Doctrine / Formation

Le troisième point du secret de Fatima

d’Yves de Lassus dans la lettre de liaison n°82 de CapFatima :

Chers amis,

Depuis maintenant près de trois ans et demi, nous essayons d’approfondir le message de Fatima. Les points les plus importants de ce message ont été étudiés : non seulement les faits eux-mêmes qui prouvent l’origine divine et l’importance du message, mais aussi les différents points de doctrine rappelés par l’Ange et Notre-Dame ainsi que les différentes pratiques de la dévotion au Cœur Immaculé de Marie, notamment à travers les méditations sur les paroles de l’Ange en 1916, ou de Notre-Dame en 1917 (voir la préparation à la consécration au Cœur Immaculé de Marie). Enfin, les demandes de la Sainte Vierge ont été, elles aussi, analysées, notamment la consécration de la Russie, avec si possible à chaque fois des propositions d’action.

Toutefois, il reste encore un point qui n’a pas été abordé : c’est ce que l’on appelle communément “le troisième secret de Fatima”, mais qui n’est en réalité que le troisième point d’un unique secret. Certes, ce n’est qu’un point parmi les nombreux éléments du message de Fatima, mais il serait injurieux envers Notre-Dame de le passer sous silence. Il est vrai que, bien souvent, le troisième secret est l’arbre qui cache la forêt : on se focalise sur lui et on oublie le reste. C’est pourquoi, jusqu’à présent, les lettres de liaison de Cap Fatima se sont exclusivement consacrées à étudier les autres points. Mais la moindre parole de Notre-Dame a son importance ; il ne peut donc être question de laisser le troisième secret de côté : il fait partie du message de Fatima, tout autant que le reste.

C’est un point qui, malheureusement, divise les catholiques. En effet, il existe trois opinions à son sujet : si beaucoup pensent que le texte diffusé par le Vatican le 26 juin 2000 est le secret tel qu’il a été écrit par sœur Lucie, nombreux aussi sont ceux qui pensent, avec des arguments sérieux, que ce n’en est qu’une partie ; enfin certains pensent, avec des arguments tout aussi sérieux, que ce texte n’a pas été écrit par sœur Lucie.
Le cadre de cette lettre ne permet pas de trancher entre ces trois opinions, ou même simplement de les présenter. À ceux qui souhaiteraient approfondir cette question, nous leur recommandons la lecture du livre de Joseph de Belfont : Mystères et vérités cachées du troisième secret de Fatima. (Il est facile de se le procurer par internet, par exemple sur le site Livres en famille).

Mais récemment, un nouvel élément est venu compléter le dossier : le 25 octobre 2011, Don Gabriel Amorth accorda une longue entrevue au journaliste espagnol José-Maria Zavala, au cours de laquelle il lui révéla certaines choses que le Padre Pio lui avait apprises, en lui demandant de ne rien révéler avant sa mort. Don Amorth étant décédé le 16 septembre 2016, José-Maria Zavala a pu publier ces révélations dans un livre paru en mars 2017 : Le secret le mieux gardé de Fatima. Il a déjà été question de cette entrevue et de ce livre dans la lettre de liaison n° 79, à propos de la consécration de la Russie. Or, cette semaine nous allons fêter un double anniversaire : le 20 septembre, le centenaire de l’apparition des stigmates de saint Padre Pio et trois jours plus tard le cinquantième anniversaire de son entrée dans la vie éternelle. A l’occasion de ce double anniversaire, il paraît approprié de faire connaître ces révélations, même si elles semblent donner tort à ceux qui pensent que le troisième secret a été révélé. Voici un extrait de l’entrevue entre Don Amorth (Don A) et José-Maria Zavala (JM Z) (pages 229 & 230 de son livre ; les parties entre crochets ont été ajoutées par nous) :

JM Z : Pardonnez-moi d’insister sur le troisième secret de Fatima : le Padre Pio l’a-t-il relié à la perte de la Foi dans l’Église ?
Le Père Gabriele fronce son front et fait un hochement de tête. Il paraît très affecté.
Don A : En effet. Un jour, Padre Pio m’a dit avec tristesse : « Vous savez, Gabriele ? Satan s’est introduit au sein de l’Église et, dans très peu de temps, il arrivera à gouverner une fausse Église. »
JM Z : Oh mon Dieu ! Une sorte d’antéchrist ! Quand a-t-il fait cette prophétie ?
Don A : Cela devait être vers 1960, puisque j’étais déjà prêtre. [Don Amorth a été ordonné le 24 juin 1954, à Rome.]
JM Z : Est-ce pour cela que Jean XXIII fut si effaré à l’idée de publier le troisième secret de Fatima, afin qu’on ne pense pas qu’il était l’antipape ou un équivalent … ?
Un léger sourire de complicité apparaît sur les lèvres du père Amorth.
JM Z : Est-ce que Padre Pio vous a dit quelque chose d’autre sur des catastrophes futures : tremblements de terre, inondations, guerres, épidémies, faim … ? A-t-il fait allusion aux mêmes fléaux que ceux prophétisés dans les Saintes Écritures ?
Don A : Même s’il trouvait tout cela terrifiant, rien de tout cela ne l’intéressait excepté la grande apostasie au sein de l’Église. C’était la question qui le tourmentait vraiment et pour laquelle il priait et offrait une grande partie de sa souffrance, crucifié par amour.
JM Z : C’est-à-dire le troisième secret de Fatima ?
Don A : Exactement.
JM Z : Y a-t-il un moyen d’éviter quelque chose de si terrible, Père Gabriele ?
Don A : Il faut garder l’espérance, mais cela ne servira à rien si nous n’agissons pas. Commençons par consacrer la Russie au Cœur immaculé de Marie ; récitons le Saint Rosaire ; tous, prions et faisons pénitence.

