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Erythrée : l’Eglise s’engage pour contribuer à la paix entre l’Ethiopie et l’Erythrée

Pour la première fois en 20 ans, une délégation érythréenne de haut niveau, conduite par le Ministre des Affaires étrangères, Osman Saleh, est arrivée dans la capitale éthiopienne, Addis Abeba, pour parler de la fin du conflit décennal entre les deux pays. La délégation a été accueillie le 26 juin par le nouveau Premier Ministre éthiopien, Abiy à Addis Abeba. Aux hôtes ont été offertes des guirlandes de fleurs symbole de paix et d’accueil alors que les rues de la capitale étaient pavoisées de drapeaux des deux pays et de posters portant des messages de bienvenue.
A l’accueil a également participé l’Archevêque métropolitain d’Addis Abeba, S.Em. le Cardinal Berhaneyesus, Président de l’Association des membres des Conférences épiscopales d’Afrique orientale (AMECEA) et Président de la Conférence épiscopale d’Ethiopie.

L’Archevêque a qualifié cet événement de « moment heureux pour les Eglises catholiques en Ethiopie et en Erythrée », affirmant que les fidèles des deux pays ont prié pour la paix depuis le début du conflit. Selon le Cardinal, l’Eglise a servi de pont durant toutes ces années d’impasse au travers de l’Assemblée des Evêques d’Ethiopie et d’Erythrée, réunies jusqu’à voici peu pour discuter de la vie de l’Eglise dans les deux pays, jusqu’à ce que le Pape François ne crée l’Eglise métropolitaine sui iuris érythréenne.

Dès novembre dernier, les Evêques de l’AMECEA, conduits par leur Vice-président, S.Exc. Mgr Thomas Msusa, Archevêque de Blantyre (Malawi) s’étaient rendus en visite en Erythrée pour exprimer leur solidarité à l’Eglise dans ce pays face aux préoccupations et aux défis du peuple voisin.

La visite d’une délégation érythréenne en Ethiopie constitue une étape importante en direction de la résolution des problèmes entre les deux pays de la Corne de l’Afrique. Les relations diplomatiques sont en effet interrompues depuis près de 25 ans.

Les agences de presse ont indiqué que ceci est seulement la première d’une série de rencontres sur les réformes proposées depuis qu’Abiy Ahmed est devenu Premier Ministre, suite à la démission de son prédécesseur en février dernier. Parlant au nom de l’Ethiopie, le Premier Ministre a déclaré : « Cette dispute se conclut avec cette génération qui commence l’ère de l’amour et de la réconciliation ».

Le conflit entre l’Ethiopie et l’Erythrée, qui a débuté en 1998 suite à une dispute sur la définition des frontières, s’était formellement conclu avec la signature de l’accord de paix d’Alger, le 12 décembre 2000, lequel sanctionnait l’institution d’une Commission chargée d’établir définitivement les frontières entre les deux pays. Toutefois des tensions s’étaient ultérieurement aggravées en mars 2012, lorsque des forces militaires éthiopiennes avaient lancé un assaut sur des positions sises en territoire érythréen en réponse au présumé entraînement de la part de l’Erythrée de « groupes subversifs » visant à réaliser des attaques en Ethiopie. Au cours de son premier discours aux législateurs tenu après son installation, le 2 avril dernier, Abiy Ahmed avait également manifesté l’intention de normaliser les rapports avec l’Erythrée, invitant Asmara à s’engager dans ce processus. De son côté, le Ministre de l’Information érythréen, Yemane Ghebre Meskel, avait réaffirmé que les tensions auraient été résolues une fois que les militaires éthiopiens se seraient retirés des territoires érythréens et en particulier de la ville de Badme.

Source : Agence Fides 02/07/2018 – AP

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Érythrée – Le patriarche orthodoxe toujours détenu et humilié

Le patriarche de l’Église érythréenne orthodoxe a été déposé par le gouvernement du pays en 2006, et se trouve depuis bientôt onze ans en résidence surveillée et au secret.

La dictature érythré­enne est impitoyable avec les chrétiens, y compris les membres d’Églises reconnues. L’ONG Portes Ouvertes classe ce pays comme le dixième plus dangereux pour les chrétiens…

Des sources proches de Christian Solidarity Worldwide (CSW) déclarent qu’il n’y a aucune amélioration significative des conditions de vie de Sa Sainteté Antoine Ier […]. Il fut illégalement déposé en janvier 2006 pour avoir résisté à plusieurs reprises aux ingérences du gouvernement érythréen dans les affaires de l’Église.

