Brèves

François Fillon veut lancer une fondation pour les Chrétiens d’Orient

Si François Fillon a décidé d’arrêter la vie politique, il entend rester fidèle aussi à certains de ses engagements.

« Je reconstruis ma vie autrement, mais je reste en alerte devant les grands défis du monde », assure-t-il, annonçant son intention de créer une fondation « pour la coexistence des minorités, dont les chrétiens d’Orient »« Entre l’Occident et l’Orient, il faut plus que jamais nouer un dialogue entre les civilisations », estime-t-il.

Un engagement ancien

L’intérêt de François Fillon pour les chrétiens d’Orient ne date pas d’aujourd’hui. Fin 2014, il s’était rendu avec Valérie Pécresse en Irak, puis au Liban, au chevet des chrétiens fuyant les persécutions du groupe État Islamique et du Front al-Nosra (branche syrienne d’Al-Qaida). Ils avaient tous deux organisé le 23 juin 2015 au Cirque d’hiver « un grand rassemblement de mobilisation et de soutien aux chrétiens d’Orient », où ils avaient réclamé pour eux « le droit à l’asile politique ».

Le 15 avril 2017, le candidat LR s’était également rendu à l’église Sainte-Marie Saint-Marc de Châtenay-Malabry (Hauts-de-Seine) pour participer à la veillée pascale célébrée par la communauté copte.

À la suite des attentats perpétrés en Égypte contre cette communauté, il leur avait réexprimé son soutien. « Il y a nécessité pour la France de les défendre, pas seulement parce qu’ils sont des chrétiens mais parce qu’ils représentent au Proche-Orient la diversité ; le jour où il n’y aura plus de diversité au Proche-Orient, c’est la paix qui sera plus fragile et encore plus menacée », avait-il alors déclaré.

 

 Source

A la une #Doctrine / Formation

Catholiques et électeurs – Des repères pour voter

A la veille des élections législatives, nous vous proposons à nouveau notre sélection d’articles fondamentaux et de tribunes pour discerner et voter en conscience. En ayant en tête que dans la complexité actuelle, notre agir est plus que jamais dans l’ordre du mieux possible, qui n’est pas relativisme.

(Article paru à la veille de l’élection présidentielle, mais les principes sont par nature indémodables.)

Depuis des années les choix électoraux qui se présentent aux catholiques relèvent davantage du mieux possible que de l’adhésion franche et massive. Exceptés quelques partis ou candidats marginaux, le plus souvent, il faut se perdre dans un labyrinthe parfois savamment conçu pour nous conduire en eaux de plus en plus troubles.

Le chevalier blanc n’existe pas sur notre échiquier de présidentiables. Nous pouvons donc être dans l’objection de conscience et refuser de voter, nous pouvons aussi être dans le moindre mal ou le mieux possible. Une nuance de taille plus qu’il n’y parait. Le moindre mal vise à limiter la casse, là où le mieux possible envisage le choix comme une étape en vue du Bien à atteindre.

InfoCatho n’entend nullement se prononcer sur tel ou tel candidat. Nous vous proposons, une série (non exhaustive) de réflexions, de positions, tant du magistère, que de penseurs ou d’acteurs de la vie publique et politique. Ces articles sont parus, au fil du temps sur notre site (avant le premier tour) et leur but est donner matière au discernement, en conscience, avec la grâce de l’Esprit-Saint.

Notre édito – Un long dimanche, de Pâques à l’isoloir. 

Magistère – Eglise – Déclaration du Saint-Siège ou des évêques

Benoît XVI et les principes non négociables

Benoît XVI – Fondamentalisme religieux et laïcité

Benoit XVI- L’avenir de l’Europe et la conscience

Benoît XVI – Que signifie la liberté humaine ?

