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En Normandie, l’abbé Michel chante des slogans anti-Macron avec des gilets jaunes dans une église

Dimanche 2 juin 2019, dans l’église du Planquay (Eure), l’abbé Michel a entonné des chants hostiles au président de la République, Emmanuel Macron, avec des gilets jaunes.

La vidéo fait le buzz sur les réseaux sociaux. On y voit un curé, entouré de gilets jaunes, chanter des slogans hostiles au président de la République, Emmanuel Macron.

La scène s’est déroulée dans la petite église du Planquay (Eure), près de Thiberville, dimanche 2 juin 2019, après la messe. L’abbé Michel est proche des gilets jaunes depuis le début du mouvement.

On peut reprocher vivement à l’abbé Michel (suspense a divinis depuis le 2 novembre 2016) de laisser cette scène se dérouler dans une église, avec sans doute la présence du Saint Sacrement, mais notons par ailleurs son soutien à l’égard des oubliés de la société.

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Les reliques de Sainte Bernadette dans l’Eure (27) jusqu’au 4 mars 2019

Pour la première fois, les reliques de Sainte Bernadette viennent dans l’Eure. C’est une chance pour le diocèse de les vénérer.

Jusqu’au 4 mars 2019
Bourg Achard, Beaumont le Roger, Écouis, Évreux et Saint André

Depuis deux ans les Sanctuaires de Lourdes acceptent que le reliquaire de Sainte Bernadette – qui est habituellement exposé dans la Crypte du Sanctuaire de Lourdes – quitte la crypte quelques semaines, pour que d’autres régions en profitent.  Ainsi les reliques de Sainte Bernadette   seront  accueillies dans les diocèses normands, après avoir été accueillies au printemps dernier  dans sept diocèses de France. C’est une chance pour notre diocèse d’avoir la possibilité de vénérer les reliques de Sainte Bernadette du samedi 23 février au dimanche 3 mars.

Les différents lieux où vous pourrez  vénérer les reliques de Sainte Bernadette :

  • Samedi 23 février : Notre Dame du Roumois – Bourg-Achard. ►Pour en savoir plus
  • Dimanche 24 février :
    ⇒Groupement paroissial d’Écouis – Secteur Nord-Est ► pour en savoir plus
    ⇒Paroisse Gisors Vallée d’Epte à Étrépagny – Soirée avec les jeunes
  • Lundi 25 février au et mercredi 27 février jusqu’à midi : Paroisse Saint André Mesnilliers ►pour en savoir plus
  • Jeudi 28 février : paroisse cathédrale St Taurin
  • Vendredi  1er  mars : La Trinité sur Risle – Beaumont le Roger ►pour en savoir plus.
  • Dimanche 3 et lundi 4 mars : Paroisse La Madeleine Nétreville – Église de la Madeleine – Évreux ►pour en savoir plus   

Vous pouvez également vous adresser à la paroisse organisatrice pour avoir de plus amples renseignements .

Les reliques pérégrineront  ensuite vers le diocèse de Séez

A propos du corps de Bernadette Soubirous

Bernadette Soubirous est née à Lourdes en 1844. En 1858, elle voit à dix-huit reprises la Vierge Marie, à la Grotte de Massabielle : ces apparitions de Lourdes sont authentifiées en 1862 par l’évêque de Tarbes. Bernadette quitte Lourdes quatre années plus tard, en 1866, pour vivre sa vocation religieuse au sein de la communauté des sœurs de la Charité de Nevers. Elle meurt en 1879 et est proclamée sainte en 1933. Sa fête liturgique est célébrée le 16 avril dans l’Eglise universelle, et le 18 février en France. Le corps de Bernadette Soubirous a été retrouvé “dans un état de conservation extraordinaire” en 1925. Il est alors déposé dans une châsse et proposé à la vénération des pèlerins dans la chapelle du couvent Saint-Gildard de Nevers, où elle a vécu son chemin de sainteté.

Quel sens donner à la vénération des reliques

Le culte des reliques vient de très loin dans le temps : les premiers chrétiens vénéraient les restes des martyrs pour recevoir la même force qu’eux dans un contexte de persécution. Puis les reliques ont été transportées, ramenées à domicile, et des objets leur ont été associés. Elles ont proliféré… Authentiques ou pas, elles ont soutenu la prière et la foi de générations de croyants. L’Église a dû réglementer des abus et lutter contre des superstitions et le fétichisme.

Le saint, balise sur le chemin vers Dieu

Le saint que nous vénérons est un relais de notre prière et un soutien sur notre chemin vers le Père.

