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Prédication du Père Michel-Marie Zanotti-Sorkine du 7 octobre 2019 – ” La confiance de Dieu en la femme est infinie !”

Suite à l’interview du père Michel-Marie sur la chaîne québécoise TVA dans l’émission La Victoire de l’Amour, le célèbre prédicateur, écrivain, auteur-compositeur et chanteur revient régulièrement pour commenter l’évangile du jour.

Ici Lc I, 26-38

Version audio seule.

Tribunes et entretiens

Journée de le femme – L’égalité de la femme devenue homme quand l’homme devient femme

A l’occasion de la journée de la femme, quelques rappels pour lutter pour la dignité de la femme

 

La question de la femme aujourd’hui est une véritable chausse-trappe. Bien malgré elle, la femme est la pierre d’achoppement de notre siècle. Je ne parle pas de telle ou telle femme en particulier, non, mais de la femme comme générique porteur de sens. La femme est devenue un concept abstrait qu’on brandit comme un étendard. Nous ne pouvons plus parler de la femme, comme être réel, sans devoir d’abord la déshabiller de tout le postiche idéologique dont on l’a affublé depuis des décennies. Il y a tant et tant de maquillage sur son visage qu’elle en est défigurée. La théorie du gender en perruquier, le féminisme en chirurgien esthétique et le politiquement correct en habilleuse ont totalement travesti la femme. Voulant en faire l’égal de l’homme, on lui a mis une perruque masculine mal dégrossie, au point, finalement de raser les hommes, pour qu’ils ressemblent aux femmes pastichées en hommes. Voulant les libérer du joug (indubitablement excessif et déplacé) d’un certain machisme, on a voulu leur greffer des biceps d’hommes et un sexe viril. Mais la greffe ne prenant pas, on en est venu à émasculer le mâle, rendu coupable de tous les maux. Et pour être certain de graver dans le marbre cette pantomime, on revêt ce concept de femme d’un arsenal législatif, véritable guillotine pour quiconque tenterait de démystifier cette poupée, ni libre, ni femme, mais asphyxiée et vendue comme esclave sexuelle au nom de sa liberté soi-disant retrouvée.

Toutes les femmes ne sont pas comme ça ! Pourrait-on fort heureusement rétorquer. Non seulement elles ne sont pas toutes comme ça, mais aucune n’est ainsi ! C’est justement ce que toute une idéologie voudrait nous faire croire. Parce que ce faisant, on empêche et l’homme et la femme d’être pleinement eux-mêmes et on fausse tous les rapports entre eux, ainsi que tous les rapports sociaux.

A la lutte des classes devenue sans objet, on substitué la lutte des sexes. Désormais l’Homme et la femme sont présentés, non seulement comme concurrent, mais comme des rivaux en conflits incessants pour dominer l’autre. Dans ce pugilat, il faut dire que la femme a pour elle le vent de la société médiatico-politique et dispose de l’ultime recours législatif pour l’emporter.

Pourtant, ce conflit est totalement artificiel, créé de toute pièce par une idéologie qui s’en nourrit : le gender. Cette théorie qui n’existe pas ! Qui existe d’autant moins qu’on en parle beaucoup ! Car en réalité, c’est une théorie et non une science. Une théorie truffée de contradictions dont celle de vouloir faire de la femme un homme en faisant de l’homme une femme n’est pas la moindre.

La théorie du genre qui prétend qu’il n’y a pas d’homme ni de femme et que chacun est ce qu’il veut, non seulement maintient la distinction homme femme, mais l’enferme dans des stéréotypes réducteurs. Être homme ou femme n’est pas d’abord biologique, mais putatif. Vous êtes hommes ou femme parce que vous vous sentez tels ! Ce qui suppose que se sentir femme correspond à une réalité identifiable aux contours sinon précis, du moins génériques. Ces contours, eux, répondent tout à la fois à la biologie qui est incontournable, qu’aux stéréotypes imposés par le Gender. Nous sommes dans l’absurde le plus total.

