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Famille- Europe- pape François – Un programme de travail pour les années à venir

A l’occasion des 20 ans de la FAFCE (fédération des AFC d’Europe), nous reproduisons la lettre de son président, Antoine Renard, après l’entrevue accordée à cette occasion par le pape François.

 

Le 1er juin notre Fédération européenne a été reçue en audience par le Saint-Père, à l’occasion du 20e Anniversaire de la fondation de la fédération. Dans son discours le Pape François nous encourage “à développer avec créativité de nouvelles méthodes et ressources afin que a famille puisse exercer, dans le domaine ecclésial comme dans le domaine civil, la triple tâche de soutien aux nouvelles générations, d’accompagnement sur les routes si souvent accidentées de la vie, et de guide qui montre des références de valeurs et de significations sur le chemin de chaque jour“.

Nous souhaitons commencer par partager ce discours avec chacun de vous, qui suivez depuis plus ou moins longtemps nos activités. Le Pape François nous lance un appel pour un nouvel élan de notre action en faveur de la famille en Europe ! Face aux quatre crises mentionnées par le Saint-Père, “la crise démographique – l’hiver démographique -, la crise migratoire, la crise du travail et celle de l’éducation”, nous sommes appelés à provoquer un débat constructif, sans jamais cacher notre identité chrétienne.

Il s’agit de bien plus qu’un simple discours : c’est un véritable programme de travail qui nous accompagnera dans les années à venir.

Pour poursuivre ce travail, nous avons besoin de votre soutien. La FAFCE existe seulement grâce à ses membres, dont les ressources sont limitées, et grâce à vous. Nous vous invitons d’envisager de prier pour notre action, d’adhérer à une association familiale au niveau local, voire d’en créer une, et de faire un don pour nous aider à continuer notre action ; même un petit montant fait une différence.

Merci d’avance pour tout votre soutien,

Antoine Renard, Président
Mara Hildingsson, Secrétaire Général

 

NLQ #Points non négociables PNN

Ces pays du Conseil de l’Europe où la charria est appliquée – Droits de l’Homme compatibles ?

La charia est-elle compatible avec les droits de l’homme ? C’est une question concrète qui se pose de plus en plus en Europe, particulièrement pour les femmes, et à laquelle l’Assemblée Parlementaire du Conseil de l’Europe (APCE) a décidé de chercher à répondre.

En effet, au sein de la grande Europe, il est des territoires où la charia (ou « loi islamique ») est appliquée. Cela pose un problème au regard des droits de l’homme dans la mesure où ces États sont parties à la Convention européenne des droits de l’homme (CEDH) et en même temps appliquent ou respectent une justice islamique contraire à la Déclaration universelle des droits de l’homme (DUDH) et la CEDH.

Trois pays au sein du Conseil de l’Europe ont ratifié à la fois la Convention européenne des droits de l’homme et la Déclaration du Caire sur les droits de l’homme en islam, qui est une déclaration des droits de l’homme compatible avec la charia. Il s’agit de l’Albanie, de l’Azerbaïdjan et de la Turquie. Il faut ajouter que la Fédération de Russie et la Bosnie-Herzégovine n’ont pas signé la Déclaration du Caire mais sont membres observateurs de l’Organisation de la Conférence Islamique et également signataires de la CEDH.

Cette Déclaration du Caire du 5 août 1990 stipule notamment que « l’islam est la religion naturelle de l’homme ». Elle ne contient pas de droit à la liberté de croyance, ne confirme pas l’égalité en droit de tous les hommes sans égard pour leur religion, et enfin l’article 25 stipule que « [l]a Loi islamique est la seule source de référence pour interpréter ou clarifier tout article de cette déclaration. »

Certains principes énoncés dans la loi islamique contreviennent aux principes ayant qualité de droits de l’homme, au premier rang desquels la liberté religieuse. Selon la charia, un musulman n’a pas le droit de quitter sa religion pour une autre ou pour l’athéisme. Il s’agit d’un acte d’apostasie qui engendre sa mort civile (ouverture de sa succession) et qui mérite la peine de mort.