On prétend que les déplacements de Sa Sainteté Antoine Ier sont limités par les autorités à deux pièces situées dans le quartier des domestiques d’une villa appartenant à deux évêques de moindre rang. Elizabeth Chyrum, directrice de Human Rights Concern-Eritrea (HRC-E), a déclaré : « C’est insultant que le patriarche légitime de l’Église orthodoxe soit confiné au quartier des domestiques d’une résidence ou deux évêques de moindre rang vivent dans une villa […]. » Des spéculations avaient couru en juillet dernier, selon lesquelles le dirigeant orthodoxe pourrait être incessamment libéré et réinstauré, après qu’on le vit apparaître publiquement dans une église. Ces espoirs furent anéantis lorsque Sa Sainteté Antoine Ier fut empêché de poser une question au cours de la liturgie puis emmené précipitamment hors du bâtiment.

Meryn Thomas, directeur général de CSW […], a déclaré : « Nous renouvelons notre exigence de la libération sans condition du patriarche et de sa réinstallation, et que des représentants des Églises orthodoxes sœurs orientales puissent lui rendre visite non seulement pour s’assurer de sa réinstallation et de son bien-être, mais aussi pour s’assurer du processus de réconciliation qu’on dit s’être déroulé entre le patriarche et le clergé renégat ».

 

Premier, 7 décembre – © traduction CH.

Source Christianophobie Hebdo.

 

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Il ne fait pas bon être chrétien en Afrique…

 

Source Christianophobie Hebdo.

 

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Persécutions – L’Erythrée : une « Corée du Nord africaine »

« L’Erythrée est le pays disposant de moins de libertés au monde ». C’est ce qu’affirme non pas un opposant au Président Isayas Afeworki ou une déclaration du gouvernement haï de l’Ethiopie voisine mais un document officiel des Nations unies. Le rapport, fruit du travail d’une Commission d’enquête sur les droits fondamentaux qui a examiné les témoignages de 550 érythréens et visionné 160 écrits – mais à laquelle il a été interdit de pénétrer sur le territoire de l’Etat – accuse le gouvernement érythréen de « violations systématiques, diffuses et graves des droits fondamentaux » dont le recours à la torture, aux violences sexuelles, aux disparitions et aux travaux forcés. L’Erythrée est décrite comme une « Corée du Nord africaine » au sein de laquelle n’existent ni institutions ni processus démocratiques, où la liberté de presse est inexistante, le service militaire étant à durée indéterminée et les rapports avec les nations voisins très mauvais.

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Les évêques d’Afrique appellent à la prière pour l’Eglise persécutée en Erythrée

« Nous devons continuer à prier pour l’Eglise en Erythrée qui continue à être persécutée par le gouvernement qui confisque des propriétés ecclésiastiques, ne permet pas la construction d’églises et menace l’existence même de l’Eglise » affirme le Père Ferdinand Lugonzo, Secrétaire général de l’Association des membres des Conférences épiscopales d’Afrique orientale (AMECEA), dans un entretien accordé à l’Agence Fides, dans le cadre duquel il explique le Message de solidarité envoyé aux chrétiens érythréen par une délégation de l’AMECEA. « Actuellement, cinq séminaristes se trouvent incarcérés – déclare le Père Lugonzo – semble-t-il pour des questions relatives au service militaire obligatoire ».

La visite de solidarité en Erythrée d’une délégation de l’AMECEA a débuté le 30 octobre et s’est achevée le Dimanche 5 novembre. Elle faisait partie de la résolution finale adoptée par la XVIII° Assemblée plénière de l’AMECEA, qui avait eu lieu à Lilongwe, capitale du Malawi, en 2014.
Dans leur message de solidarité, les membres de la délégation expliquent avoir rencontré non seulement les responsables et les laïcs de l’Eglise mais avoir « eu l’occasion de rencontrer un certain nombre de responsables civils à différents niveaux de gouvernement », tout comme « les responsables d’autres communautés religieuses ». Les membres de la délégation encouragent dans ce même texte « toutes les communautés religieuses en Erythrée à chercher à travailler dans l’harmonie afin de promouvoir le bien commun », rendant hommage « au témoignage de foi et aux sacrifices des premiers missionnaires qui ont planté les semences de la foi dans le pays ».