Cette terrible révélation, le Padre Pio la tenait de Jésus Lui-même. En effet, voici ce que Don Amorth confia à José-Maria Zavada dans une autre partie de l’entretien (pages 20 & 21 du livre de JM Z) :

Don A, vociférant et en italien, comme s’il voulait expulser le démon lui-même, retrouvant l’ancienne étincelle de ses vieux yeux fatigués et vitreux : Macellai ! [Bouchers, en italien]
JM Z, murmurant entre les dents : Bouchers !
Don A, avec une expression de stupeur : Dans la tête et le cœur de Padre Pio, résonnait sans cesse ce mot terrible prononcé par Jésus Lui-même contre de hauts mandataires de l’Église et une multitude de prêtres.
JM Z : Cette terrible phrase figure dans une lettre du Padre Pio à son directeur spirituel qui figure dans le premier volume de sa Correspondance (en date du 19 mars 1913, fête de Saint Joseph). [En réalité elle est du 7 avril 1913. On la trouve facilement sur internet, par exemple sur cette page du Forum de l’Arche de Marie.]
Don A : Une lettre prophétique, sans aucun doute. Tellement prophétique que tout n’a pas encore été accompli…
JM Z : Comment ne pas se la  rappeler ? Le Padre Pio y racontait que Jésus lui est apparu, le visage défiguré, en lui assurant qu’Il serait maintenu en agonie par toutes ses âmes infidèles favorisées par Lui… jusqu’à la fin du monde ! [Jésus apparut au Padre Pio le 28 mars 1013 : voir la lettre précitée.]
Don A, avec une grimace : Et le pire de tout, c’est que ces malheureux continuent à répondre aujourd’hui encore à son ineffable amour en se jetant dans les bras de la maçonnerie. Jésus a dit encore d’autres choses, mais ce qu’il a dit à Padre Pio, à l’époque Il ne l’a dit à aucune autre créature sur terre.
JM Z : Cela devait être terrible…
Don A, avec un claquement de langue : C’était le troisième secret de Fatima…
JM Z, sans voix : Que me dites-vous ! Padre Pio connaissait les paroles de la Vierge quatre ans avant qu’Elle ne les révèle aux petits bergers de Fatima ? [Jésus étant apparu à Padre Pio le 28 mars 1913, c’était bien quatre ans avant les apparitions de Fatima.]
Don A : Évidemment qu’il les connaissait. Le Seigneur le laissait parfois lire dans ses pensées. [Littéralement : dans son carnet personnel.]
JM Z : Padre Pio en personne vous l’a dit ?
Don A, insistant comme quelqu’un qui déteste le moindre soupçon de méfiance : Bien sûr qu’il me l’a dit ! Il souffrait l’inexprimable du fait de la situation de l’Église et de ses pasteurs, car le démon s’était infiltré dans des fissures de l’Église. Déjà Sa Sainteté Paul VI avait averti, mais très peu l’ont cru alors : « La fumée de Satan s’est infiltrée dans l’Église » avait-il dit. Le même Souverain Pontife qui a prononcé aussi cette phrase : « Une messe de Padre Pio vaut plus que toute une mission ». Croyez-vous que si ce n’était pas la vérité, il y aurait des sectes sataniques, et que des messes noires seraient célébrées au Vatican ?
JM Z : Évidemment. Vous-même avez dit à l’occasion que, parmi les membres des sectes sataniques, il y avait des prêtres, des évêques et des cardinaux et que même le Pape Benoît XVI en avait été informé.

Ces révélations sont terribles et se passent de commentaires. Nombreux sont ceux qui, sans doute, auront du mal à croire à la réalité de ces propos du Padre Pio. Ce sont malgré tout les paroles d’un saint. Certes, Padre Pio les garda une cinquantaine d’années avant de les révéler à Don Amorth, lequel les garda ensuite une cinquantaine d’années avant de les révéler à José-Maria Zavala qui dut attendre encore un peu plus de cinq ans avant de les publier. Mais, saint Padre Pio ne les a sûrement pas inventées, ni Don Amorth qui connut personnellement Padre Pio 26 ans et fut de plus toujours très proche du pape puisqu’il fut exorciste du diocèse de Rome de 1986 à sa mort. Dieu sait choisir ses intermédiaires, afin que ce qu’Il veut dire aux hommes soit transmis exactement. On peut donc accorder foi aux propos rapportés par José-Maria Zavala.
Et il est étonnant que rien de tout cela ne figure dans le dossier diffusé par le Vatican le 26 juin 2000 avec le texte présenté comme le troisième secret. Aussi prions saint Padre Pio avec ferveur les 20 et 23 septembre prochains et demandons-lui de nous éclairer.

En union de prière dans le Cœur Immaculé de Marie.