La Grande Chambre de la Cour européenne des droits de l’homme a eu l’occasion de donner un élément de réponse à cette question de compatibilité en 2003 : Celle-ci « partage l’analyse effectuée par la chambre quant à l’incompatibilité de la charia avec les principes fondamentaux de la démocratie, tels qu’ils résultent de la Convention  »[1].

Saisie par plusieurs de ses membres, l’APCE établira dans les prochains mois un rapport sur ces incompatibilités, déterminera sur quels territoires de pays membres du Conseil de l’Europe la charia est appliquée et quelles conséquences il faudra en tirer.

Mme Meritxell Mateu (ALDE, Andorre) était rapporteur avant de quitter l’APCE et a rédigé une note préliminaire dans le cadre de cette procédure de rapport. Cette note définit la charia de la manière suivante :

La charia se comprend comme « la voie à suivre », c’est-à-dire la « législation » à suivre par tout Musulman. Elle classe les actions humaines en cinq catégories : ce qui est obligatoire, ce qui est recommandé, ce qui est indifférent, ce qui est blâmable, ce qui est interdit ; et se décline de deux manières : la loi (al hukum) qui vise à organiser la société et répondre aux situations courantes ; et la fatwa, norme destinée à régir une situation exceptionnelle. La charia a donc vocation par essence à être le droit positif opposable aux musulmans. Ainsi, la charia peut se définir comme « la Loi sacrée de l’Islam » c’est-à-dire « un ensemble de devoirs religieux, la totalité des commandements d’Allah qui règlent la vie de chaque musulman sous tous ses aspects »[2].

Outre les différents instruments internationaux rédigés et ratifiés par des pays musulmans, la Rapporteur a dégagé les pays membres du Conseil de l’Europe dans lesquels la charia est appliquée, plus ou moins dans la légalité : en Grèce, au Royaume-Uni, en Russie et en Turquie.

La Thrace occidentale en Grèce

En vertu du traité de Lausanne du 24 juillet 1923, l’État grec reconnaît l’existence d’une seule minorité sur le territoire grec, à savoir la minorité « musulmane » de Thrace occidentale au Nord-Est de la Grèce. Le droit grec a reconnu aux citoyens grecs musulmans résidant en Thrace occidentale la possibilité de recourir à la charia, en tant que système judiciaire parallèle en matière de droit privé. La loi attribue au mufti des compétences juridictionnelles pour statuer sur les litiges entre musulmans en matière successorale (loi n° 2345/1920). Cinq muftis cohabitent en Thrace depuis 1990 : trois officiellement nommés par l’État grec et deux élus par une minorité et non reconnus par les autorités grecques. En principe, tout citoyen grec musulman a la possibilité de choisir librement entre un mufti et le juge grec. La Cour suprême grecque a reconnu que la succession des Grecs musulmans concernant les biens exempts de dettes est strictement réglée par la « sainte loi musulmane » et jamais par le Code civil grec. Des muftis ont autorisé plusieurs mariages musulmans conclus par procuration, sans le consentement exprès des femmes, mêmes mineures. La loi 1920/1991 étend les compétences juridictionnelles des muftis aux pensions alimentaires, aux tutelles et curatelles ainsi qu’aux émancipations de mineurs.

Le Royaume-Uni

Le « Islamic Sharia Council » est un tribunal arbitral indépendant basé à Londres rendant des décisions de droit privé, notamment des divorces islamiques. Ces prononcés de divorces islamiques peuvent s’inclure dans une procédure civile depuis l’adoption d’une loi sur le divorce en 2002. Il y aurait dans le pays une trentaine de tribunaux islamiques, affiliés à différentes mosquées locales.

La Fédération de Russie

En Russie, pays observateur de l’OCI depuis 2005, il y a environ 20 millions de musulmans vivant principalement dans le Nord du Caucase, en Tchétchénie, Ingouchie, Daghestan et Tatarstan. Dans ces deux premières régions, les affaires de propriété et de famille sont généralement jugées selon la charia. Dans ce cadre il est possible que les femmes soient victimes de mariages précoces, que soient pratiqués des enlèvements de femmes et de filles aux fins de mariages forcés, des crimes d’honneur, des mutilations génitales féminines et la polygamie, ceci en dépit de la loi fédérale russe.

