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Fratello : 4 jours à Lourdes (65) avec du 14 au 17 novembre 2019 avec des personnes en situation de précarité ou d’exclusion

Du 14 au 17 novembre, venez passer 4 jours à Lourdes avec des personnes en situation de précarité ou d’exclusion.

Le festival européen de la joie et de la Miséricorde : Fratello rassemblera près de 6000 participants, dont 4000 personnes de la rue, venus de toute l’Europe le temps d’un week-end…

“Au terme du Jubilé de la Miséricorde, j’ai voulu offrir à l’Église la Journée Mondiale des Pauvres, afin que dans le monde entier les communautés chrétiennes deviennent toujours davantage et mieux signe concret de la charité du Christ pour les derniers et pour ceux qui sont le plus dans le besoin. Aux autres Journées mondiales instituées par mes Prédécesseurs, qui sont désormais une tradition dans la vie de nos communautés, je voudrais que s’ajoute celle-ci, qui apporte à leur ensemble un complément typiquement évangélique, c’est-à-dire la prédilection de Jésus pour les pauvres.”

Pape François

Fratello est une association dont la mission est de promouvoir des initiatives en faveur et avec les plus pauvres au sein de l’Église.

Après une 1ère édition en 2016 à Rome, nous vous invitons cette année à nous rassembler à Lourdes pour 4 jours d’amitié et de prière. Une expérience inoubliable à ne pas rater !

Inscriptions et informations :

>>https://wearefratello.org/lourdes2019/

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Colloque : “Au coeur de l’inclusion, la rencontre de la tendresse” le 30 mars 2019 à Angoulême (16)

La Pastorale des Personnes Handicapées invite largement à un grand colloque le 30 mars 2019 sur le thème : “Au cœur de l’inclusion, la rencontre de la tendresse”

Samedi 30 mars 09:30-17:00 – Maison diocésaine d’Angoulême
226 Rue de Bordeaux, 16000 Angoulême

Au coeur de l’Inclusion, la rencontre de la Tendresse.

La Pastorale diocésaine des Personnes avec un Handicap (PPH) du diocèse d’Angoulême organise le 30 mars prochain, toute la journée (9h30 – 17h), un deuxième colloque. La PPH est un service que l’évêque met en œuvre pour que l’Église rejoigne dans leur vie de chaque jour les personnes en situation de handicap. En Charente, elle est animée par une équipe de personnes concernées par le handicap.

L’équipe a fait en 2016-2017, un état des lieux et elle a recueilli des faits vécus par des personnes en situation de handicap. Il s’est dégagé cet objectif prioritaire de questionner les communautés chrétiennes (et aussi la société civile) sur la notion d’inclusion. Le mot peut paraître difficile. Ce mot est le contraire d’exclusion. Ce mot nous invite à construire une Eglise inclusive. C’est-à-dire une Eglise qui refuse toute exclusion et qui pratique l’accueil inconditionnel.

Une Eglise inclusive est bien plus qu’une Eglise accueillante. Une Eglise inclusive permet à la personne différente (handicapée, mais aussi étrangère, ou exclue, ou pauvre) d’être pleinement participative. La participation d’une personne différente, transforme et enrichit toute la communauté.

Pour impulser cette dynamique, l’équipe de la PPH a organisé en avril 2018 un premier colloque pendant lequel nous nous laissions enseigner par des personnes atteintes de différents handicaps (sensoriel, mental, physique, psychologique, polyhandicapé). Les témoignages étaient tellement bouleversants et édifiants, les différents groupes de paroles étaient tellement riches que l’équipe de la PPH s’est sentie appelée à prolonger ce coup d’essai en organisant un deuxième colloque sous la même forme.