Nous venons prier auprès des reliques des saints parce que nous croyons à la résurrection du corps et à la vie éternelle. La vénération rendue aux saints n’a bien sûr pas pour fin la figure du saint lui-même, elle est nécessairement ordonnée à notre relation à Dieu. La prière autour des reliques n’a de sens que dans le but de se sentir plus proche de celui ou celle que l’on invoque, pour s’imprégner de son exemple, pour solliciter son intercession, et pour ouvrir davantage son cœur à l’amour de Dieu et du prochain, comme les saints ont su le faire. Nous nous confions à la prière du saint, nous nous nourrissons de son exemple, afin de pouvoir nous-mêmes grandir en sainteté et devenir toujours davantage des fils du Père. Notre élan vers Dieu a besoin d’être encouragé…

Benoît XVI aux jeunes à Cologne aux JMJ d’août 2005

” Les reliques nous conduisent à Dieu lui-même : en effet, c’est Lui qui, par la force de sa grâce, donne à des êtres fragiles le courage d’être ses témoins devant le monde. En nous invitant à vénérer les restes mortels des martyrs et des saints, l’Eglise n’oublie pas qu’il s’agit certes de pauvres ossements humains, mais d’ossements qui appartenaient à des personnes visitées par la puissance transcendante de Dieu. Les reliques des saints sont des traces de la présence invisible mais réelle qui illumine les ténèbres du monde, manifestant que le règne de Dieu est au-dedans de nous. Elles crient avec nous et pour nous : ” Maranatha ” – ” Viens Seigneur Jésus “. “

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Normandie : une profanation dans l’Eure et un vol dans une église du Calvados

Un lecteur de l’observatoire de la christianophobie a signalé :

une profanation et de vols survenus en juillet dernier dans l’église Saint-Pierre d’Équainville, paroisse de Beuzeville, dans l’Eure.

Les personnes sont entrées par la porte de la sacristie, dans la nuit du 20 au 21 juillet 2018, et ont dérobé tout ce qui avait de la valeur : objets liturgiques, porte cierges. Elles ont fouillé partout, ont répandu des hosties non consacrées dans la sacristie, et surtout ont fracturé le tabernacle et volé le ciboire avec les hosties consacrées. Une plainte a été déposée, les gendarmes sont venus. Visiblement des personnes qui savaient très bien ce qu’elles trouveraient, la question du devenir de la présence réelle de notre Seigneur entre les mains des malfaiteurs laisse très pessimiste. Il y a un commerce d’hosties consacrées qui finissent entre les mains de rituels satanistes et autres profanateurs. J’espère que nous serons mesurer la gravité de ce qui s’est passé au sein de notre paroisse et réfléchir aux moyens de réparer cette acte abominable.

La Manche Libre rapporte aussi des vols commis dans l’église Notre-Dame-et-Sainte-Anne de Carville (14) :

Jeudi 9 août 2018, dans l’après-midi, une inspection routinière de l’église de Carville (Calvados), dans le Bocage, a créé la stupeur : la sacristie avait subi un cambriolage, et des bougeoirs ainsi que divers objets ont été subtilisés. Au sein de la paroisse Saint-Ortaire du père Raoul Akpaka, c’est la consternation. Une plainte a été déposée auprès de la gendarmerie par le maire délégué de Carville, André Lebis.

 

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Une église profanée à Saint-Georges-du-Vievre dans l’Eure

Un lecteur (merci E. M.)a signalé à l’observatoire de la christianophobie une profanation commise dans l’église Saint-Georges à Saint-Georges-du-Vievre (Eure) le lundi 18 juin dernier. Le tabernacle de l’église a été forcé sans doute avec un pied-de-biche. Il ne semble pas que le contenu ait été dérobé et l’on n’a constaté aucun saccage hors du tabernacle. Le curé et la paroisse ont été contactés sans succès.’

Source : observatoire de la christianophobie

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Les photos de la collégiale de Gisors (27) vandalisée

Le 22 mai dernier, la collégiale de Gisors dans l’Eure a été vandalisée.

La liste du mobilier saccagé est longue : deux grands candélabres ouvragés en métal arrachés et projetés au sol ; une chaire à prêcher renversée ; une statue décapitée, l’autre brisée (Sainte-Vierge et Christ) ; un instrument de musique ancien déplacé sans ménagement sur plusieurs mètres ; plusieurs « prie-Dieu », chaises et portes bougies en métal gravement endommagés.