Doctrine / Formation

1929 : Marie demande la consécration de la Russie à son Coeur Immaculé, sans être exaucée

d’Yves de Lassus pour Notre Histoire Avec Marie :
Le 13 juillet 1917, la Sainte Vierge demanda à la jeune Lucie à Fatima (Portugal) que soit faite par le Saint-Père la consécration de la Russie à son Cœur Immaculé ainsi que la communion réparatrice des premiers samedis du mois. Si plusieurs « tentatives » sont recensées, la Consécration telle que demandée par Notre Dame n’a jamais vraiment eu lieu…

La demande de Notre Dame. La demande de consécration de la Russie fut faite au cours de la troisième des apparitions de Notre Dame à Fatima, le 13 juillet 1917. Lucie en révéla le contenu dans son 3e mémoire remis à Mgr da Silva, l’évêque de Leiria, en août 1941. Voici ce que demandait Notre Dame : « Pour l’empêcher [la Seconde Guerre mondiale], je viendrai demander la consécration de la Russie à mon Cœur Immaculé et la communion réparatrice des premiers samedis du mois. » Douze ans plus tard, le 13 juin 1929, à Tuy (Espagne), Notre Dame apparut à Lucie devenue religieuse et lui dit : « Le moment est venu où Dieu demande au Saint-Père de faire, en union avec tous les évêques du monde, la consécration de la Russie à mon Cœur Immaculé. Il promet de la sauver par ce moyen.  » L’année suivante, en mai, Notre Seigneur renouvela la demande.


La réponse de Lucie. Immédiatement, la voyante en parla à son confesseur, le père Gonçalvès. Le 29 mai 1930, elle lui écrivit : « Le bon Dieu promet de mettre fin à la persécution en Russie, si le Saint-Père daigne faire, et ordonne aux évêques du monde catholique de faire également, un acte solennel et public de réparation et de consécration de la Russie aux très Saints Cœurs de Jésus et de Marie, Sa Sainteté promettant, moyennant la fin de cette persécution, d’approuver et de recommander la pratique de la dévotion réparatrice. » Par la suite, Sœur Lucie rappela plusieurs fois les conditions fixées par Notre Dame, en particulier en 1982 au nonce apostolique du Portugal, Mgr Sante Portalupi. En 1936, Sœur Lucie confia à son confesseur qu’elle avait demandé à Notre Seigneur pourquoi Il ne convertissait pas la Russie sans que sa Sainteté fasse cette consécration et reçut cette réponse : « Parce que je veux que toute mon Église reconnaisse cette consécration comme un triomphe du Cœur Immaculé de Marie, pour ensuite étendre son culte et placer, à côté de la dévotion à mon Divin Cœur, la dévotion à ce Cœur Immaculé. » La date choisie par Notre Dame (le 13 juin 1929) pour demander effectivement la consécration de la Russie était particulièrement bien choisie. En effet, une commission d’enquête avait été créée par Mgr da Silva le 3 mai 1922. Lucie fut entendue le 8 juillet 1924. La commission travailla jusqu’en 1930. En 1929, la commission d’enquête allait rendre ses conclusions et connaissait donc parfaitement le dossier et était à même de juger de l’importance de cette demande. En même temps, l’année 1929 marque en URSS la prise de pouvoir définitive du terrible Joseph Staline, qui réussit à évincer tous ses opposants.

La réaction de Pie XI. Dès mai 1929, Pie XI fut informé de la demande par une lettre de Sœur Lucie, puis en juin 1930 par une autre du Père Gonçalvès. De plus, avant de prononcer le jugement définitif, Mgr da Silva lui avait envoyé pour avis le rapport de la commission d’enquête, comme le prévoit la procédure. Le Pape réagit rapidement, car le 19 mars 1930, il organisa une journée de réparation et le 30 juin, il décida que les prières après la messe seraient dites pour la conversion de la Russie. Mais il ne fit rien de plus et en août 1931, Notre Seigneur fit connaître son mécontentement à Sœur Lucie : « Fais savoir à mes ministres, étant donné qu’ils suivent l’exemple du Roi de France en retardant l’exécution de ma demande, qu’ils le suivront dans le malheur. » Sœur Lucie insista auprès de ses supérieurs pour que le Pape fasse cette consécration. Malheureusement, Mgr da Silva ne se décida à écrire au Pape qu’en mars 1937. Ce dernier reçut cette lettre alors qu’il venait de publier l’encyclique Divini Redemptoris (publiée le 19 mars 1937) déclarant le communisme « intrinsèquement pervers ». Il savait les horreurs perpétrées par les communistes, n’hésitant pas à parler du triangle rouge de la terreur et du sang pour désigner la Russie, le Mexique et l’Espagne. Mais il ne fit rien de plus. Le 25 janvier 1938 eut lieu le signe dans le Ciel annonçant la Seconde Guerre mondiale. Malheureusement, le secret n’ayant pas encore été diffusé, Pie XI ne put pas faire le lien avec la demande de consécration.

