment, les formulations du principe de précaution sont vagues et permettent n’importe quelle action bureaucratique : d’un côté des réglementations pointilleuses encadrent une multitude d’activités, de l’autre des réalités nocives sont autorisées (comme les emballages non-dégradables). Ce principe est un obstacle à l’innovation et l’expérience, là même où elles sont absolument nécessaires. Il conduit en outre à désagréger les risques en les traitant séparément : on cherche à les diminuer un par un mais réduire un risque en crée souvent un autre.

La responsabilisation des acteurs
Il y a bien sûr des biens publics qui ne peuvent être fournis que par l’Etat, comme la loi. Cela peut aider à résoudre des questions comme celle du passager clandestin (free rider) ou plus largement la « tragédie des biens communs », qui ne sont pas propriété de quelqu’un en particulier, mais accessibles à tous, avec le risque que chacun se dépêche pour prendre ce qu’il peut avant l’épuisement de la ressource par les autres. Ainsi avec les océans aujourd’hui. Mais la réponse faite spontanément aujourd’hui à ces problèmes, le contrôle public, n’est pas toujours la bonne ; car si quelqu’un veut surexploiter ces biens communs, il faudrait plutôt lui opposer les droits des autres ; il faudrait donc plus de droits de propriété. Le problème principal des communs est dit-il l’absence de marché. Il y avait autrefois des droits transférables sur les pâtures communes, ou des droits de pêche – que la politique européenne a détruits. Quant au dilemme du prisonnier de la théorie des jeux, souvent évoqué pour justifier une intervention publique, il résulte en fait d’un manque d’information. On connaît cet exemple de base de la théorie des jeux : si des prisonniers ne peuvent communiquer entre eux et ont une stratégie purement individuelle, ils font rationnellement des choix individuels qui en interagissant conduisent à un résultat qui n’est pas le meilleur possible pour chacun d’eux. Mais comme le montre aussi cette même théorie des jeux, si ensuite on réitère le jeu, les acteurs développent des stratégies de coopération (et de représailles si nécessaire) avec un résultat global finalement optimal. De façon générale, dit-il, la méthode la plus efficace face à de tels problèmes est la gestion par une communauté locale avec prise de décision commune (mais en cas de besoin possibilité de sanction par des autorités supérieures), sur la base de droits clairs à participer ou non, et avec des sanctions pour les contrevenants : on l’a vu notamment en Suisse. Il propose en outre de supprimer les lois technocratiques sur l’agriculture, que seuls les gros opérateurs peuvent respecter, et de les renvoyer à la décision locale où la pression sociale réduit les coûts environnementaux, tout en faisant payer plus cher les routes ainsi que le planning urbain.

Compter sur la protection de l’Etat rend irresponsable, mais dit-il cela n’absout pas les grandes entreprises. Car elles ont-elles aussi une capacité anormale à se protéger contre le côté négatif de leur activité, avec trois grandes dérives : on externalise les coûts ; on tire aide, protection ou subsides de l’Etat ; et on se protège du risque. Notamment, le principe même de la société anonyme crée un hasard moral car actionnaires et direction sont protégés par la loi contre les poursuites liées à l’action de la compagnie, et prennent dès lors des risques qu’ils ne prendraient pas sinon. Mais dit-il la solution n’est pas d’introduire l’Etat dans le jeu : elle est de responsabiliser ces agents.

Plus largement, le fait est que les marchés ne sont pas bons pour traiter les rejets, qui sont pour les producteurs un coût qu’ils cherchent à transférer. Ces égouts collectifs de fait sont dès lors surchargés. Dans ce cas précis il faut des régulations, dont le rôle est de faire supporter le coût éventuel des opérations par ceux qui les réalisent. La solution est notamment dans cette notion juridique ancienne qui est la responsabilité générale (law of torts) ; elle oblige à internaliser les coûts. Son danger potentiel est d’inhiber la prise de risque ; mais dit-il cela permet de protéger l’environnement plus efficacement qu’une série de réglementations ad hoc. Cela dit, cela suppose qu’une partie lésée soit identifiable, et un bon fonctionnement de l’appareil judiciaire (et donc pas des jurys à l’américaine eux-mêmes irresponsables). Les questions techniques : l’exemple de l’énergie On pourra objecter qu’il est des cas où une action internationale paraît s’imposer au vu du caractère mondial des problèmes en cause, et on cite les gaz à effet de serre. Mais dit-il, sauf cas particulier comme l’interdiction des gaz nuisant à la couche d’ozone, où l’intérêt collectif était clair et ne heurtait pas de plein fouet des intérêts particuliers, de tels traités sont assez peu efficaces et on a peu progressé par cette méthode. En effet, plus la faute est lourde, plus on a d’incitation à ne pas respecter les règles. Dans le cas des bouteilles en plastique, le coût en serait très élevé, et donc rien ne débouche. On respecte rarement les traités quand ils vont contre votre intérêt immédiat ; et il n’y a aucun précédent où des sanctions ont été mises en place à un tel niveau.