Benoît XVI – La justice

Benoît XVI – On ne peut séparer l’éthique de l’économie

Pie XI– Divini redemptoris – Le communisme athée

Paul VI – Le partage se fait en fonction des besoins

Pape François – Migrants – L’accueil n’est pas à sens unique

Pape François – Mettre un terme aux causes de la migration forcée

Pape François – Recentrer les entreprises sur la dignité humaine

Pape François  invite à la prudence dans l’accueil des réfugiés

Peut-on être chrétien et Franc-maçon ?

Note doctrinale de la congrégation pour la foi – La laïcité n’est pas indépendance de la morale.

ONU – Saint-Siège – Le « respect de la vie » doit « guider » les politiques

Populorum Progressio en quelques mots – Sur la dignité de tout homme

Conseils de Mgr Lebrun avant le vote

Mgr Rey – Conseils pour discerner avant de voter

Elections présidentielles, pour Mgr Scherrer il y a des critères décisifs que les catholiques ne peuvent ignorer

Mgr. Giampaolo Crepaldi, quatre critères pour orienter les politiques migratoires

Card. Turkson – Sans liberté religieuse, il ne peut y avoir de développement humain

Cardinal Turkson – « L’immigration c’est comme l’eau qui coule du robinet : il ne faut pas seulement essuyer, mais fermer le robinet »

Cardinal Tauran sur l’Islam

Tribunes libres

Principes fondamentaux

Bertrand Vergely – L’euthanasie

Gregor Puppinck – La question primordiale ne porte pas sur la liberté individuelle mais sur la valeur de chaque vie humaine

Gregor Puppinck – Trois clés pour comprendre l’objection de conscience

ECLJ- La charia est-elle compatible avec les droits de l’Homme ?

Guillaume de Prémare – Voter en conscience est-ce possible ?

Père Simon Noël – Miséricorde, mollesse et avortement

Cyril Brun – Le respect de la vie est-il un droit  ?

Cyril Brun – Le travail est fait pour l’homme et non l’inverse

Cyril Brun – La dignité de l’homme couvre tout l’homme

Cyril Brun – Solidarité ou charité ?

Cyril Brun – Liberté-égalité-fraternité, jamais l’un sans l’autre ?

Cyril Brun – Catho en politique gagner des âmes et non des voix

Cyril Brun – Catholiques et politique – les raisons de nos impasses

Cyril Brun – Les cocus du Trocadéro

Cyril Brun – La vie n’est pas un débat

Samuel Laffont – Le revenu universel

François-Xabier Bellamy – Le problème de l’école, une question de sens

Guillaume de Thieulloy – Catholique identitaire donc illégitime ?

Jean Guitton – NI progressiste, ni réactionnaire, juste catholique

 Euthanasie et athéisme, une régression sans précédent

Economie –

Considérer l’homme comme une personne dans l’entreprise est-ce possible ?

La destination Universelle des biens

Pierre de Lauzun – Un bon marché cela peut-il exister ?

Pierre de Lauzun – Nous avons les moyens de réformer l’économie

Cyril Brun – Le faux problème du travail dominical

Le revenu universel une utopie ?

Migrants –

Le statut de l’étranger dans la Bible

Immigration et charité chrétienne – En accueillir moins, pour accueillir mieux

Cyril Brun – Immigration versus identité

Réflexion d’un chrétien sur le devoir d’hospitalité des migrants

Des chrétiens opposés à l’installation des migrants s’expliquent

Droit à demeurer dans son propre pays

Brèves et points de vue politiques

Sens Commun au gouvernement Fillon ?

François-Xavier Bellamy – Fillon et la culture

Famille-jeunesse- éducation les grands absents de la présidentielle.

15 ans d’euthanasie en Belgique – Bilan et dommages collatéraux

Guillaume de Thieulloy – le populisme chrétien, clef de la victoire de Fillon ?

Cyril Brun – Je crains que l’élection de François Fillon ne nous rendorme

Denis Sureau – Anti-libéral, donc contre la sécu

Fillon, Chrétien décomplexé ?

Ludovine de la Rochère – Le programme de Fillon sur la famille n’est pas à a hauteur

Cyril Brun – Chrétiens de gauche, paresseux ?