Et d’autant plus que ces stéréotypes ont une histoire elle-même absurde. Au départ il s’agissait de faire la femme l’égale de l’homme. Ce qui du pont de vue de la dignité humaine devrait aller de soi, mais n’était pas (et n’est encore pas partout)  toujours le cas. Mais une confusion de départ voulait que cette égalité se fasse non en termes de dignité, mais de pouvoir. Ainsi a-t-on voulu faire de la femme un autre homme. Pour être scabreux, on a voulu greffer un sexe masculin aux femmes. Devant l’irréalisme de cette fausse égalité et l’impossibilité de transposer la virilité intégrale aux femmes, on s’est attelé à déviriliser les hommes.

D’où la grande féminisation qui a consisté en un féminisme qui niait la femme pour en faire un homme et n’y parvenant pas, à féminiser la masculinité, leur donnant alors l’illusion d’être devenues des hommes. En somme, tout repose finalement sur une fausse conception de la dignité posée en termes de pouvoir et donc nécessairement de rivalité, de lutte des sexes. De sorte que cette confusion des genres bloque tout le processus d’évolution de la société. Et si vous dénoncez cette déféminisation, comme cette dévirilisation de la société, vous êtes stigmatisé comme discriminant, ostracisé comme machiste. Alors quelle égalité, quelle altérité le président Macron veut-il vraiment instaurer ?

Je ne peux qu’appeler à a rescousse la grande Maria Callas en 1965

« Nous les femmes, nous pouvons avoir le monde à nos pieds si nous sommes simplement femmes. Nous voulons nous habiller comme des hommes, commander comme des hommes, mais si nous savons être femmes nous aurons beaucoup plus.”

Cyril Brun, rédacteur en chef

 

A la une #NLQ

L’édito – Femme, libérée ou chosifiée ?

 

Voici donc revenue la journée de la femme, perdue désormais au milieu de 365 autres journées commémoratives. Pourtant, si bien des journées passent inaperçues, au point qu’on se demande vraiment l’intérêt de cette surenchère, la journée de la femme, elle, est fortement relayée dans les médias. On pourrait, du reste se demander pourquoi cette journée suscite tant d’engouement dans la classe médiatico-politique. Car, ne nous leurrons pas, c’est bien cette caste qui fait le succès de telle ou telle journée. La genèse de cette journée est à elle seule tout un enseignement. C’est aux USA, que nait la première journée, instaurée par le parti socialiste en 1909. Très vite, l’internationale socialiste la reprend à son compte, avec le succès que l’on sait. En France, contrairement à l’histoire totalement inventée de 1857, c’est en réalité dans la mouvance de la CGT qu’émerge cette journée reprise en main par les femmes travailleuses. Ainsi donc, quels qu’aient pu être par la suite les fruits (bons et mauvais) nés de cette initiative socialiste, la journée de la femme est génétiquement marquée par la conception marxiste de la lutte. Il ne s’agit pas de libérer la femme d’un carcan qui, par certains égards, portait atteinte et à son épanouissement et à sa dignité humaine, mais d’une émancipation conflictuelle. De là naquit une confrontation dans laquelle l’homme était un méchant à abattre et non un vis-à-vis avec qui construire et se construire. Au contraire, dans l’idée marxiste de la femme libre, se construire était forcément en rivalité avec l’homme. Malgré elles, les femmes se sont donc trouvées instrumentalisées dans la lutte des classes, dans la luttes des sexes. Et finalement cette liberté, paravent utile d’une déconstruction sociale, a peu à peu chosifié la femme. Sous couvert de liberté, on lui fait vendre son corps, on la réduit à un objet de désir sexuel et peu à peu on lui interdit toute féminité au nom d’une égalité qui se trompe de comparaison. Sans s’en rendre compte, on créé une dualité dans la personne humaine. Alors que c’est dans leur humanité (et donc leur dignité) que l’homme et la femme sont égaux, on a fini par nier la commune humanité en spécifiant les droits de l’Homme et les droits de la femme (puis les droits de l’enfants). Oubliant que ces droits sont communs à l’humanité, on a créé entre eux des conflits (droit de disposer de son corps, droits de l’enfant, droit à l’enfant) et finalement ce sont trois entités déchirées, homme, femme, enfant, qu’on met face à face. Cette impasse, difficilement tenable, nourrit de ce fait un troisième phénomène, le gender. Pour retrouver une communauté humaine, on nie la distinction sexuelle et donc ses spécificités propres. Cependant, si l’homme est fortement affecté dans sa masculinité, la femme a peut-être encore bien plus perdu. Car si l’homme est tenu en laisse de plus en plus et prié de refouler sa spécificité masculine, il n’est pas chosifié par la société. S’il peut vendre son sperme, il n’est pas pressé de louer son corps et ce n’est pas lui qu’on exhibe nu à longueur de panneaux publicitaires.