Il est néanmoins tout à fait justifié d’agir dans ce domaine de l’énergie fossile. On peut commencer nous dit Scruton par décentraliser la production de l’énergie, et introduire une taxe proportionnelle sur les émissions (sans quota) ce qui a l’avantage de frapper les consommateurs, qui sont les vrais responsables. Mais ajoute-t-il, la seule vraie solution au réchauffement et au besoin d’énergie est qu’on découvre une énergie non polluante et bon marché. Une question centrale est alors la recherche scientifique, qui doit être intensifiée. Mais en la matière, à nouveau, en l’absence d’incitation suffisante du marché pour la réaliser, puisque le bénéfice n’en est que pour les générations futures, cela suppose des financements publics. Voilà donc un domaine où l’action publique directe a pleinement son sens.

Modifier les priorités et motivations
Il ajoute qu’une dimension essentielle du problème est d’ordre politique et culturel. D’un point de vue conservateur dit-il, la poursuite effrénée de la gratification individuelle remet en cause l’ordre social tout autant que la planète. Le point commun entre conservateurs et environnementalistes est de se demander où nous sommes, quel endroit nous est propre, et que nous voulons léguer à nos descendants. C’est l’amour partagé de la maison, du foyer (home). Une politique sage consiste à protéger et maintenir les coutumes et institutions qui mettent un frein à nos appétits, renouvellent les sources de satisfaction sociale, et nous empêchent de passer le coût de ce que nous faisons à d’autres qui n’y sont pour rien. Comment favoriser des motivations non égoïstes chez des personnes ordinaires ? Si on ne trouve pas une motivation pour les gens, la cause de l’environnement est perdue. On a cherché à traduire les préoccupations d’environnement en termes économiques, mais en réalité ils sont d’abord un problème moral. Notamment rappelle-t-il on ne peut faire entrer dans un calcul la question des générations futures. La bizarrerie du raisonnement économique, effectué sur la base de préférences individuelles, est que c’est incapable de donner un sens au cas du soldat qui donne sa vie, ou de la mère qui sacrifie sa carrière pour une enfant handicapé ; alors que leur rôle est essentiel. Dans les deux cas c’est une idée d’eux-mêmes qui les motive. La moralité suppose la responsabilité de nos actes envers les autres. Transformer cela en un calcul de préférences ou de prix à payer est caricatural. L’homo economicus n’a pas idée des buts de la vie, de la maîtrise des désirs, etc. Dans un raisonnement moral on n’échange pas des préférences, on sauvegarde des choses qui ne peuvent faire l’objet de transactions : des personnes, une communauté, le sexe, la justice, l’honneur. Le motif moral n’est pas une préférence mais un jugement. Il faut notamment dit-il voir la nature comme source de valeurs intrinsèques et non pas instrumentales, y compris la nature sauvage.

Subsidiarité et communautés proches
Pour lui donc, le vrai écologisme suppose de définir quelque chose qu’on appelle ‘chez soi’ (oikos, la maison) et dont on s’occupe. L’oikos passe avant l’économie. La vraie question pour l’environnement est d’inciter les gens à chercher à résoudre pour eux-mêmes les problèmes écologiques, en responsabilisant ceux qui ne souffrent pas des conséquences de ce qu’ils font, tout en accroissant la résilience d’ensemble du système. L’Etat doit créer un cadre propice pour cela. En matière d’environnement, les conflits locaux sont mieux résolus par la discussion et des compromis, qui sont inacceptables pour les activistes. Et d’ailleurs les groupes de volontaires prolifèrent là où l’Etat ne prend pas en charge. Il faut exploiter et non chasser ce facteur essentiel qu’est l’esprit public, dont l’origine est le patriotisme, l’esprit d’appartenance : tel problème est notre problème en tant que membres de tel groupe. Les meilleurs citoyens du monde seront les communautés qui se sentent responsables de leur habitat comme un foyer.