La demande de Notre Seigneur. Devant les hésitations du Vatican, en 1935, à Balazar, petit village au nord de Porto, Notre Seigneur apparut à Alexandrina da Costa et lui adressa une demande légèrement différente : « Comme j’ai demandé à Marguerite-Marie la dévotion à mon divin Cœur, de même je te demande à toi que le monde soit consacré au Cœur de ma Très Sainte Mère avec une fête solennelle en son honneur. » Notre Seigneur acceptait un acte plus facile par lequel il promettait non plus la conversion de la Russie, mais simplement l’abrègement de la guerre. Quelques années plus tard, Sœur Lucie reçut la même demande. En effet, le 22 octobre 1940, Notre Seigneur lui fit la demande suivante : « Prie pour le Saint-Père, sacrifie-toi pour que son cœur ne succombe pas sous l’amertume qui l’oppresse. La tribulation continuera et augmentera. Je punirai les nations de leurs crimes par la guerre, par la famine et par la persécution contre mon Église qui pèsera spécialement sur mon Vicaire sur la terre. Sa Sainteté obtiendra que ces jours de tribulation soient abrégés s’il obéit à mes désirs en faisant l’acte de consécration au Cœur Immaculé de Marie du monde entier avec une mention spéciale de la Russie. »
Il y a donc deux demandes distinctes formulées par le Ciel : une première en 1929 par Notre Dame pour la consécration de la Russie, puis, le Pape n’ayant pas réagi, une autre par Notre Seigneur, en 1935 à Alexandrina da Costa puis en 1940 à Sœur Lucie, pour la consécration du monde entier, consécration plus facile mais avec des fruits différents. Ces consécrations sont bien évidemment liées, mais la deuxième n’annule en aucune façon la première. En effet, pour le Père Alonso, dans la révélation du 22 octobre 1940 : « C’est le Seigneur qui parle et non pas la Vierge. Il exprime un désir et non pas une exigence. (…) L’objet de la promesse est, non la conversion de la Russie, mais l’écourtement de la guerre. »  

image

La consécration de 1942. Alexandrina avait pour directeur spirituel un jésuite, le père Pinho. Le 11 septembre 1936, celui-ci écrivit à Pie XI pour lui faire connaître la demande de Notre Seigneur, en passant par son secrétaire d’État, le cardinal Eugenio Pacelli. Deux ans plus tard, les évêques portugais suivirent une retraite prêchée par le père Pinho qui leur suggéra d’écrire aussi au Saint-Père. C’est ainsi que le cardinal Pacelli, qui deviendra le pape Pie XII le 2 mars 1939, entendit parler en deux occasions de la consécration du monde au Cœur Immaculé de Marie. Peu après son élection au pontificat, le Père Gonçalvès écrivit également à Pie XII, ainsi que le père da Fonseca qui venait d’écrire un livre sur les apparitions. Le Pape ne réagissant pas, le père Gonçalvès et un ancien confesseur de la voyante, Mgr Ferreira, demandèrent à Sœur Lucie d’écrire elle-même au Pape. Elle obéit et en octobre 1940, elle remit à son évêque une lettre adressée au Pape. Elle commença par exposer la demande de Notre Dame : « En 1929, Notre Dame, par le moyen d’une autre apparition, m’a dit : “Le moment est venu où Dieu demande au Saint-Père de faire, en union avec tous les évêques du monde, la consécration de la Russie à mon Cœur Immaculé, et il promet de la sauver par ce moyen.”  » Puis elle mentionna la demande de Notre Seigneur pour la consécration du monde avec mention spéciale de la Russie qu’elle venait de recevoir. Malheureusement, l’évêque de Leiria demanda à Sœur Lucie de supprimer la première demande. En décembre, Pie XII ne reçut donc qu’une lettre corrigée dans laquelle seule était mentionnée la consécration du monde. Voilà pourquoi en 1942, le 31 octobre et le 8 décembre, Pie XII consacra le monde et non pas la Russie au Cœur Immaculé de Marie. Cette période marque d’ailleurs précisément le tournant de la Seconde Guerre mondiale au profit des Alliés.

Une demande caduque ? La Sainte Vierge ayant dit : « Pour l’empêcher [la guerre], je viendrai demander la consécration de la Russie à mon Cœur Immaculé », et la guerre ayant eu lieu faute d’avoir fait la consécration en temps voulu, certains pensent que cette demande de Notre Dame est dès lors caduque. L’insistance de Sœur Lucie après la Seconde Guerre mondiale pour demander cette consécration prouve qu’il n’en est rien. En particulier, le 4 mai 1943, elle avait écrit au Père Gonçalvès : « Il [Notre Seigneur] promet la fin de la guerre pour bientôt, eu égard à l’acte qu’a daigné faire Sa Sainteté. Mais comme il fut incomplet, la conversion de la Russie sera pour plus tard.  » Et le 2 mars 1945, elle confia au Père Aparicio : « La consécration de ce pays [la Russie] n’a pas été faite dans les termes demandés par Notre Dame.  » Elle le répéta plusieurs fois, en particulier au Père Jongen en 1946 et au Père McGlynn. 

