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Prier… et marcher ! Chaque 1er vendredi du mois à Toulouse (31) – Prochain rdv le 1er mars 2019

Comme chaque 1er vendredi du mois, la prochaine marche avec l’intention du pape aura lieu :

le vendredi 1er mars à 9h,
RDV au 9 rue de Montplaisir à Toulouse

 

en lien avec les communautés chrétiennes persécutées, celles qui sont menacées à cause de leur Foi, dans des pays où l’environnement culturel, politique, social, ou militaire est hostile.

Le pape nous les confie par ces mots :

Reconnaissance des droits des communautés chrétiennes : Pour les communautés chrétiennes, en particulier celles qui sont persécutées, afin qu’elles sentent la proximité du Christ et que soient reconnus leurs droits.

Nous proposons un départ de la rue Monplaisir à Toulouse (au n° 9, Maison des Jésuites et Siège des activités du Réseau Mondial de Prière Francophone). Accès notamment par les bus 44 et linéo L7 ou le métro ligne B : arrêts Palais de justice ou F. Verdier.

Nous aurons le témoignage de personnes qui par leur vécu, concret, ont expérimenté, touché de près la réalité contemporaine de ces chrétiens.

Comme d’habitude, nous marcherons (dans les pas de Yves) pendant 80 mn environ, en silence. Après un temps de pause et de partage, nous finirons le parcours vers midi à l’église Saint-Jérôme où la messe est priée particulièrement avec l’intention.

Nous pouvons prévoir ensuite, de partager notre petit repas sorti du sac ou acheté dans les parages de la rue Alsace, une salle peut être mise à disposition à proximité.

Venez nombreux, il fait de plus en plus beau !

Et si vous ne pouvez pas venir ce vendredi, n’hésitez pas ce mois-ci à prier en union avec le pape (il nous redit tout le temps qu’il en a grandement besoin ! !…) avec sa VIDEO : accueillir les victimes de la traite des personnes.

A la une #Articles #NLQ #Rome

La feuille de route du Vatican contre la traite humaine

Ce jeudi dans la salle de presse du Saint-Siège, la section “migrants et réfugiés” du dicastère pour le développement humain intégral a présenté deux documents importants qui résument la ligne de conduite du Saint-Siège pour lutter contre toutes les formes de trafic. Le premier document d’une quarantaine de pages donne des lignes d’action pratique. Le second est un volume des prises de parole du Pape François sur la thématique des migrations ainsi que l’exploitation des plus vulnérables.

Parmi les deux documents présentés ce jeudi dans la salle de presse du Saint-Siège, figurent « Les orientations pastorales sur la traite des personnes », document de 36 pages, explicitement consacré au trafic humain et aux moyens de le combattre et un volume de textes du Pape François intitulé « Lumières sur les chemins de l’Espérance » qui recense toutes les prises de paroles du Souverain Pontife sur la thématique des migrants, discours, homélies ou appels lors des Angélus.

Le premier document analyse d’abord les causes de la traite humaine, les moyens de la reconnaître, ses différentes expressions, que ce soit dans le monde économique ou dans les migrations et les réponses que préconise l’Église pour combattre ce fléau.

La lutte contre la traite des personnes est un thème cher au Pape François, explique ce document, qui rappelle notamment le discours du Saint-Père devant les Nations-Unies le 25 septembre 2015 au cours duquel il affirmait que « la traite des êtres humains, commerce d’organes et de tissus humains, d’exploitation sexuelle d’enfants, de travail esclave – y compris la prostitution » ne peut se combattre seulement par « des engagements assumés solennellement ».

Marchandisation du monde

Par conséquent, ces orientations pastorales ont pour objectif de proposer une clé de lecture de la traite et une compréhension de ce mal afin d’y lutter contre de manière durable. Ce document est le fruit de la section “migrants et réfugiés” du dicastère pour le développement humain intégral qui a duré deux ans. Sa mission, rappelle le document, est de fournir de l’aide aux évêques qui sont confrontés à la prise en charge des personnes victimes de traite tout comme ceux qui sont engagés dans l’accueil des migrants et réfugiés. Ce document de synthèse est désormais à disposition des Églises locales, paroisses et congrégations religieuses, mais aussi écoles et universités.