Au sein de la République tchétchène, l’intervention des autorités étatiques dans la vie sociale et la vie privée des citoyens perdure avec l’imposition des valeurs islamiques par voie administrative. Ainsi les leaders de la République tchétchène soutiennent l’incorporation des enseignements religieux dans les programmes scolaires, imposent aux femmes l’obligation de se vêtir suivant les règles de l’islam, et tolèrent des agressions violentes contre celles dont la tenue est jugée indécente. De telles mesures sont manifestement contraires aux droits garantis par la Constitution de la Fédération de Russie et par l’article 11 de la Constitution de la République tchétchène.

La Turquie

La laïcité, héritée d’Atatürk, est un principe constitutionnel suprême en Turquie, mais qui subit depuis quelques années beaucoup d’atteintes. Membre fondateur de l’OCI, la Turquie impose désormais les cours de religion musulmane à l’école, même aux minorités religieuses turques. La loi prohibant le port du voile dans les services publics, écoles et universités a été abrogée et son port se généralise. Le gouvernement de l’AKP développe publiquement un discours favorable à un islam conquérant, associant notamment la nationalité turque à l’appartenance à l’islam sunnite.

Au terme de cette note préliminaire, l’Albanie et l’Azerbaïdjan, qui ont signé la Déclaration du Caire ne semblent pas appliquer objectivement la charia sur tout ou partie de leurs territoires. Ce dernier pays a néanmoins adopté des lois très restrictives en matière de liberté religieuse en empêchant, par exemple, les prêtres étrangers de venir diriger des paroisses orthodoxes.

Ces cas d’ouvertures à une justice parallèle à celle de l’État posent plusieurs problèmes. Le premier est que l’acceptation de décisions de tribunaux parallèles est une acceptation du communautarisme. Cela remet en cause l’unité de la justice sur un territoire ainsi que l’égalité des hommes devant la loi, puisque selon la religion de ces derniers, le droit applicable ne serait pas le même. L’applicabilité de la CEDH dans les pays signataires est remise en cause ou à tout le moins restreinte dans certaines zones. Des zones de ‘‘droit différent’’ (parfois appelés zones de « non droit ») où l’État signataire aurait accepté plus ou moins officiellement que son droit fût dérogatoire.

Cela pose enfin la question de l’acceptabilité de certains principes ou valeurs. L’ancienne rapporteur de l’APCE expliquait dans sa note que la CEDH «  constate une incompatibilité de la charia avec la Convention, mais il ne s’agit évidemment pas d’une incompatibilité absolue entre cette dernière et l’islam. »

Cette distinction entre la charia et l’islam pour considérer la première comme incompatible avec la CEDH à l’inverse de la seconde n’a rien d’évident. Au début de sa note, elle affirme précisément que « [l]a charia se comprend comme « la voie à suivre », c’est-à-dire la « législation » à suivre par tout musulman ». Si l’islam « assigne une législation » (sourate 5, verset 48) à tout musulman et que cette « voie à suivre » (id.) est la charia, alors la charia devient quelque chose de consubstantiel à l’islam : on ne peut pas être un bon musulman si l’on n’applique pas la charia. Il y aurait donc bien une incompatibilité entre la CEDH et l’islam, ce qui n’est pas surprenant puisque le besoin de créer des droits de l’homme en islam en témoigne.

[1] CEDH, Refah Partisi (Parti de la prospérité) et autres c. Turquie, [GC], nos 41340/98, 41342/98, 41343/98 et 41344/98, 13 février 2003, § 123.

[2] Commission des questions juridiques et des droits de l’homme, Compatibilité de la charia avec la Convention européenne des droits de l’homme : des Etats parties à la Convention peuvent-ils être signataires de la « Déclaration du Caire » ? Note introductive, AS/JUR (2016) 28, 7 octobre 2016, § 6. Tous les passages suivants sont issus de cette note contenant toutes les sources, accessible ici.