Pour une nouvelle politique familiale

François Fillon publie douze mesures en faveur des chrétiens d’Orient

François Fillon favorable à la recherche sur l’embryon – Schizophrénie ou électoralisme ?

Georgina Dufoix « Prier pour François Fillon c’est lutter conte l’esprit du monde »

Délit d’entrave IVG – François Fillon confirme l’abrogation du délit d’entrave numérique s’il est élu

François Fillon est-il si clair sur les droits de l’enfant ?

Catholiques pour Fillon, juifs pour Sarkozy, musulmans pour Juppé

Quand le FN juge Fillon à l’opposé de la doctrine sociale de l’Eglise

Délit d’entrave numérique, l’absence remarquée de François Fillon

Que pensent Fillon et Juppé sur l’éducation ?

PMA-GPA-Adoption que pensent Fillon et Juppé exactement ?

Entre Juppé et Fillon il y aurait la Famille

Les autres réseaux cathos de Fillon

Fillon, Sens Commun et la théorie du genre

La primaire pour tous – Analyse des positions d’un candidat : François Fillon et l’Europe

Pour François Fillon, il n’y a pas de communautarisme catholique qui menace la république.

La France doit prendre la tête d’un combat européen contre la GPA pour François Fillon

Catho, l’indésirable de la campagne 2017

Emmanuel Macron et l’éducation, une synthèse difficile

Xavier Lemoine, un indice du poids catholique ?

Infographie religieuse du vote de la Primaire

Primaire, la Fondation de service politique note les candidats

2017, lancement du baromètre BIOpolitique d’Alliance Vita

Pour Marine Le Pen , l’IVG est secondaire et la loi Taubira doit devenir une union civile

 Que répondre aux jeunes soutiens de Mélanchon et Hamon qui se revendiquent catholiques ?

 Fondation Abbé Pierre – Zéro SDF en deux quinquennats c’est possible

 

 

 

Brèves

Guillaume de Thieulloy – Sans Sens commun, François Fillon n’aurait même pas été sur la ligne de départ.

Il fallait s’y attendre. Certains caciques LR, anxieux de laisser passer des prébendes, cherchent à donner toujours plus de gages au successeur de M. Hollande, le sémillant M. Macron. Et il n’était pas difficile de deviner quels gages il leur faudrait apporter dans la corbeille de la mariée : la tête de ceux qui, vaille que vaille, avaient défendu les convictions de droite durant cette campagne surréaliste – et tout particulièrement celle de Sens commun. Comme la plupart des lecteurs du Salon beige le savent, j’ai fait, pour ma part, un choix différent de Sens commun aux primaires, préférant soutenir Jean-Frédéric Poisson qui me semblait plus cohérent et plus proche de nos convictions que tout autre candidat. Mais ces choix différents ne m’empêchent pas d’admirer l’engagement de nos amis de Sens commun et d’être écœuré par les attaques des Estrosi, des Chatel, des Lagarde, des Juppé ou des Bussereau.

C’est très largement grâce à la mobilisation du peuple de droite, déçu par le quinquennat de Nicolas Sarkozy et inquiet des dérives soixante-huitardes du programme d’Alain Juppé, que François Fillon a remporté la primaire.

C’est encore ce peuple de droite qui a sauvé la tête du candidat quand tous les caciques appelaient à le remplacer et qu’en trois jours, fut organisé un rassemblement monstre au Trocadéro pour s’opposer aux manipulations du clan Hollande et au diktat des juges et des médias « bien-pensants ».

