Doctrine / Formation #NLH

Histoire de l’exorcisme en Martinique avec Mgr Macaire

Voici une vidéo qui pourra éclairer ceux qui se posent des questions sur les exorcismes et prières de délivrance. L’enseignement de Mgr Macaire est basé sur une expérience personnelle et sur la théologie la plus sûre.
Via le blog du Père André Noël 

Annonces #Conférences/Formations #NLQ

Conférence-réflexion sur le mal, le démon, le spiritisme… avec le père Jean-Christophe Thibaut le 26 octobre 2018 à Boulay (57)

Conférence-réflexion avec le père Jean-Christophe Thibaut le 26 octobre 2018, 20h, à Boulay, salle Saint-Etienne.

Programme :

Comment discerner une attaque du Mal d’un problème psychologique ?

Le diable est-il une réalité spirituelle ou le symbole du mal dans le monde ?

Les anges et les démons dans la Bible ; la sorcellerie et la magie, qu’en dit l’Église ?

Quelle est la différence entre prière de délivrance et exorcisme ?

Une maison peut-elle être infestée par un esprit démoniaque ?

Peut-on communiquer avec nos défunts ?

Comment réagir à la pratique du spiritisme ?

Entrée libre.

NLQ

Une Foire Aux Questions sur les exorcismes dans l’église catholique traduit par la conférence des évêques canadiens

En 2004, le Saint-Siège a modifié l’édition typique du texte en latin de la partie du Rituel romain intitulé De exorcismis et supplicationibus quibusdam. Suivant la même approche utilisée pour traduire tous les textes liturgiques et les rituels pour l’Église latine, les évêques de chaque pays, avec l’autorisation du Saint-Siège, ont élaboré et approuvé les traductions officielles pour leur pays respectif. En 2006, l’édition en français a été publiée pour usage au Canada ; en 2017, l’édition en anglais pour usage aux États-Unis ; et en 2018, l’édition en anglais pour usage au Canada. Ces rituels sont destinés à l’usage exclusif des évêques et des exorcistes que l’évêque pourrait nommer.

Pendant le processus d’élaboration et d’approbation de l’édition en anglais du rituel pour usage aux États-Unis, le Secrétariat pour le culte divin de la Conférence des évêques catholiques des États-Unis (USCCB) a préparé une liste de questions fréquemment posées sur l’exorcisme et son usage dans la vie liturgique de l’Église. Les réponses ont été fournies par des spécialistes de ce ministère et des experts en droit canonique.

Puisque la perception commune concernant la nature et l’application de l’exorcisme est en grande partie façonnée par les exagérations provenant de films et d’émissions de télévision, le Comité de la USCCB sur le culte divin a approuvé la diffusion de ces questions et réponses dans l’espoir de rendre disponibles des renseignements clairs sur un sujet souvent entouré de mystère et de fausse information.

Reconnaissant l’importance d’une telle catéchèse, la Conférence des évêques catholiques du Canada (CECC) a obtenu la permission de la USCCB de traduire son texte “Frequently Asked Questions about Exorcism” vers le français et de l’adapter pour l’afficher sur le site web de la CECC.

Pour lire le document

Source : CCCB.ca

Doctrine / Formation #NLH

Une Foire Aux Questions sur les exorcismes dans l’église catholique traduit par la conférence des évêques canadiens

En 2004, le Saint-Siège a modifié l’édition typique du texte en latin de la partie du Rituel romain intitulé De exorcismis et supplicationibus quibusdam. Suivant la même approche utilisée pour traduire tous les textes liturgiques et les rituels pour l’Église latine, les évêques de chaque pays, avec l’autorisation du Saint-Siège, ont élaboré et approuvé les traductions officielles pour leur pays respectif. En 2006, l’édition en français a été publiée pour usage au Canada ; en 2017, l’édition en anglais pour usage aux États-Unis ; et en 2018, l’édition en anglais pour usage au Canada. Ces rituels sont destinés à l’usage exclusif des évêques et des exorcistes que l’évêque pourrait nommer.

