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La Conférence des évêques de France se réjouit du décret permettant la reprise des cultes

La Conférence des évêques de France (CEF) s’est prononcée sur le décret qui vient d’être publié aujourd’hui. Voici son communiqué :

La Conférence des évêques de France (CEF) se réjouit que le décret publié ce matin, samedi 23 mai 2020, par le Gouvernement, conformément à la sentence rendue par le Conseil d’État lundi dernier, 18 mai, redonne sa juste place à la liberté d’exercice des cultes ; les restrictions qui y sont apportées, comme à toute liberté fondamentale, devant être justifiées et proportionnées.

 

Ce décret est accompagné de lignes directrices (jointes au présent communiqué) qui confirment les dispositions qui avaient été proposées par la CEF dans le plan de déconfinement soumis aux pouvoirs publics.

 

La CEF note :

– que la liberté est laissée à chaque responsable (évêques et prêtres) de déterminer la date de la reprise des messes avec assemblée et que cette liberté entraîne leur responsabilité. La CEF note que recommandation du Gouvernement reste de ne commencer les assemblées liturgiques qu’à partir du 2 juin. Ce n’est que la semaine prochaine, en effet, que les éventuels premiers effets du déconfinement en terme de contagion pourront être constatés ;

 

– que le port du masque est obligatoire en plus des 4 mètres carrés ainsi que le lavage des mains à l’entrée et à la sortie des églises et autres « établissements de culte » ;

 

Dans la perspective de la reprise des célébrations communautaires dès la semaine prochaine et notamment pour la Pentecôte, la CEF fait connaître aux prêtres et aux équipes d’animation pastorale les règles sanitaires ainsi fixées. Il s’agira pour eux de sélectionner avec soin les églises qui pourront accueillir des assemblées dans les semaines qui viennent, de déterminer le nombre de personnes qui pourront y être accueillies, de soigner la communication vers les fidèles notamment, et de s’assurer de disposer des équipes et des matériels nécessaires.

Source : Église catholique en France

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États-Unis : les évêques du Minnesota autorisent la reprise de la célébration des messes publiques

Dans l’État américain du Minnesota, les évêques catholiques ont décidé d’autoriser la célébration des messes publiques, sans se conformer aux interdictions qui limitent le nombre de participants aux offices religieux. Les évêques ont ainsi permis aux paroisses de leurs diocèses de reprendre les célébrations de messe sans tenir compte de la décision du gouverneur qui interdit les rassemblements religieux qui dépasseraient 10 personnes. Les évêques mettent les pieds dans le plat. Dans un communiqué publié le 20 mai 2020, ils estiment qu’“un décret qui s’étend si largement qu’il prohibe, par exemple, un rassemblement de onze personnes dans une cathédrale avec une capacités en place de plusieurs centaines de personnes défie la raison”.  “En conséquence, nous avons choisi d’aller en avant, en l’absence de tout calendrier spécifique édicté par le gouverneur Walz et son administration. Nous ne pouvons permettre une suspension indéfinie de célébration publique de la masse“, ont-ils également ajouté. “La vie de la foi est essentielle”, affirment-ils aussi pour défendre la reprise des célébrations eucharistiques publiques. Les évêques affirment avoir vainement tenté un dialogue avec le gouverneur sans avoir pu obtenir de réponse sous la forme d’un calendrier concret et d’une feuille de route. Aucune proposition pour la reprise du culte ne leur a donc été transmise. Un franc-parler qui peut rompre avec certaines pudeurs vues et entendues de l’autre côté de l’Atlantique, en Europe.

Source : Catholic News Agency/ site de l’archidiocèse de Saint-Paul et Minneapolis

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Ukraine : les évêques demandent l’interdiction de la GPA

Alors que la gestation pour autrui (GPA) est admise en Ukraine, les épiscopats de rit grec et latin demandent aux autorités publiques de « condamner et interdire » une pratique qui, selon leurs termes, « foule aux pieds la dignité humaine ». C’est en effet ce qu’ils ont exigé dans une déclaration commune signée par Sa Béatitude Sviatoslav Shevchuk, archevêque de Kyiv-Halyč et archevêque majeur de l’Église gréco-catholique ukrainienne, et par Mgr Mieczysław Mokshytskyi, métropolite latin de Lviv et président par intérim de la Conférence des évêques de l’Église catholique romaine du pays.