Ce peuple de droite ne demandait rien en échange. C’est sans doute cela qui a troublé les hiérarques. D’habitude, il y a toujours moyen de « s’arranger » : Tu mets en veilleuse tel thème un peu gênant, tu fermes les yeux sur telle turpitude, et je te trouve une investiture aux prochaines régionales. Là, non. Sens commun et, de façon générale, tous ceux qui, discrètement, avec abnégation, ont fait la campagne de Fillon, sous des tombereaux d’insultes – et pas seulement de la part de la gauche –, ne demandaient rien en échange. Nous (je veux dire, nous, leurs camarades de combat des grandes manifestations contre la loi Taubira, qui n’étions pas encartés dans un parti et ne souhaitions pas donner un chèque en blanc à quelque candidat que ce soit) leur demandions bien de réclamer davantage de circonscriptions, des clarifications sur tel ou tel point du programme. Nous leur disions bien que la politique est aussi une question de rapport de forces et que, si on ne montre pas les crocs de temps à autre, on n’est pas « calculé » comme disent les politiciens professionnels, et on ne fait pas avancer ses idéesNous pensions même que le meilleur service à rendre au candidat Fillon aurait été de taper du poing sur la table pour le forcer à choisir : s’il avait franchement opté pour la ligne Sens commun, il serait aujourd’hui, probablement, au deuxième tour, tant sont nombreux les électeurs issus de la Manif pour tous qui ont été excédés par cette politique de louvoiement permanent et de soumission systématique devant la bien-pensance de la gauche soixante-huitarde.

Mais non. Obstinément, les militants de Sens commun faisaient campagne sans rien demander en échange, avalant des marmites de couleuvres, mais labourant le terrain – dans un parti devenu un parti de notables, déserté par les militants.

Même la main tendue aux traîtres de l’UDI n’a pas suffi à les décourager. Même pas la « désinvestiture » de Xavier Lemoine, le courageux maire de Montfermeil, ou d’Anne Lorne, la dynamique dirigeante de Sens commun en Rhône-Alpes. Non, ce petit peuple de droite restait seul à faire la campagne pour des personnes dont il était visible qu’elles le détestaient et méprisaient ses convictions profondes.

Le sommet de l’ignominie fut atteint quand, dans la dernière semaine de campagne, les dirigeants centristes et juppéistes se permirent de dire qu’une participation de Sens commun à un hypothétique gouvernement de François Fillon serait une « faute » (l’expression de Dominique Bussereau, ancien ministre chiraquien). Oui, oui, une faute, pas simplement une erreur tactique, mais bien une faute morale ! Comme si, dans la France de 2017, avoir manifesté contre le nihilisme libertaire, refuser à l’Etat le pouvoir totalitaire de priver un enfant de son père ou de sa mère, rendait définitivement infréquentable…

Et, maintenant, ils viennent nous dire que c’est à cause de Sens commun que François Fillon n’a pas été qualifié pour le second tour !

Chatel prétend que le soutien de François Fillon à Sens commun (tu parles d’un soutien !) lui a fait perdre la qualification au second tour. Et M. Estrosi, otage du PS qui l’a fait élire à la région PACA, appelle carrément à les exclure des « Républicains », sous prétexte qu’ils ne font pas assez « barrage à l’extrême droite ».

Mais de qui se moquent-ils ? Sans Sens commun, François Fillon n’aurait même pas été sur la ligne de départ. Ce qui a plombé la campagne, c’est la désastreuse politique à la godille ; la volonté d’être apprécié par les médias de gauche comme un bon « républicain » – et « donc » pas quelqu’un qui pourrait parler d’identité de la France ou d’anthropologie, pas quelqu’un qui s’attaquerait aux enjeux civilisationnels et remettrait en cause la domination culturelle de la gauche… Ce qui a plombé la campagne, c’est de donner une centaine de circonscriptions à l’UDI, alors même que ce parti, qui ne représente rien, réclamait, trois jours avant l’accord, le départ de François Fillon. Ce qui a plombé la campagne, c’est, en un mot, que le candidat de droite a fait presqu’exactement la campagne d’Emmanuel Macron, oubliant, contre tout bon sens, le volet civilisationnel qui avait fait sa réussite aux primaires !

Sans Sens commun, sans le petit peuple de la droite de conviction qui a fait l’énorme succès des Manifs pour tous, qui a fait aussi le succès de François Fillon aux primaires, et encore le succès du rassemblement au Trocadéro, le candidat de droite aurait été derrière le candidat communiste !