Un film de Jean Vanier « le sacrement de la tendresse » sorti le 9 janvier 2019 est venu nous interroger sur la place de la tendresse lors de rencontres avec des personnes en situation de handicap. Les personnes en situation de handicap nous apprennent à ne pas être dans la compétition et le succès. Ces personnes sont des gens merveilleux nous dit Jean Vannier lors de la remise du prix Templeton en 2015 : « Ils nous apprennent à aimer, à détruire le carcan de la soif du pouvoir et ils nous guident vers un monde plus pacifique. »


Vous l’avez compris ce colloque n’est pas réservé aux personnes concernées par le handicap. Il est proposé à toutes les personnes ( jeunes et vieux, fragiles et vigoureux,… ! ! !) pour un temps de formation humanitaire. Ce colloque se terminera par une célébration Eucharistique présidée par Mgr Hervè Gosselin. Cette célébration n’indique pas que le colloque est réservé aux catholiques. Ce colloque à l’objectif d’être ouvert à tous, aussi au niveau des convictions religieuses


En savoir plus

Contact : Bruno LEMAIRE Responsable de la PPH avec une équipe.
06 95 96 78 19 / bruno1984@free.fr

A la une #NLQ

L’édito – Noël – Quand la famille devient un refuge emmuré

Noël ! Douce nuit durant laquelle souffrir semble interdit. Comme si Noël, par sa nature même était un avant-goût de la béatitude du Ciel. Quelle que soit la forme que nous pouvons donner à cette joie, du plus bassement matériel au plus hautement spirituel, elle veut comme crier au monde cette effluve de l’éternité divine qui reste dans le cœur de chaque homme, si loin soit-il de Dieu. Et pourtant, plus encore qu’au temps ordinaire, la souffrance déchire, comme un éclair saillant, le monde en cette nuit qui n’est pas douce pour tout le monde. Combien sont seuls, à la rue parfois, à l’hôpital ou simplement chez eux, parce que Noël c’est une fête de famille, en famille. Alors, on n’ose pas s’inviter, on se fait tout petit et même on a honte d’être exclu de cette joie dont notre tristesse nous apparait une flétrissure pour le bonheur des autres.

Noël, c’est le moment de l’année où la famille est mise à l’honneur, réunie, comme le clan autour du patriarche. Et cette perspective est pour certain une joie attendue avec impatience et pour d’autre une épreuve redoutée, un passage obligé. Bref, que ce soit du point de vue de l’exclu, comme de celui du contraint ou de l’enthousiaste, Noël est devenu pour beaucoup non plus une fête en famille, mais une fête entre la famille.  Pour quelques mains tendues, combien sanctuarisent ce moment en fermant les yeux sur la souffrance des autres ? Et la nuit par excellence de l’accueil de l’être fragile devient alors celle de tacites murailles, laissant hors de la maison commune, les voyageurs isolés, comme Marie refoulée de l’auberge.

Parmi les arguments souvent évoquées par les francs-maçons ou les catholiques rejoignant les protestants, notamment les évangéliques, il y en a une qui devrait nous faire réfléchir au soir tombant de Noël : la fraternité et l’accueil d’une communauté.

Une grande question se pose alors, existentielle et missionnaire : pourquoi l’Eglise n’est-elle plus chez nous, une famille ? Pourquoi est-elle aussi éclatée et indifférente que « la famille moderne » ? N’y a-t-il pas un lien ? Puisse la magie de Noël réchauffer les liens de solidarité charnelle et fraternelle de la famille catholique.

 

Cyril Brun, rédacteur en chef.

Asie #NLH

Témoignage – En Inde, des religieuses vivent avec les lépreux pour combattre les préjugés

Au Madhya Pradesh, dans le district de Bharwani, Sœur Suso Kottirikal vit depuis plus de vingt ans dans un village rassemblant uniquement des personnes atteintes de la lèpre. Avant de venir vivre à l’Asha Gram, ce « village de l’espérance », la religieuse travaillait dans le pensionnat d’une école chrétienne où, dans les années 1980, le personnel éducatif n’hésitait pas à chasser les enfants dont les parents étaient atteints par la maladie. « Ces enfants souhaitaient seulement s’asseoir pour suivre les cours, mais ils ne pouvaient intégrer l’école car ils n’étaient pas autorisés à côtoyer les autres élèves », témoigne Sr Kottirikal. « J’ai même vu des professeurs jeter des pierres à ces enfants. Ce fut le choc de ma vie, je ne l’oublierai jamais », a-t-elle confié à l’agence Ucanews.