La délégation a remarqué avec satisfaction que les autorités locales apprécient les efforts faits par l’Eglise catholique, en compagnie d’autres communautés de foi, en faveur du bien-être des érythréens. Cependant, elle a observé, dans le même temps, « avec beaucoup de préoccupation, le fait que l’Eglise œuvre dans un environnement particulièrement difficile ».

La délégation a exhorté explicitement le gouvernement érythréen à garantir un milieu favorable « afin que l’Eglise recouvre son juste rôle dans le développement de la population ». La délégation de l’AMECEA a en particulier exprimé sa préoccupation suite aux empêchements mis à la construction non seulement des églises mais des résidences destinées au clergé et aux religieuses à cause de ce qui sont décrits comme des « facteurs extérieurs ».

La représentation de l’AMECEA a reconnu le fort témoignage de foi donné par les membres du clergé, les religieux et les laïcs, en en louant la force de résistance dans un milieu difficile.
Enfin, la délégation a demandé au gouvernement d’Asmara, « tout en connaissant le conflit sur les frontières entre l’Erythrée et l’Ethiopie », l’autorisation pour les Evêques d’Erythrée de participer à la XIX° Assemblée plénière de l’AMECEA qui se tiendra à Addis Abeba en juillet 2018.
La délégation de l’AMECEA était conduite par S.Exc. Mgr Thomas Msusa, Archevêque de Blantyre (Malawi) et Vice-président du Comité exécutif de l’AMECEA. En faisaient partie S.Em. le Cardinal John Njue, Archevêque de Nairobi (Kenya) et Leurs Excellences NN.SS. Michael Didi, John Baptist Odama et Joseph Anthony Zziwa, respectivement Archevêques de Khartoum (Soudan) et de Gulu (Ouganda) et Evêque de Kiyinda-Mityana (Ouganda) ainsi que le Père Ferdinand Lugonzo, Secrétaire général de l’AMECEA.

Font partie intégrante de l’AMECEA les Evêques d’Erythrée, d’Ethiopie, du Kenya, du Malawi, du Soudan, du Soudan du Sud, de Tanzanie, d’Ouganda et de Zambie alors que ceux de Djibouti et de Somalie sont membres associés.

 

Source Agence Fides

 

Voir aussi Erythrée 10ème pays le plus persécuté

Brèves

La France appelle à la libération du patriarche de l’Eglise orthodoxe d’Erythrée

Dans un communiqué, l’Etat français se dit « vivement préoccupé par le maintien en résidence surveillée » de sa Béatitude Aboune Antonios. L’Erythrée fait partie des dictatures les plus dures au monde, non loin derrière la Corée du Nord.

Cela fait désormais 10 ans que le patriarche d’Erythrée est maintenu de force chez lui par la police de l’Etat.

Selon une source « depuis 6 mois des rumeurs circulent sur l’état de santé du patriarche, qui semble s’être considérablement détérioré ». « Toute la population est au courant qu’il est prisonnier, mais on ne connait pas la vérité sur ses conditions de détention. Il a été arrêté car il n’a pas accepté l’interférence de l’Etat dans l’Eglise orthodoxe  ». Elle précise que le siège du patriarcat est aujourd’hui vacant.

 

Source

Voir notre article sur le sujet

L’Érythrée et la persécution chrétienne

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Érythrée – Le patriarche orthodoxe en détention depuis dix ans…

La dictature érythréenne maintient, depuis dix ans, le patriarche de l’Église orthodoxe du pays, assigné à résidence, après l’avoir destitué. C’est un scandale bien peu connu en France, mais qui n’a rien de surprenant car l’Érythrée est n° 10 sur la liste des pays les plus persécuteurs de chrétiens.

Mervyn Thomas, directeur exécutif, de Christian Solidarity Worldwide (CSW), a déclaré : « Ce samedi 27 mai marque le dixième anniversaire de l’injuste mise en détention d’un homme innocent et d’une santé fragile ». [Le patriarche Abune Antonios], âgé de 89 ans, a été relevé de ses fonctions pour s’être opposé [à la fermeture] de l’église Medhanie Alem à Asmara, la capitale. […] Il avait protesté contre la demande de fermeture de l’église, d’excommunier 3 000 de ses fidèles et contre l’arrestation de trois de ses prêtres en novembre 2004.