Finalement de la femme infantilisée à la femme chosifiée, la liberté et l’égalité ne semblent avoir été qu’une éphémère illusion.

 

Cyril Brun, rédacteur en chef.

Tribunes et entretiens

Du féminisme à la négation de la femme ou un portrait manqué

Puisque c’est la journée de la femme, laissons la parole aux femmes…

 

Chaque 8 mars, le monde, c’est à dire certains pays qui se désignent comme étant le monde, vit la « journée de la Femme ». Le nom même de cette journée est à questionner. « La Femme ». L’emploi de l’article défini évoque une définition déterminée. Le statut de « la Femme » est arrêté par avance. Mais qui peut définir « la Femme » ? De plus, l’utilisation du singulier est particulièrement maladroite. Il est impossible de dire « la femme » sans nier l’individualité de chaque femme. Dire qu’une femme au foyer des beaux quartiers est semblable à une ouvrière indienne revient à nier que ces femmes n’ont pas la même vie, le même vécu, et surtout, qu’elles ne sont pas un seul et même être.

Par la négation des différences entre chaque femme, mise en valeur par certains en disant que chaque femme est femme avant tout et qu’il ne faut prendre en compte que cela, il est aisé d’oublier que chaque femme est un individu. En soi, il n’est pas de plus grande agression faite aux femmes et il ne se trouve aucune raison de créer un groupe en omettant les spécificités qui en compose chaque membre. Il n’est pas de plus grand outrage fait aux femmes que la négation de leur être. Il y a autant de femmes que de façon d’être une femme, et le nier ne peut changer cette réalité.

Pourquoi et comment relier une Lucrèce, une Ninon de Lenclos, une Marie Curie ou une Thérèse ? Par le simple statut de femme et donc par cette même identité sexuelle qui est remise en question par ceux qui perpétuent cette « journée de la femme » ?

Les femmes n’ont pas à être regroupées, rassemblées, et surtout mise en valeur une journée par an. Beaucoup me répondront alors qu’il s’agit de désigner le quotidien de nombreuses femmes dans les pays du Tiers-Monde ou dans certains pays du Moyen-Orient ou d’Asie. Bien entendu, la sélection à la naissance, le défaut de liberté d’aller et venir et le statut de mineur sont, entre autres, à dénoncer. Mais choisir de réagir une fois par an est tout de même le signe d’une hypocrisie tacite qui est acceptée. Si quelqu’un veut agir pour améliorer la qualité de vie de certaines femmes, qu’il le fasse chaque jour et non une fois  par an.

De même, qui peut agir au même instant sur toute la terre ? Ne serait-il pas plus judicieux de prendre le temps d’accorder un regard à chaque condition de vie ? Aujourd’hui, certains pays, dont nous faisons partie, mettent en valeur le 8 mars leur désir de voir leur façon de penser au sujet des femmes se répandre dans le monde. À nouveau, cette action est d’une violence terrible. Chacun de ces pays devrait songer à regarder sa propre situation et verrait que les femmes étaient peut-être plus libres et épanouies il y a 200 ans qu’elles ne le sont aujourd’hui. Il est étonnant que des personnes ayant pour maxime « on ne nait pas femme, on le devient » ne se pose pas la question de la voie choisie pour devenir femme, ou imposent leur propre voie. Si un groupe, tel que Osez le Féminisme ou encore Ni Putes, Ni Soumises impose sa vision de la féminité et de la condition féminine à d’autres femmes, elles privent leurs semblables de leur liberté de penser, et il s’agit du point le plus important.