Les évêques catholique d’Ukraine ont en effet réagi à une vidéo polémique où des bébés avaient été laissés dans une chambre parce que les commanditaires des pratiques de GPA n’avaient pu les chercher en raison des restrictions aux circulations pour cause de Covid-19. «  Une telle démonstration de mépris pour la personne humaine et sa dignité, rendue possible par la légalisation de la maternité de substitution, est inacceptable », estiment les évêques ukrainiens. Pour ces derniers, la GPA constitue  bien « un mal moral qui cause d’innombrables souffrances et désagréments » parce qu’elle se fonde notamment sur un principe d’« achat et de vente des fonctions du corps humain ».

Pour les évêques des deux rit, « aucune circonstance ne peut justifier cette pratique ». En effet, « tout enfant est un don de Dieu qui doit être accepté avec reconnaissance dans le cadre du mariage entre un homme et une femme ; tout enfant a le droit d’être conçu naturellement, et tout enfant a le droit de naître dans une famille et d’être élevé dans une atmosphère d’amour par son père et sa mère ».

« Nous demandons l’interdiction de la maternité de substitution sous quelque forme que ce soit et la garantie d’une garde et d’une adoption adéquates des nouveau-nés », affirment aussi les évêques ukrainiens. Les évêques appuient également les initiatives politique et internationales qui visent à l’interdiction de la GPA.

Source : Vatican News

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Décision du Conseil d’État sur l’interdiction du culte : la réaction des évêques de France

Les évêques de France ont réagi à la décision du Conseil d’État qui demande au Premier ministre de mettre fin aux mesures contraignantes. En effet, ils ont rendu un communiqué le 18 mai 2020 dans lequel ils déclarent :

La Conférence des évêques de France prend acte de l’ordonnance rendue par le juge des référés du Conseil d’État qui ordonne au Gouvernement de lever l’interdiction générale et absolue de réunion dans les lieux de culte et d’édicter à sa place des mesures strictement proportionnées aux risques sanitaires et appropriées en ce début de « déconfinement ».

 

Cette ordonnance va dans le sens de la lettre écrite par le Président de la Conférence des évêques de France, Mgr Eric de Moulins-Beaufort, au Premier Ministre vendredi 15 mai. La Conférence des évêques de France attend donc maintenant la révision du décret du 11 mai que le Premier Ministre a huit jours pour opérer.

 

A partir de la révision de ce décret des célébrations seront possibles, respectant les règles sanitaires communiquées en réponse aux propositions faites par la Conférence des évêques de France.

Source : site internet de la CEF

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Châlons-en-Champagne : première messe célébrée en “drive in”

Pour la première fois, une messe a été célébrée dans le cadre d’un “drive in”. Cinq cent fidèles étaient présents dans les deux cent voitures garées dans le parking du hall des expositions. Le nombre de fidèles était limité, et les consignes particulièrement strictes. C’est l’évêque de Châlons-en-Champagne, Mgr François Touvet, qui célébrait ainsi cette messe au format exceptionnel. La messe était retransmise sur la radio diocésaine RCF Coeur de Champagne afin que les fidèles restent dans leur voiture. Ces derniers ont pu communier – dans la main -, mais à la condition d’avoir pris du gel antibactérien. Un expérience appelée à être reconduite ?

Concernant cette messe et le cadre dans lequel elle a été célébrée et accueillie, on peut voir la vidéo suivante :

Source : Le Figaro

 

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Journée des chrétiens d’Orient : message de Mgr Aupetit

Organisée sous l’égide de l’Œuvre d’Orient, la journée des Chrétiens d’Orient a eu lieu dans des conditions spéciales. Plusieurs messages ont pu été être entendus, dont celui de l’archevêque de Paris, Mgr Michel Aupetit :

Un autre évêque, Mgr Stepan Sus, évêque auxiliaire de l’archiéparchie majeure gréco-catholique de Kiev-Halyč, a également donné un message de soutien :

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Royaume-Uni : les évêques mécontents de la réouverture des églises le 4 juillet prochain

D’autres pays que la France sont confrontés à l’interdiction publique des cultes pour des raisons sanitaires. Au Royaume-Uni, le gouvernement a publié  un plan qui prévoit que les lieux de culte ne pourront pas ouvrir jusqu’au 4 juillet prochain, y compris pour des prières privées. Les églises sont en effet assimilées à des lieux à “haut risque”, et ce au même titre que les pubs, les cinémas, les coiffeurs ou les salons de beauté. Le gouvernement estime que la distanciation sociale est difficile  pratiquer dans un contexte où le risque d’infection reste élevé. “Le calendrier et le déroulement pour l’ouverture des églises affecte les sensibilités profondes et les besoins spirituels”, ont ainsi déclaré les évêques d’Angleterre et du Pays de Galles. “Le document du gouvernement et les déclarations n’ont pas été en mesure de reconnaître cela”, ont-ils ainsi estimé. L’Église catholique indique avoir proposé un plan précis, respectant pleinement les consignes sanitaires publiques, afin que les églises puissent être ouvertes pour les prières privées.

