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Le cardinal Parolin à la cérémonie du centenaire de l’armistice

Le 11 novembre 2018, on pouvait constater la présence du cardinal Parolin, Secrétaire d’État du Saint-Siège, à la cérémonie du centenaire de l’armistice. Il était parmi les chefs d’État et de gouvernement invités à cette cérémonie.

Le cardinal Parolin a ensuite participé au Forum de Paris sur la paix, comme on peut le voir sur la photo qui précède.

Deux jours avant, à la basilique Sainte-Marie-Majeure, il avait célébré une messe pour le centenaire de l’indépendance de la Pologne (voir le tweet de l’ambassadeur du Royaume-Uni auprès du Saint-Siège). Le 11 novembre 1918 est aussi une date importante dans l’histoire de la Pologne.

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Paris : installation du nouvel éparque arménien-catholique

Ce samedi 10 novembre, à Saint-Étienne-du-Mont, a eu lieu l’installation du nouvel éparque de l’eparchie de Sainte-Croix des arméniens-catholiques de Paris. Cette installation a eu lieu en présence de Mgr Michel Aupetit, archevêque de Paris. Nommé le 23 juin 2018, Mgr Élie Yéghiayan est le nouveau titulaire de cette juridiction. Les arméniens-catholiques font partie des trois communautés catholiques de rite oriental qui disposent, à Paris, avec les maronites et les ukrainiens-catholiques, de leur propre pasteur.

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Chine : un évêque arrêté

Reconnu par le Saint-Siège, mais pas pas Pékin, Mgr Pietro Shao Zhumin, évêque de Wenzhou (province du Zhejiang), a été arrêté pour être isolé dans le cadre d’une période de 10 à 15 jours de son diocèse.  Pourtant, dans le diocèse de Wenzhou, « souterrains » et « officiels » agissent main dans la main. Mais aux prêtres « officiels » interdiction est tout de même faite de se rendre sur les tombes des évêques et prêtres « souterrains ».

En outre, des mesures restrictives, comme l’interdiction faite aux jeunes de moins de 18 ans d’aller à la messe ou au cathéchisme, ont été prises par les autorités locales de cette province.

Ce n’est pas la première fois que Mgr Shao Zhumin est arrêté. Ces deux dernières années, l’évêque avait été appréhendé à cinq reprises. En mai 2017, il avait été relâché après sept mois d’internement. Mgr Shao Zhumin est âgé de 55 ans.

Cette arrestation jette le doute sur la sincérité des autorités chinoises, alors qu’un accord a été signé il y a presque deux mois entre Rome et Pékin. On peut noter que les obstacles sont le fait des responsables locaux, dont les attitudes varient selon les régions.

Source Asianews.it

 

 

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Le pape François à célébré la messe pour les cardinaux et évêques décédés

Ce vendredi 2 novembre, jour de commémoration des défunts, le pape François à célébré une messe pour les cardinaux et évêques décédés depuis un an. Cette célébration a eu lieu à la basilique Saint-Pierre de Rome à 11 h 30. Plusieurs cardinaux, comme les cardinaux Tauran ou Castrillon Hoyos sont décédés cette année. D’autres figures plus controversées, comme le cardinal Law, mis en cause dans la gestion d’affaires impliquant des prêtres pédophiles, ont également disparu. 156 évêques sont décédés depuis un an. L’Église prie pour l’âme de ses serviteurs.

Comme le rappelle le site Vatican News :

Au lendemain de la messe pour les fidèles défunts, qu’il célèbre cette année au cimetière romain du Laurentino, et de sa visite dans la crypte vaticane pour prier sur les tombes des Papes défunts, le Pape François célèbre ce samedi matin à 11h30, en la basilique Saint-Pierre, une messe pour les cardinaux et évêques défunts.

Au cours de l’année écoulée, huit cardinaux sont décédés, parmi lesquels deux Français : le cardinal Bernard Panafieu, archevêque émérite de Marseille, décédé le 12 novembre 2017 à l’âge de 86 ans, et le cardinal Jean-Louis Tauran, président du Conseil pontifical pour le Dialogue interreligieux et camerlingue de la Sainte Église romaine, décédé le 5 juillet dernier aux États-Unis, à l’âge de 75 ans. Il est à noter que le cardinal Tauran, au service de la Curie romaine depuis plus de quatre décennies, et qui était très apprécié par le Pape François, n’a toujours pas été remplacé dans les fonctions qu’il occupait.