 

Source ECLJ

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Vatican – Un congrès pour “relancer l’Europe”

L’Europe s’est une nouvelle fois invitée au Vatican : mardi 16 mai dans l’après-midi, les responsables de la Comece, (la Commission des Episcopats de la Communauté européenne) ont rencontré le Pape François à la résidence Sainte Marthe, où loge le Saint-Père. Une rencontre pour lui présenter un Congrès international qui sera organisé à Rome du 27 au 29 octobre prochain.

Co-organisé par la Secrétairerie d’Etat et la Comece, ce congrès verra la présence de nombreux leaders européens. Ils s’inscrit dans la dynamique des appels du Pape à Strasbourg et au Vatican, où François invitait à refonder l’Europe selon ses racines.

Une Europe où les chrétiens ont un rôle à jouer rappelle le père dominicain Olivier Poquillon, secrétaire général de la Comece dans cette interview pour Radio Vatican

 

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Gregor Puppinck explique les enjeux de l’initiative citoyenne One of us – Verdict à l’automne

Avec plus 1,7 millions de signatures, l’Initiative Citoyenne Européenne (ICE) Un de Nous a rassemblé le plus grands nombre de signatures de l’histoire de l’Europe. Mais en 2014, la Commission Européenne refuse de transmettre la proposition législative issue de l’ICE au Parlement européen. Mardi 16 mai, la Cour de Justice de l’Union Européenne (CJUE) devra déterminer, face à un collège élargi de juges, si la Commission Européenne a respecté ou non les règles qu’elle s’est données. Grégor Puppinck, docteur en droit et Directeur du Centre Européen pour le Droit et la Justice (ECLJ-Strasbourg), revient pour Gènéthique sur les enjeux de cette décision.

Gènéthique : Pourquoi avoir saisi la Cour européenne de justice ?

Grégor Puppinck : Nous estimons que la Commission européenne n’a pas répondu de façon sérieuse à la demande que 2 millions de citoyens avaient formulée de prendre des initiatives pour arrêter le financement de tout acte mettant fin à une vie humaine. Les arguments de fond de la Commission ne sont pas satisfaisants.

Ensuite, la Commission européenne aurait dû transmettre notre proposition législative au Parlement européen. Il n’appartenait pas à la Commission de se faire juge de l’opportunité politique à ce stade de la procédure, dans la mesure où l’opportunité juridique avait déjà été démontrée et dans la mesure où l’opportunité politique avait été prouvée par la récolte de 2 millions de signatures. La possibilité pour la Commission de prendre cette décision de rejet ruine l’utilité du mécanisme d’ICE conçu par le Parlement européen pour permettre aux citoyens de prendre l’initiative législative.

G : Que dénoncez-vous ?

GP : Par sa décision, la Commission a coupé les ailes de cette initiative. Nous avons passé des mois à récolter les signatures. Mais cela ne sert à rien si la Commission a la possibilité de mettre l’ICE à la poubelle. Aujourd’hui, le mécanisme d’ICE est une imposture démocratique car on donne de faux espoirs aux citoyens. Nous demandons au Tribunal de rendre ce mécanisme d’ICE effectif en reconnaissant que la Commission ne pouvait pas simplement rejeter notre initiative, et que la décision de la Commission peut être l’objet d’un contrôle juridictionnel dans l’hypothèse où elle refuserait de transmettre la proposition législative citoyenne au Parlement européen.

Nous offrons au Tribunal la possibilité de rendre l’Union Européenne plus démocratique et de rendre à ce mécanisme d’ICE son intérêt pour les citoyens. En effet depuis le rejet de ONE OF US, quasiment plus personne ne fait d’ICE.

La Commission accepte les ICE quand elles vont dans le sens de ce qu’elle a prévu de faire, mais la nôtre va dans le sens contraire de sa politique.

G : Cette audience revêt une importance particulière. Pour quelles raisons ?

GP  : D’un point de vue juridique, cette affaire One of Us e.a. / Commission est très importante car elle peut bouleverser la répartition des pouvoirs au sein de l’UE en accordant au peuple une partie de l’initiative législative.

