Articles #NLQ #Tribunes et entretiens

Deux minutes pour vous #54 – Père Michel-Marie Zanotti-Sorkine – « Pourquoi Dieu ne met-il pas un terme à une longue vie détruite par Alzheimer et qui pour les proches est un véritable cauchemar ? »

Nous vous avions annoncé le lancement d’une série de vidéos régulières où le père Michel-Marie Zanotti-Sorkine répond à vos questions sous un format très court :

Pourquoi Dieu ne met-il pas un terme à une longue vie détruite par Alzheimer et qui pour les proches est un véritable cauchemar ?


Version Audio seule

C’est avec beaucoup de bonheur que le Père Michel-Marie répond désormais à vos questions les plus concrètes. C’est toujours une vraie joie de l’entendre traiter, à sa façon et dans sa lumière, les sujets les plus divers. Bonne écoute ! N’oubliez pas de faire suivre à tous vos amis ces petites vidéos qui peuvent faire tant de bien… et de prier pour le Père Michel-Marie dont le ministère est très prenant.

Annonces #Messes/Prières/Pèlerinages #NLH #NLQ

Veillée de prière pour la vie le 21 mai 2019 à Paris

Quand l’épreuve vient bouleverser le quotidien, le Seigneur nous appelle : « choisis la vie ! » (Dt 30,19).

Parce que nous sommes tous concernés, retrouvons-nous, à l’invitation des évêques d’Ile de France, pour écouter des témoins et prier en Eglise.

Mardi 21 mai 2019, de 19h30 à 21h30
Cathédrale Notre-Dame de Paris

Vous pouvez aussi adresser une intention de prière en téléchargeant le tract.

Annonces #NLQ #Récollections/Retraites

Retraite : Partager l’épreuve de l’infertilité, ouvrir des chemins de fécondité – Du 22 au 24 février 2019 à Clamart (92)

Face à l’épreuve de l’attente de l’enfant, une occasion de prendre soin de son couple pendant un week-end, de partager sa souffrance et ses questions avec d’autres couples, d’être accompagnés dans l’écoute bienveillante et la prière pour éclairer les éventuels choix à poser.

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Ce week-end s’adresse aux couples qui, depuis quelques années, sont confrontés à des difficultés pour donner la vie à des enfants.

Il permettra de prendre le temps de se retrouver, seul, en couple et en groupes pour avancer dans cette épreuve en renouvelant la confiance en Dieu et en son conjoint, en s’ouvrant à bien d’autres formes de fécondité du couple, et en clarifiant les décisions déjà prises ou à prendre.

Les interventions et les témoignages des animateurs aideront chaque couple à faire le point sur sa situation et à poser, en conscience et devant Dieu, les choix nécessaires pour concrétiser ou vivre autrement ce désir particulier de fécondité de leur couple

Pour en savoir plus et s’inscrire

Annonces #Messes/Prières/Pèlerinages #NLQ

Messe pour les familles touchées par une rupture le 18 novembre 2018 à Longpont-sur-Orge (91)

Dimanche 18 novembre – 11h – basilique Notre-Dame-de-Bonne-Garde, Longpont-sur-Orge. Messe pour les familles touchées par une rupture : familles séparées, divorcées, éclatées, enfants et jeunes touchés par la séparation de leurs parents, parents et amis ayant un proche touché par cette épreuve. Ces familles sont invitées à venir remettre ce qu’elles vivent entre les mains de Notre-Dame-de-Bonne Garde. La messe sera suivie du pot de l’amitié.

Annonces #Conférences/Formations #NLQ

Conférence : Foi et Résilience, Spiritualité et psychologie dans l’épreuve le 27 octobre 2018 à Saint-Martial (16)

A Saint-Martial, le samedi 27 octobre à 20h30, le Père Bernard-Marie Geffroy, Trinitaire à Paris, viendra nous présenter son dernier livre et faire une conférence sur le thème :
Foi et Résilience, Spiritualité et psychologie dans l’épreuve

Samedi 27 octobre 20:30-22:00 – Eglise Saint-Martial

Annonces #Conférences/Formations #NLQ

Protection, délivrance, guérison – journée de formation à Nancy (54) le 10 novembre 2018

« En mon NOM… »

« Et voici les signes qui accompagneront ceux qui auront cru :
en mon Nom, ils chasseront les démons, ils parleront en langues nouvelles, ils saisiront des serpents, et s’ils boivent quelque poison mortel, il ne leur fera pas de mal ; ils imposeront les mains aux infirmes et ceux-ci seront guéris.
 » Marc 16, 16-18

