Annonces #NLQ #Récollections/Retraites

Récollection diocésaine (Lyon (69)) les 16 & 17 mars 2019

Pendant qu’Il priait, son visage
(Lc 9, 29a)

24h pour méditer l’Évangile avec le cardinal Philippe Barbarin.

Samedi 16 mars

  • 14h : accueil et temps de louange.
  • 14h30 : introduction du Cardinal Philippe Barbarin.
  • 15h : adoration et méditation de l’Évangile.
  • Temps de confession jusqu’à 16h.
  • 16h : enseignement du Cardinal sur l’Evangile de la Transfiguration (Lc 9, 28b-36).
  • 16h45 : pause goûter – temps de convivialité.
  • Temps de confession jusqu’à 18h.
  • 17h30 : Paul Claudel et le « sacrement du non » par Patrick Laudet, diacre.
  • 18h : vêpres.
  • 19h : repas tiré du sac et pris en commun.
  • 20h30 : spectacle « Augustin passe aux aveux  » d’après les Confessions de saint Augustin réalisation : Dominique Touzé.
  • 22h : complies.

Dimanche 17 mars

  • 9h : laudes.
  • 9h30 : méditation sur la fresque de Fra Angelico « la Transfiguration  » par Patrick Laudet, diacre.
  • 10h30 : messe du 2ème Dimanche de Carême.
  • 12h : apéritif de clôture.

 

Libre participation aux frais.

Edouard Malandrin 06 76 15 20 54 ou dominique.nonnet@wanadoo.fr

Conférences/Formations #NLQ

Les voies de la beauté – Journée d’étude de l’ISTA les 25 et 26 mai 2018 à Paris

La beauté nous convie et nous interroge.
Emprunter « la voie de la beauté » (via pulchritudinis) dans notre vie et dans les « multiples expressions actuelles » (Evangelii Gaudium, 167) : l’Église nous y appelle instamment.
Comment vivre et penser aujourd’hui cette expérience de la beauté comme voie ?
L’équipe des enseignants de l’ISTA propose à tous une journée et demie d’étude pour réfléchir cette question.

Programme

Vendredi 25 mai : « L’expérience de la beauté »

9h00 : Accueil
10h : Présentation : Pr. Vincent Holzer / Denis Hétier, directeur de l’ISTA
10h15 : Mgr François Bousquet : Beauté : la grâce et la nécessité
10h45 : Isabelle Moulin : La manuduction matérielle de la Beauté : Albert le Grand, Bonaventure.
11h15-11h35 : Pause
11h35 : Geneviève Hébert : Le Beau comme “évènement “ dans la philosophie contemporaine
12h20 : Questions/débat
12h45-14h15 : Pause/déjeuner
14h15 : Mgr François Bousquet : Reprise
14h30 : Philippe Greiner : Les voies de la beauté et le cheminement de la conscience
15h : Martine Grenier : Olivier Christinat, la beauté ordinaire
15h30 : Olivier Praud : les « voix » de la beauté en musique contemporaine
16h-16h30 : Pause
16h30 : Bernard Klasen : Corps spacieux – églises contemporaines
17h : Elbatrina Clauteaux : ”C’est bel et bon”, la beauté dans une société première
17h30 : Gérard Billon : “Je suis la Voie” (Jean 14,6)
18h00 : Mgr François Bousquet : Reprise et questions/débat
18h30 : Pause/dîner
20h00 : Michel Brière : Expérience des images et art : Fra Angelico et Cartier Bresson
21h : Fin de la journée

 

Samedi 25 mai : « Vers une esthétique chrétienne »

9h : Jean-Louis Souletie : Présidence et introduction
9h15 : Sophie Ramond : « Louez-le tous les univers » (Psaume 148)
9h45 : Jean-Baptiste Sèbe : Voie de la beauté, voix du monde
10h30-11h00 : Pause
11h00 : Michel Brière : Le beau sens
11h30 : Denis Hétier : Pour une esthétique chrétienne
12h00 : Vincent Holzer : Reprise……………………….
12h30 : Débat
13h15 : Fin de la matinée

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Inscription (obligatoire)