image

Les autres consécrations. Après la guerre, d’autres actes furent accomplis par les papes.
– Par la lettre apostolique Sacro vergente anno du 7 juillet 1952, Pie XII consacra la Russie, mais sans prévenir les évêques et sans demander une journée de réparation.
– Le jour de la clôture de la 3e session du concile Vatican II, le 21 novembre 1964, Paul VI « remit le genre humain au Cœur Immaculé de Marie ». Ce n’était pas à proprement parler une consécration et la Russie ne fut pas nommée. – En décembre 1981, quelques mois après l’attentat de la place Saint-Pierre, Jean-Paul II « remit la famille humaine entre les mains de la Mère des hommes et des peuples ». Là encore, ce n’était pas à proprement parler une consécration et il n’était pas fait mention du Cœur Immaculé de Marie. – Par contre, le 13 mai 1982 à Fatima, ayant auparavant demandé aux évêques de s’unir spirituellement à lui, il renouvela formellement l’acte de consécration du monde au Cœur Immaculé de Marie fait par Pie XII en 1942. Juste avant, il eut un entretien avec Lucie qui lui demanda de consacrer la Russie dans les formes demandées par Notre Dame. Le Saint-Père lui répondit qu’il en parlerait au prochain synode. Sœur Lucie et le Saint-Père reconnaissaient donc que la consécration n’avait toujours pas été faite conformément aux demandes de Notre Dame. Le lendemain, Sœur Lucie précisa devant Mgr Pavol Hnilica que Dieu voulait « la consécration de la Russie et uniquement de la Russie, sans aucune adjonction », car « la Russie est un immense territoire bien circonscrit, et sa conversion se remarquera, apportant ainsi la preuve de ce qu’on peut obtenir par la consécration au Cœur Immaculé de Marie ». – Le 25 mars 1984, le Pape renouvela la consécration de 1982 en demandant aux évêques de « renouveler cet acte en même temps que lui », mais sans consigne particulière, ce qui fait que concrètement, Jean-Paul II fut seul à faire cette consécration. Un an plus tard, avec l’arrivée de Mikhaïl Gorbatchev, le communisme commençait à s’assouplir et à décliner en URSS. – Enfin, le 13 octobre 2013, le pape François adressa « un acte de consécration » à la« bienheureuse Vierge de Fatima », mais sans mentionner le Cœur Immaculé de Marie et sans avoir demandé aux évêques de s’associer à sa démarche. De plus, dans tous ces actes, y compris ceux de Pie XII, il n’y eut jamais ni acte de réparation, ni promesse d’approuver la dévotion réparatrice des premiers samedis du mois. Aussi, aucun de ces actes ne remplit toutes les conditions fixées par Notre Dame. Par contre, ceux de Pie XII et Jean-Paul II remplissent les conditions demandées par Notre Seigneur. Et ces actes ont porté les fruits promis : la fin de la guerre dans le cas de Pie XII et la fin des persécutions en Russie dans le cas de Jean-Paul II. Par la suite, jusqu’en 1989, Sœur Lucie affirma plusieurs fois que la consécration de 1984 n’était pas conforme. En particulier, elle le dit en mai 1989, à l’archevêque de Boston, le cardinal Bernard Law : « Le Saint-Père pense que la consécration a été faite de la meilleure façon possible étant données les circonstances. Faite selon les strictes conditions de la consécration collégiale que Notre Dame a demandées ? Non, cela n’a pas encore été fait. »

La « lettre de Sœur Lucie ».
 À partir d’août 1989, parurent quelques lettres dactylographiées portant la signature de Sœur Lucie affirmant que la consécration était faite. Ces lettres sont très curieuses : l’une d’elle, datée du 8 novembre 1989, contient des erreurs si graves qu’elle n’a sûrement pas été écrite par Sœur Lucie. Et la plupart des experts les considèrent comme apocryphes. De plus, Sœur Lucie n’a jamais expliqué pourquoi elle avait brutalement changé d’avis cinq ans après la consécration de 1984, ni pourquoi la journée de réparation et l’approbation de la dévotion des premiers samedis du mois n’étaient plus nécessaires pour satisfaire la demande de Notre Dame. Et après 1990, il n’y eut plus aucune déclaration de Sœur Lucie affirmant que la consécration avait été faite. En particulier, lors de son 2e pèlerinage à Fatima en 1991, Jean-Paul II eut un entretien avec elle. Curieusement, à l’issue de cet entretien, il n’y eut aucun communiqué. Si Sœur Lucie avait confirmé que la consécration était faite, Jean-Paul II l’aurait sûrement fait savoir. Par la suite, aucune autre preuve ne fut produite. Dans le dossier accompagnant le texte du troisième secret diffusé par le Vatican le 26 juin 2000, Mgr Tarcisio Bertone ne cite qu’un court extrait de la lettre du 8 novembre 1989. De plus, alors que le dossier contient la reproduction de documents d’importance secondaire, cette lettre n’est pas reproduite. De même, en 2007, le cardinal Bertone publia un livre intitulé La dernière voyante de Fatima, sur les entretiens qu’il eut avec Sœur Lucie en 2000, 2001 et 2003 : comme témoignage écrit, il ne donne que la lettre du 8 novembre 1989, et toujours sans la reproduire. Une telle absence de témoignage est étrange. En particulier, comment se fait-il que jamais Sœur Lucie qui avait tant œuvré pour que cette consécration soit faite dans les formes demandées par la Sainte Vierge, n’ait jamais remercié le Saint-Père de l’avoir faite ? Et si vraiment Sœur Lucie avait changé d’avis en 1989, comment expliquer qu’elle n’a jamais expliqué pourquoi et qu’elle n’en a plus jamais parlé ensuite ? Décédée le 13 février 2005, elle n’a jamais évoqué la lettre en question.

