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Pèlerinage des mères de famille du 24 au 26 mai 2019 vers Saint-Laurent-sur-Sèvre (85)

PÈLERINAGE DES MÈRES DE FAMILLE
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Du vendredi 24 au dimanche 26 mai 2019

 

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Conférences/Formations #NLQ

13 octobre 2018 : rencontre & conférence : “Qu’est-ce qu’être un homme ou une femme aujourd’hui” à La Varenne (94)

Les AFC du Val de Marne organisent une rencontre à La Varenne :

18h30 : Messe à l’église saint Hilaire (105 boulevard de la Marne, 94210 La Varenne)
19h30 : repas tiré du sac
20h30 : Conférence de Jeanne Larghero : “Qu’est-ce qu’être un homme ou une femme aujourd’hui ?”

A la une #Doctrine / Formation #NLH

La pensée de l’Eglise sur la femme

Homélie de Dom Courau, père abbé de Triors en cette fête de l’Assomption de Notre-Dame :

+ Signum magnum, mulier.

À partir du mystère de la gloire de Notre Dame au ciel, nous voulons contempler celui de la Femme, grand signe aussi sur la terre. Pourtant Ève, victime de confusions diverses, porte souvent le rôle de l’accusée. Guerric d’Igny au XIIème s. s’en fait l’écho amer : On l’appelle “mère des vivants” ; en réalité, elle est plutôt meurtrière des vivants, mère de ceux qui vont mourir. Pour elle, engendrer n’est rien d’autre que de communiquer la mort (Assomption, Serm. 2). Il ose l’appeler ‘marâtre’ plutôt que ‘mère’, alors que d’autres à l’inverse vantent la mère comme la relation protégée malgré la chute. Ces outrances verbales obligent donc à regarder de près le mystère de la femme sur la terre comme au ciel. Dieu ne fait rien en vain ; en créant, il ne nous tend pas de piège.

Au début du siècle passé Charles Péguy aurait pu être tenté de le croire : sa conversion à la foi n’eût pas son prolongement sacramentel à cause du refus que lui imposait la femme qui partageait sa vie. Pourtant, derrière la femme-obstacle, il a respecté, patienté, allant à pied confier son souci à Notre Dame de Chartres peu avant sa mort, et de façon posthume, il fut exaucé. Il y a heureusement une foule de signes positifs en faveur de la femme sur la terre. Marie Goretti a fait des émules. Anne-Lorraine assassinée dans le RER il y a 10 ans avait écrit peu avant son désir du martyre pour la dignité féminine, Jeanne-Marie Kegelin est encore dans notre mémoire. Des chrétiennes irakiennes revenues à Qaraqosch après que Daech eût quitté la ville l’an dernier, veulent redonner la vie après la guerre : dans l’église vandalisée elles s’encouragent mutuellement selon leur vocation à refonder la vie sociale : Tout est difficile ici, dit l’organisateur, mais nous voulons reconstruire les femmes avant de reconstruire les maisons ; car si nous reconstruisons les femmes, alors nous pouvons reconstruire les enfants, puis la famille, et après cela toute la communauté. Ces exemples héroïques donnent du crédit à la pensée de l’Église concernant la femme unie à l’homme dans le mariage.

Sa pensée est-elle préhistorique ou prophétique, a-t-on ironisé à propos des 50 ans d’Humanae Vitae (La Croix, 27 juillet 2018) ? Avec sa lucidité tranquille, le Cardinal Sarah vient de répondre dans sa conférence à Kergonan (4 août 2018). En voici quelques passages : Dieu lui-même a pris soin de nous révéler les voies du bonheur et du Bien pour le couple humain… Accueillir ‘Humanæ Vitæ’ n’est pas d’abord une question de soumission et d’obéissance au Pape, mais d’écoute et d’accueil de la Parole de Dieu, de la bienveillante révélation de Dieu sur ce que nous sommes et sur ce que nous avons à faire pour correspondre à son amour. L’enjeu est en fait celui de notre vie théologale, de notre vie de relation avec Dieu… Annoncer la bonne nouvelle de l’Évangile sur la sexualité et le mariage, c’est ouvrir aux couples la voie d’une vie heureuse et sainte ! C’est notre devoir de pères, de guides, de pasteurs ! Bien entendu, plus nous prêcherons avec force la vérité, plus nous saurons accompagner les personnes avec ‘patience et bonté’. On le voit bien l’enjeu est à la hauteur de la crise qui étreint notre société au-delà de ses faux débats.