Outre-Manche, les mesures prises par les pouvoirs publics suscitent les mêmes amertumes. Confronté à un nombre plus important de victime, le gouvernement de Sa Majesté a adopté de mesures encore plus sévères qu’en France. Comme en France, le gouvernement a autorisé certaines activités à reprendre cette semaine tout en excluant les cultes.

Source : CatholicPhilly.com/Catholic News Service (CNS)/cbcew.org.uk

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Démission du Père Thierry Magnin comme porte-parole des évêques de France

Dans une lettre datée du 11 mai 2020, le Père Thierry Magnin a annoncé sa démission des fonctions de Secrétaire général et de porte-parole de la Conférence des évêques de France (CEF) qu’il exerçait depuis un an. Il cessera donc ses fonctions à la fin de cet été. S’il se déclare heureux pour l’exercice de ses missions, le père Magnin souligne ce « tourbillon qui ne finit jamais » et reconnaît qu’à l’âge de 67 ans, « on peut souhaiter vivre plus sereinement ses engagements ». La fonction de Secrétaire général de la CEF est un poste particulièrement important dans le travail de cette assemblée qui représente l’épiscopat français.

Né en 1953, le père Thierry Magnin a également un parcours de scientifique. Il avait été vicaire général du diocèse de Saint-Étienne de 2002 à 2010. Il avait également été recteur de l’Université catholique de Lyon peu avant sa nomination à la CEF (il exerçait cette fonction depuis 2011).

On pourra lire le communiqué publié aujourd’hui concernant le départ du Père Thierry Magnin.

Source : eglise.catholique.fr

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États-Unis : la communion sur la langue reste légitime

Malgré le confinement et certaines mesures restrictives, il reste possible de communier sur la langue. Dans un mémorandum daté du 28 avril 2020, la conférence des évêques des États-Unis a rappelé que la communion peut être administrée sur la langue “sans risque déraisonnable”. Le texte de cette assemblée épiscopale estime que cet usage ne compromet pas la santé des gens.

Pour admettre la légitimité de la communion sur la langue, le texte s’appuie également sur l’instruction Redemptionis Sacramentum publiée par la Congrégation pour le Culte divin et la Discipline des sacrements le 25 mars 2004.  La communion sur la langue reste bel et bien un droit des fidèles, lesquels ne sauraient en être privés pour des raisons d’ordre sanitaire.

Nonobstant certaines polémiques, la communion sur la langue est toujours envisageable. On saura gré aux évêques d’Outre-Atlantique de le rappeler. Le texte américain gagnerait à être connu et lu.

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Canada : fusion de l’archidiocèse d’Ottawa et du diocèse d’Alexandria-Cornwall

La carte ecclésiastique du Canada a subi un remaniement ce 6 mai 2020. Le diocèse d’Alexandria-Cornwall a été rattaché à l’archidiocèse d’Ottawa. Mgr Terrence Prendergast est ainsi devenu l’archevêque d’Ottawa-Cornwall. Il était jusqu’à cette décision romaine archevêque d’Ottawa et évêque d’Alexandria-Cornwall. Autrement, dit, il avait juridiction sur deux diocèses. En effet, dans une décision du 27 avril 2018,  le pape François avait décidé d’unir le diocèse d’Alexandria-Cornwall à l’archidiocèse d’Ottawa in persona episcopi. Désormais, l’évêque de ces deux diocèses est à la tête d’un seul et même diocèse.

Mgr Marcel Damphousse, qui était l’évêque de Sault Sainte-Marie, devient l’évêque coadjuteur d’Ottawa-Cornwall. Il succédera ainsi à Mgr Prendergast quand le pape acceptera la démission de ce dernier.

Le communiqué de l’archidiocèse d’Ottawa-Cornwall donne un bref aperçu du diocèse d’Alexandria-Cornwall :

Le diocèse d’Alexandria, fondé en 1890, fut renommé Alexandria-Cornwall en 1976. Le diocèse compta 27 paroisses et missions, avec une population de 60 000 catholiques desservies par 34 prêtres diocésains, deux prêtres qui sont membres d’instituts de vie consacrée, 4 séminaristes, 16 diacres permanents et 18 religieuses qui sont membres d’instituts religieux. Le diocèse a couvert une superficie de 1 290 km2 (498 miles carrés).

On peut aussi lire l’histoire de ce diocèse rattaché sur cette page Wikipédia.