Parmi les causes mises en évidences pour expliquer la traite figure en particulier le phénomène de marchandisation et d’exploitation, qui n’épargne aucune région du monde. « Ils sont la manifestation de systèmes et de pratiques sociales, culturels et économiques immoraux » peut-on lire. « Notre monde connaît dans le même temps une croissance de l’individualisme et de l’égoïsme, attitudes qui tendent à considérer les autres dans une vision purement utilitariste »précise encore le document.

Changer la société

Si la société veut se débarrasser du fléau de la traite humaine, alors elle doit changer, souligne encore ce guide, qui note que chacun est invité à « simplifier ses besoins, contrôler ses propres habitudes et mettre un frein à ses appétits ». Dans ce contexte, il est essentiel de protéger la dignité de la personne humaine en lui offrant de réelles opportunités de développement intégral.

Si l’on évoque beaucoup les « trafiquants » dans les débats publics, le document met aussi l’accent sur la nécessité d’identifier les « consommateurs », la « demande » qui est inséparable de « l’offre » pour reprendre des termes économiques. Ici, le document donne en exemple les multiples formes d’exploitations économiques comme les ouvriers agricoles ou encore la prostitution. Pour réduire cette « demande », il est donc nécessaire de renforcer la responsabilité et condamner toute la chaîne d’exploitation.

Dans ces orientations, le dicastère pour le développement humain intégral émet des suggestions pour répondre concrètement au fléau de la traite. Il invite par exemple les États à ne pas hésiter à criminaliser les clients de la prostitution. Ils devraient en outre promouvoir plus de campagnes de sensibilisation sur les conséquences pénales de la traite, que ce soit au niveau national ou international.

Des personnes invisibles

Mais derrière les préconisations, le document admet la difficulté de reconnaître les formes d’exploitation ou de traite. Pour la simple raison que les victimes sont pour la plupart du temps invisibles. C’est le cas notamment des enfants, mais aussi de nombreux jeunes, happés par les formes de harcèlement en ligne et pris dans les griffes de la réalité virtuelle. « Malheureusement les victimes sont souvent manipulées et piégées dans des schémas psychologiques qui ne leur permettent pas de fuir » regrettent les auteurs du document.

Le dicastère rappelle aussi l’importance d’éduquer les jeunes à vivre une sexualité responsable, où la fidélité dans le mariage est pour la vie, et à montrer un respect pour les autres dans l’utilisation d’internet. Les catholiques, poursuit le document « devraient s’engager personnellement » pour sensibiliser et éduquer les plus jeunes afin de combattre la traite de façon plus efficace.

Responsabilité des entrepreneurs catholiques

Dans son message aux dirigeants du Forum économique mondial du 23 janvier 2018, le Pape François expliquait que « les modèles économiques doivent respecter une éthique de développement intégral et durable, basé sur des valeurs qui mettent au centre la personne humaine et ses droits. » Le document du dicastère rappelle ici la doctrine sociale de l’Église sur le travail et les enseignements du Pape argentin en particulier, qui dénonce souvent « la culture du déchet » dans ses aspects économiques. Le guide met ainsi en garde contre la généralisation des biens produits « à bas coût », devenu modèle économique quasi-universel.

Il est ici mentionné la responsabilité des entreprises dans l’information des consommateurs et tout particulièrement des entrepreneurs catholiques « qui doivent mettre en pratique les enseignements de l’Église », en assurant des conditions de travail dignes à leurs employés.

Limiter les migrations forcées

L’accent est mis bien-sûr mis sur l’exploitation des migrants et réfugiés, souvent condamnés à des tâches ingrates, payés des salaires indignes et parfois victimes de violence d’employeurs peu scrupuleux. Le dicastère revient ainsi sur la nécessité de prévenir des migrations forcées qui arrachent de nombreuses personnes à leurs terres d’origine. « Pour éviter que les personnes tombent dans les mains de trafiquants, il faudrait garantir en premier lieu qu’elles ne soient pas obligées à quitter leur terre . La prévention la plus radicale est donc de leur assurer le droit de pouvoir rester sur leur lieu d’origine » peut-on lire.

Pour enrayer ces nombreuses formes de traite humaine, le Saint-Siège encourage donc une meilleur coopération internationale, un meilleur partage des informations entre les États. Des efforts sont enfin à mener à l’intérieur même de l’Eglise pour lutter plus efficacement contre la traite, comme une collaboration plus étroite entre les conférences épiscopales. Un effort est à faire enfin pour une meilleure prise en charge des victimes et une protection renforcée. Le dicastère plaide pour leur réinsertion réelle dans la société, en leur assignant par exemple les fonds séquestrés des trafiquants.