L’encyclique de 1968 répond au désarroi contemporain sur la sexualité qui n’a fait que s’accentuer depuis : l’actualité en la matière ressemble à d’impuissants soins palliatifs face à des affectivités déconnectées du réel. Seul contre presque tous, Paul VI voyait venir ces désastres, il fut réellement prophétique, comme l’ont dit ses successeurs. L’intuition profonde se ramène à cette notion toute simple de chercher dans le mariage à marcher au pas de Dieu, tandis que l’athéisme feutré agresse l’intimité des personnes. De plus en plus, il fait du plaisir sans sagesse une drogue qui asservit, tel un nœud coulant. Et c’est le piège. Ne regarde pas le vin, prévient le Proverbe du Sage (Prov. 23,31-35) : comme il est vermeil ; comme il brille dans la coupe, comme il coule suavement. Mais il finit par mordre comme un serpent, et par piquer comme une vipère. Tes yeux percevront des choses étranges, et ton cœur s’exprimera de travers. Tu seras comme un homme couché en haute mer, ou couché au sommet d’un mât. On m’a battu, et je n’ai point de mal ! On m’a rossé et je n’ai rien senti ! Et à mon réveil j’en redemanderai encore ! Quel contraste avec l’harmonie conjugale et la paix qu’elle rayonne : les époux s’aiment dans la durée sans chercher à échapper au rythme périodique ; l’homme considère le cycle féminin comme une richesse, heureux de s’y adapter et de se mettre à son école (Cf. G. Vialla, Billings F, recevoir le féminin).

Oui, il y a un joug, Jésus le dit et ajoute aussitôt qu’il est doux et léger (Mt. 11,30). Humanae Vitae cite le verset et insiste sur cette douceur (HN 25) : les époux qui entrent ainsi dans le beau projet de Dieu rendent visibles aux hommes la sainteté et la douceur de la loi qui unit leur amour mutuel. Coopérer ainsi à l’amour de Dieu auteur de la vie humaine sème la paix. Paul VI évoque bien sûr le prix à payer, l’effort moral, cet heureux piment de la vie. Il le confie au réalisme de la vie théologale et liturgique, spécialement au beau duo sacramentel que forment ensemble la Réconciliation et l’Eucharistie (Cf. HN 25 & 29).

Source : Le Salon Beige

A la une #Doctrine / Formation

Carêméditation #27 : Homme et femme, chacun sa grâce

Comme promis dans notre édito du mercredi des cendres, chaque jour nous vous partageons à méditer un texte du père Michel-Marie Zanotti-Sorkine.

En tout couple, du moins je le préconise, et votre vie, ô Vierge, ne le dément pas, il est des affaires qui ne se règlent que par l’un ou l’autre conjoint selon sa grâce. Et ce n’est pas là une question de culture ou d’usages, mais bien plutôt de déterminations supérieures, n’en déplaise à quelques constructeurs d’utopie. Tout le monde ne fait pas tout ; chacun doit faire sa part. A leurs larges épaules, à leurs os vigoureux, à leurs voix tonnantes, à leur impulsive nature – aux hommes, l’idéal de protection leur va comme un gant, et il serait certes bon qu’ils l’exerçassent en flux de douceur continu. Ce n’est pas toujours réussi, mais c’est leur voie. Ordonnés à l’action de tout leur être, difficilement maintenus sur les canapés où les femmes les veulent pour de longues conversations qu’ils rêvent d’écourter, il convient donc de leur laisser initiatives et décisions dans l’ordre du faire et du devenir, car maris châtrés ne valent plus rien. Bien sûr, qu’ils consultent le Ciel et leur femme, cela va de soi, mais qu’en fin, ils indiquent la route. Joseph étant un homme, un point c’est tout, c’est lui qui, pour le bien commun, décidait de toutes choses. Surtout ne lui en veuillez pas, d’autant plus que Dieu montrera par la suite qu’il marche tout à fait dans cette lumière. Quant à la femme, selon Rilke ” plus spontanée, plus féconde, plus confiante, plus mûre, plus près de l’humain que l’homme”, il lui revient – en vous voyant Marie, je le comprends – de déposer son éclat au centre de l’amour, pour ne point se trahir elle-même qui, comme chacun le sait, se nourrit de docilité pour croître.

Père Michel-Marie Zanotti-Sorkine, in Marie, mon secret, p. 103-104

Illustration : Sainte Famille avec sainte Elisabeth et saint Jean-Baptiste, par Rubens

Tribunes et entretiens

La virilité et la féminité en voie de disparition chez les Américains ?

 Une enquête fouillée du Centre de Recherches Pew (Pew Research Center) a récemment été publiée aux États-Unis. Plusieurs items étaient étudiés mais l’un de ces sujets d’étude est particulièrement commenté sur les réseaux sociaux par les Américains… et aussi par les Européens qui vivent sans doute tous un peu les mêmes expériences sociales. Dans tout l’Occident, la question de la virilité et de la féminité est en effet de plus en plus considérée comme taboue. Cette enquête démontre que les nouvelles générations semblent se considérer de moins en moins viriles et féminines et qu’un seul groupe ethnique semble refuser d’abdiquer la virilité et la féminité : les Afro-américains.

Dans cet article vous trouverez

Des clivages partisans et sexuels

Des clivages ethniques et générationnels

Voir nos articles sur la question

De la phallocratie à l’utérocratie

 

Cachez moi ces hommes que je ne saurai voir