Source : Observatoire de la christianophobie et actu.fr

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Le circuit des crèches de Noël dans l’Eure (27) – du 14 décembre 2017 au 14 janvier 2018

A l’occasion de la fête de Noël, il est proposé un parcours des crèches dans le département du 14 décembre 2017 au 14 janvier 2018.
Crèches confectionnées avec les enfants du catéchisme, proposition d’ animation aux familles, d’un temps de prière et d’un temps convivial, ou une veillée de l’Avent…
Créer une animation au moment de Noël pour favoriser la rencontre, le recueillement et la convivialité  un bien beau programme pour fêter la naissance de Jésus.

 

Le projet

 

Comme l’année dernière, en lien avec le circuit des crèches, il vous est proposé de mettre en valeur sur internet les crèches de Noël.
Deux moyens vous sont proposés : un code flash près de la crèche
et un evènement sur Facebook qui sera créer pour le 14 décembre2017.
Une diffusion vers tous du message de Noël à travers la crèche.

 

  • Très prochainement le circuit 2017 à télécharger
  • Télécharger le parcours sur un smartphone (téléphone portable connecté à Internet) avec un flashcode ou QRC.

 

La crèche

 

La crèche occupe l’espace public et révèle certaines crispations liées à la laïcité à la française. Débat que ne connaissent pas nos voisins européens.
Le Conseil d’État a précisé les conditions de légalité de l’installation temporaire de crèches de Noël par des personnes publiques : pour lire le texte
Communiqué des Evêques de France su sujet de la décision du Conseil d’Etat : pour lire le texte

Cette reproduction de la scène de la Nativité par des personnages de tous genres, de toutes sortes selon les régions, les pays, les cultures ou simplement l’époque raconte la venue au monde de Jésus. Pour les chrétiens, c’est la venue du Christ, Dieu incarné dans un petit enfant, au coeur du monde.
Ce monde qui est représenté avec la crèche. N’ y-a t-il pas les bergers, les villageois, trés présents dans les crèches de santons ou d’Amérique latine. Toutes les situations de la vie y sont présentes avec humour parfois. Cette reproduction, qui a du sens pour les chrétiens, touche un large public, quel que soit l’âge.
La crèche est parfois la représentation du beau conte de Noël, installée au pied du sapin.

 

Animer un temps autour de la crèche

 

Pour vos animations lors de ce circuit vous disposez d’un document sur l’histoire, la symbolique et le message de Noël, réalisé par la Pastorale du Tourisme et des loisirs du diocèse d’Evreux. Il est à l’intention des visiteurs de vos églises, adapté aux enfants.
vous pouvez le reproduire vous-même, selon vos besoins.
Pour télécharger le document

 

Un QR code à placer près des crèches pour renvoyer le public vers un site spécifique.

 

 

Affichez un QR-code d’information près de la crèche paroissiale.

 

 

Un QR code ? C’est un carré de pixels qui fonctionne comme un code-barre. Pour s’en servir, il faut avoir un smartphone (téléphone portable connecté à Internet) et une application permettant de lire ces codes. Il en existe plusieurs, gratuites, à télécharger sur le magasin d’application de son téléphone (Apple Store, Play Store…).

 

Imprimez le QR-code à gauche et placez-le bien en vue près de votre crèche.
Il faut bien sûr que la crèche soit accessible au public.
Copiez-collez l’image du QR-code dans votre document à imprimer, ou téléchargez l’affichette ci-contre qui présente ce QR-code
Pour Télécharger l’affiche  ou cliquer sur l’image à droite

 

Contrecollez cela sur un support rigide et protégé de l’humidité et Installez-le bien visible près de la crèche

 

Où mène ce code ?

 

Quand on “flashe” le code avec son téléphone, le navigateur Internet s’ouvre sur une page du site
« Fêter Noël » de la Conférence des Evêques de France. Un site dédié exclusivement aux questions sur Jésus et la fête de Noël. Des réponses sont proposées par des articles, des vidéos, des œuvres d’art et des prières.
Le code renvoie précisément vers la question : Pourquoi et comment fait-on une crèche ?

 

Evènements FaceBookPubliez vos plus belles photos de crèches de Noël

 

Partageons nos photos de crèches.
Un “évènement 2016” a été créé sur la page Facebook du diocèse sur laquelle vous pouvez publier et partager les photos :

  • de vos crèches
  • de crèches des églises de votre paroisse, ou d’ailleurs…
  • de crèches publiques que vous avez vues

sans omettre de mettre le lieu et les particularité de ces crèches.
et de faire connaître cet évènement en le partageant sur votre profil, ou en y invitant vos propres amis

 

 

 

« L’étoile nous conduit à la crèche, nous y trouvons l’Enfant Dieu qui porte la paix au monde. De multiples images nous reviennent à l’esprit en évoquant Noël ! ! !
Toutes celles par lesquelles l’art chrétien a essayé de traduire ce mystère de douceur. »


Ste Thérèse Bénédicte de la Croix

Culture #Doctrine / Formation

Les caractéristiques architecturales des églises de l’Eure

Franny Tachon et Oriane Poret étudiantes à l’Ecole du Louvre et stagiaires à l’OPR, ont inventorié les édifices religieux du département de l’Eure. Après avoir étudié avec minutie beaucoup d’églises et de chapelles de ce département, ces deux étudiantes nous révèlent les caractéristiques architecturales des églises de l’Eure.