Source : Vatican News

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Sainte Joséphine Bakhita – de l’esclavage à la libération en Christ – Le 19 janvier 2019 à Versailles (78)

Samedi 19 janvier 2019 de 10h à 12h00
Bibliothèque Diocésaine,
Centre Ozanam 24 rue du Maréchal Joffre
78000 Versailles

Sainte Joséphine Bakhita – de l’esclavage à la libération en Christ

Avec François Delmas-Goyon

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Temps d’accueil convivial, autour d’un café, à partir de 9h30

Conférence suivie d’un temps d’échange de 10h à 12h00

A la une #NLQ

L’édito – Le progrès, l’esclavagiste des temps modernes.

 

Il ne faudrait pas confondre progrès et développement. Le langage courant, dans la suite du fantasme d’un progrès sans limite porteur d’un bonheur désormais indestructible de l’humanité, a fait du progrès une idéologie libératrice dont nous sommes revenus depuis quelques années. Le développement est le déploiement de l’existant, perfectionné et amélioré au fil des découvertes scientifiques. Le développement s’enracine dans le réel et le passé comme une fleur tire de ses racines la sève de son épanouissement. Le progrès préfère, lui, les successions de ruptures en conflit permanent avec le passé et donc le présent dont il s’est donné la mission de toujours sauver l’homme, lui promettant un « demain » sans cesse meilleur. Le progrès non seulement nie le passé, comme n’ayant aucun bien suffisamment satisfaisant, mais pose l’homme dans un conflit constant avec son présent, condamné à n’être que le passé périmé d’un demain sacralisé comme nécessairement meilleur.

Il y a une double tyrannie du progrès. D’une part il impose une fuite en avant, jetant l’opprobre sur hier comme sur aujourd’hui. D’autre part, il interdit de facto tout retour en arrière non seulement en faisant table rase du passé, mais en rendant dépendant de l’avenir. Qui refuse le progrès est exclu même du plus élémentaire vital, sans parler de la mort sociale. Qui, aujourd’hui, peut vivre sans les innovations techniques dont le progrès, sensé nous libérer des déterminismes naturels, nous a rendu dépendants ? Il est intéressant de noter que l’homme d’aujourd’hui est beaucoup plus vulnérable vis-à-vis du monde réel naturel que l’homme de Neandertal. Qui, aujourd’hui, sait, sans le bouclier de la technique, se préserver du froid et du chaud, reconnaitre les bonnes plantes, se confectionner une arme ? Combien de temps la majorité de la population tiendrait-elle si subitement la technique disparaissait ?  Le progrès a artificiellement libéré l’homme des contingences naturelles, en le rendant dépendant de lui-même. Ceci pour dire que le progrès scientifique nous a apporté beaucoup, mais il serait aussi intéressant de voir ce que son idéologisation a eu comme effets négatifs sur l’homme.

Alors que les hommes prennent conscience de la vanité du tout progrès, il est important de comprendre que le mythe du progrès est l’une des grandes causes de l’asservissement de la population rendue dépendante d’une fuite en avant qui l’éloigne toujours plus d’une prise de conscience fondamentale : alors que nous basculons dans le tout écolo, les contraintes naturelles, loin d’être un avilissement, sont les conditions de liberté de l’humanité. Il nous appartint de les domestiquer, non de les nier.

 

Afrique non francophone #Dans le Monde #NLQ

Une pétition pour demander la libération des chrétiennes enlevées par Boko Haram

Des milliers de chrétiens ont été tués ou enlevés par Boko Haram, le groupe islamiste qui a établi un « califat » (ayant prêté allégeance à l’état islamique) dans le nord du Nigeria. En parallèle de la barbarie de Boko Haram, les chrétiens sont également la cible des bergers musulmans qui ont détruit des centaines d’églises et tué des milliers de chrétiens.

12 des États du nord du Nigéria ont adopté la loi islamique et les chrétiens font souvent l’objet de discriminations dans cette région. Les villages chrétiens manquent souvent d’eau potable et de dispensaires… les chrétiens se voient refuser l’accès à l’enseignement secondaire et supérieur.

En mars 2018, Boko Haram a enlevé 105 filles à Dapchi. Ces islamistes ont ordonné aux filles de se convertir à l’Islam. La jeune Leah Sharibu a refusé d’abandonner sa foi malgré la tentative de persuasion du reste de ses camarades enlevés. Boko Haram a donc refusé de la libérer, contrairement aux autres filles.