Pendant le processus d’élaboration et d’approbation de l’édition en anglais du rituel pour usage aux États-Unis, le Secrétariat pour le culte divin de la Conférence des évêques catholiques des États-Unis (USCCB) a préparé une liste de questions fréquemment posées sur l’exorcisme et son usage dans la vie liturgique de l’Église. Les réponses ont été fournies par des spécialistes de ce ministère et des experts en droit canonique.

Puisque la perception commune concernant la nature et l’application de l’exorcisme est en grande partie façonnée par les exagérations provenant de films et d’émissions de télévision, le Comité de la USCCB sur le culte divin a approuvé la diffusion de ces questions et réponses dans l’espoir de rendre disponibles des renseignements clairs sur un sujet souvent entouré de mystère et de fausse information.

Reconnaissant l’importance d’une telle catéchèse, la Conférence des évêques catholiques du Canada (CECC) a obtenu la permission de la USCCB de traduire son texte “Frequently Asked Questions about Exorcism” vers le français et de l’adapter pour l’afficher sur le site web de la CECC.

Pour lire le document

Source : CCCB.ca

Europe non francophone #NLQ

Regain d’intérêt pour les exorcismes en Italie, la demande a triplé par trois !

En Italie, les exorcistes cartonnent. Chaque année, au moins un demi-million de personnes sollicitent l’Église catholique pour contrer une influence démoniaque présumée – une demande qui a triplé ces dernières années, indique le père franciscain Benigno Palilla, exorciste dans l’archidiocèse de Palerme.

« Très souvent, nous les prêtres, nous ne savons pas comment faire face à des cas concrets qui nous sont présentés, on ne parle pas de cela pendant la formation sacerdotale », confie-t-il.

Le père Cesare Truqui, un exorciste qui a reçu sa formation du célèbre père Gabriele Amorth à Rome, souligne que de nombreux prêtres « ne croient pas en l’existence de la véritable possibilité d’une possession, parce que c’est très rare ».

Une rareté qui n’empêche toutefois pas chaque diocèse dans le monde d’avoir encore au moins un exorciste formé disponible pour cette éventualité, note-t-il.

« C’est comme un dentiste, Dieu merci, nous n’avons pas besoin d’aller chez le dentiste chaque semaine, mais [quand] nous avons besoin du dentiste, il nous faut un dentiste », a-t-il déclaré au Catholic News Service à Rome en mars dernier.

En outre, un exorciste formé et expérimenté peut discerner si le problème est d’origine « démoniaque » ou s’il s’agit d’un cas plus probable d’une personne qui connait des difficultés dans sa vie ou des problèmes mentaux ou émotionnels.

Bien que les prêtres doivent aider les gens à comprendre la « présence réelle » du mal, « vous devez aussi enseigner aux gens que toutes les ombres ne sont pas le diable », a-t-il dit.

Le fait de ne pas avoir à son service un exorciste ou un prêtre attentif et empathique capable de faire des recommandations rend également les personnes en quête d’aide encore plus vulnérables, a-t-il dit.

« J’ai une affaire en ce moment. Une personne est allée voir des sorciers africains, a-t-il raconté, parce qu’il n’a pas trouvé dans l’Église catholique l’aide qu’il cherchait. »

« Je pense que si [la personne] avait trouvé un prêtre pour l’écouter, l’accompagner et l’aider à s’en sortir, il ne serait pas possédé en ce moment. »

L’économie italienne en perte de vitesse et le marché du travail incertain ont également poussé un nombre croissant de personnes à se tourner vers les diseurs de bonne aventure, les lecteurs de cartes, les guérisseurs et les gourous, selon l’agence italienne de protection des consommateurs, Codacons.

Alors que beaucoup de ces pratiquants du marché noir sont des charlatans inoffensifs, ceux qui sont liés à l’occulte « peuvent augmenter le besoin d’assistance spirituelle ou d’exorcismes » pour leurs victimes sans méfiance, croit fermement le père Truqui, qui met aussi en garde contre les « faux prêtres ».