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Pèlerinage international Summorum Pontificum à Rome

Les 26, 27 et 28 octobre 2018 se tenait à Rome la septième édition du Pèlerinage Summorum Pontificum. Il vise à rendre grâce au Motu proprio de Benoît XVI du 7 juillet 2007 qui a donné droit de cité au missel traditionnel. Le pèlerinage a notamment été marqué par la célébration de la messe traditionnelle à Saint-Pierre de Rome, devant plus de 700 fidèles. Célébrée par Mgr Czesław Kozon, évêque de Copenhague (Danemark), elle a donné lieu à une homélie du cardinal Comastri, qui a notamment parlé de l’humilité. Un message du cardinal Parolin, actuel Secrétaire d’État, à Mgr Pozzo a été lu en plusieurs langues, preuve de l’ancrage ecclésial et romain du pèlerinage. La messe avait été précédée par une procession remarquée dans les rues de Rome, allant de l’église San Lorenzo in Damaso à la basilique Saint-Pierre. Les pèlerins ont ainsi marché sur la Via del Pellegrino pour traverser le Pont Saint-Ange et arriver sur la Via della Conciliazione avant d’entrer dans la basilique Saint-Pierre de Rome.

Outre des pèlerins venant de différents pays, on pouvait constater un grand nombre de prêtres et de séminaristes. Ainsi, étaient présents des religieux issus des ordres classiques, mais aussi quelques prêtres diocésains.

Voici quelques photos :

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Le pape François relève un évêque américain de ses fonctions

Mgr Martin Holley a été relevé de ses fonctions par le pape François. Il était jusque-là évêque du diocèse de Memphis. Cette décision exceptionnelle intervient après des mesures controversées prises par l’évêque, comme la réaffectation brutale des deux tiers des prêtres actifs du diocèse. Une visite apostolique, effectuée en juin 2018, avait été ordonnée par le Saint-Siège. Ses conclusions ne sont pas connues, mais, visiblement, le pape en a tiré les conséquences. Mgr Martin Holley est donc relevé de ses charges pastorales, comme l’indique le Vatican. Il a été remplacé par un administrateur apostolique temporaire nommé ad nutum Sanctae Sedis (il est à la disposition du Saint-Siège), Mgr Joseph Kurtz, archevêque de Louisville, dans l’État du Kentucky. Mgr Kurtz a été ordonné en 1999. Il a la réputation d’être un prélat conservateur (un “conservateur souriant”, comme l’a souligné un jésuite).

Source National Catholic Register

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Troisième témoignage de Mgr Viganò : le soutien d’un évêque américain

Mis en cause par le cardinal Ouellet, Mgr Viganò a répondu aux accusations. C’est le troisième témoignage après ceux du mois d’août et du mois de septembre. On pourra lire le texte rendu public le 19 octobre 2018 sur ce lien qui donne une traduction. Mgr Viganò maintient donc ses critiques et aborde aussi certaines questions sur la crise du clergé. Il a reçu le soutien d’un évêque américain, Mgr Strickland, évêque de Tyler (Texas), qui, en août dernier, avait déjà jugé “crédibles” les allégations de Mgr Viganò. Sur son compte Twitter, l’évêque américain salue Mgr Viganò et relaye un article qui analyse ce troisième témoignage.

Pour rappel, dans ce troisième témoignage, Mgr Viganò parle également du silence qui règne sur ce qui est à l’origine de la crise du clergé : l’homosexualité. En effet, « cette crise très grave ne peut pas être abordée ni résolue de manière correcte si nous n’appelons pas les choses par leur nom. Il s’agit d’une crise due au fléau de l’homosexualité, en ses agents, en ses motifs, en sa résistance à la réforme. Il n’y a pas d’exagération à dire que l’homosexualité est devenue une plaie au sein du clergé, et il ne sera éradiqué qu’au moyen d’armes spirituelles. C’est une énorme hypocrisie que de condamner les abus, de prétendre verser des larmes sur les victimes, et de refuser cependant de dénoncer la cause qui est à la racine de tant d’abus sexuels : l’homosexualité. C’est une hypocrisie que de refuser de reconnaître que ce fléau est dû à une grave crise dans la vie spirituelle du clergé, et d’omettre de prendre les mesures nécessaires pour y remédier. »

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Messe pour les parlementaires et responsables politiques à la basilique de Sainte-Clotilde

Le mardi 16 octobre 2018, l’archevêque de Paris, Mgr Michel Aupetit, célébrait la messe des parlementaires et responsables politiques. C’est le rendez-vous ecclésial annuel des hommes politiques catholiques. Institué par le cardinal Lustiger, cet événement continue à susciter l’intérêt du monde politique.