Alors, entendre des leçons de morale de ces prébendiers qui avaient tous le « trouillomètre à zéro » pendant la campagne, et qui, dans un lâche soulagement munichois, se jettent dans les bras du sieur Macron, de la marionnette de Hollande et Bergé, sans même lui demander la moindre précision sur son programme, est tout simplement insupportable.

Oui, nous le redisons tout net : les partis politiques ne sont pour nous que des moyens – et pas les meilleurs – pour faire gagner nos convictions, dont nous croyons qu’elles sont une condition de survie pour la France.

Les insultes des Estrosi, des Chatel ou des Bussereau laisseront des traces. Ils pourront, bien sûr, être élus sous l’étiquette « En Marche ». Grand bien leur fasse ! Mais il est clair qu’il ne faudra plus qu’ils comptent sur les voix de ce qu’ils pensaient être leur « électorat naturel ».

Les élections de 2017 marquent un tournant : désormais plusieurs centaines de milliers de catholiques de conviction paraissent voter en fonction de leurs convictions, et sans plus tenir compte des étiquettes des sectes partisanes. Nous verrons ce que cela entraînera pour le deuxième tour et pour les législatives, mais il est, d’ores et déjà, clair que bon nombre des électeurs de premier tour de François Fillon sont plus proches de Sens commun que de l’UDI, plus proches de la « ligne Marion » que de la ligne NKM. J’espère d’ailleurs que certains élus Sens commun franchiront le Rubicon et diront qu’ils votent pour faire battre Macron au deuxième tour (j’en connais plusieurs qui le feront dans l’isoloir ; mais il serait souhaitable, pour la recomposition à venir de la droite, que certains au moins le disent publiquement). Il y a, en tout cas, fort à parier que ces profiteurs d’un parti en déroute électorale et idéologique totale vont payer cher aux prochaines échéances leurs insultes à leurs propres électeurs. Et ce ne sera que justice…

Guillaume de Thieulloy

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Brèves

Chrétiens d’Orient – Lettre ouverte à François Fillon

Lettre ouverte à François Fillon,

Monsieur le premier Ministre,

A la veille des élections présidentielles, nous tenions à rappeler publiquement votre engagement de longue date auprès des chrétiens et des minorités d’Orient, votre soutien sans failles et votre implication personnelle et politique indéfectible.

Lors même que beaucoup se désintéressait de la situation, qui pourtant, et cela était inévitable, finirait par nous toucher sur nos territoires, vous avez dès l’été 2014 alerté, sur le sort des minorités victimes de la barbarie islamiste.

Vous êtes le premier à avoir tenté de mobiliser les décideurs politiques et l’opinion publique sur la situation de ces enfants, de ces femmes et de ces familles qui mouraient dans la quasi-indifférence générale, notamment médiatique.

Vous saviez qu’il ne s’agissait pas d’un conflit de plus, mais comme vous le rappelez souvent, d’une idéologie totalitaire en marche, dont le déploiement s’illustre cruellement, aujourd’hui, sur le territoire français et européen.

Les 12 mesures que vous envisagez en faveur de ces minorités démontrent l’acuité de votre vision sur la question, votre maîtrise du contexte historique et géopolitique des zones concernées.

Votre présence samedi soir, auprès de la communauté copte, durement éprouvée le jour des Rameaux, témoigne de cette amitié fraternelle.

Pour toutes ces raisons, pour la solidité de votre analyse et de votre expérience, pour la justesse de votre discernement, nous vous réaffirmons notre soutien et notre confiance.

Bien sincèrement,

Signataires

Jean MAHER, président des coptes d’Europe et secrétaire général de la CHREDO

Saïd OUGIBOU, président de l’UNACF et membre fondateur de la CHREDO

Caroline KOSO et Julie FAURE, fondatrices du Collectif des femmes chrétiennes contre la barbarie

Namrod KOSO, Communauté Chaldéenne de France et Responsable de l’initiative « Tous chrétiens d’orient »

 

 Une manifestation est par ailleurs organisée ce 21 avril

Brèves

François Fillon constant sur sa position envers sens Commun depuis 2016

Le candidat Fillon se distingue de Sens Commun, mais il l’a toujours fait. Voici ce qu’il en disait en septembre 2016.