Dans un effort pour soutenir ce ministère souvent négligé, le père Truqui était l’un des nombreux experts qui ont dispensé un cours international sur l’exorcisme et les prières de libération à l’Université pontificale Regina Apostolorum des Légionnaires du Christ, du 16 au 21 avril. Le cours était offert en collaboration avec l’Association internationale des exorcistes reconnue par le Vatican.

Le père Truqui explique comment il est devenu, de façon inattendue, un exorciste dans un nouveau livre, “Profession : exorciste, les cas les plus dérangeants de possession et de libération”, co-écrit avec Chiara Santomiero. Le livre est actuellement disponible uniquement en italien.

Il écrit avoir visité le père Amorth pour l’inviter à assister au premier cours d’exorcisme à l’université en 2004, mais l’a trouvé au milieu d’un exorcisme, brandissant un crucifix à un homme menaçant de le tuer.

Le père Truqui écrit qu’il était figé sur le seuil avec ses « cheveux dressés » sur la tête et le père Amorth l’invita à rester et à participer à une série d’exorcismes ce jour-là.

Le père Truqui écrit que ce fut l’étonnant début de quatre années de collaboration et d’amitié avec le célèbre prêtre. Une expérience qui le conduisit finalement à quitter la Légion du Christ pour devenir prêtre de la paroisse et exorciste du diocèse de Coire en Suisse.

Le prêtre né au Mexique a dit qu’il voyait son travail comme un ministère de miséricorde, rapprochant les gens des sacrements et une vie de prière – un remède efficace pour rester « fidèle au Christ et trouver la paix ».

Il a dit qu’il voyait son travail comme « très évangélique » en ce sens qu’il affrontait directement les mêmes esprits que Jésus a affrontés dans les Évangiles et qu’il a éprouvé « que ce que le Christ a dit dans l’Évangile est vrai ».

« C’est très agréable de comprendre que lorsque vous êtes un exorciste, vous pouvez saisir de vos mains la réalité, la force et le pouvoir de la prière », a-t-il confié.

Source : Presence-info.ca

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Le diable n’existe pas mais les exorcismes se multiplient en France

La session nationale des exorcistes s’est achevée le 25 janvier à Lyon. La totalité des diocèses de France dispose d’un prêtre exorciste, missionné par l’évêque. Celui d’Orléans reçoit, en moyenne, deux personnes chaque jour. Le père Emmanuel Coquet, secrétaire général adjoint de la conférence épiscopale, déclare :

« Bien que nous ne tenions pas de statistiques, il y a dans les diocèses une tendance réelle à une augmentation des prises de contact de personnes en souffrance, qui s’adressent à un prêtre exorciste ».

Le père Gilles Rousselet, eudiste, a été longtemps opposé à la pratique de l’exorcisme. Mais ses nombreux voyages en Afrique pour sa congrégation l’ont transformé :

« Ce que j’ai vu m’a fait changer et m’a, en quelque sorte, obligé de croire aux forces du mal. »

Actuellement chargé du pôle missionnaire Orléans sud-Sologne, il ne sait pas s’il deviendra lui-même un jour exorciste mais, depuis sa « conversion », il se forme.

Les pratiques du spiritisme sont très répandues chez les adolescents, comme la magie noire et certaines médecines parallèles, la consultation des voyants, mediums, marabouts, mages, magnétiseurs, guérisseurs qui qui favorisent l’action du diable.

La Conférence des évêques de France a récemment créé une page sur Internet, présentant une approche didactique de l’exorcisme. Le Bureau national des exorcistes (BNE) et le Service national de la pastorale liturgique et sacramentelle (SNPLS) ont publié un manuel à l’usage des curés de paroisse afin d’offrir un réconfort spirituel aux personnes fragilisées dans leur vie

 

Source*

 

Cela laisse pantois quant au discours sur le diable simple symbole…. Et peut-être n’est-il pas excessif de faire un parallèle entre sa négation et sa progression….