Outre la présence de parlementaires, notamment issus des Républicains ou des rangs centristes, on pouvait constater celle d’élus locaux – notamment parisiens – ainsi que de collaborateurs politiques. La messe a été suivie par un pot au Secrétariat pastoral d’etudes politiques (SPEP).

Sept sénateurs étaient présents, parmi lesquels Jean-Marie Bockel, Christian Cambon, Bernard Fournier, Françoise Gatel, Loïc Hervé et Charles Revet, qui appartiennent à l’Union centriste ou aux Républicains.

« La liberté de penser, la liberté de conscience… vous le savez, ce sont les clés d’une veritable démocratie », a affirmé Mgr Michel Aupetit. De même, il a considéré que « la science nous rend humble. Nous savons que la vérité est toujours à rechercher. »

 

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Le pape François a accepté la démission du cardinal Wuerl

Le « feuilleton » durait depuis plusieurs mois. Consécutif aux révélations de Mgr Viganò, il avait conduit rapidement à mettre sur la sellette la fonction du cardinal Donald Wuerl à la tête du diocèse de Washington. Il a donc présenté sa démission, laquelle a été acceptée par le pape François.

Le rôle du cardinal Wuerl revenait avec insistance dans les différentes affaires. Il aurait couvert differents scandales (actes de pédophilie commis par des prêtres), d’après le rapport du grand jury de Pennsylvanie. Par ailleurs,  il était contesté en raison de sa proximité avec Mgr McCarrick, lequel avait démissionné du Sacré collège le 27 juillet 2018.

La démission du cardinal Wuerl, attendue depuis plusieurs semaines, était réclamée par certains catholiques troublés par les différentes révélations relatives aux scandales impliquant des membres du clergé.

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Le cardinal Ouellet répond à Mgr Vigano

Il avait été sollicité par Mgr Viganò  pour témoigner. Le cardinal Ouellet répond à Mgr Viganò. C’est aussi l’occasion de défendre le pape François dans les récents scandales. Mgr Viganò reprochait au pape de ne pas avoir tenu compte des sanctions qui avaient été prises à l’encontre du cardinal McCarrick. Le cardinal Ouellet estime que ces dernières étaient en fait inexistantes. Il récuse ces accusations et reproche à Mgr Viganò le fait de ne pas être en communion avec le pape.

En effet, “je te dis franchement qu’accuser le pape François d’avoir couvert en toute connaissance de cause ce présumé prédateur sexuel, et donc d’être complice de la corruption qui sévit dans l’Église au point d’être devenu indigne de poursuivre sa réforme en tant que premier pasteur de l’Église, me semble à tous les points de vue incroyable et invraisemblable.” Le cardinal Ouellet relativise aussi le rôle de Mgr McCarrick dans les actions et les nominations du pape François. Cette lettre, déjà critiquée et contestée, fera débat sans forcément convaincre. Une réaction officieuse du pape face aux allégations ? Tous les cardinaux ne sont cependant pas sur une ligne “critique”. Ainsi, le cardinal Müller a invité le pape à se réconcilier avec Mgr Viganò.

La lettre ouverte du cardinal Ouellet à Mgr Viganò :

LETTRE OUVERTE DU PRÉFET DE LA CONGRÉGATION POUR LES ÉVÊQUES, CARDINAL MARC OUELLET, AU SUJET DES RÉCENTES ACCUSATIONS CONTRE LE SAINT SIÈGE
Cher confrère Carlo Maria Vigano,

Dans ton dernier message aux Media pour dénoncer le Pape François et la Curie romaine, tu m’exhortes à dire la vérité sur des faits que tu interprètes comme une corruption endémique qui a envahi la hiérarchie de l’Église jusqu’à son plus haut niveau. Avec la permission pontificale requise, j’offre ici mon témoignage personnel comme préfet de la Congrégation pour les Évêques, sur les faits concernant l’Archevêque émérite de Washington Theodore McCarrick et sur ses liens présumés avec le Pape François, qui font l’objet de ta dénonciation publique retentissante, ainsi que de ton exigence de démission à l’égard du Saint Père. Mon témoignage s’appuie sur mes contacts personnels et sur les documents d’archive de la Congrégation qui font actuellement l’objet d’une étude pour éclairer ce triste cas.