A la une #En France #NLH #NLQ

Sens Commun fera-t-il exploser Les Républicains ?

Décidément les petites phrases catho-séductrices de François Fillon ne passent pas dans les groupuscules minoritaires des rangs LR. Pourtant, mises à part ces petites phrases, on ne peut pas dire que le candidat Fillon se soit montré fort généreux et reconnaissant envers ceux qui, dit-il lui-mêmeont été assez loyaux et fidèles dans des moments difficiles”. 5 investitures, un désaveux de Xavier Lemoine, ne sont pas une franche reconnaissance envers la tendance fortement investie sur le terrain et qui fut l’artisan de la victoire de la Primaire, comme du Trocadéro.

Mais Sens Commun a le mérite de bousculer l’establishment et le consensus feutré de la vieille famille gaulliste. Sens Commun, par sa détermination, force cette vieille droite dite de gouvernement à se positionner sur les “marqueurs” de droite. Et visiblement ça ne plait pas du tout à la classe politique et médiatique en place.

Les catholiques ont été les épouvantails de cette campagne. Le mal nécessaire pour Fillon qui doit sans cesse jouer les équilibristes entre la séduction et le repoussoir catholique. Souhaitant une droite de NKM à Sens Commun, l’ancien premier ministre prend ses distances avec l’idéologie d’un mouvement qui constitue une part certaine des adhérents.

Le Figaro rapporte  :  “le mouvement est imbriqué dans le parti de la droite et reverse entre 33 % et 50 % des cotisations des primo-adhérents aux Républicains. Le mouvement revendique entre 9000 et 10.000 adhérents et a obtenu l’investiture de cinq candidats aux législatives.”

On comprend que François Fillon tout en prenant ses distances, invite à “ne pas jeter le discrédit” sur ce mouvement. Un mouvement qui est sa base solide et qui plus que l’effritement du vote Macron peut lui assurer la victoire.

La jurisprudence Jospin qui le fit perdre à moins de 200 000 voix le premier tour de 2002, est dans tous les esprits et le vote catholique représente un potentiel bien plus important. Il semble même qu’au sein des Républicains, Sens Commun représente la tendance la plus importante.

Alors comment appréhender la distance entre les minorités qui composent cette énième reconversion du RPR et la situation actuelle d’un pays qui attend de la droite qu’elle soit à droite et dont l’électorat est facticement retenu dans un parti en voix d’implosion, comme le PS se prépare à une véritable déflagration ?

La tendance Juppé / NKM ferait très bien son lit chez Emmanuel Macron  qui reconstituerait une sorte de centre gauche aspirant la droite du PS et la gauche des Républicains. Cette mouvance politique, quoiqu’on pense de la bulle Macron, correspond à une tendance réelle de l’électorat ni vraiment socialiste, ni franchement LR et pas du tout UDI/Modem, fourre-tout lui-même inconsistant.

La tendance Sens Commun / Fillon s’étendrait volontiers dans une entente avec une partie du Front National qui se reconnaîtrait davantage dans une ligne LR à droite toute, qu’elle ne se retrouve dans l’intégralité du programme de Marine Le Pen.

La réalité politique et électorale, c’est une véritable reconstitution de la proposition politique sur des bases réelles. PS/LR/Front de Gauche et FN sont actuellement maintenus artificiellement, par peur d’une explosion non contrôlée et par l’ostracisme facile des extrêmes.

Mais en présentant Emmanuel Macron, François Hollande ne fait que mettre en place un futur parti correspondant à un nouveau clivage électoral allant de la droite du PS à NKM, voire Juppé. Tentative échouée de François Bayrou avec le Modem.

