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Conférence : « Transhumanisme : Qu’est ce qui nous attend ? Faut-il avoir peur ? » le 15 mars 2019 à Avignon (84)

«  Face à ces grands défis, il ne s’agit pas tant de condamner le transhumanisme, que de ne pas être naïf sur ce qui est en jeu. Pour dire les choses un peu vite, l’homme augmenté qu’il propose est un robot très sophistiqué, c’est-à-dire à un esclave (c’est le sens du mot robot en tchèque)… Mais un robot sophistiqué c’est toujours moins que le plus petit des enfants des hommes, y compris lorsqu’il porte les plus lourds handicaps. Car l’homme passe l’homme, pour parler à la manière de Pascal. Mais il faut prendre le temps de le comprendre. Aussi le temps est-il venu de redécouvrir le sens profond de l’homme  » (Emmanuel Brochier, Revue Génétique)

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Emmanuel Brochier est docteur en philosophie. Maître de conférences (IPC, Paris). Coordinateur des études et spécialiste de Philosophie de la Nature. Il fait partie du conseil scientifique de la Revue thomiste et collabore dans des nombreuses publications, consacrées à la recherche sur la philosophie de la personne. Il est professeur notamment à l’Institut Catholique de Toulouse, à l’Institut Catholique de Paris et au Collège des Bernardins.

Direction Diocésaine de l’Enseignement Catholique
18 avenue Fontcouverte
84000 Avignon

tel. : 04.90.13.20.40
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Articles #NLQ #Tribunes et entretiens

Deux minutes pour vous #37 – Père Michel-Marie Zanotti-Sorkine – “L’Église est-elle guidée par l’Esprit-Saint ?”

Nous vous avions annoncé le lancement d’une série de vidéos régulières où le père Michel-Marie Zanotti-Sorkine répond à vos questions sous un format très court :

L’Église est-elle guidée par l’Esprit-Saint ?

Version Audio seule

C’est avec beaucoup de bonheur que le Père Michel-Marie répond désormais à vos questions les plus concrètes. C’est toujours une vraie joie de l’entendre traiter, à sa façon et dans sa lumière, les sujets les plus divers. Bonne écoute ! N’oubliez pas de faire suivre à tous vos amis ces petites vidéos qui peuvent faire tant de bien… et de prier pour le Père Michel-Marie dont le ministère est très prenant.

 

A noter : le Père Michel-Marie sera en concert à Paris le 19 janvier 2019.

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24 novembre 2018 : Table ronde « L’agriculture et nous, (néo)-ruraux : quel dialogue ? » à Vallet (44)

Comme son agriculture, le monde rural connaît une mutation profonde. Une mutation qui s’est accélérée ces 30 dernières années dans le vignoble nantais, comme ailleurs. On n’y parle plus beaucoup « de fermes », mais « d’exploitations » ou « d’entreprises agricoles ». Une évolution terminologique qui traduit à la fois leur modernisation, leur spécialisation et leur intégration dans une ère agro-industrielle, aujourd’hui remise en cause.

Dans ce contexte, où en est le dialogue entre les agriculteurs, leurs voisins, leurs clients, les consommateurs dans le Vignoble nantais ? Est-il à la hauteur des enjeux ? S’inscrit-il dans une recherche de compréhension mutuelle ? Participe-t-il à l’amélioration environnementale et sociale des pratiques (production et de consommation) ?

C’est l’objet de la table-ronde qu’ont choisi d’organiser les Pôles Solidarité des 4 paroisses de la zone pastorale du Vignoble (Aigrefeuille-sur-Maine, Clisson, Le Loroux-Bottereau et Vallet) le samedi 24 novembre 2018 au cinéma Le Cep à Vallet à 14h30

Cette table-ronde réunira plusieurs témoins, tous producteurs locaux, une sociologue, un responsable syndical et un représentant du groupe « Parole de chrétiens ».

Contact :
Jean-Pierre Biraud
Pôle Solidarité du Vignoble
biraud.jeanpierre@free.fr

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Brèves

L’abbé Lemaître, père du “Big Bang” mis à l’honneur par Google

Prêtre et cosmologiste, père de la théorie du Big Bang et ami d’Albert Einstein, l’abbé Georges Lemaître aurait eu 124 ans ce mardi 17 juillet. Celui qui a révolutionné la cosmologie avec sa théorie sur les origines de l’univers est donc mis à l’honneur par un Google Doodle.

Né en 1894 à Charleroi, Georges Lemaître participera à la Première Guerre mondiale en tant qu’officier d’artillerie dans l’armée belge. En 1923, il est ordonné prêtre. Mais l’homme n’était pas tourné vers le ciel que pour de raisons religieuses.

Après avoir étudié l’astronomie au séminaire, il poursuivra dès l’année de son ordination ses études auprès des meilleurs chercheurs, passant par la prestigieuse université de Cambrdige au Royaume-Uni, puis par le fameux MIT de Boston aux Etats-Unis. Il s’intéressera notamment aux travaux de son ami Albert Einstein sur lesquels il se basera pour élaborer sa théorie et révolutionner l’appréhension de l’univers.

Il écrira ainsi sur la vitesse de déplacement des galaxies et certains jugent encore que c’est d’abord à lui que l’ont doit la “loi de Hubble”, nommée d’après le physicien américain qui la théorisera. De cette idée, Georges Lemaître arrivera en 1931 à “l’hypothèse de l’atome primitif”, qui décrit un univers commençant par une singularité initiale.