Permets-moi toutefois de te dire d’abord en toute sincérité, à cause de la bonne collaboration qui a existé entre nous quand tu étais nonce à Washington, que ta position actuelle m’apparaît incompréhensible et extrêmement regrettable, non seulement à cause de la confusion qu’elle sème dans le peuple de Dieu, mais à cause des accusations publiques qui lèsent gravement la réputation des évêques, successeurs des Apôtres. Je me souviens d’avoir joui un certain temps de ton estime et de ta confiance, et je constate que j’aurais maintenant perdu à tes yeux la dignité qui m’était reconnue, pour la seule raison que je suis resté fidèle aux orientations du Saint Père dans le service qu’il me confie dans l’Église. La communion avec le Successeur de Pierre n’est-elle pas l’expression de notre obéissance au Christ qui l’a choisi et qui le soutient de sa grâce ? Mon interprétation d’Amoris Laetitia que tu dénonces, s’inscrit dans cette fidélité à la tradition vivante dont François nous a donné un autre exemple en modifiant récemment le Catéchisme de l’Église Catholique sur la question de la peine de mort.

Venons-en aux faits. Tu dis avoir informé le Pape François le 23 juin 2013 sur le cas McCarrick lors de l’audience qu’il t’a concédée, de même qu’à tant d’autres représentants pontificaux qu’il a rencontrés alors pour la première fois. J’imagine la quantité énorme d’informations verbales ou écrites qu’il a dû alors recueillir sur beaucoup de personnes et de situations. Je doute fort que McCarrick l’intéressait au point où tu voudrais le faire croire, puisqu’il était un Archevêque émérite de 82 ans et sans office depuis sept ans. C’est pourquoi les instructions écrites de la Congrégation qui t’ont été données au début de ta mission à Washington en novembre 2011, ne disaient rien de McCarrick, si ce n’est que, oralement, je t’ai informé de sa situation comme évêque émérite devant obéir à certaines conditions et restrictions à cause des rumeurs sur son comportement dans le passé.

Depuis le 30 juin 2010 que je suis préfet de cette Congrégation, je n’ai jamais porté en audience auprès du pape Benoit XVI ou du pape François le cas McCarrick, sauf ces jours derniers après sa déchéance du Collège des Cardinaux. L’ex-cardinal, retraité en mai 2006, était exhorté à ne pas voyager et à ne pas faire d’apparitions publiques afin de ne pas provoquer d’autres rumeurs qui circulaient à son sujet. Il est faux de présenter les mesures prises à son égard comme des « sanctions » décrétées par le Pape Benoît XVI et annulées par le Pape François.

Après révision des archives, je constate qu’il n’y a pas de documents à ce sujet signés par l’un ou l’autre pape, ni de note d’audience de mon prédécesseur le Cardinal Jean-Baptiste Re, qui donnerait le mandat d’obliger l’Archevêque émérite McCarrick au silence et à la vie privée avec la rigueur de peines canoniques. La raison en est qu’on ne disposait pas alors, à la différence d’aujourd’hui, de preuves suffisantes de sa culpabilité présumée. D’où la position de la Congrégation, inspirée à la prudence, et les lettres de mon prédécesseur et de moi-même l’exhortant, par l’intermédiaire des Nonces Apostoliques Pietro Sambi et toi-même, à un style de vie discret de prière et pénitence pour son propre bien et celui de l’Église. Son cas aurait fait l’objet de nouvelles mesures disciplinaires si la Nonciature à Washington ou une quelconque autre source nous avait fourni des informations récentes et décisives sur son comportement. Je suis d’avis que, par respect des victimes et exigence de justice, la recherche en cours aux États-Unis et à la Curie romaine fournisse une analyse critique complète des procédures et des circonstances de ce cas douloureux afin d’éviter que cela se reproduise dans l’avenir.

Comment se fait-il que cet homme d’Église dont on connaît aujourd’hui l’incohérence, ait été promu à plusieurs reprises jusqu’à occuper les très hautes fonctions d’Archevêque de Washington et de Cardinal ? J’en suis moi-même fort étonné, et je reconnais des failles dans le processus de sélection qui a été mené dans son cas. Mais sans fournir ici de détails, on doit comprendre que les décisions qui sont prises par le Souverain Pontife reposent sur les informations dont on dispose au moment précis, et qui font l’objet d’un jugement prudentiel qui n’est pas infaillible. Il me semble injuste de conclure à la corruption des personnes en charge du discernement préalable même si, dans le cas concret, certains indices fournis par des témoignages auraient dû être davantage examinés. Le prélat en cause a su se défendre très habilement des doutes soulevés à son endroit. Par ailleurs, qu’il puisse y avoir au Vatican des personnes qui pratiquent et soutiennent des comportements contraires aux valeurs de l’Évangile en matière de sexualité, ne nous autorise pas à généraliser et à déclarer indignes et complices un tel et un tel, et même le Saint Père lui-même. Ne faut-il pas que les ministres de la vérité se gardent avant tout de la calomnie et de la diffamation ?