En outre, le souci du passé et du futur est créé par l’attachement, la responsabilité envers des proches, et elle se réduit avec la distance. Et ce n’est que dans certaines circonstances qu’on opère par choix rationnel. Beaucoup d’obligations sont fondées sur la piété, ou sur une justification morale ou religieuse, comme la gratitude. La société n’est pas fondée sur un contrat ; pour qu’il y ait contrat il faut une forme de confiance et la loi. Le type de personne en qui la confiance est possible est produite par la famille, qui n’est pas un contrat ; la loi suppose l’Etat, qui ne l’est pas plus. Considérer la responsabilité abstraitement la détache de ce qui lui donne un sens pratique, qui est la sympathie de personne à personne, et qu’il faut si on peut étendre et non réduire. L’attachement au foyer (home) est important ; on en peut donner des explications psychologiques ou évolutionnistes, comme à toute la moralité, mais cela néglige la dimension de responsabilité interpersonnelle. C’est dans cette expérience que se forment les enfants, et ceux qui sont privés de foyer sont durablement perturbés. En outre, la défense de l’environnement suppose des volontaires, et c’est dans des petits groupes que la tradition se forme. Or les traditions sociales sont des formes de connaissance, par adaptation progressive et transmission d’information. Elles permettent à une société de se reproduire. Avec le culte des petites communautés, le respect des morts et de la tradition, le souci des générations futures est au centre de la pensée conservatrice. Car si le futur est inconnu, le passé lui est connu, et le souci du passé développe la perspective transgénérationnelle. On le voit dans la vie familiale : c’est une chaîne où on donne et reçoit, et surtout qu’on transmet ; et cela ne comporte aucun calcul utilitaire pour nous-mêmes. S’y ajoute le rôle très important des institutions collectives et des associations, et plus encore des fondations (trusts). Ces dernières sont une création remarquable, car elles imposent une responsabilité indéfinie à ceux qui la gèrent : ils ont les devoirs de la propriété mais pas les droits. Dans une bureaucratie en revanche la responsabilité disparaît.

Le risque de ne voir la liberté et la personne humaine qu’en termes plus ou moins scientifiques et notamment biologiques conduit à voir l’autre comme un automate, et finalement à supprimer la responsabilité et la culpabilité et à réduire nos engagements. Cela explique notre attitude irresponsable envers l’environnement. Il faut au contraire donner aux choses une valeur intrinsèque et non pas instrumentale. Et cela vaut notamment pour le foyer, la maison, la patrie. L’amour du foyer pousse à l’histoire et à la conservation du passé, compris comme héritage vivant ; il change l’appréhension du temps, en fondant la durée qui relie au passé et au futur. C’est sur cette base qu’on peut espérer assurer le respect de l’environnement, pas par des oukases : non pas un foyer nostalgique, mais un endroit où on continue à vivre. C’est un besoin fondamental de se demander où on appartient, et si on ne l’a pas on le cherche. C’est ce qui nourrit aussi le patriotisme et l’esprit de sacrifice correspondant, autour d’une idée de ‘nous’, qui fonde un ordre politique, et qui comporte cette notion, et donc de territoire commun. Il faut favoriser l’appartenance, pas l’enrégimentement au profit d’une cause.

Beauté, piété et désacralisation
En bref l’amour de l’environnement (écophilie) nous appelle à la responsabilité et non au calcul, à aimer et non à utiliser, à respecter et non à exploiter. Il faut regarder les choses autour de nous comme des fins en elles-mêmes. S’y ajoutent deux grandes motivations : l’amour de la beauté et le respect du sacré, qui étaient autrefois liés. On admet volontiers que ce qui est beau a une valeur intrinsèque. Ce n’est pas inutile, mais comme l’amitié cela ne vaut et en définitive n’est utile qu’en étant recherché pour soi-même. Dans le système dominant, on voit l’environnement comme quelque chose à instrumentaliser ; d’où, par réaction, des concepts abstraits et irrationnels comme celui de Gaia. Mais pour montrer les limites de l’instrumentalisation et de l’approche réductrice, l’exemple de l’amitié est bien meilleur : l’utilité qu’elle peut avoir n’en est qu’un sous-produit.

C’est aussi le cas de la beauté. Deux erreurs dominent ici : croire que la beauté est purement subjective, ce qui rend le consensus impossible ; ou considérer qu’elle ne compte pas, qu’elle n’a pas de valeur économique – d’où les saccages esthétiques de paysages par la modernité. L’instrumentalisation omniprésente, notamment par la publicité, nous colonise, et fait de tout un objet de consommation. L’attitude esthétique est un refuge contre le consumérisme. En cela elle n’est pas subjective ; on le voit dans les anciennes et belles villes d’Europe, qui résultent du fait que le jugement esthétique y était considéré comme l’expression d’une communauté. L’esthétique n’est pas un moyen de s’affirmer, mais de s’insérer. Loin de servir à s’exprimer soi-même, la beauté fait partie de la construction d’une maison commune – comme les rituels de la table, et les objets correspondants. C’est une construction commune, fondée sur la tradition.