image

Confirmations récentes. Récemment, plusieurs prélats ont affirmé que la consécration n’avait pas été faite. Le 13 mai 2017, le cardinal Paul Josef Cordes, ancien président du Conseil pontifical Cor unum, fit la déclaration suivante : « Il [le Pape] a lui-même fait cette consécration le 25 mars 1984 (…). Cependant, il s’est abstenu de mentionner explicitement la Russie, parce que les diplomates du Vatican lui avaient demandé avec insistance de ne pas mentionner ce pays. » Quelques jours après, le 19 mai, le cardinal Raymond Burke demanda cependant aux catholiques de « travailler à la consécration de la Russie au Cœur Immaculé de Marie » dans la fidélité à la demande faite par Notre Dame à Fatima, ajoutant : « Aujourd’hui, une fois de plus, nous entendons l’appel de Notre Dame de Fatima pour consacrer la Russie à son Cœur Immaculé, conformément à ses instructions explicites. » Et Mgr Athanasius Schneider, évêque auxiliaire d’Astana (Kazakhstan), déclara qu’il considérait « très importante » l’initiative du cardinal Burke et signa une pétition lancée par Life Site pour demander au Saint-Père de consacrer la Russie.
En décembre 2015, le père Gabriel Amorth, exorciste du diocèse de Rome, avait déjà confié à Life Site  : « La consécration n’a pas encore été faite. J’étais là le 25 mars 1984, sur la place Saint-Pierre (…). Jean-Paul II voulait consacrer la Russie, mais son entourage ne le voulait pas, craignant de contrarier les orthodoxes. (…) Lorsque Sa Sainteté, à genoux, a consacré le monde, il a ajouté une phrase qui ne figurait pas dans la version distribuée, disant consacrer “spécialement les nations dont vous avez vous-même demandé la consécration”. (…) Cela comprenait indirectement la Russie. Cependant, la consécration spécifique n’a pas encore été faite. » Quatre ans plus tôt, le 25 octobre 2011, il avait tenu des propos analogues à un journaliste espagnol, José Maria Zavala qui les a rendu publics dans un article du quotidien espagnol La Razon du 18 mars 2017. Voici ce que lui confia Dom Amorth : « Cette consécration n’a pas eu lieu. J’ai été témoin de l’acte. J’étais sur la place Saint-Pierre ce dimanche-là dans l’après-midi, très près du Pape, si près que je pouvais presque le toucher. (…) Jean Paul II voulait mentionner expressément la Russie, mais finalement il ne l’a pas fait. (…) J’insiste pour vous dire que cette consécration s’en est trouvée invalide. »

Conclusion. La consécration de la Russie ne dépend que de la volonté du Pape. Nous ne pouvons pas nous substituer à lui. Toutefois nous pouvons faire deux choses :
1)             Notre Dame a fait deux demandes pour la conversion de la Russie : « Pour l’empêcher, je viendrai demander la consécration de la Russie à mon Cœur Immaculé ET la communion réparatrice des premiers samedis du mois. » Or Notre Dame est d’abord venue demander la communion réparatrice des premiers samedis du mois, le 10 décembre 1925, et seulement trois ans et demi plus tard la consécration de la Russie, le 13 juin 1929. Cet ordre est important et n’est sûrement pas fortuit. Alors, pratiquons tous, avec une grande ferveur, la communion réparatrice des premiers samedis du mois.
2)             Ensuite consacrons nos personnes et faisons consacrer nos paroisses, nos écoles, nos communes, nos diocèses au Cœur Immaculé de Marie, car le Père Alonso disait : « La consécration de la Russie n’arrivera que comme le fruit de la consécration généralisée et intense de tous les membres et de toutes les collectivités de l’Église. »

Tribunes et entretiens

Les révélations de Mgr Vigano et les promesses de la Vierge à Fatima

de Jeanne Smits pour réinformation.tv :

Mgr Carlo Maria Viganò a daté sa lettre du 22 août, fête du Cœur Immaculé de Marie

Le P. Clovis nous parlait de la signification symbolique de l’étoile sur le manteau de l’image originelle de Notre-Dame de Fatima : c’est un renvoi à la figure « type » annonçant la Vierge Immaculée, la reine Esther qui a sauvé son peuple juif de l’anéantissement physique. La Mère de Dieu, qui par son intercession auprès de la Sainte Trinité obtient un bien infiniment plus important, le salut des âmes, est aussi la Reine des milices célestes, exempte de toute marque du péché, celle par qui Dieu a promis d’écraser la tête du serpent dès la chute d’Adam et Eve.

Ce qui caractérise l’affaire présente, c’est qu’il ne s’agit pas simplement des malheureuses chutes liées à la faiblesse humaine, dont les responsables seraient conscients et desquelles ils se seraient repentis. L’affaire McCarrick, et au-delà sa dissimulation par le fait des cercles de pouvoir de l’Eglise, y compris, comme l’affirme Mgr Viganò, par la discrète levée des sanctions – qui lui avaient été infligées par Benoît XVI – imputable au pape François lui-même, doit se comprendre dans un contexte.

Lire la suite sur réinformation.tv

Asie #NLH #NLQ

Notre-Dame d’Akita au Japon : la Femme de l’Apocalypse ?

Au cours de l’année 1973 (les 6 juillet, 3 août et 13 octobre), la Vierge Marie se manifeste trois fois à travers une statue de Notre-Dame de tous les peuples d’Amsterdam (Pays-Bas) située dans le couvent japonais d’Akita, dans le nord de l’île d’Honshu, avant de pleurer 101 fois entre 1975 et 1981. Beaucoup moins connue que les apparitions de Fatima, Notre Dame d’Akita se situe pourtant dans leur continuité et délivre un terrible avertissement aux hommes et aux femmes de notre temps, qu’il nous appartient de comprendre et de diffuser.