François Fillon reste en revanche dans l’illusion d’un clivage familial politique dépassé en voulant un gouvernement allant de NKM à Sens Commun.  Et, au-delà des convictions et des choix stratégiques portés par Sens Commun, les réactions à leur possible intégration au gouvernement révèlent la fracture entre le socle réel de cette droite et sa représentation élue.

Que François Fillon se distingue de Sens Commun en partie, est politiquement normal dans la mesure où, si important soit-il, Sens Commun n’est pas seul chez les Républicains. Mais le programme de François Fillon n’en demeure pas moins clivant pour toute son aile gauche qui n’a pas peur de s’envisager dans l’opposition en cas de victoire de son propre candidat.

Vainqueur ou battu, le parti LR ne coupera pas à une réorganisation. Que ce soit par un refus de la réalité des urnes qui voudrait ostraciser Sens Commun ou par un départ de l’aile gauche vers le centre Macron/Hollande, l’après second tour ne pourra nier la lézarde imposée au mur de façade par la présence de Sens Commun. Une lézarde de taille puisqu’elle n’est rien moins qu’anthropologique.

Qui est l’homme réel ? Il est intéressant de voir que dans le programme des Républicains avant la victoire des Primaires (mais pas d’avantage après) la grande inconnue, jamais définie est justement la conception de la personne humaine. Or en effet c’est le grand clivage qui est en train de faire exploser l’ensemble de l’échiquier politique. L’épicentre à changé.

Brèves

Guillaume Tabard – LR – Sens Commun peut-il être excommunié par une tendance minoritaire ?

Rassembler ou excommunier ? Telle est la question du contrepoint de Guillaume Tabard sur la polémique sens Commun.

La tendance catholique serait-elle donc la tendance forte de la droite ?

A la une #Tribunes et entretiens

Sens Commun au gouvernement – Dindon de la farce ou épouvantail pour vote utile ?

Décidément, les catholiques auront fait leur grand retour dans l’arène politique grâce, disons-le, au gouvernement de François Hollande, qui, à avoir voulu éradiquer l’ère chrétienne, sans comprendre que le christianisme est l’âme même de leur propre idéologie, un rien dévoyée, a finalement redonné la vigueur qui semblait jusque là faire défaut, aux chrétiens.

Persuadés que la bête était à l’agonie et qu’il suffirait de lui donner un vague coup de grâce, les socialistes, grisés du succès, improbable, des forces de progrès sont allés trop vite, trop loin. Terrés dans leur monde sans prise sur le réel, fait de poncifs et d’idéologie virtuelle, ils ont cru que l’idée même “d’humanité” avait vécu. Espérant enterrer les cathos avec la vérité anthropologique, ils ont fait du mandat Hollande, le quinquennat de la mort, comme avant eux les sections du même nom. Tout les sigles y sont passés, IVG, PMA, LGBT, GPA, gender et autres suicides assistés. Ils n’ont pas compris que nier le réel revient toujours comme un boomerang parce que seule la vérité rend libre et heureux. Une politique d’ersatz est une poudrière qui s’enflamme lentement, mais surement.

Poussant les catholiques au-delà de l’acceptable, ils ont vu se dresser un mouvement qu’ils imaginaient d’autant moins qu’ils fut pacifique et jeune, à l’exact opposé de leur propre méthode.

Oui mais voilà, ces cathos, bien que fort peu doués en politique (c’est le moins que l’on puisse dire) sont de vrais bouledogues qui ne lâchent rien et du Mariage pour tous à l’IVG en passant, par le début et la fin de vie, ils se sont désormais érigés en rempart de leurs convictions qu’ils n’entendent plus brader.

Face aux catholiques, seuls se dressent des poignées de groupuscules communautaires et l’islam. Pris au piège de leur propre idéologie, les médias et politiques de la pensée unique, n’ont plus aucun moyen de luter ou de diaboliser l’islam. Leur seul adversaire, celui sur lequel ils sont habitués à frapper d’ailleurs, est le catholicisme avec lequel M Peillon nous explique qu’il faut en finir.