Peut-on à la fois nier l’individualité des femmes, les différences de conditions de vie entre les différentes femmes ou encore la liberté de penser des femmes tout en disant défendre « la femme » ? Que cette journée factice, faite pour donner un semblant de bonne conscience, les esprits s’éveillent et cessent de laisser un lobby « féministe » penser pour eux.

 

 

Marie-Claire Berthier

 

Source Cyrano.net

Culture #Doctrine / Formation

Le féminisme, ou l’art de la perversion féminine

Alors que nous abordons la journée de la femme, il peut intéressant de ne pas confondre femme et féminisme, comme nous le rappelle Marie P. sur Cyrano.net

« Ces Tyrans détrônés devenus mes esclaves ; si, au milieu de ces révolutions fréquentes, ma réputation s’est pourtant conservée pure ; n’avez-vous pas dû en conclure que, née pour venger mon sexe et maîtriser le vôtre, j’avais su me créer des moyens inconnus jusqu’à moi ? » Peut-être l’une des plus célèbres citations des Liaisons Dangereuses de Choderlos de Laclos [1]. La phrase, qui livre les influences stylistiques de Laclos, est devenue, consciemment ou nom, le mot d’ordre des féministes. Ces femmes vivent dans une vengeance perpétuelle. Il est alors possible de se demander quel est le motif de ce désir de vengeance. En quoi seraient-elles esclaves, elles qui, au moindre mot déplaisant, n’ont qu’à crier à la misogynie pour être mise en valeur ? Si ces femmes sont des esclaves, elles ne sont esclaves que de leur propre perversion, issue de leur désir de devenir semblable à l’homme.
En cette « journée de la femme », dont le propre nom est une insulte faite aux femmes, il est nécessaire de remettre en question le schéma proposé par les féministes. Il n’y a pas une femme, mais des milliards. En quelques portraits de femmes, de l’antiquité au XVIIIe siècle, il est possible de voir toute la perversion des féministes.

 

Sappho.
Poète du septième siècle avant notre ère, Sappho est une célèbre personnalité de Lesbos, une Lesbienne au premier sens du terme qui, par ses orientations sexuelles, donne naissance au second avec certaines de ses compatriotes. Il semble que, malgré une certaine laideur évoquée par des papyrus, elle ait également été une fille de joie. Elle est l’un des grands exemples des féministes.

Lucrèce.
Femme de Tarquin Collatin, elle est célèbre pour sa beauté et sa vertu. Sextus Tarquin, fils du roi Tarquin le Superbe [2] la viole et, face au suprême déshonneur pour elle et son époux, elle se donne la mort en -509, événement tragique qui met fin à la monarchie romaine. Elle est, en revanche, oubliée par les féministes.

Ninon de Lenclos.
Précieuse du XVIIe siècle, Ninon de Lenclos tient un salon où les gens d’esprit se retrouvent. Elle prône, entre autres, des mœurs libérées et demeure célèbre pour avoir fréquemment entretenu des liaisons avec les hommes qu’elle recevait chez elle. Ninon est l’une des femmes à l’origine de l’inversion des valeurs au nom de la liberté, thème qui inspire toujours les féministes.

 

Louise de la Vallière.
Dame d’honneur d’Henriette d’Angleterre, Louise de la Vallière sera rapidement la maitresse de Louis XIV. Le Roi la reconnait officiellement comme sa favorite en 1666, après la mort d’Anne d’Autriche. À la suite d’une maladie qui lui fait perdre un enfant, elle se rapproche de Dieu et entre au Carmel en 1674.

Olympe de Gouges.
Fille d’un boucher, Olympe de Gouges a pour vrai nom Marie Gouze. Semi-mondaine, elle se prostitue auprès d’hommes qui lui fourniront l’éducation, notamment littéraire, qu’elle ne pouvait avoir par sa condition. Grâce à ces hommes, elle gravit les échelons de la société et arrive à la Cour, où elle prend le nom d’Olympe de Gouges. Lors de la Révolution, elle rejoint les révolutionnaires et écrit la « Déclaration des Droits de la Femme et de la Citoyenne ». Véritable emblème des féministes, qui occultent son statut de prostituée, elle est de celles que nombre d’associations féministes veulent voir entrer au Panthéon.