Leah Sharibu a refusé d’accepter l’Islam ! Alors que même ses camarades de classe essayaient de la convaincre de faire semblant de se convertir pour être libérée.

« Boko Haram n’a pas libéré ma fille parce que la jeune femme a refusé d’abandonner sa foi pour embrasser la religion musulmane », a déclaré la mère de Leah Sharibu.

Le président du Nigeria, Muhammadu Buhari, a souligné sur Twitter ce qui suit :

« Il est décourageant que l’une des filles, Leah Sharibu, reste en captivité (…) Nous ferons tout ce qui est en notre pouvoir pour récupérer Leah en toute sécurité (…) Elle ne sera pas abandonnée. »

Outre Leah Sharibu, des milliers de personnes sont massacrées et kidnappées par Boko Haram et les bergers musulmans en raison de leur foi. Alors que près de 50 % de la population du Nigéria est chrétienne, aucun chrétien ne devrait souffrir de persécution religieuse.

Soutenez les chrétiens du Nigéria ! Soutenez Leah Sharibu.

Pour signer la pétition

NLQ #Points non négociables PNN

Cambodge, des mères porteuses poursuivies pour délits de gestation pour autrui et de traite d’êtres humains

Les trente-trois mères porteuses découvertes et arrêtées en juin dernier à Phnom Penh (cf : Au Cambodge, la police démantèle un réseau de 33 mères porteuses) ont été officiellement inculpées par le Tribunal Municipal de délits de gestation pour autrui et de traite d’êtres humains. Elles sont actuellement détenues à l’hôpital de la police d’Usaphea. Un chinois et quatre femmes cambodgiennes, accusés d’être à la tête de cette entreprise, ont été inculpés pour les mêmes faits. En vertu de l’article 16 du Code pénal, ils risquent 20 ans de prison.

 

Chou Bun Eng, directeur adjoint du Comité Permanent pour la lutte contre la traite des êtres humains, a expliqué « que les femmes [avaient l’intention] d’échanger leurs enfants contre de l’argent. Ce que nous priorisons en tant que victime, c’est le bébé à l’intérieur [du ventre] de la mère. Porter un enfant et ensuite le vendre est inhumain ». Pour les femmes inculpées, la peine pourrait aller jusqu’à six mois de prison.

 

En 2016, le Cambodge a interdit la maternité de substitution, afin d’arrêter le commerce de mères porteuses à bas coût qui avait explosé après les restrictions de la Thaïlande. L’année dernière, la police nationale a travaillé avec les procureurs provinciaux et municipaux sur 159 cas de traite d’êtres humains et d’exploitation sexuelle, et ont arrêté 203 personnes. En juillet dernier, un tribunal cambodgien a condamné une femme australienne et deux associés cambodgiens à 18 mois de prison pour les mêmes raisons (cf. Cambodge : l’infirmière australienne condamnée à 18 mois de prison pour trafic de mères porteuses perd en appel).

Source Généthique.org

Asie #Dans le Monde #NLH #NLQ

Vietnam : l’Eglise face au travail des enfants

Chaque année, dans la province de Thua Thien-Hue dans le centre du pays, près de 220 enfants sont blessés au travail, et entre 20 et 30 enfants sont tués. Le travail des enfants les expose aux accidents, à l’exploitation ou encore aux risques sanitaires liés à la pollution. Chaque année, dans la province, environ 250 enfants quittent l’école pour soutenir leur famille. Face à ce phénomène, l’Église vietnamienne multiplie les œuvres pour soutenir les familles démunies et protéger les enfants.