Elle dût pourtant attendre 1994 pour avoir l’autorisation de démarrer une école primaire destinée aux enfants des familles touchées par la maladie, dans ce village pour lépreux construit par le gouvernement en 1983. Depuis vingt-trois ans, c’est là que vit Sr Suso, avec deux autres religieuses de sa congrégation, The Poor Handmaids of Jesus-Christ, qui dispensent des soins médicaux aux malades, « les médecins et infirmières étant eux-mêmes réticents à venir sur place, craignant d’être contaminés à leur tour ».

Une fois les soins médicaux dispensés aux malades, la priorité de Sr Suso a été de scolariser les enfants d’Asha Gram, afin qu’ils poursuivent des études et puissent sortir du village des lépreux, en s’insérant socialement grâce à l’obtention d’un emploi. « Je n’aurais jamais pu m’approcher de la porte d’une école, et encore moins suivre des cours si Sr Suso ne m’avait pas accueillie et aidée », confie Sunita Nagrawe, 25 ans, originaire d’Asha Gram. Aujourd’hui titulaire d’un diplôme de responsable administratif et financier, Sunita a réussi brillamment le concours de la fonction publique, grâce aux cours dispensés par la religieuse.

Vivre avec les lépreux pour combattre les préjugés

Pour Mahali, la mère de Sunita, l’arrivée de Sr Suso dans l’enceinte du village de lépreux a été une grande surprise. « Elle s’est mise à vivre avec nous, comme l’une d’entre nous, soignant nos plaies et nous apportant son aide. Elle a commencé par rassembler les enfants sous un arbre pour leur enseigner l’écriture, car elle n’avait pas de local à l’époque », raconte-elle. En vivant avec les lépreux, la religieuse a à la fois cherché à redonner une dignité aux personnes victimes de cette maladie, mais également sensibiliser les populations environnantes au fait que la maladie n’était ni héréditaire ni transmissible par le toucher, puisqu’elle-même pouvait vivre avec les malades sans contracter la lèpre. Pour faire tomber ces préjugés, elle s’est donc rendue dans les villages alentours, organisant différentes campagnes de sensibilisation pour expliquer que cette maladie n’était pas contagieuse si la personne infectée suivait un traitement, mais qu’en plus les malades pouvaient être définitivement guéris, après un traitement de six mois. « C’est l’ignorance qui se trouve à la racine de ces discriminations. Davantage de sensibilisation auprès de la société indienne est nécessaire pour aider ces familles et permettre à leurs enfants de mener une vie normale », estime Sr Suso.

Aujourd’hui, la religieuse se dit heureuse. Car quand bien même les premiers élèves du village n’ont pas tous réussi leur scolarité, les générations actuelles sont « prometteuses ». Cent dix enfants sont actuellement scolarisés, parmi lesquels 80 filles, « dont des enfants des villages environnants », ce qui, pour Sr Suso, est une belle victoire contre les discriminations endurées par les familles des lépreux et leurs enfants, longtemps rejetés et livrés à eux-mêmes.

Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), les chiffres montrent qu’un peu plus de 176 000 personnes dans le monde étaient infectées par la lèpre en 2015 et qu’un boom de 212 000 nouveaux cas avait été répertorié cette même année, dont 60 % en Inde. Selon le quotidien The Hindu, « la maladie a été retirée des priorités de santé public depuis seize ans, et il est grand temps que l’Inde intensifie de nouveau sa lutte contre la lèpre ». Dans sa stratégie mondiale de lutte contre la lèpre 2016-2020, l’OMS a demandé aux pays d’Asie du Sud et du Sud-Est, qui recueillent près de 70 % des nouveaux cas de contamination, de mettre la priorité sur les enfants qui représentent 10 % des personnes atteintes par la maladie.

Source : Eglises d’Asie