Marie-Antoinette.
Que dire de Marie-Antoinette, si ce n’est pour la citer ? « Je meurs dans la religion catholique, apostolique et romaine, dans celle de mes pères, dans celle où j’ai été élevée, et que j’ai toujours professée. N’ayant aucune consolation spirituelle à attendre, ne sachant pas si il existe encore ici des prêtres de cette religion, et même le lieu où je suis les exposerait trop s’il y entrait une fois, je demande sincèrement pardon à Dieu de toutes les fautes que j’ai pu commettre depuis que j’existe. » Reine de France, catholique, l’Autrichienne a eu, comme chacun le sait, une des vies les plus cruelles de l’Histoire de France, tout en conservant sa dignité de femme.

Les femmes soutenues par les féministes ont toutes un point commun : la perversion. Elles ont toutes choisi de renier leur condition de femme et d’essayer d’être semblables aux hommes, créant un être hybride sans morale, ni dignité. Cependant, face à la propagande féministe, il faut garder en mémoire le souvenir des femmes qui ont, quant à elles, su préserver leur être. À la suite de la déclaration de Gouges, il est de bon ton de parler de « la femme ». Mais les femmes ont chacune une identité propre et une journée de propagande faite par des perverses ne fera pas oublier qu’il existe, fort heureusement, d’autres femmes qui ont préservé leur féminité.

Notes

[1]Lettre 81, dite autobiographique, de la Marquise de Merteuil au Vicomte de Valmont

[2]c’est à dire l’Orgueilleux

Conférences/Formations #NLQ

Conférence de Gabrielle Cluzel sur le féminisme le 13 février à Lourdes (65)

Mardi 13 février aura lieu, à 20h30, à Lourdes, centre paroissial Saint-Pierre, une conférence-dédicace de Gabrielle Cluzel, journaliste, chroniqueuse de “Famille chrétienne”, auteur de “Adieu Simone – Les dernières heures du féminisme”, sur le thème : “Faut-il achever le féminisme ?”.
 
Entrée libre.

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L’édito – L’égalité de la femme devenue homme quand l’homme devient femme

La question de la femme aujourd’hui est une véritable chausse-trappe. Bien malgré elle, la femme est la pierre d’achoppement de notre siècle. Je ne parle pas de telle ou telle femme en particulier, non, mais de la femme comme générique porteur de sens. La femme est devenue un concept abstrait qu’on brandit comme un étendard. Nous ne pouvons plus parler de la femme, comme être réel, sans devoir d’abord la déshabiller de tout le postiche idéologique dont on l’a affublé depuis des décennies. Il y a tant et tant de maquillage sur son visage qu’elle en est défigurée. La théorie du gender en perruquier, le féminisme en chirurgien esthétique et le politiquement correct en habilleuse ont totalement travesti la femme. Voulant en faire l’égal de l’homme, on lui a mis une perruque masculine mal dégrossie, au point, finalement de raser les hommes, pour qu’ils ressemblent aux femmes pastichées en hommes. Voulant les libérer du joug (indubitablement excessif et déplacé) d’un certain machisme, on a voulu leur greffer des biceps d’hommes et un sexe viril. Mais la greffe ne prenant pas, on en est venu à émasculer le mâle, rendu coupable de tous les maux. Et pour être certain de graver dans le marbre cette pantomime, on revêt ce concept de femme d’un arsenal législatif, véritable guillotine pour quiconque tenterait de démystifier cette poupée, ni libre, ni femme, mais asphyxiée et vendue comme esclave sexuelle au nom de sa liberté soi-disant retrouvée.

Toutes les femmes ne sont pas comme ça ! Pourrait-on fort heureusement rétorquer. Non seulement elles ne sont pas toutes comme ça, mais aucune n’est ainsi ! C’est justement ce que toute une idéologie voudrait nous faire croire. Parce que ce faisant, on empêche et l’homme et la femme d’être pleinement eux-mêmes et on fausse tous les rapports entre eux, ainsi que tous les rapports sociaux.