Doctrine / Formation #NLQ #Théologie

Diable ou pas diable ? La réponse d’un exorciste : j’ai célébré 2300 rites d’exorcisme

Nous publions ici des extraits de l’interview parue dans le Figaro du  père Sante Babolin, professeur de philosophie à la retraite de la prestigieuse université jésuite la Grégorienne. Il est le seul prélat à avoir réagi publiquement contre les propos du supérieur général des Jésuites, qui estime que « Satan » n’est qu’un symbole. Des propos qui ne sont pourtant pas passés inaperçus en Italie, en Espagne, en Amérique latine et aux États-Unis.

 

LE FIGARO. – Pourquoi avez-vous réagi publiquement aux propos du père Sosa ?

 

Père Sante BABOLIN. Je suis un prêtre catholique et professeur émérite de l’Université pontificale grégorienne de Rome, où j’ai enseigné la philosophie pendant trente-trois ans. Mon évêque m’a confié la responsabilité d’accomplir le rite de l’exorcisme majeur. Depuis 2006, j’ai ainsi célébré 2300 rites d’exorcisme. C’est donc sur la base de cette expérience concrète que j’ai réagi.

 

Le diable existerait donc ?

 

Pour tout vous dire, quand l’évêque m’a confié ce ministère, je ne croyais pas possible qu’un baptisé puisse être possédé par le démon… Mais j’ai dû me rendre à l’évidence ! Les actions du diable sur l’homme peuvent être ordinaires : ce sont les tentations. Ou extraordinaires : ce sont les vexations, les obsessions et les possessions. La discipline de l’Église réserve l’exorcisme aux seules personnes possédées. Et avant d’exorciser une personne, nous demandons systématiquement une visite psychiatrique.

 

 

 

Que dit l’Église sur la question du diable ?

 

Le pape Paul VI a donné une remarquable synthèse sur ce thème en 1972 : « Nous trouvons, a-t-il dit, le mal dans le règne de la nature où beaucoup de ses manifestations mettent en évidence un désordre. Nous trouvons le mal dans les désordres humains où nous rencontrons la faiblesse, la fragilité, la douleur, la mort et quelque chose de pire : une double loi contradictoire, une loi voudrait le bien, l’autre loi se tourne vers le mal. Ce tourment, saint Paul l’explique pour démontrer à la fois la nécessité mais aussi la chance de la grâce salvatrice du salut apporté par le Christ… Ensuite nous trouvons aussi le péché, la perversion de la liberté humaine, cause profonde de la mort parce que détaché de Dieu qui est source de la vie. Et puis, parfois, nous trouvons un agent ennemi et obscur, le démon qui intervient en nous et dans notre monde. Le mal n’est plus alors seulement une déficience mais une efficience, un être vif, spirituel, perverti et pervertissant. Une terrible réalité. Mystérieuse et à craindre. »

 

 

Beaucoup de croyants et de non-croyants ne comprennent pas pourquoi un Dieu bon permettrait le mal…

 

Dieu nous a créés capables de répondre à l’amour par l’amour. Mais sans liberté, il n’est pas possible d’aimer. Les démons ont aussi été créés bons, mais libres également. Ils sont devenus mauvais par leur choix libre. Dieu ne peut rien faire pour eux parce qu’ils sont métaphysiquement obstinés dans le mal. Il arrive, dans les exorcismes, que les démons me disent : « Je suis le mal. Je suis la haine, et même si je voulais aimer, je ne le peux pas. »

 

Pourquoi le pape François, jésuite, parle-t-il autant du diable ?

 

Le pape François s’inscrit dans la tradition de l’Église. Quand il a inauguré une nouvelle statue dédiée à saint Michel Archange au Vatican, en 2013, il a dit : « Michel lutte pour rétablir la justice divine et défendre le peuple de Dieu de ses ennemis, et surtout de l’ennemi par excellence, le diable. Saint Michel gagne parce que Dieu agit en lui. Cette sculpture rappelle que le mal est vaincu parce que le salut est accompli une seule fois et pour toujours dans le sang du Christ. (…) En consacrant l’État de la cité du Vatican à saint Michel Archange, nous lui demandons qu’il nous défende du Malin et qu’il le jette dehors. »

 

 

 

 

Source

A la une #Doctrine / Formation #NLH #Théologie

Un ancien exorciste met en cause le nouveau rituel du baptême, inefficace contre le démon

Le Père Fropo, ancien exorciste du diocèse de Toulon met en cause la réforme du rituel du baptême qui a perdu selon lui de son efficacité contre le démon.