De plus en plus, nous rencontrons des demandes de prière de guérison ou de libération auxquelles nous ne savons pas trop comment répondre, sauf à renvoyer les personnes vers l’exorciste diocésain…

Un ouvrage publié récemment par le Service National de la pastorale Liturgique et Sacramentelle et le Bureau National des Exorcistes : « Protection, Délivrance, Guérison » se révèle un véritable « outil de prière ».
Son but est « d’accueillir les demandes croissantes de protection, de délivrance et de guérison de la part de très nombreuses personnes qui cherchent dans l’Eglise un soutien spirituel dans l’épreuve, la souffrance physique, psychique ou morale ».  Documents Épiscopat n°4 – 2018.

Pour découvrir cet outil et en faire bon usage, pour chercher comment il pourra enrichir nos diverses pratiques, une journée de formation est proposée ; elle sera animée par l’abbé Fabien Faul.

Rendez-vous le 10 novembre 2018 de 9h à 17h
à Nancy, 10 rue du Carmel, Centre spirituel diocésain

Messes/Prières/Pèlerinages #NLQ

Nuit d’adoration du Saint Sacrement chez les Petites Sœurs de Marie Mère du Rédempteur – Vendredi 1er juin 2018 à Saint-Aignan sur Roë (53)

Nuit d’adoration du Saint Sacrement – Vendredi 1er juin 2018
Chez les Petites Sœurs de Marie Mère du Rédempteur.
Communauté Saint Jean
14, rue Pierre Boisramé 53390 Saint-Aignan sur Roë

 

Proposée et organisée par des amis des Petites Sœurs, en forme de soutien spirituel dans l’épreuve qu’elles traversent.

Animation : chants, prières, méditations de texte de l’Evangile et de Mère Marie de la Croix.

 

Vous êtes invités à venir participer à cette nuit d’adoration

ou à vous y associer par la prière.

Pour les aspects pratiques (réservation repas/chambre à la Maison d’accueil Saint Jean)

Contacter la sœur hôtelière : email : psm.st-aignan@wanadoo.fr / Tel : 02 43 06 58 84

 

Le Comité de soutien aux Petites Sœurs de Marie Mère du Rédempteur

 

Ecce – Fiat – Magnificat !

Conférences/Formations #NLQ

“Avec toi traverser l’épreuve” – itinéraire pour les personnes en souffrance ou accompagnants, le 9 décembre à Amiens (80)

Inscriptions : 03 22 71 46 00 / accueil@diocese-amiens.com

En savoir plus

A la une #Doctrine / Formation #Théologie

Pater, tentation ou épreuve, un peu de vocabulaire pour y voir clair

Peirasmos / tentatio  : un peu de vocabulaire pour faire un point sur les difficultés de traduction du Notre Père

Dans la formulation actuelle du Notre Père en français, nous disons : « Ne nous soumets pas à la tentation mais délivre nous du Mal ». Faut-il rappeler que quand cette formule a été imposée, voici seulement quelques décennies, nombre de catholiques qui priaient depuis leur enfance : « Ne nous laisse pas succomber à la tentation mais délivre nous du mal » n’ont pas compris pourquoi on leur « changeait le Notre Père », faisant de Dieu, leur semblait-il, la source d’une tentation maligne dont toute notion de mise à l’épreuve en vue d’un progrès semble évacuée.

Dans Le Notre Père. De la Prière de Jésus à la prière des disciples (Paris, Gallimard, 2001), Marc Philonenko se fondant sur nombre d’études philologiques, exégétiques et littéraires, loin de toute polémique, propose de traduire la sixième demande : « Et fais que nous n’entrions pas dans l’épreuve, mais délivre-nous du Malin » (p. 155).

Faut-il rappeler que dit en araméen le texte du Notre Père a été conservé et transmis en deux endroits des évangiles : Luc 11, 2-4, texte court comportant cinq demandes, et Matthieu 6, 9-13, texte long comportant sept demandes. Le texte liturgique cité en Didachè 8, 2 est proche de Matthieu  ; sa mise par écrit (en grec) à partir de la tradition orale peut lui être quelque peu antérieure. Les deux formules remontent à un original araméen dont on a une trace chez Jérôme.

Le Catéchisme de l’Église catholique, 2ème section : La Prière du Seigneur « Notre Père », traite de la 6ème demande aux § 2846-2849 ; 2863.