La statue de la Vierge et l’Europe

Les apparitions de Notre Dame à Akita font curieusement partie des rares apparitions à avoir été reconnues par l’Église. Pourquoi curieusement ? Parce que sur les quelque 20 000 apparitions recensées dans le monde, il n’y en que 17 à avoir reçu la bénédiction de Rome. Cette apparition, dans le seul pays à avoir connu les ravages de l’arme nucléaire, est étroitement liée au continent européen. Ce lien passe d’abord par la présence de la statue de la Vierge, dont le modèle provient des Pays-Bas, pays majoritairement protestant, où la Sainte Vierge est apparue en 1945 à la veille du bombardement atomique, avec la croix de son Fils fixée dans son dos. Marie s’est présentée à Amsterdam comme étant « Notre-Dame de tous les Peuples ». 28 ans plus tard, au hasard des rencontres, cette statue s’est retrouvée au couvent de l’Institut séculier des Servantes de l’Eucharistie à Akita au Japon. Si le 25 mars 1945 à Amsterdam, Notre-Dame semblait déjà alerter le monde sur les dangers de la guerre atomique, son installation au Japon en 1973 n’a rien d’anodin.


Un message lié aux apparitions de Fatima

 

De 1973 à 1981, les Japonais vont assister à 101 lacrymations de Notre Dame de tous les peuples. Mieux. La Sainte Vierge va délivrer à une sourde un message apocalyptique à ne plus pouvoir dormir.

Lire la suite

Tribunes et entretiens

Prier le rosaire pour les familles

Particulièrement sensibles à l’appel de la Saint Vierge à Fatima, demandant la récitation du chapelet quotidien, Bernard et Angélique Balayn s’attachent à diffuser ce message. À cet effet, et profitant de l’occasion donnée par le déplacement du pape à la Rencontre mondiale des familles en Irlande, au mois d’août, ils signent un nouveau livre cette année : Prier le rosaire pour les familles avec saints François et Jacinthe de Fatima. Plus qu’un manuel pour comprendre comment méditer et réciter le rosaire, ce petit livre préfacé par le cardinal Sarah, propose des méditations pour tous les mystères du rosaire, basées sur des passages tirés des vies des jeunes voyants. Pour comprendre ce qui a ammené à écrire ce livre, nous avons interrogé Bernard Balayn.

Comment vous et votre femme, vous êtes-vous intéressés à tout ce qui a trait aux apparitions de Fatima ? 

J’ai eu un évènement marquant dans ma vie, ayant échappé à un accident alors que je priais le chapelet, au mois d’octobre, le mois du rosaire, j’en ai déduit que je devais ma survie à la Sainte Vierge. J lui ai donc adressé cette prière : « Marie, j’ai été sauvé par ton fils, il m’a donné la vie une seconde fois, par conséquent elle ne m’appartient plus, je la lui donne ».

Lire la suite sur l’Homme Nouveau

En Europe #NLH #NLQ

13 octobre 2018 à 15H00 : Prier le rosaire aux frontières pour la Belgique

ROSAIRE AUX FRONTIÈRES

L’initiative du Rosaire aux Frontières

Depuis le récent centenaire des apparitions de Notre Dame à Fatima, plusieurs pays à travers l’Europe et le monde ont lancé des récitations de Rosaires, pour répondre aux nombreux appels de notre Mère du Ciel.

La Belgique ne manque pas à cet appel et organise un Rosaire aux Frontières le 13 octobre 2018 à 15 h. La participation se concrétisera en récitant le Rosaire soit sur la ligne d’une frontière ou sur la plage, soit n’importe où dans le pays ou à l’étranger avec l’intention de s’associer au Rosaire aux Frontières.

Il y a la possibilité de créer et animer un lieu de prière ou de rejoindre un lieu déjà existant.

Les intentions deprière

Nous prierons tout spécialement pour la renaissance de la vie de la Foi en Belgique et notre adhésion au christianisme que Dieu a pris le soin de venir Lui-même nous enseigner. Nous demanderons aussi à Notre Dame la grâce de construire une vraie culture de vie, la grâce de la conversion des pécheurs, de la Paix au cœur de tous les peuples et nations et celle de l’Unité dans l’Eglise du Christ. Le Rosaire est l’initiative de Paix la plus puissante !

Lire plus … 

L’Église

La Conférence épiscopale a été informée du projet que notre Archevêque le Cardinal Josef De Kesel encourage en nous portant dans la prière. Ceci exprime notre volonté de montrer la face publique de la foi catholique en Belgique et répond ainsi à l’appel du Cardinal Robert Sarah lors de sa conférence de cette année à Bruxelles :

« Soyez fermes dans votre Foi ! Ne vous laissez pas noyer par le monde d’aujourd’hui. Soyez dans le monde mais pas du monde. Nous devons le porter vers Dieu. N’ayez pas honte de l’Évangile. Soyons courageux. Réveillons notre Foi, [réveillons] le soutien de notre Foi pour ceux qui sont persécutés… »
« Sans Moi vous ne pouvez rien faire. (Jean 15,5) »

[Cardinal Robert Sarah, ND de Stockel, Février 2018]

Le patronage

Nous confions le bon déroulement et la réalisation de ce projet à Notre-Dame de Beauraing qui nous dit

« Priez, priez beaucoup… Priez toujours… Je convertirai les pécheurs. Aimez-vous mon Fils ? M’aimez-vous ? Alors, sacrifiez-vous pour moi. »

 

 

 

(Source)

A la une #Brèves #NLH

300 000 fidèles prient à Fatima, un an après le centenaire des apparitions

Quelque 300.000 catholiques ont achevé dimanche leur pèlerinage au sanctuaire de Fatima, dans le centre du Portugal, où le pape François avait canonisé un an plus tôt, à l’occasion du centenaire des apparitions, deux des trois bergers qui affirmaient avoir vu la Vierge.