D’un point de vue institutionnel, l’affaire donne l’occasion à la CJUE de rééquilibrer des rapports institutionnels et de démocratiser l’Union.

Si la CJUE donne raison à ONE OF US, l’affaire restera dans les annales et sera enseignée à tous les étudiants en droit.

G : La journée de demain va être consacrée aux audiences, quand pensez-vous que le jugement sera prononcé ?

GP : Le jugement ne sera pas prononcé avant cet automne car il faut le temps de la délibération, de la rédaction de la décision, de la traduction…

 

Source Genethique.org

Vous trouverez su ce fil tweeter les éléments et échanges marquants  de la journée du 16 mai

NLQ #Points non négociables PNN

One of us – Près de 2 millions de signatures pour défendre la démocratie participative

La Fédération européenne ONE OF US/UN DE NOUS annonce que la Cour de Justice de l’Union européenne (CJUE) tiendra audience mardi prochain le 16 mai 2017 à Luxembourg, face à un collège élargi de juges. Il s’agit de trancher si la Commission européenne a eu tort en mai 2014 de refuser de transmettre la proposition législative issue de l’initiative citoyenne européenne UN DE NOUS au Parlement européen pour débat.

L’Initiative Citoyenne Européenne (ICE) UN DE NOUS a été l’une des rares initiatives sorties victorieuses de la récolte de signatures depuis que le mécanisme d’ICE a été lancé en 2012. Avec plus de 1,7 million de signatures certifiées (1,9 million récoltées), UN DE NOUS a été l’ICE ayant rassemblé le plus de signatures dans l’histoire de l’Union européenne. L’ICE UN DE NOUS demandait de stopper les financements des programmes détruisant des embryons humains.

Le mécanisme d’ICE est une sorte de super pétition officielle qui permet aux citoyens européens (quand ils rassemblent au minimum 1 million de signatures) de proposer un texte législatif. Il a été introduit par le traité de Lisbonne afin de lutter contre le déficit démocratique de l’Union européenne. Cet outil de participation démocratique directe des citoyens européens aux politiques de l’Union européenne a pour objectif affiché de rapprocher les citoyens de l’Union européenne.

Le refus de la Commission européenne de transmettre au Parlement européen la proposition UN DE NOUS est d’autant plus scandaleux que la crise du processus d’intégration européenne s’aggrave depuis des années. Cette crise est due au désenchantement grandissant des citoyens qui réclament un retour aux valeurs fondatrices de l’Europe, en premier lieu le respect de la dignité humaine.

Le refus de la Commission de donner suite à l’ICE ayant connu le plus grand succès de l’histoire de l’UE a réduit à néant la légitimité du mécanisme d’ICE. Le Président du Comité Citoyen UN DE NOUS, Grégor Puppinck dénonce :

« Il s’agit de protéger le mécanisme d’ICE d’une discrimination bureaucratique qui anéantie les efforts des citoyens européens désireux de proposer un texte législatif qui compte à leurs yeux, quand bien même cette proposition législative ne plairait pas à la Commission européenne. »

Cette décision historique de la CJCE déterminera si le mécanisme d’ICE est effectivement un instrument de participation démocratique citoyenne ou bien une imposture.

 

Source

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En Europe aussi les chrétiens sont maltraités

 

Source Christanophobie Hebdo.

 

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Europe non francophone #NLQ

A Pâques, les chrétiens d’Europe invités à prier et prendre pour exemples les chrétiens perscutés

Plusieurs Églises chrétiennes d’Europe appellent à prier pour les chrétiens persécutés et à les prendre en exemple à l’occasion de la fête de Pâques. « La crucifixion est une réalité continue : la vie humaine est violée et la création est exploitée », estiment dans un message commun le Conseil des conférences épiscopales d’Europe (CCEE, qui rassemble 33 conférences épiscopales catholiques notamment) et la Conférence des Églises européennes (KEK, une communion de 144 Églises orthodoxes, protestantes, anglicanes et vieilles-catholiques notamment).