« De toutes les demandes du Notre Père, la sixième est peut-être la plus discutée » note M. Philonenko (p. 139) : « L’étude du substantif peirasmos, rendu par temptatio, dans la Vulgate, et traduit, le plus souvent, dans les traductions françaises du Notre Père par « tentation » doit, elle, être reprise d’entrée de jeu ». Ce terme rarissime dans la littérature grecque profane est fréquent dans la version grecque des Septante, où il est considéré comme un néologisme. Le verbe peirazein y est employé une soixantaine de fois. Il traduit toujours le terme hébreu nsh dont le sens premier est « mettre à l’épreuve ». La première attestation en Gn 22, 1 : « Dieu mit à l’épreuve (epeirazen) Abraham » est maintes fois citée, notamment par Jérôme (Lettre 130, 7). Elle a une valeur archétypale : il s’agit de mettre quelqu’un à l’épreuve pour éprouver sa fidélité. L’initiative vient de Dieu. D’autres personnages sont eux aussi « mis à l’épreuve ». Dans la Vulgate le terme tentatio est utilisé avec ce sens. Ainsi à propos de la cécité du vieux Tobie : « Dieu permit que cette épreuve (tentationem) lui arrivât, afin que sa patience, comme celle du saint homme Job, fût donnée en exemple à la postérité » (Tb 2, 12) et l’ange Raphaël lui déclare : « Parce que tu étais agréable à Dieu, il a fallu que l’épreuve (tentatio) te confirmât ». En l’occurrence l’épreuve a été imposée par Dieu. Mais dans certains cas, ce n’est pas Dieu qui met à l’épreuve mais celui à qui il a donné licence de le faire, c’est le cas pour Job ; ou encore Épître de Jacques 1, 13 : « Dieu ne met lui-même (autos) à l’épreuve personne ».

La traduction de peirasmos par tentatio au sens d’épreuve va de soi.  Le verbe tentare signifie d’abord « mettre à l’épreuve », « éprouver par le malheur, les contrariétés … » ; puis « attirer au mal, chercher à séduire, à corrompre, tenter » ex. tentari a diabolo  ; et enfin « tenter Dieu, provoquer sa patience ». Tentatio signifie : « épreuve par les soucis, les souffrances, l’adversité » ; « adversité, tribulation, châtiment » ; « tentation venant de l’intérieur ou de l’extérieur, excitation, entraînement au péché » et, là seulement, référence est faite dans les dictionnaires à Mt 6,13 et Lc 4,13. Dans le vocabulaire chrétien, c’est ce sens qui s’est imposé notamment en français où le plus souvent tentatio signifie tentation par le Malin.  Alors que dans l’usage courant, le terme n’est pas toujours utilisé en mauvaise part : on peut être tenté de partir en voyage, de faire un achat et même d’accomplir une bonne action !

Commentant le Notre Père dans le De oratione dominica, catéchèse destinée aux nouveaux baptisés après le rite de la traditio du Pater, saint Cyprien, à Carthage, au milieu du IIIe siècle utilise une formule latine antérieure de plus d’un siècle à la Vulgate, et dit : « Selon l’enseignement du Seigneur il est nécessaire que nous disions ensuite dans la prière : « Et ne souffre pas que nous soyons induits en tentation – et ne patiaris nos induci in temptationem ». Cette phrase montre que l’Adversaire ne peut rien contre nous sans la permission préalable de Dieu. Toute notre crainte, notre piété, notre vie religieuse doivent être orientées vers Dieu, puisque dans les tentations le Malin n’a aucun pouvoir si ce n’est celui qui lui est donné […] Mais ce pouvoir est donné contre nous à double fin : soit pour nous punir lorsque nous avons péché, soit pour nous éprouver en vue de notre glorification. » (loc. cit. 25-26, trad. M. Réveillaud). En fait trois formules sont attestées en Afrique à cette époque. Tertullien au début du siècle dit : ne nos inducas in temptationem (De oratione, 8, 1) et Augustin écrit plus tard : « Nous-mêmes disons à Dieu : Ne nos inferas in tentationem … Mais plusieurs fidèles prient ainsi : Ne patiaris nos induci in tentationem  ; c’est ce qu’on peut lire en de nombreux manuscrits et le bienheureux Cyprien a suivi cette lecture » (De dono perseverantiae, 6, 12). Si Jérôme adopte la même lecture que Tertullien, Ambroise suit le texte de Cyprien (De sacramentis, 5, 29) et Hilaire de Poitiers n’en est pas loin quand il écrit : «   nous abandonne pas dans la tentation : non dereliquimus nos in temptatione » (Tract. In Ps. 118).  