Une analyse très riche, qui n’est certainement pas le dernier mot sur la question. Mais elle peut aider à rééquilibrer ce que les approches écologistes habituelles ont d’inutilement radical, et surtout de revenir aux motivations profondes qui peuvent nourrir une approche efficace et responsable de l’environnement.

Pierre de Lauzun

Source : Pierre de Lauzun

NLQ #Rome

Visite ad limina – Le Honduras, pays le plus dangereux pour les défenseurs de l’environnement

Les évêques du Honduras sont en visite ad limina au Vatican depuis lundi 4 septembre 2017, et pour une semaine. Hier, la délégation, dont fait partie notamment le cardinal Oscar Rodriguez Maradiaga, a rencontré le Pape François. Une rencontre pendant laquelle ils ont évoqué la situation dans le pays.

Le Honduras est un des pays au monde où le taux de criminalité est le plus élevé, à cause notamment des maras, ces bandes de jeunes extrêmement violentes. Autre problématique, celle de l’environnement : selon l’ONG Global Witness, le Honduras est le pays le plus dangereux au monde pour les défenseurs de l’environnement. Entre 2002 et 2014, 111 personnes sont mortes.

Radio Vatican a rencontré Mgr Guy Charbonneau, prêtre canadien, et évêque de Choluteca au Honduras. Il est arrivé dans le pays en 1971. Il revient sur sa rencontre avec le Pape François.

Retrouvez l’entretien ici

 

Amérique latine #NLQ

Brésil – Environnement – L’Eglise fait reculer le gouvernement

Un magistrat brésilien, Rolando Spanholo, a suspendu hier, 30 août, le Décret présidentiel qui avait éliminé les protections environnementales et rendait possible l’extraction minière à l’intérieur d’une vaste réserve sise dans la forêt amazonienne, la Réserve nationale de Rame et associés (RENCA).
Le Décret en question avait été rendu public la semaine dernière, provoquant les critiques acerbes de groupes environnementalistes internationaux et de l’Eglise (voir Fides 29/08/2017), qui avaient dénoncé des dommages incalculables pour l’écosystème et des conflits assurés entre mineurs et tribus indigènes.
Le magistrat affirme que le Décret n’a pas été précédé de l’autorisation nécessaire de la part du Congrès national, requise par la Constitution, et qu’il pourrait mettre en danger la protection de l’environnement et des communautés indigènes locales.

 

Source  Agence Fides

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La théologie de la création serait-elle le nom chrétien de l’écologie ?

Alors que le Pape et le Patriarche Bartholomée s’apprêtent à publier une déclaration commune pour la journée mondiale de prière pour la Création (1er septembre) nous republions cette tribune du 6 juin 2017

La théologie de la création serait-elle le nom chrétien de l’écologie ?

 

Fait-on plus appropriée comme perspective introductive pour qui cherche à se situer entre ciel et terre ? Mais, la question mérite-t-elle d’être posée ou est-elle simplement saugrenue, voire provocatrice ?  C’est en tout cas celle que je me suis posée en premier lieu pour savoir si les chrétiens avait quelque chose de spécifique à dire, donc aussi à connaître et à vivre, ou bien si les chrétiens pouvaient se contenter de la pensée courante sur la question.

Les discours anciens ne font pas état d’écologie (ni du terme, ni de la notion qu’elle pourrait recouvrir) : la création est alliée, hostile, bonne, instrument divin, faite pour l’homme, terrifiante, apaisante… Elle est un quotidien, un partenaire avec lequel la relation prend les mêmes aspects que pour n’importe quelle relation humaine. Il faut faire avec elle. Le rapport est essentiellement spirituel ou pragmatique. C’est une formidable ressource de paraboles et un champ sémantique pour les homélies.  Et, pourrions-nous dire, les choses en restent là. Mais en restant là, peut-être disent elles beaucoup plus que tous nos discours actuels.

L’histoire est faite de mouvements de balancier. C’est malheureux, mais c’est ainsi. La tempérance et l’équilibre ne sont pas les vertus premières de l’humanité. Ainsi, passons-nous d’un extrême à l’autre, tout en sachant pertinemment que la vérité se trouve dans l’équilibre. Mais les excès du balancier nous font à chaque fois mieux comprendre et repérer où et comment l’équilibre peut se stabiliser. 