Le Rituel du baptême des petits enfants de 1970 a été tant expurgé qu’il ne combat pas l’influence démoniaque pouvant opérer dès la naissance et même dans la vie intra-utérine, comme les sept exemples qu’il donne le montrent.

Extraits

Les enfants concernés ont été baptisés selon le Rituel rénové d’après le concile Vatican II. Celui que j’ai entre les mains a été promulgué le 15 mai 1969 par la Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements et signé par le cardinal Gut, préfet, et A. Bugnini, secrétaire. On peut légitimement se poser la question : « Comment se fait-il que les exorcismes prévus lors du sacrement du baptême n’aient pas délivré ces enfants de ces emprises maléfiques ? ».

Si nous examinons le Rituel de 1969, on peut noter ce qui suit.

Dans le paragraphe intitulé « Prière d’exorcisme et de délivrance » on lit :

124. Le célébrant dit : « Père tout-puissant, tu as envoyé ton Fils unique dans le monde pour délivrer l’homme, esclave du péché, et lui rendre la liberté propre à tes fils ; tu sais que cet enfant comme chacun de nous, sera tenté par les mensonges de ce monde et devra résister à Satan ; nous t’en prions humblement : par la Passion de ton Fils et sa Résurrection, arrache-le au pouvoir des ténèbres ; donne-lui la force du Christ, et garde-le tout au long de sa vie. Par Jésus le Christ, notre Seigneur. Amen. »

On connaît la tradition ininterrompue de l’Église catholique concernant les prières d’exorcisme avant le baptême : Clément d’Alexandrie, Tertullien, Hippolyte de Rome, Cyprien de Carthage, Cyrille de Jérusalem, Jean Chrysostome, Augustin. On peut dire qu’il y a un « consentement unanime des Pères sur ce sujet ». J’ai moi-même constaté sur un cas difficile que le seul rite du baptême donné à un adulte ne provoque pas la libération de la personne (On constate d’expérience que les liens maléfiques résistent aux sacrements : un baptisé peut pratiquer régulièrement les sacrements de pénitence et d’Eucharistie et conserver des « liens » contractés avant sa conversion. Lorsqu’un adulte fait l’expérience d’une conversion et d’une rencontre personnelle parfois forte avec Jésus Seigneur et Sauveur et s’il est baptisé catholique, l’Esprit Saint lui révèle à la fois son état de pécheur et la surabondance de la Miséricorde du Seigneur. Il se tourne alors spontanément vers le prêtre pour recevoir cette Miséricorde : celui-ci après l’avoir écouté et exhorté, lui donne l’absolution. Cependant, l’expérience montre que quelques mois après, le sujet retombe dans le péché grave. Cela peut avoir simplement comme cause sa faiblesse spirituelle, un manque de persévérance dans la prière et les sacrements. Mais cela peut avoir une autre cause : dans le cas où la personne a « pataugé » dans la boue des péchés mortels pendant des années (addictions diverses par exemple), non seulement elle a perdu la grâce sanctifiante de son baptême, mais encore elle a sans doute contracté des « liens » maléfiques avec divers démons. Ces liens n’ont pas été rompus par la seule « absolution ». Il faut nécessairement que le prêtre complète ce pardon par une prière de délivrance spécifique. Sinon, il n’aura fait que la moitié de son travail et le pénitent va retomber peu de temps après. Peu de prêtres, hélas, sont au courant de ce problème. J’ai eu le cas d’un catéchumène de 40 ans environ gravement possédé par une vie très désordonnée pendant vingt ans et par l’influence d’ascendants liés à la franc-maçonnerie. Une année d’exorcismes a précédé son baptême mais il a fallu les renouveler pendant une quinzaine de mois après son baptême et la célébration de celui-ci a été très mouvementée). On peut en conclure qu’une prière spécifique d’exorcisme est nécessaire non seulement pour les adultes mais également pour les petits enfants qui ont pu être victimes de liens avant ou juste après leur naissance.