A la lutte des classes devenue sans objet, on substitué la lutte des sexes. Désormais l’Homme et la femme sont présentés, non seulement comme concurrent, mais comme des rivaux en conflits incessants pour dominer l’autre. Dans ce pugilat, il faut dire que la femme a pour elle le vent de la société médiatico-politique et dispose de l’ultime recours législatif pour l’emporter.

Pourtant, ce conflit est totalement artificiel, créé de toute pièce par une idéologie qui s’en nourrit : le gender. Cette théorie qui n’existe pas ! Qui existe d’autant moins qu’on en parle beaucoup ! Car en réalité, c’est une théorie et non une science. Une théorie truffée de contradictions dont celle de vouloir faire de la femme un homme en faisant de l’homme une femme n’est pas la moindre.

La théorie du genre qui prétend qu’il n’y a pas d’homme ni de femme et que chacun est ce qu’il veut, non seulement maintient la distinction homme femme, mais l’enferme dans des stéréotypes réducteurs. Être homme ou femme n’est pas d’abord biologique, mais putatif. Vous êtes hommes ou femme parce que vous vous sentez tels ! Ce qui suppose que se sentir femme correspond à une réalité identifiable aux contours sinon précis, du moins génériques. Ces contours, eux, répondent tout à la fois à la biologie qui est incontournable, qu’aux stéréotypes imposés par le Gender. Nous sommes dans l’absurde le plus total.

Et d’autant plus que ces stéréotypes ont une histoire elle-même absurde. Au départ il s’agissait de faire la femme l’égale de l’homme. Ce qui du pont de vue de la dignité humaine devrait aller de soi, mais n’était pas (et n’est encore pas partout)  toujours le cas. Mais une confusion de départ voulait que cette égalité se fasse non en termes de dignité, mais de pouvoir. Ainsi a-t-on voulu faire de la femme un autre homme. Pour être scabreux, on a voulu greffer un sexe masculin aux femmes. Devant l’irréalisme de cette fausse égalité et l’impossibilité de transposer la virilité intégrale aux femmes, on s’est attelé à déviriliser les hommes.

D’où la grande féminisation qui a consisté en un féminisme qui niait la femme pour en faire un homme et n’y parvenant pas, à féminiser la masculinité, leur donnant alors l’illusion d’être devenues des hommes. En somme, tout repose finalement sur une fausse conception de la dignité posée en termes de pouvoir et donc nécessairement de rivalité, de lutte des sexes. De sorte que cette confusion des genres bloque tout le processus d’évolution de la société. Et si vous dénoncez cette déféminisation, comme cette dévirilisation de la société, vous êtes stigmatisé comme discriminant, ostracisé comme machiste. Alors quelle égalité, quelle altérité le président Macron veut-il vraiment instaurer ?

Je ne peux qu’appeler à a rescousse la grande Maria Callas en 1965

« Nous les femmes, nous pouvons avoir le monde à nos pieds si nous sommes simplement femmes. Nous voulons nous habiller comme des hommes, commander comme des hommes, mais si nous savons être femmes nous aurons beaucoup plus.”

Cyril Brun, rédacteur en chef

 

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Macron et la promotion de l’altérité – Le double sens des mots

“Il ne s’agit pas de nier la différence entre les sexes […] Mais il s’agit que cette altérité profonde à laquelle je crois, et qui est notre richesse, […] et donc de préserver toute la part féconde d’une altérité réelle entre hommes et femmes […]” a déclaré le président Macron.

 

La question étant, à présent, de savoir ce que le disciple de Paul Ricœur, qui semble redécouvrir l’altérité, met derrière cette notion. Les excès d’un féminisme, qui n’en est pas un, pense aussi altérité et égalité, mais en inversant les deux notions, de sorte que l’égalité devient un transfert d’altérité où la femme cherche à être un peu d’homme, sans l’être, et l’homme un peu de femme, sans l’être davantage.