Culture #Doctrine / Formation #NLQ

L’Annonciation du corridor du couvent San Marco de Florence

L’Annonciation du corridor du couvent Saint Marc à Florence est l’une des plus connue du peintre. Cette fresque se trouve sur l’une des parois du couloir du premier étage du couvent. Elle est située en face de l’escalier du rez-de-chaussée qui mène aux cellules. Les moines, pour regagner celles-ci, gravissaient nécessairement ces marches et cette Annonciation s’offrait donc à leur vue plusieurs fois par jour. Fra Angelico réalise cette œuvre dans les années 1445-1450. La fresque est monumentale, elle mesure 2.30 m. de hauteur sur 3.21 m. de large. Comme toutes les œuvres du peintre, cette oeuvre a une fonction cultuelle, elle est liée à un rite précis et incite à la récitation de l’Ave.

L’inscription qui se détache en bas de la peinture sur l’épaisseur de la marche rappelle le rôle actif que joue cette Annonciation dans la piété quotidienne des moines. « Virginis intacte cum veneris ante figuram, praetereundo cave ne sileatur Ave » (Lorsque tu passes devant cette image de la Vierge intacte, prends garde à ne pas oublier de dire un Ave). Cette phrase ne fait pas office de simple commentaire, elle affirme la raison d’être de l’image. Réciter un Ave, c’est célébrer la foi de Marie qui ouvre à l’humanité la perspective du Salut. Elle est la nouvelle Eve. La tradition patristique la plus ancienne a opposé Marie et Eve dans la scène de l’Annonciation. Eve avait apporté la mort par sa désobéissance, Marie, lors de l’Annonciation, restaure la vie et apporte la délivrance par sa foi. Saint Irénée exprime cette idée par la formule suivante : « le genre humain avait été assujetti à la mort par une vierge, la désobéissance d’une vierge ayant été contrebalancée par l’obéissance d’une vierge. » De même Tertullien écrit : « Eve s’était fiée au serpent, Marie se fia à Gabriel, le mal qu’avait fait Eve en croyant, Marie en croyant le supprima. »

Dans l’Annonciation du corridor, la rencontre de l’ange Gabriel et de la Vierge Marie a lieu sous un grand portique, leurs silhouettes sont encadrées par les deux arcades du premier plan, à gauche s’étend le jardin clos, symbole de la Vierge. L’architecture est d’un dépouillement très pur. Le point de fuite, légèrement déporté sur la droite, souligne l’asymétrie de l’espace. Espace profond et ouvert du côté de l’ange, espace plus réduit et plus intime du côté de la Vierge Marie. Les colonnes sont solides, lisses et surmontées de chapiteaux, corinthiens au premier plan, ioniques au second. A gauche le jardin retient l’attention par l’importance de sa haute palissade. Ce jardin clos fait écho au mode de vie des moines dominicains coupés du monde régulier. La végétation de part et d’autre de la clôture est très différente. Profusion et désordre de la nature à l’extérieur, pré fleuri et disposition ordonnée des fleurs à l’intérieur. L’Ange Gabriel est vêtu avec raffinement, sa robe est brodée, le tissu soyeux. La fantastique palette de couleurs des plumes des ailes montre la préciosité et la splendeur de l’ange. Face à l’élégance de Gabriel, la représentation de la Vierge Marie se différencie par un grand naturel et une totale simplicité. Tous les éléments qui entourent la Vierge – le tabouret grossièrement taillé ou la pauvreté de la cellule – rappellent la sobriété de la vie monacale.

Le visage de Marie est d’une vérité prenante. Ses traits sont réguliers, harmonieux. Les yeux fixés sur l’ange, elle ne paraît ni troublée, ni étonnée ; il se dégage d’elle un grand calme. Pourtant, si l’on regarde attentivement le personnage de la Vierge, on sent que celle-ci vit un moment unique, une transformation intérieure. Justement parce que son visage, par sa fixité, donne à celui qui contemple la fresque une impression d’un moment suspendu, crucial, intemporel. Cette Annonciation, par son absolue sobriété, par la gravité de la Vierge Marie, par sa posture qui marque son entière soumission à la volonté de Dieu suggère la présence divine dans la réalité sensible. Le mystère de l’Incarnation se joue tout entier dans cet instant que le peintre a voulu représenter le plus simplement possible.

 

Julie Faure

Source Cyrano.net

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