L’écologie n’échappe pas à cette loi de l’histoire. C’est pourquoi, il nous faut nous garder de jugements hâtifs à l’emporte- pièce. Des décisions, des actes, ont souvent été pris en réaction à… Même si l’idéologie est parfois présente, il me semble que la réaction épidermique face à une situation concrète est souvent à l’origine de positions ou de renversements de situations.

C’est pourquoi, il convient de lire l’histoire de l’écologie à la lumière des contextes qui l’ont vu émerger. Je ne ferai pas un cours d’histoire, mais je voudrais juste attirer l’attention sur la récupération anachronique très tentante. Le rapport des Pères de l’Église à la Création n’a rien d’écologique. Il est surnaturel. Le regard de saint François d’Assise sur les créatures n’est pas plus écologique, ni même ‘naturophile’, il est spirituel.

Aussi, pouvons-nous et même devons-nous, tirer le meilleur parti de leurs enseignements, mais il paraît difficile d’en faire un modèle écologique actuel.

De la même manière, c’est faire un procès d’intention au passé que de plaquer notre conception moderne de « soumettre la nature » sur la conception médiévale. Tout simplement parce que l’hostilité de la nature n’était pas la même, que les moyens de la domestiquer n’étaient pas aussi puissants et que l’homme soumettait la nature par sa seule force et ingéniosité naturelle. Aujourd’hui la science en vient à modifier notablement la nature et le cours des choses.  Ainsi, les termes ne recouvrent-ils pas les mêmes définitions et il faut donc être très prudent.

En fait, nous le savons, la notion actuelle d’écologie est extrêmement récente. Par commodité, nous catholiques, nous l’employons, mais il m’est avis que nous commettons une erreur. Je me demande, et je vous livre la question, si en voulant nous rapprocher de nos contemporains, parler leur langage, nous ne les éloignons pas (et nous avec) de Dieu. Concrètement, nous sommes, me semble-t-il, face à deux erreurs de la part des catholiques et des chrétiens en général. Une erreur de vocabulaire et une erreur de priorité.

·    Nous cherchons, en écologie comme ailleurs, à rejoindre le monde en employant les mots du monde. Or dans cette démarche, il y a deux écueils importants. L’appauvrissement des mots et l’amalgame. Lorsque nous disons « écologie », nous cherchons à le penser avec tout notre héritage chrétien. Mais le monde, lui, l’entend à la façon du monde. Ce qui conduit à un dialogue de sourds et à l’impossibilité de nous rejoindre. Au contraire, pour forcer la rencontre, nous nous retrouvons sur le plus petit dénominateur commun et de là nous reconstruisons, sur l’amalgame, un chemin qui n’est pas celui de la foi. Personnellement, j’admire beaucoup le chemin de Benoît XVI sur ce point. Il préfère employer les mots justes et redonner les bonnes définitions. M’est avis que nous devrions nous en inspirer.  L’écologie n’est pas l’écologie chrétienne. Et il est très important de le dire et même de le brandir. J’y reviendrai. Certes et c’est heureux, nous avons des points de rencontre et c’est de ces points qu’il nous faut partir pour dialoguer.

·        Seconde erreur, l’erreur de priorité. Un pan entier de la théologie a été délaissé par les théologiens depuis des décennies, au profit de recherches annexes ou d’autres disciplines théologiques, à savoir la théologie de la Création. Nous avons pris un gros retard dans ce domaine. Or, ce que nous appelons aujourd’hui écologie chrétienne, l’Église le comprend depuis deux-mille ans comme théologie de la Création.

Et c’est bien, nous l’avons vu, dans cette dynamique là que nous avons à nous situer. L’écologie chrétienne, c’est la théologie de la Création. Mais jusqu’ici nombre de points n’étaient pas une préoccupation, parce que le rapport de l’homme à la Création était simple. C’est précisément cette complexité actuelle qui demande, un nouvel apport de la théologie de la Création. Mais déjà, rien que dans l’intitulé, nous voyons toute la profondeur qui s’y trouve par rapport au terme écologie. Parce que théologie de la Création renvoie à Dieu, au rapport de la Création à Dieu et au contrat tripartite passé entre Dieu, l’homme et la Création.

Nous sommes d’emblée bien au-delà de la simple préservation de la nature.  Nous avons trop laissé derrière nous la théologie de la Création, reléguée aux premiers chapitres de la Genèse, c’est-à-dire à l’acte créateur, plus qu’à la Création elle- même.