CSW a déclaré que ces tentatives gouvernementales violaient le droit ecclésiastique de l’Église. S’appuyant sur des sources, CSW affirme que le patriarche avait été victime d’un sérieux empoisonnement qui l’a laissé « gravement malade ». Mervyn Thomas a encore déclaré : « Le gouvernement l’a systématiquement privé de sa liberté et de toutes les prérogatives liées à sa fonction. Toutefois, il n’a pas réussi à la priver de sa dignité et n’a pas la possibilité de l’empêcher de parler. Le patriarche Antonios demeure le patriarche légitime de l’Église orthodoxe érythréenne et il n’a pas été oublié. CSW continuera à exiger sa libération immédiate et sans condition, ainsi que sa réinstallation. Nous exhortons également la communauté internationale à exprimer non seulement sa préoccupation sur la situation critique dans laquelle se trouve le patriarche, mais aussi à rappeler aux autorités érythréennes que sa destitution constitue une ingérence illégale dans les affaires de l’Église, et à exiger d’elles sa libération immédiate […] ».

La Commission sur la liberté religieuse internationale des États-Unis a également mené une campagne pour la libération du patriarche Antonios, qu’elle considère être un prisonnier « de conscience ».

Premier (Royaume-Uni), 28 mai – © traduction CH.

Source Christianophobie Hebdo.

 

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Érythrée, 10ème pays de persécution chrétienne – Un sort épouvantable et oublié

Voici un communiqué de l’ONG chrétienne britannique Barnabas Fund qui attire notre attention sur le sort épouvantable et ignoré de réfugiés chrétiens érythréens. Des milliers ont fui leur pays classé au 10ème des pays où les chrétiens sont les plus persécutés, selon Portes Ouvertes. Des centaines ont été assassinés sans que la grande presse ne s’en émeuve. Découvrez la tragique histoire de Tesfay Kidane…

 

Tesfay Kidane a fui l’Érythrée parce qu’il était chrétien. L’Érythrée est un pays où la persécution est terrible, notamment pour les croyants de certaines confessions. Avec d’autres, Tesfay a traversé les déserts arides d’Égypte. Il a vu des femmes se faire violer et assassiner. Il a vu ses amis être tués et leurs corps joncher le chemin.

Finalement, Tesfay est arrivé en Israël croyant avoir trouvé un lieu de refuge. Malheureusement, ce ne le fut pas. Après un temps passé dans un centre de détention destiné à briser moralement les gens, après des harcèlements et des persécutions, il fut contraint par le gouvernement israélien à l’expulsion vers un pays tiers non identifié qu’on pense être l’Ouganda ou le Rwanda.

Il espérait pouvoir commencer une nouvelle vie dans un pays africain majoritairement chrétien. Mais quand il y arriva, il comprit qu’il n’y était ni désiré ni accepté : il ne parlait pas la langue et ses papiers lui furent confisqués. Alors, avec d’autres Érythréens dans la même situation que lui, il se lança dans un long voyage à pied vers le nord de la Libye, traversant de nouveau le désert et espérant trouver le moyen de traverser la mer pour l’Europe.

En Libye, il fut capturé par des militants de l’État Islamique. Ils lui dirent que, s’il se convertissait à l’islam, il aurait la vie sauve. Mais lui et ses compagnons érythréens refusèrent de renier le Christ. Ils furent tous décapités le 19 avril 2015.

Ce n’est que l’histoire, encore jamais racontée, d’un Érythréen chrétien qui a souffert de manière épouvantable pour sa foi et qui est mort en martyr. En ce moment en Israël, il y a environ 40 000 Érythréens, la plupart chrétiens, pratiquement empêchés de s’enregistrer comme réfugiés et souffrant d’une pression croissante des autorités.

Quelque 3000 hommes sont détenus en tant que prisonniers dans le désert du Néguev. Ils ont désespérément besoin de notre aide.

Barnabas Fund travaille avec une agence de chrétiens érythréens à Tel Aviv. Elle s’efforce, avec une organisation israélienne, d’apporter une assistance humanitaire et d’intervenir en leur nom.

Source Christianophobie Hebdo

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