Nous voyons donc que dans les formules qui avaient cours aux IIIe-IVe siècles dans l’Occident chrétien, le terme tentatio, même au sens qu’il a pris d’excitation au péché par le Malin, garde aussi son sens de mise à l’épreuve permise par Dieu. Dans le contexte de la persécution en 250, la mise à l’épreuve majeure était la tentation d’apostasie, mais aussi la tentation de l’orgueil pour certains confesseurs qui usurpaient des prérogatives qui étaient celles de l’évêque.  Cyprien ajoutait donc : « Quand nous demandons de ne point venir en tentation, nous sommes donc rappelés au souvenir de notre insuffisance et de notre faiblesse afin que personne ne s’élève avec insolence, que nul ne s’enorgueillisse présomptueusement, que nul ne s’attribue la gloire de sa confession et de sa passion. Le Seigneur a lui-même enseigné l’humilité […] Si on commence par une confession humble et soumise, et que l’on attribue tout à Dieu, quelle que soit la supplication qu’avec crainte et révérence on lui adresse, dans sa bonté il l’exauce » (Ibid. 26).

 

 

A la une #Europe non francophone #NLQ

Une nouvelle traduction néerlando flamande du Pater contestée

Les traductions liturgiques n’en finissent pas de poser problème. Délicate par essence, une traduction est toujours une trahison. Quant il s’agit du contenu de la foi la trahison peut s’avérer dramatique. Aux impératifs linguistiques, s’ajoutent les nécessités pastorales et les ambiguités propres à chaque culture. Ainsi est-il difficile d’avoir une traduction francophone uniforme, tant certains mots au Québec seraient insultants dans le contexte liturgique.

Quand il faut encore prendre l’œcuménisme en considération, s’ajoute une difficulté autrement plus théologique où la trahison peut devenir contre productive. En gommant les différences, on peut en effet en venir à renoncer à la vérité.

Le Credo, comme le Pater, sont donc deux “textes” au contenu hautement sensible et disons-le fortement clivant puisqu’ils sont la quintessence de notre foi.

La traduction du Notre Père pose, depuis le début, en France de graves problèmes que l’habitude a fini par faire oublier. Elle pose pourtant la question de notre relation au Mal, comme au mal et particulièrement celle de la place respective de Dieu et du démon. Épreuve, tentation, libre arbitre c’est bien cela qui se cache derrière Ne nos inducas in tetationem. 

C’est aussi ce que rappelle la commission de laïcs Vox populi au sujet de la nouvelle traduction néerlando-falamande.

Le 27 novembre 2016 une « nouvelle traduction néerlando-flamande commune » du Pater entrera en vigueur. Vox Populi, une commission de laïcs catholiques qui fait partie du Forum Laïc Catholique Romain ASBL, oppose de sérieuses objections à cette nouvelle traduction du Pater. Elle se demande si cela est le « problème » le plus urgent auquel l’Église doit actuellement faire face. Et pourquoi cette « réforme » serait-elle nécessaire ? Il n’y a aucune raison d’ordre pastoral exigeant l’imposition d’une « nouvelle traduction néerlando-flamande » du Pater. Cette initiative des évêques flamands et néerlandais ne fera qu’intensifier la confusion au sein de l’Église et, partant, augmenter la crise religieuse. La plus grande pierre d’achoppement est la nouvelle imploration « et ne nous soumets pas à l’épreuve » qui doit remplacer « et ne nous soumets pas à la tentation ». Le mot grec « peirasmos » se laisse aussi bien traduire par « épreuve » que par « tentation ». Mais dans le contexte du Pater, il est impossible de traduire « peirasmos » par « épreuve ». Dans le contexte du Pater, le Catéchisme de l’Église catholique fait, lui aussi, une distinction explicite entre « tentation » (= tentatio) et « épreuve » (= probatio)« Et ne nous soumets pas à la tentation » est dès lors la seule traduction correcte. On dirait que les évêques néerlandais et flamands ont agi à dessein en altérant la prière que Jésus Lui-même nous a apprise. Cette nouvelle « traduction » néerlando-flamande du Pater cache de sérieux problèmes linguistiques, théologiques, pastoraux et doctrinaires. En réalité, nous ne sommes pas confrontés ici à une « traduction » plus moderne ou meilleure, mais plutôt à une nouvelle interprétation idéologique du texte. Vox Populi appelle donc les Conférences épiscopales de Belgique et des Pays-Bas à renoncer à cette expérience néfaste dont le Pater fait l’objet.