Catherine, âgée de 13 ans, a du mal à manger depuis qu’elle a été renversée en mai par une moto à Hué, dans le centre du Vietnam, alors qu’elle servait du café à des clients dans le cadre de son travail à temps partiel. Elle a perdu quatre dents et a passé un mois à l’hôpital afin de guérir de ses blessures, avant de pouvoir retourner vivre avec ses parents et ses frères et sœurs, dans une petite maison louée de 36 mètres carrés, dans le district de Phu Vang. « Cela me rend triste quand j’y repense », confie l’adolescente, vêtue modestement. Catherine, dont le nom vietnamien est Huynh Thi Anh Quyen, est actuellement en sixième. Les premiers soins médicaux ont coûté 7 millions de dongs (305 dollars), soit un montant dix fois supérieur à ce qu’elle gagnait avant l’accident en travaillant pour un café. Catherine explique qu’elle a utilisé les économies de sa famille pour pouvoir payer le reste – de l’argent qui avait été mis de côté pour pouvoir payer ses frais de scolarité et acheter un nouvel uniforme avant la rentrée en septembre.
Quand on lui demande comment elle va pouvoir payer les 20 millions de dongs nécessaire pour remplacer ses dents, elle explique que des religieuses de la congrégation missionnaire des Sœurs de Saint-Paul de Chartres (SPC) ont parlé à un dentiste local pour pouvoir obtenir des implants dentaires. La communauté affirme que les enfants pauvres ou orphelins ne sont pas suffisamment protégés au Vietnam, où beaucoup font les poubelles pour survivre, ou bien risquent leur vie en recherchant des mines non explosées dans le but de les revendre. La province de Hué a lancé un projet le 25 juin, afin de lutter contre la progression du travail des enfants dans le pays, et pour les empêcher d’être exploités si jeunes. Le projet, parrainé par Blue Dragon, une fondation de défense des droits des enfants basée en Australie, cherche à réunir les travailleurs mineurs avec leurs familles, et à les réinsérer dans la société d’une façon plus saine.
Sœur Marie Vu Thi Ngoc, qui travaille pour une œuvre de charité dirigée par les Sœurs de Marie Immaculée de Hué, confie que l’œuvre recherche des dons et construit entre trois et cinq maisons par an pour les familles démunies, afin d’empêcher les enfants de quitter l’école et d’aider leurs familles à payer les factures. Nguyen Van Hieu, également âgé de 13 ans, ramasse des ordures dans des décharges publiques. Ses parents sont morts et il travaille afin de subvenir à ses besoins et à ceux de sa grand-mère. Auparavant, il travaillait illégalement sur un chantier de construction, mais après avoir souffert de plusieurs blessures à la jambe gauche et au bras droit l’année dernière suite à des chutes de pierres, il n’a pas pu y retourner. « Maintenant, je peux seulement avancer lentement, j’ai du mal à marcher », ajoute-t-il. « Je ne sais pas ce que je vais faire plus tard ou à quoi ressemblera ma vie. »

250 enfants de la province quittent l’école chaque année

D’autres enfants risquent de perdre la vie à la recherche d’obus à moitié enfouis dans la jungle, un héritage de la guerre du Vietnam (1955-1975). James Nguyen Dinh Hanh, de la paroisse Son Thuy du district de A Luoi, à Hué, explique que des groupes d’enfants du quartier prennent ce risque l’été afin de pouvoir survivre. Hanh, 75 ans, a vu un jour un enfant se faire tuer par un éclat d’obus après l’explosion d’une de ces bombes, en août 2017. Près de trente enfants du district sont morts dans des conditions similaires depuis 2008. En moyenne, dans la province, 220 enfants par an sont blessés dans le cadre de travaux que peu d’adultes accepteraient, et entre 20 et 30 enfants sont tués par an.
Et ceci pourrait n’être qu’une partie du total des victimes, car beaucoup de cas restent non déclarés, selon une source anonyme. Cette dernière ajoute que beaucoup d’orphelins imitent leurs proches en acceptant des travaux manuels dans les grandes villes ou au Laos, ce qui les expose aux risques professionnels, à l’exploitation et aux risques sanitaires liés aux pics de pollution. Près de 250 enfants quittent l’école chaque année dans la province afin de soutenir leurs familles, ajoute-t-elle. Sœur Ngoc explique que les religieuses offrent aux enfants des fauteuils roulants, des formations professionnelles et une assurance maladie, ainsi qu’une assistance alimentaire.
Paul Truong Tien, de la cathédrale Phu Cam de Hué, confie que des paroissiens donnent également du riz, ainsi que des bourses d’études ou une participation aux frais de scolarité pour les familles démunies et pour les orphelins. Il ajoute que d’autres paroisses de la région récoltent également de l’argent dans les brocantes et apportent de la nourriture à ceux qui ont souffert d’accidents de travail ou de la route. L’Église propose également des cours et des activités en plein air durant l’été. Catherine explique que sa famille reçoit chaque mois de religieuses dix kilogrammes de riz et des nouilles instantanées. Depuis l’école primaire, elle a également reçu des bourses parrainées par l’Église, ainsi qu’un nouveau vélo donné par des Rédemptoristes en avril, afin qu’elle puisse se rendre plus facilement à l’école.