Cher représentant pontifical émérite, je te dis franchement qu’accuser le pape François d’avoir couvert en toute connaissance de cause ce présumé prédateur sexuel, et donc d’être complice de la corruption qui sévit dans l’Église au point d’être devenu indigne de poursuivre sa réforme en tant que premier pasteur de l’Église, me semble à tous les points de vue incroyable et invraisemblable. Je n’arrive pas à comprendre comment tu as pu te laisser convaincre de cette monstrueuse accusation qui ne tient pas la route. François n’a eu rien à voir avec les promotions de McCarrick à New York, Metuchen, Newark et Washington. Il l’a destitué de sa dignité de cardinal dès qu’est apparue une accusation crédible d’abus de mineur. Je ne l’ai jamais entendu faire allusion à ce soi-disant grand conseiller de son pontificat pour les nominations en Amérique, alors que le Pape ne cache pas la confiance qu’il accorde à certains prélats. Je devine que ceux-ci ne sont pas de ta préférence ni de celle des amis qui soutiennent ton interprétation des faits. Mais je trouve aberrant que tu profites du scandale retentissant des abus sexuels aux États-Unis pour infliger à l’autorité morale de ton supérieur, le Souverain Pontife, un coup inouï et immérité !

J’ai le privilège de rencontrer longuement le pape François chaque semaine pour traiter les nominations d’évêques et les problèmes qui affectent leur gouvernement. Je sais très bien comment il traite les personnes et les problèmes, avec beaucoup de charité, de miséricorde, d’attention et de sérieux, comme tu en as fait toi-même l’expérience. De lire comment tu termines ton dernier message apparemment très spirituel en te moquant et en jetant un doute sur sa foi m’a semblé vraiment trop sarcastique, voire blasphématoire. Cela ne peut pas venir de l’Esprit de Dieu.

Cher confrère, je voudrais bien t’aider à retrouver la communion avec celui qui est le garant visible de la communion de l’Église catholique ; je comprends que des peines et des déceptions aient jalonné ta route au service du Saint Siège, mais tu ne peux pas terminer ainsi ta vie sacerdotale dans une rébellion ouverte et scandaleuse qui inflige une blessure très douloureuse à l’Épouse du Christ, que tu prétends mieux servir, en aggravant la division et le désarroi dans le peuple de Dieu. Que puis-je répondre à ton appel sinon te dire : sors de ta clandestinité, repens-toi de ta révolte et reviens à de meilleurs sentiments à l’égard du Saint Père au lieu de fomenter l’hostilité contre lui. Comment peux-tu célébrer l’Eucharistie et prononcer son nom au canon de la messe ? Comment peux-tu prier le saint Rosaire, Saint Michel Archange et la Mère de Dieu en condamnant celui qu’elle protège et accompagne tous les jours dans son lourd et courageux ministère ?

Si le Pape n’était pas un homme de prière, s’il était attaché à l’argent, s’il favorisait les riches aux dépens des pauvres, s’il ne démontrait pas une énergie infatigable pour accueillir toutes les misères et donner le généreux réconfort de sa parole et de ses gestes, s’il ne multipliait pas tous les moyens possibles d’annoncer et de communiquer la joie de l’évangile à tous et à toutes, dans l’Église et au-delà de ses frontières visibles, s’il ne tendait pas la main aux familles, aux vieillards abandonnés, aux malades de l’âme et du corps, et surtout aux jeunes en recherche de bonheur, on pourrait peut-être lui préférer, selon toi, quelqu’un qui adopte d’autres attitudes diplomatiques et politiques, mais je ne peux pas mettre en cause son intégrité personnelle, sa consécration à la mission et surtout le charisme et la paix qui l’habitent, par la grâce de Dieu et la puissance du Ressuscité.

En réponse à ton attaque injuste et injustifiée dans les faits, cher Vigano, je conclus donc que l’accusation est un montage politique privé de fondement réel incriminant le pape, et qu’elle blesse profondément la communion de l’Église. Plût à Dieu que cette injustice flagrante soit rapidement réparée et que le Pape François continue à être reconnu pour ce qu’il est : un pasteur insigne, un père compatissant et ferme, une grâce prophétique pour l’Église et pour le monde. Qu’il poursuive joyeusement et en toute confiance la réforme missionnaire qu’il a entreprise, en sachant qu’il peut compter encore davantage sur la prière du peuple de Dieu et la solidarité renouvelée de toute l’Église unie à Très Sainte Vierge Marie, Reine du Saint Rosaire !

Marc Cardinal Ouellet Préfet de la Congrégation pour les Évêques,
En la Fête de Notre-Dame du Rosaire, 7 octobre 2018.

Source Vatican News