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USA – Pas d’eucharistie pour deux élus catholiques soutenant l’avortement

Chicago, 6 juin 2019 (AFP) – Deux parlementaires ayant soutenu une loi
facilitant l’avortement dans l’Illinois sont privés d’eucharistie jusqu’à ce
qu’ils “se soient véritablement repentis de leurs graves péchés”, ont annoncé
jeudi les autorités catholiques de cet Etat du nord des Etats-Unis.
Michael Madigan et John Cullerton, respectivement président de la Chambre
des représentants et du Sénat de l’Illinois, “ont obstinément persisté à
promouvoir le crime abominable et le grave péché de l’avortement”, affirme
dans un décret daté du 2 juin l’évêque Thomas Paprocki, qui dirige le diocèse
de Springfield, dans le centre de l’Etat.
Le décret stipule également que les parlementaires catholiques ayant
“coopéré dans le mal (…) en votant pour toute législation qui promeut
l’avortement, ne doivent pas se présenter pour recevoir la communion sans
s’être d’abord rapprochés du Christ et de l’Eglise”.
L’eucharistie, ou communion, est un rite essentiel de la foi catholique où
le fidèle reçoit l’hostie, symbole du sacrifice de Jesus-Christ.
Les deux élus démocrates ont soutenu et facilité le passage de deux lois,
en 2017 et 2019, favorisant l’accès à l’avortement.
La loi la plus récente, adoptée fin mai au Sénat, stipule notamment que
l’avortement est un droit fondamental pour les femmes et qu'”un ovule
fertilisé, un embryon ou un foetus n’a pas de droits indépendants”.
Le texte a été voté alors que plusieurs Etats conservateurs américains ont
au contraire adopté récemment des lois très restrictives sur les interruptions
volontaires de grossesse (IVG).
La loi doit encore être promulguée par le gouverneur de l’Illinois pour
entrer en vigueur.
Le décret religieux ne devrait toutefois pas empêcher de communier les deux
élus basés à Chicago, au nord-est de l’Etat.
L’évêque de Springfield a pris le même type de décret contre le sénateur
démocrate Dick Durbin, qui avait empêché le passage au Congrès américain d’une
loi restrictive sur l’avortement en 2018. Le prélat avait expliqué à l’époque
suivre les décisions prises depuis 2004 par ses prédécesseurs à l’encontre du
sénateur pour ses position en faveur de l’IVG.
En 2004, lors de la campagne présidentielle, des évêques catholiques
avaient affirmé qu’ils auraient refusé de donner l’eucharistie au candidat
catholique démocrate John Kerry parce qu’il soutenait l’avortement.
Et en 2006, la conférence des évêques américains avait rappelé qu’un texte
de “préparation à recevoir la communion” citait l’avortement dans la liste des
“pensées ou actions qui sont de graves violations de la loi de Dieu”.

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« Les francs-maçons sont hors de l’Eglise, fussent-ils prêtres et évêques »

Le 12 novembre dernier s’est tenu à Syracuse, en Sicile, une rencontre organisée par le Grand Orient d’Italie sur le thème : « Eglise et maçonnerie, si près, si loin ». Mgr Antonio Stagliano, évêque de Noto, diocèse voisin de celui de Syracuse, a participé à la rencontre – et s’en est expliqué au journal italien La Croce. C’était pour rappeler que « Les francs-maçons sont hors de l’Eglise, fussent-ils prêtres et évêques ».

Le prélat a d’emblée évoqué l’incompréhension et même l’indignation de nombreux catholiques en apprenant qu’il se rendrait à cette réunion organisée par la franc-maçonnerie, « parce qu’ils ont une conception de la franc-maçonnerie qui, évidemment, est négative ».

Et de poursuivre : « Les maçons seraient de ces gens encagoulés, satanistes, mafieux. Si cela est vrai, je peux même les comprendre, ces catholiques. Mais j’ai été invité un débat public, avec une maçonnerie qui ne semble pas être une société secrète et dont les chefs de file sont visibles. J’ai eu la possibilité de leur prêcher l’Evangile, a eux aussi, parce qu’ils m’avaient demandé de parler de la relation entre l’Eglise et la maçonnerie. Etant donné que je ne sais pas beaucoup de choses de la maçonnerie, je pensais leur parler de l’Eglise catholique. En laissant toute liberté à leurs intelligences afin qu’ils comprennent s’ils en sont loin ou proches. »

Devant des membres du Grand Orient en Sicile, Mgr Antonio Stagliano rappelle que les francs-maçons sont excommuniés

Cela semble commencer mal ? Ecoutez la suite, cependant :