Source : Eglises d’Asie

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Disposer de son corps… mais pas au détriment de la vie !

de Jean-Jacques Durré sur cathobel.be :

Le droit à disposer de son corps… C’est le slogan brandi depuis des années par les mouvements féministes et pro-avortement. Or, l’IVG ne peut être utilisée comme moyen de confort. Le débat sur sa sortie du code pénal est délicat et difficile, car il touche à la vie et à la protection de l’être humain.

Dans une opinion publiée dans l’Echo, mon excellente consœur Nathalie Bamps s’interroge : « Au nom de quoi se permet-on de limiter aussi strictement le droit des femmes à disposer librement de leur corps ? Au nom de qui (on croit savoir…) ? » Elle revient sur le projet de loi que devrait déposer le gouvernement fédéral pour sortir l’IVG du code pénal tout en maintenant des sanctions si le délai légal de 12 semaines maximum pour avorter et celui de réflexion de six jours (ce qui figure dans la loi actuelle votée en 1990) ne sont pas respectés, en précisant que « la plupart des experts auditionnés préconisaient d’ouvrir ce cadre. » Et la journaliste du quotidien économique d’estimer que l’équipe de Charles Michel a « laissé tomber l’opportunité de se montrer réellement progressistes, en s’alignant par exemple sur la législation de nos voisins néerlandais. » Aux Pays-Bas, le délai maximum pour recourir à l’IVG est en effet de 22 semaines, soit un peu plus de cinq mois. Natahalie Bamps embraie : « Le pire étant aussi à venir. Car le CD&V ne compte pas en rester là. Koen Geens est prêt à dégainer un autre texte de loi sur la reconnaissance du foetus, qui pourrait anéantir ces avancées ».

Le débat sur la sortie de l’IVG est délicat et difficile car il touche à la vie et à la protection de l’être humain. Si les discussions en cours méritent un vrai débat démocratique, il ne faut pas oublier la dimension éthique. Faire des pourparlers actuels, un simple bras de fer entre majorité et opposition est plus que regrettable. Ma question est simple : pourquoi ceux qui défendent le droit à la vie ne pourraient-ils pas s’exprimer, au même titre que ceux qui promeuvent la dépénalisation totale de l’IVG et le droit de disposer de son corps ?

Les femmes ont mis des décennies à obtenir des droits similaires aux hommes. Je me réjouis des avancées obtenues car elles sont le fruit de longues années de lutte. Pourtant, encore aujourd’hui, dans bien des domaines, les femmes sont discriminées, notamment au niveau des salaires à compétence égale avec leurs collègues masculins. Mais on ne parle pas ici d’aspects financiers ou de liberté. Là-dessus, ma consœur se trompe : il s’agit d’un problème moral et éthique majeur.

La « déclaration de Bruxelles » initiée conjointement par le Centre d’Action Laïque (CAL) et la Fédération Wallonie-Bruxelles (une erreur pour moi en ce qui concerne cette dernière qui en tant qu’institution neutre, n’a pas à prendre position envers l’une ou l’autre cause), promeut une dépénalisation totale, pour faire de l’avortement un acte purement médical et refuse toute démarche visant à donner une personnalité juridique à un fœtus. Pour Michel Dupuis, professeur de philosophie à l’UCL et membre du comité consultatif de bioéthique, lier la reconaissance du fœtus à la dépénalisation totale de la l’IVG est, d’un point de vue stratégique, une erreur de la majorité. Mais, il estime que d’un point de vue philosophique, les deux sujets sont bel et bien liés : « La question de l’avortement pose, à voix basse, celle du statut de cet embryon humain. C’est gênant, ça empêche de parler en noir et blanc, mais en tant que philosophe, j’estime qu’il est important que nos débats ne soient pas évidents. »

Des chiffres qui font froid dans le dos
Comme l’écrit l’abbé Eric de Beukelaer sur son blog, « le foetus est une vie humaine en devenir et donc, bien davantage qu’un simple tissu biologique. S’il n’est qu’un amas de cellules, comment expliquer qu’à un moment donné apparaît – comme par génération spontanée – un être humain ? Et quand ? » Il ajoute : « Accueillir humainement et d’une façon médicalement responsable, la douloureuse décision d’avorter, est une chose. Mais nier, pour la cause, qu’il y a pas en jeu une vie humaine en gestation, est et reste – quoi qu’on raconte – un acte de déni. » Pour le vicaire épiscopal du diocèse de Liège, les « pro-vie » doivent relever le défi de rechercher de mesures capable de limiter le nombre d’avortements. « Or, il n’y a apparemment pas de diminution d’avortement en Belgique, contrairement à d’autres pays européens », poursuit-il.