Une idée qui provoquera un vent de contestation de la part d’une partie de la communauté scientifique attachée à un univers sans début ni fin. C’est d’ailleurs par moquerie que le terme “Big Bang” sera d’abord employé par un des opposants au prêtre-astronome belge.

Car s’il peut apparaître aujourd’hui étonnant qu’un homme d’Eglise ait théorisé l’origine de l’univers de manière scientifique, certains astronomes y ont vu la volonté de démontrer l’existence d’un instant de la création, plus compatible avec la bible.

De cette étrange double casquette, Georges Lemaître disait suivre “deux voies vers la vérité”. Il mourut en 1966 d’une leucémie, quelques mois après que la découverte dite “du fond diffus cosmologique” par Wilson et Penzias soit venue largement appuyer la théorie du Big Bang.

Retrouvez une conférence de M. Lambert prononcée au collège de France, il est professeur à l’Université de Namur en Belgique : “Entre création et commencement : Georges Lemaître et les débats philosophico-théologiques autour du Big Bang”

Source : France Soir

Asie #NLQ

Indonésie – Après les élections à Djakarta, un Jésuite explique l’évolution sociale et politique du pays

« En Indonésie, le moment de considérer un chrétien comme responsable politique de niveau national, à savoir Président, Vice-président ou gouverneur de Djakarta, n’est pas encore venu. Il faut avoir de la patience et contempler l’histoire ». C’est ce qu’expliqe le père Franz Magnis-Suseno, s.i, enseignant universitaire et analyste de la société et de la politique indonésiennes, en commentant la non élection du chrétien Basuki Tjahaja Purnama (dit Ahok) au poste de gouverneur de Djakarta au profit du musulman Anies Baswedan. La campagne électorale a été caractérisée par l’émergence de mouvements musulmans radicaux ayant rejeté l’éventualité de l’élection d’un gouverneur chrétien, manipulant la religion à des fins politiques.
« Les Etats-Unis ont mis 160 ans avant qu’un catholique ne puisse devenir Président – en la personne de John F. Kennedy en 1961 – et à ce moment-là, eurent lieu des réactions non positives de la part de certains partis protestants. Et nous sommes en Amérique ! Nous voulons oublier peut-être les réactions relative au premier président de couleur, B. Obama ? Ou encore les vives protestations de nombreux allemands lorsque le Président Horst Koehler, osa parler, voici dix ans en arrière, d’islam allemand ? » remarque le jésuite allemand, établi en Indonésie depuis 1961 et devenu citoyen indonésien en 1977.
Notant la déception des chrétiens de Djakarta, le religieux continue : « Pourquoi faudrait-il demander à un pays comptant 88 % de musulmans de préférer un gouverneur chrétien à Djakarta ? ».
« Il s’agit d’un facteur psychologique – affirme le Père Magnis-Suseno, responsable de l’Institut de Philosophie Driyarkara de Djakarta – qu’il n’est pas possible de demander à la population de surmonter aisément. Il serait préférable ne pas insister sur ce point, pour éviter que ne ressurgissent des conflits sectaires, sur l’onde de l’émotion religieuse. Ce dont Djakarta a besoin est d’un responsable musulman pluraliste et partisan du Pancasila, qui œuvre pour le bien de la République d’Indonésie. Un responsable chrétien pourrait devenir son assistant mais en évitant des positions de premier plan ».
Le père Magnis-Suseno admet que le gouverneur sortant, « Basuki Tjahaja Purnama, est très capable mais présente quelques faiblesses qui le rendent inadéquat à devenir un homme politique de premier rang : il ne sait pas maîtriser son langage » indique le prêtre, rappelant qu’il a utilisé des paroles dures envers ses détracteurs. En premier lieu, « Basuki Tjahaja Purnama devrait savoir qu’un chrétien chinois ne devrait pas parler du coran. S’il n’avait pas cité la sourate Al-Maidah, il est probable qu’il aurait même été réélu ».
« En outre, il s’agit d’un personnage plutôt arrogant et d’un point de vue chrétien, il s’est comporté de manière brutale envers les pauvres. La moitié de ceux qu’il a expulsés ont été purement et simplement mis à la rue sans qu’une alternative ait été trouvée. Moi-même je l’ai critiqué à deux reprises, mais pas au cours de cette dernière année, pour éviter que mes paroles ne soient instrumentalisées durant la campagne électorale. Basuki Tjahaja Purnama ne bénéficie pas du soutien de nombreux activistes sociaux » relève le Père Magnis-Suseno.
Selon le jésuite, « Basuki Tjahaja Purnama n’est pas parvenu à élargir sa base électorale. Voici un an, avant la controverse sur le blasphème, environ 75 % des citoyens le considéraient comme un bon homme politique mais moins de 50 % en ont ensuite approuvé l’action comme gouverneur et seuls 42 % ont voté pour lui au premier et au second tour des élections de Djakarta ».
En Indonésie, en cas de choix entre un candidat musulman et un candidat chrétien, conclut le Père Magnis-Suseno, « les citoyens musulmans ordinaires voteront dans tous les cas pour un musulman, à moins qu’il ne s’agisse véritablement d’un personnage imprésentable » et ce même en l’absence de pressions de la part de l’Islamic Defenders Front.

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