« Nous prions tout particulièrement pour les chrétiens qui sont persécutés et empêchés de célébrer la résurrection dans la liberté et la paix. Ils sont le corps souffrant du Christ », assure le message. Il pose en exemple les chrétiens « morts pour avoir professé leur foi » mais également « ceux qui continuent de témoigner et de travailler pour le respect mutuel et le dialogue dans des situations dangereuses ». Selon les Églises européennes, ces chrétiens appellent ceux d’Europe « à faire preuve de courage dans leur foi et à témoigner avec joie et conviction de l’amour infini de Dieu » et « à soutenir les personnes les plus nécessiteuses, sans égard pour la nationalité ou la religion ».

Tout en reconnaissant les divisions entre chrétiens qui « blessent le corps du Christ », le communiqué rappelle que les Églises orientales et occidentales fetent aujourd’hui « la Croix et la résurrection au même moment ». Le CCEE et la KEK renouvellent ainsi leur engagement sur le chemin de l’unité et invite les communautés chrétiennes « à être un signe de joie dans la foi, d’amour désintéressé et une présence d’espérance pour un monde appelé à se réconcilier avec lui-même et avec Dieu ».

 

Source Radio Vatican

Tribunes et entretiens

Persécution des chrétiens d’Orient – C’est une part de la civilisation européenne qui est agressée

Dans une tribune de FigaroVox, Matthieu Bock-Coté exprime rappelle que les chrétiens d’Orient sont les gardiens des racines spirituelles de l’Occident, qui ne peut continuer à se montrer indifférent à leur éradication.

Extraits

Le monde occidental s’est habitué depuis longtemps à la persécution des chrétiens d’Orient, comme si leur mauvais sort était inévitable et qu’il fallût s’y résoudre. Le christianisme serait destiné à mourir ou à n’avoir plus qu’une existence résiduelle dans ce qui fut pourtant son berceau. Alors qu’ils sont enracinés depuis deux millénaires dans la région, les chrétiens sont présentés par les islamistes comme des envahisseurs ou comme des agents de l’étranger, souillant une terre qui devrait être vouée exclusivement à l’islam. Dans nos sociétés, ceux qui se soucient de leur sort sont même soupçonnés d’accointances avec l’extrême droite (…)

C’est ainsi qu’on transforme la révolte devant un massacre à grande échelle en lubie réactionnaire.

Mais la frappe sauvage contre deux églises coptes en Égypte ce dimanche rappelle à ceux qui s’en fichent que la guerre d’éradication menée contre les chrétiens d’Orient est bien réelle et n’a rien de fantasmatique( …)

Aujourd’hui, les chrétiens d’Orient se sentent abandonnés, surtout lorsqu’ils refusent de quitter une région du monde dans laquelle ils sont enracinés.

Il faut avoir une vision complète de cette entreprise funeste. (…) Il s’agit, pour les islamistes, d’effacer les traces de ce qui est étranger à l’islam, comme si son règne ne pouvait souffrir le simple rappel que des hommes, autrefois et en ces mêmes lieux, ont vénéré d’autres dieux ou ont entretenu une autre foi. Comment ne pas voir là une forme de nihilisme effrayant, une jouissance exterminatrice, une ivresse destructrice ? L’islamisme le plus radical ne veut pas faire disparaître seulement les hommes mais jusqu’au souvenir des hommes.

La guerre contre la mémoire est l’expression décomplexée de la barbarie.

(…)

Mais dans le cas des chrétiens, il s’agit aussi de chasser un peuple, comme s’il ne suffisait plus de le soumettre. On sait qu’en moins d’un siècle les chrétiens d’Orient ont vu leur poids démographique diminuer comme jamais dans cette région. Un jour, ils n’auront plus qu’une présence résiduelle et seront condamnés à raser les murs. Malgré l’indifférence officielle des Occidentaux, le sort des chrétiens d’Orient touche les plis les plus intimes de ce qu’on pourrait appeler notre conscience de civilisation, et ceux qui, d’une manière ou d’une autre, se mobilisent pour eux rappellent les exigences éthiques les plus élevées de l’engagement civique.