Introduction : plus de mille ans d’histoire

Département de Normandie, l’Eure bénéficie d’un patrimoine religieux riche et multiple. Les terres normandes ont surtout été marquées par l’émergence puis par le rayonnement de l’art roman. Plus de 80 % des édifices actuels ont conservé des parties du XIIe siècle, qu’il s’agisse de pans de murs, de baies anciennes. Après les nombreuses dégradations voire destructions commises au cours de la guerre de Cent Ans, d’anciennes églises ont été rénovées ou de nouvelles ont été construites dans un style gothique flamboyant ou bien classicisant. L’Eure a, ainsi, été un terroir d’élection pour la Renaissance. Les guerres de religion ont arrêté le grand chantier de Saint-Ouen de Pont-Audemer (voir photo), église qui a été reconstruite au XVe et XVIe siècles. Nombre d’églises ont échappé à la destruction, pendant la seconde guerre mondiale, non sans blessures graves. Les églises contemporaines restent rares. A ce titre, il faut seulement citer Notre-Dame au Manoir, Notre-Dame-de-Fatima à Berville-la-Campagne ou Saint-Martin de Pressagny-l’Orgueilleux (voir photo).

Les principes architecturaux de l’Eure : plans et élévations caratéristiques

La progression du profane vers le sacré s’exprime par la séquence de la nef et du chœur. Pour différencier l’espace des fidèles de celui des religieux, les églises de l’Eure s’organisent en deux volumes distincts par leurs formes et leurs matériaux. Généralement, la taille de la partie sacrée est inférieure à celle de la nef (voir photo). Plus rarement, des édifices religieux combinent chœur et nef en un volume unique, comme à Saint-Martin d’Arnières-sur-Iton.

Rappelant la croix du Christ, le plan en croix latine est majoritairement adopté dans l’Eure. Toutefois, la croix est souvent tronquée, puisque les bras du transept sont remplacés par de petites chapelles dédiées à des saints, que la paroisse souhaite honorer. Une chapelle peut être implantée sur un côté de la nef sans avoir son pendant de l’autre côté, comme à Sainte-Colombe au Theil-Nolent. Une chapelle peut être placée au Nord, faisant face à une tour-clocher au Sud, comme à Saint-Aubin sur Gaillon.
En revanche, les plans centrés ou en croix grecque sont absents du patrimoine religieux de l’Eure, à l’exception de Notre-Dame la Ronde à Evreux (disparue) et de la chapelle du château de Bonnemare à Radepont (voir photo).

Outre les églises de Saint-Etienne de Jumelles ou de Saint-André à Plessis Sainte-Opportune, les absides semi-circulaires se révèlent assez rares. Plus souvent, les chevets sont plats, à l’image de Saint-Saturnin de Plainville ou de Saint-Denis à Piseux. (voir photo située à droite).

Les clochers des petites églises rurales émergent fréquemment de la toiture de la nef. Souvent, ils se résument à une simple flèche polygonale, insérée après coup dans la charpente comme à La-Chapelle-Réanville. Plus rarement, les tours-clochers s’élèvent à la croisée de la nef et du chœur, à l’image de Notre-Dame-de-Bonport à Quillebeuf-sur-Seine.

Subissant les assauts des intempéries, les entrées des églises sont souvent protégées par des porches, réalisés en colombage comme à Notre-Dame de Fresne-Cauverville ou à Saint-Antonin de Sommaire. Nombreux dans le Vexin et le pays de Lyons, ils sont parfois hissés au rang de chefs-d’œuvre (Notre Dame et Saint Julien du Puchay (voir photo)).

Hormis Coudray-en-Vexin, les cryptes sont rarissimes.

