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Deux minutes pour vous #32 – Père Michel-Marie Zanotti-Sorkine – “Comment parvenir à prier pour celui qui a tué un enfant ?”

Nous vous avions annoncé le lancement d’une série de vidéos régulières où le père Michel-Marie Zanotti-Sorkine répond à vos questions sous un format très court :

Comment parvenir à prier pour celui qui a tué un enfant ?

Version Audio seule

C’est avec beaucoup de bonheur que le Père Michel-Marie répond désormais à vos questions les plus concrètes. C’est toujours une vraie joie de l’entendre traiter, à sa façon et dans sa lumière, les sujets les plus divers. Bonne écoute ! N’oubliez pas de faire suivre à tous vos amis ces petites vidéos qui peuvent faire tant de bien… et de prier pour le Père Michel-Marie dont le ministère est très prenant.

 

A noter : le Père Michel-Marie sera en concert à Paris le 19 janvier 2019.

En Europe #NLQ

Commémoration des rafles à Bruxelles – L’Eglise catholique présente des excuses

Anvers et Bruxelles ont commémoré le 75ème anniversaire des rafles contre les Juifs. Entre août et septembre 1942, près de quatre mille Juifs installés en Belgique avaient été arrêtés puis déportés vers les camps de concentration.

Six jours après Anvers, l’association pour la Mémoire de la Shoah a organisé, dimanche, une commémoration dans le quartier des Marolles à Bruxelles, en présence du Grand rabbin de Bruxelles Albert Guigui et de plusieurs personnalités politiques dont le bourgmestre de Bruxelles Philippe Close. Dans ce quartier populaire de la capitale où de nombreuses familles juives n’ayant pas la nationalité belge étaient installées, 718 personnes avaient été arrêtées la nuit du 3 au 4 septembre 1942 par des policiers allemands pour être emmenées vers l’ancienne caserne Dossin à Malines, dernière étape avant la déportation vers Auschwitz. En clôture de cette journée, le cardinal Jozef De Kesel a tenu une conférence sur le thème de la Shoah en Belgique et du rôle de l’église catholique au cours de laquelle il a demandé « pardon pour le silence de l’Eglise pendant l’occupation » et pour le prosélytisme et la conversion, qu’il a présentés comme « un abus d’autorité »« C’était très important, estime Michel Lussan, membre de l’association pour la Mémoire de la Shoah, car c’était une première reconnaissance officielle par le plus haut dignitaire de la religion catholique en Belgique ».

Le cardinal a aussi rappelé que de nombreux enfants juifs ont été cachés dans des institutions chrétiennes : « Au milieu de cet enfer, des réseaux de solidarité vont permettre à des enfants, des ketjes juifs d’échapper à la déportation. Dans la tourmente, des parents confieront aussi de façon privée leurs enfants à des personnes non juives. Certaines paieront de leur vie leurs actes de courage. (…) D’autres laisseront leurs enfants à des institutions catholiques, comme ce couvent de Bruxelles-Anderlecht qui abritera pour un certain temps des fillettes. Nombre de prêtres vont se lancer aussi dans des actions de sauvetage, parfois au péril de leur vie. »

Source et discours

MVL – Photo : Un pavé de mémoire destiné à être placé devant la maison dans laquelle vivait une victime du génocide nazi.

Ce pavé est gravé du nom et du destin de la victime.

 

En Afrique #NLQ

Génocide au Rwanda : Kigali rejette les excuses de la conférence épiscopale

La conférence épiscopale du Rwanda a rédigé dimanche dernier une Lettre Pastorale à l’occasion de la clôture du Jubilé de la Miséricorde, survenue lors de la célébration de la fête du Christ-Roi. Cette lettre qui a été signée par tous les évêques et lue dans toutes les paroisses du Rwanda, demande pardon de tous les péchés commis dans le cadre du génocide de 1994 de la part des catholiques, tout comme des autres péchés commis par la suite.

Il apparaît aujourd’hui que le gouvernement rwandais a rejeté ces excuses, considérant qu’elles devraient venir directement du Vatican et les jugeant « profondément inadéquates ».

« Au vu de l’échelle à laquelle ces crimes ont été commis, des excuses de la part du Vatican seraient amplement justifiées », a soutenu le gouvernement rwandais dans un communiqué publié mercredi 23 novembre au soir, assurant que de telles excuses avaient déjà été présentées par l’Église catholique pour des crimes selon lui « de plus petite ampleur ».

« Elles permettent uniquement de mettre en lumière la distance qui sépare l’Église catholique d’une reconnaissance complète et honnête de ses responsabilités morales et légales », a estimé le gouvernement, regrettant par ailleurs que certains prêtres aient refusé, selon lui, de lire la lettre d’excuses.

Mgr Philippe Rukamba, président de la Commission épiscopale rwandaise, avait d’ailleurs précisé qu’il s’agissait d’une demande de pardon pour des individus et non pour l’Église en tant qu’institution. « L’Église n’a pas participé au génocide », avait-il affirmé, rappelant que l’Église catholique rwandaise avait déjà formulé des excuses similaires en 2000.

Depuis la fin du génocide, qui a fait 800 000 morts en 1994 selon l’ONU, essentiellement parmi la minorité tutsie, l’Église catholique a été à plusieurs reprises mise en cause pour sa proximité avec le régime hutu extrémiste de l’époque, et pour l’implication de prêtres et de religieux dans les massacres. Entre avril et juillet 1994, des églises ont notamment servi de centres d’exécutions.

Plusieurs prêtres, religieux et religieuses catholiques du Rwanda ont été jugés pour participation au génocide, principalement par les tribunaux rwandais, le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR) ou la justice belge. Certains ont été condamnés, d’autres ont été acquittés.

Environ la moitié des Rwandais sont aujourd’hui catholiques, alors que beaucoup se sont tournés depuis la fin du génocide vers les Églises pentecôtistes dites « de réveil ».

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