La question de l’altérité ne s’arrête pas à la différence complémentaire homme femme, l’un en face de l’autre, mais elle déborde (et pour cause) la question de l’éducation et de l’équilibre même de l’être humain. Cette altérité a des composantes intrinsèques à l’homme et à la femme. Si ces composantes les structurent, elles structurent également toute la société dans la mesure où la vérité profonde de l’être humain n’est pas enfermée dans un paradis intérieur, clos sur lui-même, mais déborde sur le reste du monde. C’est bien ainsi que la société est elle-même fondée sur l’altérité.

Inévitablement, poser l’altérité dans sa vérité et non son amalgame actuel, c’est poser aussi l’altérité de la paternité et de la maternité. Il serait dangereux de ne pas avoir à l’esprit que la notion d’altérité peut être biaisée. Édulcorée par la bien-pensance du moment, elle peut se révéler un dangereux cheval de Troie.

NLQ #Points non négociables PNN

La pilule sera la bête noire du féminisme

Le recours à la pilule comme moyen de contraception ne cesse de chuter dans les statistiques officielles. Ses méfaits – de sa conception à ses retombées sur la santé des femmes – remettent en cause l’un des dogmes du féminisme et font l’objet d’une enquête intitulée J’arrête la pilule de Sabrina Debusquat.

Si la pilule a été, pendant de longues années, le symbole de la libération sexuelle, son abandon au profit d’autres méthodes contraceptives pourrait bien devenir le nouveau credo du féminisme. Il faut dire que les temps sont durs pour la pilule depuis les scandales qui ont éclaté en 2012 et 2013, lorsque plusieurs femmes ont été victimes d’AVC ou d’embolies pulmonaires après avoir pris des pilules de troisième et quatrième générations. Depuis, la parole a commencé à se libérer sur d’autres effets secondaires de ce petit cocktail aux hormones dont se sont gavées des milliers de femmes qui n’étaient même pas malades. Baisse de la libido, prise de poids, migraines, insatisfaction de devoir penser chaque jour à prendre son comprimé et de porter seule, pour le couple, le poids de la contraception…

 

Lire l’article sur l’Homme Nouveau

Brèves

« Les femmes qui prennent la décision d’avorter sont rarement libres »

Sophie Heine, politologue et auteur, publie une tribune dans laquelle elle rappelle que « la vulnérabilité sociale et physique des femmes limite leur potentiel de révolte et de mobilisation », ce qui « pèse lourdement sur le choix ou non d’avorter ». Elle dénonce le discours des mouvements « progressistes » qui « sacralisent le droit à l’IVG comme victoire féministe supposée garantir aux femmes la ‘libre disposition de leur corps’ » et s’éloigne « de la réalité concrète des femmes concernées ».

« Les femmes sont vulnérables », constate Sophie Heine, par leurs « positions socio-économiques moins valorisées et moins rémunératrices » mais aussi par leur physique. L’état de grossesse constitue lui aussi une « source de fragilité ». En outre « dans l’éventualité où une femme enceinte choisit de mettre fin à une grossesse, les séquelles – en tout cas psychologiques- sont rarement nulles ». En tenant compte de cette réalité, « que peut bien signifier la liberté individuelle si souvent postulée dans la décision d’avorter – et confirmée par le terme officiel d’interruption volontaire de grossesse’ ? Comment les femmes peuvent-elles être effectivement libres dans de telles circonstances si elles sont structurellement soumises à des dominations ? ».

Cette vulnérabilité « ne peut qu’avoir un impact sur le choix ou non d’avorter, d’autant plus que les contraintes subies par les femmes en matière de sexualité et de reproduction sont particulièrement fortes »« Qu’il s’agisse des pressions exercées par les hommes concernés, de la réalité sociale recouverte par le statut de mère et des attentes sociales afférentes, les femmes prenant une telle décision sont rarement libres ».

Cette situation appelle un « changement de mentalité », qui selon Sophie Heine passe par une « responsabilisation radicale des hommes » : « la majorité des hommes se comporteraient en effet différemment sur le plan sexuel s’ils étaient obligés de s’impliquer une fois un enfant né. Et nombre de femmes hésiteraient alors davantage à avorter, même dans des situations de couple problématiques ou après des ruptures. Car elles ne seraient plus seules à faire face à la tâche, à la fois immense et fabuleuse, de mettre au monde un enfant ».

 

 Source Généthique.org