 

Les situations géographiques des édifices religieux

Les églises de l’Eure ont la caractéristique d’être le plus souvent entourées de cimetières et implantées à l’intérieur des communes. La délimitation territoriale imposée lors de la naissance des paroisses a motivé le groupement des communautés humaines autour des lieux de culte et de leurs enclos cimetériaux.
Cependant, les rituels païens n’ont pas totalement disparu, et la sacralisation des arbres, vénérés pour leur longévité, ou des sources minérales a laissé des traces. La chapelle Notre-Dame du Chêne à Dangu en est une preuve (voir photo). Lors des vagues d’évangélisation des IXe et XIe siècles, ces lieux mystérieux ont été abattus ou « convertis ». Ainsi, certains édifices sont disposés près d’étangs auparavant vénérés ou encore à proximité d’arbres sacrés. Certains objets de croyance (statuettes ou croix) ont été déposés à proximité, ou dans, les arbres pour que ceux-ci se revêtent du culte chrétien.
Si l’if est particulièrement présent dans les cimetières de l’Eure comme à Saint-Pierre de Cernières, de nombreuses statues de la Vierge sont insérées dans les arbres à l’image du Troncq. En effet, le chêne de Bosguerard de Marcourville (voir photo) présente une grande vitrine accueillant une statuette de la Vierge.

Les spécificités des matériaux

Pierre calcaire, silex, grès et grison constituent le répertoire rocheux local dans l’Eure fourni par le sol et les sous-sols de la région. Le silex, s’il est le plus visible du point de vue constructif, n’est pas aussi résistant que les moellons de calcaire ou de grès. La brique, plutôt rare, est néanmoins fréquemment utilisée pour les façades d’entrées, les porches ou bien pour la modénature. L’église Saint-Quentin de Poses est ainsi précédée par un porche constitué de briques rouges.
La bichromie des pierres de taille et silex équarris, disposés en bandes ou en damiers sur les façades, est récurrente. Cette association colorée, qui provoque essentiellement des effets décoratifs, est typique de la région. L’église Notre-Dame de Portes (voir photo) atteste sur ces faces orientales de cette véritable recherche de goût.

 
Si la pierre dure domine les principes constructifs, le bois n’est pas totalement absent. Les forêts de l’Eure peuvent fournir quantités de bois d’œuvre. Toutefois, son utilisation se limite à quelques parties des édifices comme les porches ou les sacristies. La chapelle Saint-Denis d’Herponcey dans la commune de Rugles est précédée d’un petit porche à construction apparente en bois. La chapelle de Saint Martin Saint Firmin (voir photo) semble être le seul édifice religieux entièrement construit enpans de bois. Le bois est aussi utilisé pour le colombage, qui structure certaines parties des bâtiments, ainsi peut-on citer l’église Saint Pierre à La Poterie-Mathieu.

Face à la rareté de la bonne pierre et pour disposer d’un volume intérieur important, les maîtres charpentiers ont préféré les charpentes lambrissées pour la réalisation des voûtes, technique développée entre le XIIe et le XVIe siècle. 80 % des églises de l’Eure sont couvertes d’une voûte de lambris. Dans la plupart des cas, à Boisney, Plasnes ou encore Hacqueville, la voûte prend la forme d’un berceau revêtu de planches en bois dites « merrains ». Les poutres apparentes dites « entraits » sont extrêmement fréquentes. Certaines constituent des poutres de gloire, comme à Bretagnolle. Les voûtes peuvent avoir été peintes ou décorées comme c’est le cas à Saint-Sulpice d’Heudicourt (voir photo) où les lambris ont été peints de motifs récurrents et les entraits dotés d’engoulants. Néanmoins, ces couvrements de lambris ont souvent été dissimulés au XIXe siècle par un revêtement de plâtre, à l’instar d’Ambenay où le décor peint est toujours présent sous la couche supplémentaire.
Ce type de couvrement suscite maintes difficultés de conservation, notamment en raison des risques d’incendie. La pérennité du matériau est en jeu, car le bois demande à être entretenu pour être conservé. Cela explique aussi la prédominance donnée à la pierre.

Conclusion

Les édifices de l’Eure présentent des caractéristiques indéniables, qui révèlent les liens profonds unissant les églises et les croyants. Par leur situation, leur organisation et leur constitution, les églises de l’Eure répondent aux nécessités du culte. Mais elles font aussi montre d’un goût pour le décoratif et d’une affection pour le déploiement dans l’espace.

L’héritage des rituels païens, le goût des bâtisseurs et les périodes historiques ont façonné l’architecture de l’Eure. Il apparait nécessaire aujourd’hui de protéger et de mettre en valeur ce patrimoine unique.

Bibliographie 
Poulain F., Les églises de l’Eure à l’épreuve du temps, 2015, Editions
des Etoiles du Patrimoine.

Oriane Poret et Franny Tachon Stagiaires à l ‘OPR (juillet 2017)

 

Source