Pour la gauche (au sens de plus en plus large), l’ennemi public numéro un c’est le catho de base. Il est le nouveau radicalisé du XXIème siècle qu’il faut réduire au silence. Mais tous ces “obédients” sont déroutés, car, si autrefois, casser du catho suffisait à le faire rentrer peureusement dans sa tanière, aujourd’hui cela décuple sa détermination.

Ultime recourt alors, le diaboliser pour le discréditer et tenter l’impossible : le ghettoïser.

Sens Commun, pourtant perçu par une grande majorité des manifestants de 2013, comme l’aile modérée et parfois “vendue” au système, fait donc les frais de ce chant du cygne de la pensée unique. Outre le fait qu’avoir des membres de Sens Commun au gouvernement, donnerait un poids réel à cette mouvance, l’enjeu pour les médias est de discréditer François Fillon. Les emplois fictifs, n’ont pas réussi à le tuer, les montres et les costumes ne l’ont guère habillé pour l’hiver. Reste donc la botte secrète de la gauche sectaire : le cordon sanitaire républicain laïc.

Alors qu’elle sera la réalité politique de ce dernier soubresaut ? François Fillon de qui on n’avait pas obtenu la peau de Samuel Laffont, mais qui avait cocufié Sens Commun et l’Avant Garde après le Trocadéro, semble peu à peu comprendre que son assise réelle, tant électorale que militante est cette fange méprisée des médias, les cathos.

Saura-t-il se souvenir que la Primaire c’est eux ? Oubliera-t-il que le Trocadero n’a pas vu beaucoup des bobos de NKM ? A-t-il bien vu que la réalité des équipes terrains de la campagne n’est pas la Juppé-Team qui au lendemain de la Primaire avait littéralement déserté le siège des LR ?

Va-t-il rebattre les cartes des investitures pour se donner une majorité non LR, mais bien une majorité Fillon, sans laquelle il ne pourra pas mener le programme qu’il promet à ses électeurs ?

Entre épouvantail et didon de la farce que sera donc le vote catholique ? Un vote très convoité par le candidat Fillon qui ne cesse de multiplier les gestes “catho-compatibles” depuis quelques jours, au point même de consacrer sa dernière semaine de campagne à “l’âme de la France”.

François Fillon n’exclut pas, officiellement, la participation de Sens Commun au gouvernement, alors que son entourage menace de se retirer si tel est le cas. Un rapport de force qui stigmatise deux France au sein même de l’électorat Fillon.

Mais contrairement à ce que la presse et la gauche (y compris la gauche LR) voudrait donner à penser, la France catholique qui pousse Fillon est une France qui entend faire peau neuve et sortir de l’immobilisme d’une gauche arc-boutée sur ses acquis intouchables.

Le plus conservateur n’est pas forcément celui qu’on croit.

 

 

Brèves #NLH

Francois Fillon : « Il y a un génocide à l’égard des Chrétiens d’Orient qui dure depuis des années dans l’indifférence générale en France. »

 « Il y a un génocide à l’égard des Chrétiens d’Orient qui dure depuis des années dans l’indifférence générale en France. » a déclaré François Fillon.

Brèves

François Fillon favorable à la recherche sur l’embryon – Schizophrénie ou électoralisme ?

Alors qu’il confirmait au micro de Jean-Jacques Bourdin l’abrogation du délit d’entrave numérique, François Fillon s’est dit favorable à la poursuite de la recherche sur les embryons.

Pour l’ex Premier ministre : ou les sites sont en contradiction avec la loi, et on les supprime, ou ils ne le sont pas et on ne fait de la censure d’information. Nous aurions aimé qu’il le dise haut et fort lors du vote auquel il ne participait pas.

Qualifié de numéro d’équilibriste par les journalistes qui voient là une tentative de séduction en direction de l’électorat catholique. M’est avis qu’à choisir, les catholiques préfèrent être en prison pour un délit imaginaire que voir des embryons sans défense continués à être charcutés.

Pour le candidat c’est une condition du progrès. Plus que d’équilibre électoralisme, il s’agit d’une schizophrénie intellectuelle.