Nous sommes en démocratie et chaque opinion a le droit au respect. Ce qui dérange ici, c’est le fait d’avoir l’impression que la position de ceux qui ne partagent pas cette vision que soutient la décalaration de Bruxelles, ne serait pas respectable. Il faut savoir qu’un avortement est pratiqué toutes les 26 secondes dans l’Union européenne (UE), soit 138 avortements par heure et 3.309 avortements par jour ! Ce sont près de 43,8 millions d’interruptions volontaires de grossesse pratiqués dans le monde par an. N’aurait-on le droit d’y voir là un véritable drame humain ?

Pour les « pro-IVG », la culpabilisation des femmes reste la règle. « Les entraves à leur autonomie sexuelle et reproductive sont l’expression d’un sexisme institutionnalisé et doivent être combattues comme facteurs d’inégalités et d’injustice », peut-on lire dans un rapport intitulé « Etats des lieux de l’avortement en Europe – 2016 », établi par le CAL. Soyons clairs : il faut effectivement cesser de culpabiliser les femmes qui ont recours à l’IVG. L’Eglise d’ailleurs ne condamne jamais la personne, mais bien l’acte car la pratique touche à la suprématie inaliénable de la vie, de la conception à la mort.

Enjeu sociétal
Dans le passé – et je sais que je vais choquer certains – on pensait justifier l’esclavagisme par le fait que les esclaves n’étaient pas considérés comme des êtres humains. Durant la Seconde guerre, les nazis jugeaient avoir le droit de supprimer la vie de ceux qu’ils considéraient comme des « sous-hommes ». En ayant droit de vie ou de mort sur un enfant en devenir, il n’y a pas une grande différence, a fortiori si l’IVG est pratiquée pour des raisons de confort ou du droit à « disposer de son corps ».

Dans ce dossier, tout n’est pas blanc ou noir. Ce qui m’attriste, c’est qu’on occulte – volontairement ou non – la somme des souffrances liées à l’avortement qui restera toujours une situation d’échec. Bien des aspects entrent en ligne de compte et c’est ce qui fait que le problème ne doit pas être pris à la légère et que des décisions le soient dans la précipitation, à la veille des congés parlementaires. Il existe d’autres alternatives, mais on en parle très peu. Comme on met peu en lumière la détresse profonde des femmes après l’acte.

C’est pour cela que je ne peux admettre que l’on réduise l’IVG à une seule intervention médicale, comme si on extrayait un abcès dérangeant se trouvant dans notre corps ! Il s’agit d’un enjeu sociétal essentiel.

Jean-Jacques Durré

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Pape François : “le démon attaque l’homme et la femme car ils sont l’image de Dieu”

Lors de la messe de vendredi dernier, le 1er juin 2018, à la Maison Sainte-Marthe, le Pape François a réfléchi sur la persécution des chrétiens et sur les phénomènes provoqués par le diable, comme les colonisations culturelles, les guerres, la faim, l’esclavage.

Aujourd’hui nous assistons à une « grande persécution » non seulement vis-à-vis des chrétiens mais aussi contre tout homme et toute femme, « à travers les colonisations culturelles, à travers la guerre, à travers la faim, à travers l’esclavage », a expliqué le Pape, parce qu’au fond le monde contemporain est « un monde d’esclaves », a dénoncé le Pape. Que le Seigneur nous donne la grâce de lutter et de rétablir « avec la force de Jésus-Christ » l’image de Dieu qui « est en nous tous », a exhorté le Pape lors de la messe matinale à la Maison Sainte-Marthe. 

La persécution fait partie de la vie chrétienne

En s’arrêtant sur la Première Lecture tirée de saint Pierre, dans laquelle on explique qu’au fil des siècles la persécution des chrétiens a « éclaté » comme « un incendie ». François a expliqué que cela « fait partie de la vie chrétienne » et que c’est même « une béatitude ». Jésus avait été persécuté « à cause de sa fidélité au Père ».