« Je leur ai expliqué que pour l’Eglise de Vatican II, l’Eglise du dialogue, ils ne sont ni près ni loin, mais au contraire totalement en dehors. Ils sont en dehors de la communion catholique, ils sont excommuniés. Je leur ai expliqué ce qu’est l’excommunication. Permettez-moi donc de rassurer tout ceux qui pensent que ma présence “dialoguante” est une sorte de dédouanement. Pas du tout. Je n’ai pas compétence pour faire cela. Mais comme théologien, comme évêque, mais surtout comme théologien, j’ai voulu expliquer qu’ils sont en dehors de la communion de l’Eglise. »

Les francs-maçons qu’ils soient prêtres ou évêques sont aussi hors de l’Eglise.

 

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Voir notre dossier Franc-maçonnerie 

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Vers l’excommunication pour corruption ?

Approfondir la question de l’excommunication pour corruption. C’est l’une des conclusions du premier “Débat international sur la corruption”, organisé au Vatican par le Dicastère pour le service du développement humain intégral, le 15 juin 2017.

Une cinquantaine de magistrats anti-mafia et anti-corruption, d’évêques, de représentants du Vatican, d’Etats et des Nations unies, ainsi que des victimes, journalistes, experts et ambassadeurs, ont participé à cette rencontre au siège de l’Académie pontificale des sciences sociales.

Les participants ont notamment souligné que « la lutte contre la corruption et les mafias est une question non seulement de légalité, mais de civilisation », indique un communiqué du Saint-Siège publié le 17 juin.

Suite à la rencontre, le groupe élaborera « un texte commun qui guidera les travaux ultérieurs et les futures initiatives », indique la note. Parmi ces initiatives : l’approfondissement « au niveau international et au niveau de la Doctrine juridique de l’Eglise », de la question de « l’excommunication pour corruption et association mafieuse ».

Cette question a déjà été abordée par le pape François, notamment lors de sa visite à Cassano all’Jonio, dans la province de Cosenza en Calabre, en juin 2014 : il y avait dénoncé les méfaits de la « N’Drangheta », mafia calabraise, en affirmant que ceux qui pratiquent le crime organisé n’adorent pas Dieu mais « adorent le mal », « ils ne sont pas en communion avec Dieu, ils sont excommuniés ».

Le cardinal Peter Turkson, préfet du dicastère, a expliqué ainsi l’objectif du premier débat de ce genre au Vatican : « Il s’agit de faire face à un phénomène qui conduit à piétiner la dignité de la personne. Nous voulons affirmer qu’on ne peut jamais piétiner, nier, entraver la dignité des personnes … nous cherchons à attirer l’attention sur cette question ».

Le secrétaire délégué du dicastère, Mgr Silvano Maria Tomasi, a insisté sur l’importance de « sensibiliser l’opinion publique, d’identifier des pas concrets qui puissent aider à parvenir à des politiques et à des lois qui préviennent la corruption ». « La corruption, a-t-il ajouté, est comme un ver qui s’infiltre dans les processus de développement des pays pauvres ou dans les pays riches, qui ruine les relations entre institutions et entre personnes ».

 

 

 

Source Zenit

Brèves

Points-coeur : précisions sur les procédures en cours

Vendredi dernier, deux journaux varois (Var Matin et Nice Matin) revenaient sur la procédure en cours à l’encontre du père Thierry de Roucy, fondateur de l’oeuvre Points-coeur.

Dans ces articles, il est expliqué que “(le père) Thierry de Roucy a été reconnu coupable d’avoir abusé sexuellement son adjoint il y a six ans” et que “une procédure d’excommunication est en cours, à la demande et en lien avec la Congrégation pour la doctrine de la foi” précisant ensuite que “c’est une procédure en vue de l’exécution de la sentence. Cette procédure sera caduque si le père Thierry de Roucy verse la somme due. S’il est excommunié pour non-versement dans le délai imparti, mais s’il verse la somme ensuite, la peine sera levée“.

Il nous semble important de lever ici un malentendu. L’excommunication n’est pas liée aux faits en eux-mêmes qui sont reprochés au père de Roucy, mais à une condamnation qui lui a déjà été faite en 2011, par le tribunal ecclésiastique de Lyon. de payer des indemnités à la victime en question.

Il est donc aujourd’hui “sommé” (c’est le cas de le dire) de payer ces frais. S’il ne se soumet pas à cette décision de l’Eglise, il se met de facto en situation d’excommunication. Il est établi qu’il a les moyens de payer, d’où cette volonté de “marquer le coup” (on pourrait dire “coût”).