La cérémonie a été présidée par le cardinal chinois John Tong Hon. Durant son homélie, l’évêque émérite de Hong Kong a appelé les pèlerins rassemblés sur l’esplanade du sanctuaire à rester “ouverts et attentifs aux besoins des autres”.
“La foi nous incite à rechercher la liberté, la dignité, la justice, la responsabilité, elle fortifie notre désir de construire un monde plus juste et uni”, a-t-il déclaré à la foule de croyants.

D’après la tradition catholique, la Vierge Marie serait apparue à trois jeunes bergers à six reprises au cours de l’année 1917, la première le 13 mai.
Selon les estimations du sanctuaire de Fatima, environ 300.000 pèlerins se sont réunis pour célébrer le 101e anniversaire des apparitions de la Vierge dans cette ville située à 130 kilomètres au nord de Lisbonne.

Près de 150 groupes de pèlerins venus de 26 pays ont participé aux célébrations cette année.

L’an dernier, le pape François canonisait deux des trois petits bergers de Fatima cent ans jour pour jour après leur première vision.
Jacinta et Francisco Marto devenaient à cette occasion les plus jeunes saints de l’histoire de l’Eglise catholique qui ne sont pas morts en martyrs.

Le souverain pontife argentin était alors le quatrième pape à effectuer le pèlerinage à Fatima après son prédécesseur Benoît XVI en 2010, Paul VI en 1967 et Jean-Paul II en 1982, 1991 et 2000.

Ce dernier vouait une dévotion particulière à Notre-Dame de Fatima, convaincu qu’elle lui avait sauvé la vie lors de la tentative d’assassinat dont il avait été victime le 13 mai 1981, sur la Place Saint-Pierre à Rome, au cours de laquelle il avait été grièvement blessé.

Source : L’Orient Le Jour

Messes/Prières/Pèlerinages #NLQ

Pèlerinage Notre-Dame de Fatima des communautés portugaises au sanctuaire du Mont-Roland (39) les 12 et 13 mai 2018

51ème pèlerinage des communautés portugaises
Dimanche 13 mai 2018

Depuis plus d’un demi-siècle, les communautés portugaises venues de toute la France, de Suisse, du Luxembourg… se retrouvent pour prier Marie, le 2ème dimanche de mai, lors d’un pèlerinage au sanctuaire Notre-Dame de Mont-Roland (Jura) en lien avec le pèlerinage à Notre-Dame de Fatima qui se déroule le 13 mai au Portugal. C’est le pèlerinage le plus important à Notre-Dame de Fatima en Europe (10 000 pèlerins environ) après celui de Fatima.
Placé, cette année, sous la présidence de Monseigneur Vincent Jordy, évêque du diocèse de Saint-Claude, il a pour thème « Marie : amour et paix ».
Il se déroulera en présence de Monsieur Carlos Alberto Silva Goncalves, député, vice-président de la commission des affaires étrangères et des communautés portugaises du parlement portugais et de Monsieur Luis Brito Câmara, consul général du Portugal en France.

Programme :

Le dimanche matin, à partir de 10 heures 20, la messe sera présidée par Monseigneur Vincent Jordy, entouré de prêtres du diocèse de Saint-Claude et de prêtres portugais.

Le dimanche après-midi, à 15 heures, la célébration du chapelet sera conduite par le Père Abilio Antunes Lopes, du diocèse d’Evora (Portugal).

Tout au long de la journée du dimanche, en dehors des temps de célébration, des animations et des stands donneront au sanctuaire une coloration portugaise.

Pour les pèlerins arrivés dès le samedi, une veillée aux flambeaux débutera à 20 heures 30.

Ce pèlerinage est organisé en conformité avec la réglementation préfectorale liée au plan Vigipirate.

Contacts :
Armenia Pereira : 06 71 95 90 69
Bertane Poitou : 06 12 57 53 22

Messes/Prières/Pèlerinages #NLQ

Fête de Notre-Dame de Fatima à Lyon (69) les 12 et 13 mai 2018

Célébration des communautés portugaises et lusophones de Lyon et sa région.

Programme

Samedi 12 mai

  • 20h : rassemblement place de la cathédrale Saint Jean
  • 20h30 : procession aux flambeaux jusqu’à Fourvière
  • 21h15 : adoration du Saint Sacrement, confessions, vénération de la Croix pascale

Dimanche 13 mai

  • 14h : messe solenelle
  • 15h30 : procession, prière avec le pape François pour l’Église et le monde, adieux  à  la Vierge

Informations pratiques

Basilique de Fourvière
20h00 – 18h00

Messes/Prières/Pèlerinages #NLQ

Pèlerinage en l’honneur de Notre Dame de Fatima au Calvaire de Pont-Château (44) le 13 mai 2018

La communauté franco-portugaise invite les « catholiques d’ici et venus d’ailleurs » à participer à leur pèlerinage Notre Dame de Fatima qui se tiendra au Calvaire de Pont-Château le dimanche 13 mai 2018.

Contact : Comité Fatima – 06 78 00 24 42

Programme

11h00 : Célébration eucharistique

12h30 : Pique-nique tiré du sac

15h00 : Rassemblement dans le Temple et procession