« La persécution est un peu “l’air” dans lequel vit le chrétien aujourd’hui aussi, parce qu’aujourd’hui aussi il y a beaucoup de martyrs et de persécutés par amour pour le Christ. Dans de nombreux pays, les chrétiens n’ont pas de droits. Si tu portes une croix, tu vas en prison, et il y a des gens en prison, il y a des gens condamnés à mourir pour le fait d’être chrétiens, aujourd’hui », a regretté le Pape, faisant remarquer une nouvelle fois qu’il y a actuellement encore plus de chrétiens persécutés que durant l’Antiquité, bien que cela ne fasse pas la une des journaux…

Persécutions contre l’homme et la femme, image de Dieu

Le Pape a ensuite remarqué qu’aujourd’hui il y aussi « une autre persécution » : celle qui est faite « à tout homme et à toute femme parce qu’ils sont l’image vivante de Dieu ».

« Derrière chaque persécution, aussi bien vis-à-vis des chrétiens que des humains il y a le diable, il y a le démon qui cherche à détruire la confession du Christ dans les chrétiens et l’image de Dieu dans l’homme et dans la femme. Depuis le début, il a cherché à faire cela, nous pouvons le lire dans le Livre de la Genèse : détruire cette harmonie entre l’homme et la femme que le Seigneur a créé, cette harmonie qui dérive du fait d’être à l’image et à la ressemblance de Dieu. Et il a réussi à le faire. Il fait toujours comme ça. Mais aujourd’hui aussi il y a une force, moi je dirais un acharnement contre l’homme et la femme, parce qu’autrement on ne pourrait pas expliquer cette onde en croissance de destructions contre l’homme et la femme, contre l’humain. »

Le diable derrière la faim, l’esclavage, les colonisations culturelles, les guerres

Le Pape a pensé à la faim, une « injustice » qui « détruit l’homme et la femme parce qu’ils n’ont pas à manger », même s’il y a beaucoup de nourriture dans le monde. Il a ensuite parlé de l’exploitation humaine, des différentes formes d’esclavage, et il a rappelé avoir vu récemment un film tourné en caméra cachée sur une prison dans laquelle des migrants sont détenus, soumis à des formes de destruction pour les rendre esclaves. Et il a constaté que ces faits adviennent « 70 ans après la déclaration des droits de l’homme ».

François a réfléchi sur les colonisations culturelles, « quand les empires font accepter des dispositions de leur culture contre l’indépendance, contre la culture des gens, ils imposent des choses qui ne sont pas humaines pour détruire », pour « la mort ». François a remarqué que ce que veut le démon, c’est justement « la destruction de la dignité » et que c’est pour cela qu’il persécute.

« Et à la fin, nous pouvons penser aux guerres comme un instrument de destruction des gens, de l’image de Dieu. Mais aussi, même, aux personnes qui font les guerres, qui planifient les guerres, pour avoir une puissance sur les autres. Il y a des gens qui font avancer de nombreuses industries des armes pour détruire l’humanité, pour détruire l’image de l’homme et de la femme, que ce soit physiquement, moralement ou culturellement (…). Et les empires continuent les persécutions aujourd’hui. Nous, nous ne devons pas nous permettre d’être naïfs. Aujourd’hui, dans le monde, les chrétiens ne sont pas les seuls à être persécutés. Les humains, l’homme et la femme, parce que le père de toute persécution ne tolère pas qu’ils soient l’image et la ressemblance de Dieu. Et il attaque et détruit cette image. Ce n’est pas facile de comprendre cela, il faut beaucoup de prière pour le comprendre », a conclu le Saint-Père.

Source : Vatican News – Giada Aquilino

Messes/Prières/Pèlerinages #NLQ

170e anniversaire de l’abolition de l’esclavage le 13 mai 2018 à Marseille (13)

Depuis 2001, l’Aumônerie Antilles-Guyane du diocèse de Marseille organise au mois de Mai une célébration de l’Abolition de l’esclavage, à la demande du père Jean-Michel Monconthour, prêtre du diocèse de Fort-de-France (Martinique).

C’est le dimanche 13 mai à la paroisse des Chartreux que sera célébré l’abolition de l’esclavage

Pourquoi célébrer l’abolition de l’esclavage ?
Faire mémoire de l’abolition de l’esclavage n’est pas seulement jeter un regard sur le passé, mais c’est aussi ouvrir les yeux sur toutes les formes d’esclavage qui persistent encore de nos jours dans le monde.
Prenons le temps de prier ensemble pour que le Seigneur ouvre notre regard sur ces chaines qui nous entravent et nous empêchent d’accéder à la vraie vie d’hommes et de femmes libres.

Dimanche 13 mai 2018 à la paroisse des Chartreux
Place Edmond Audran 13004 Marseille

Programme