 

 Les chrétiens d’Orient sont les témoins des origines d’une religion, dont ils conservent la mémoire à travers une liturgie aussi diverse que splendide. Si on veut le dire autrement, ils sont conservateurs des origines vivantes d’une religion qui a ensuite fécondé l’Europe au point de transformer son être historique. Nul besoin d’être soi-même croyant pour le reconnaître.

C’est une part d’elle-même (la civilisation européenne) qui est agressée quand on s’en prend à eux. Elle devrait se sentir une forme de proximité existentielle avec eux, en sachant qu’une part de ses origines se trouve à l’extérieur d’elle-même.

L’élan spirituel qui un jour l’a fécondée et lui a donné son génie spécifique vient d’un monde à peu près englouti dont ils sont les derniers gardiens. Cela implique toutefois que l’Europe reconnaisse enfin sa marque chrétienne ou, plus exactement, qu’elle ne cherche plus à la gommer comme s’il s’agissait d’une tache existentielle l’empêchant de se projeter pleinement dans l’universel. Cela implique que l’Europe n’imagine plus qu’elle doive se construire en se déconstruisant.

La civilisation européenne devrait savoir que dans son rapport aux chrétiens d’Orient et dans sa réaction par rapport à leur persécution, elle joue aussi son âme.

MATHIEU BOCK-CÔTÉ

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Tribune Mum Dad and Kids – Dans le dos des habitants des Etats membres, l’Union européenne promeut la mise en œuvre des concepts de l’idéologie de genre.

L’Europe cherche donc à élargir le cercle des pays qui reconnaissent le mariage de deux hommes ou de deux femmes. Elle intervient par exemple pour obtenir que les pays qui n’ont pas légalisé le mariage homosexuel reconnaissent quand même le mariage des couples de même sexe qui viennent s’installer chez eux, une manière insidieuse de faire avancer ce que l’Union européenne appelle « l’agenda LGBT ».

L’Europe intervient aussi de plus en plus fréquemment et fortement en faveur de ce qu’elle appelle « les droits reproductifs et génésiques », expression « pudique » recouvrant en particulier l’identité de genre, la PMA sans père (pour les couples de femmes et les lesbiennes) et la GPA (gestation pour autrui, ou pratique des mères porteuses).

 

 Retrouvez l’intégralité de la Tribune sur Figarovox

Et la pétition Mum Dad and Kids

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Avortement – L’Europe fait pression sur l’Irlande

Suite à sa visite irlandaise fin 2016, le Commissaire aux droits de l’Homme du Conseil de l’Europe, Nils Muižnieks, a publié un rapport le 29 mars dans lequel  il « demande instamment aux autorités irlandaises d’adopter une législation pour lever tous les obstacles à l’accès des femmes à l’avortement légal et sans risque ».

La loi irlandaise sur la « protection de la vie durant la grossesse » autorise depuis 2013 l’avortement si la vie de la mère est en danger. Dans d’autres circonstances, « l’avortement est passible d’une peine allant jusqu’à 14 ans de prison ». Le Huitième Amendement de la constitution irlandaise, inclus en 1983, « érige en principe le ‘droit à la vie de l’enfant à naître’, le plaçant ‘sur le même plan que le droit à la vie d’une femme enceinte’ ». Le Commissaire, estimant que « le droit à la vie ne s’applique pas à la vie prénatale », demande la suppression de ce Huitième Amendement, qui « joue un rôle essentiel dans le blocage de toute tentative de réforme globale du régime juridique régissant l’interruption de grossesse en Irlande ».

L’Irlande est « régulièrement sous pression internationale en raison de sa loi sur l’avortement » (cf. Des pressions sur l’Irlande pour légaliser l’avortement). La dernière prise de position émanait de l’ONU en juin 2016 (cf. Avortement : Pression de l’ONU sur l’Irlande). Actuellement, le Huitième Amendement « fait l’objet d’une discussion dans le cadre d’une Assemblée citoyenne ». Celle-ci devrait rendre ses conclusions « dans les prochaines semaines » (cf. Irlande : vers un référendum pour élargir l’accès à l’avortement fin 2017 ?).

 

 Source Généthique.org