Par ailleurs, si on consulte l’ancien Rituel du baptême (celui que j’ai en main est daté de 1956), on constate qu’il comporte deux longs exorcismes à la forme impérative et un exorcisme impératif sur le sel que l’on déposera ensuite sur la bouche de l’enfant. Il est évident, si l’on compare les deux Rituels, celui de 1956 et celui de 1969, que les prières d’exorcisme, pourtant portées par une très longue tradition, ont presque disparu du nouveau Rituel. Nous sommes devant « une rupture de tradition ». Le pape Paul VI lui-même s’est exprimé sur ce sujet dans son intervention du 15 novembre 1972 : « Dans la liturgie du baptême, on a raccourci les exorcismes. Je ne sais pas si ce fut là chose très réaliste et très bien trouvée (una cosa molto realistica e molto indovinata). » (Le démon, mythe ou réalité, René Laurentin, Fayard, 1991, p. 155). Le terme « raccourci » est minimaliste par rapport à la réalité, car toute trace de prière impérative a disparu, et le sens de la prière du n° 124 n’est pas vraiment explicite d’un exorcisme.

On a souvent peu conscience des terribles dégâts que provoquent des liens maléfiques sur la personne : douleurs corporelles, perturbations psychiques, difficultés relationnelles… c’est l’ensemble de la vie de la victime qui est atteinte dans sa santé physique et psychique, ses relations familiales, professionnelles, sentimentales. Et quand cela dure pendant des années, j’ai pu constater que c’était très lourd à porter pour l’intéressé et son entourage. Certes, les cas cités sont relativement exceptionnels mais je constate qu’ils ne sont pas rarissimes ; en conséquence de la paganisation croissante de notre société, ils risquent d’être de plus en plus nombreux. Par ailleurs, ils sont certainement nombreux en pays dits « de missions », Afrique, Amérique du Sud, Asie. Si l’on réfléchit que des millions d’enfants reçoivent le baptême catholique chaque année selon ce rituel probablement déficient, on mesure l’ampleur du problème. Ce n’est pas un détail !

A la une #NLQ #Rome

Célébrées à Pâques, communion et confession ont une valeur d’exorcisme affirme le Grand Pénitencier de Rome

« La confession sacramentelle est le seul vrai redémarrage pour chacun de nous ! », déclare le cardinal Mauro Piacenza, Grand pénitencier, en charge de la Pénitencerie apostolique, le plus ancien dicastère de l’Église catholique :

« à chaque fois que le prêtre prononce la formule de l’absolution, le croyant est libéré de l’emprise du malin ».

Dans un entretien pour ZENIT en italien, le cardinal évoque l’importance du sacrement de la pénitence et de la réconciliation, surtout durant le carême, qui prépare le chrétien à Pâques, quasi comme un exorcisme.

« Dans la confession, dit le cardinal, le baptisé est intérieurement renouvelé, et sa vie spirituelle commence à nouveau, avec tous les dons innombrables de grâce que le sacrement apporte. »

Le Grand pénitencier invite à « ne pas gaspiller ces occasions traditionnelles de rapprochement » comme Carême et la fête de Pâques. « Pâques est le centre de l’année liturgique, dit-il, car il est le centre de notre foi. »

« La confession et la sainte communion ont toujours une valeur extraordinaire qui peuvent renouveler l’homme, poursuit le cardinal, mais célébrées à Pâques elles ont une valeur spirituelle et liturgique objectivement plus évidente et, je peux me permettre, même une valeur d’exorcisme. »

Et il s’explique : « Chaque fois que le prêtre prononce la formule de l’absolution, le croyant est libéré de l’emprise du malin et réintroduit dans la pleine communion avec la vie trinitaire. Chaque confesseur qui a un peu d’expérience, poursuit-il, sait combien vous payez, spirituellement parlant, certaines confessions et comment, dans les jours saints du Triduum pascal, la grâce opère puissamment et le diable, pourtant puissant, est encore vaincu. »