Culture #Doctrine / Formation

Connaissez-vous l’histoire des Assemblées plénières de Lourdes ?

Qu’est-ce qu’une Assemblée plénière ?

 

Source

Selon les statuts, « L’Assemblée plénière est l’organe ordinaire d’expression de la Conférence des évêques et de son activité collective. Elle a le pouvoir de légiférer selon les normes prévues dans le décret Christus Dominus et tous les organismes qu’elle institue sont responsables devant elle. » L’Assemblée plénière rassemble tous les évêques en exercice ainsi que ceux qui sont en retraite (ou « émérites »), les évêques des territoires d’Outre-Mer et le nonce apostolique (représentant le Vatican). Sont aussi invités des délégués d’ordres religieux et des représentants de Conférences épiscopales d’autres pays, et pour certaines séquences, les directeurs de services nationaux et des journalistes accrédités.

Par-delà cette définition statutaire, l’Assemblée plénière est surtout un temps ecclésial ou se manifeste visiblement l’affection collégiale, qui, bien plus qu’un sentiment de solidarité, est le signe tangible de l’unité de l’épiscopat « un et indivis, qui se présente uni dans la même fraternité autour de Pierre, pour accomplir la mission d’annoncer l’Évangile et de guider pastoralement l’Église, afin qu’elle croisse dans le monde entier et que, malgré la diversité des temps et des lieux, elle continue à être une communauté apostolique » (directoire pour le ministère pastoral des évêques “apostolorum successores”).

L’Évêque, membre du Collège épiscopal en vertu de sa consécration épiscopale, frère des autres évêques vit pleinement ce temps d’Assemblée comme un temps de retrouvailles, « en famille », en une famille spirituelle qui prend particulièrement corps lors des célébrations et prières communes vécues tout au long de la semaine.

L’Assemblée plénière est alors, avant tout, un temps heureux ou l’Église se manifeste par cette collégialité en acte vécue par les successeurs des apôtres. C’est un temps de Foi, d’Espérance et de Charité.

L’histoire de l’Assemblée plénière

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La Conférence des évêques (CEF), existe sous sa forme actuelle depuis 1964. Cependant, bien avant cette date, dès le début du XXème siècle, les évêques décident de se réunir spontanément. Cette décision fait suite à l’adoption de la loi de séparation des Églises et de l’Etat de 1905, les évêques souhaitent alors définir ensemble une attitude commune. Ils se réunissent à trois reprises en mai et septembre 1906 puis en janvier 1907. Rassemblés à nouveau en février 1919, 18 cardinaux et archevêques obtiennent l’autorisation du Saint-Siège de se réunir tous les ans, c’est l’acte de fondation de l’Assemblée des cardinaux et archevêques (ACA).

En avril 1951, à l’initiative de l’archevêque de Paris — et toujours avec l’autorisation du Saint-Siège — l’ensemble de l’épiscopat se réunit à Paris. Entre 1951 et 1963, en plus des réunions ordinaires de l’ACA, une assemblée plénière aura ainsi lieu tous les 3 ans (1951, 1954, 1957, 1960 et 1963).

Dans un contexte où se développent et se multiplient groupements et mouvements, les évêques souhaitent orienter et […] guider chacune des diverses activités doctrinales et apostoliques sur le plan national [1]. L’assemblée plénière de 1951 met notamment en place 15 commissions épiscopales avec le souci de couvrir chaque secteur de la pastorale. Leur appellation et les limites de leur activité varieront régulièrement dans le temps mais, jusqu’à la dernière réforme des structures de la CEF, effective en 2006-2007, on retrouve peu ou prou les mêmes secteurs de la pastorale.

Sous l’impulsion du Concile Vatican II, la création d’une Conférence épiscopale est décidée par l’assemblée des cardinaux et archevêques dès 1963. La session constituante de la Conférence des Evêques de France se tient en mai 1964 à Paris. Les premiers statuts sont votés en 1966 et ratifiés par le Saint-Siège en novembre de l’année suivante.

La réforme des statuts

Depuis 2004 et la réforme des statuts, l’Assemblée plénière se réunit deux fois par an (au printemps et à l’automne). L’Assemblée plénière d’automne réunit tous les évêques y compris ceux de la France d’outre-mer tandis que l’assemblée de printemps, plus courte, réunit uniquement les évêques de France métropolitaine.

Mais pourquoi Lourdes ?

22 juin 2010 : Vue générale des sanctuaires de Lourdes (65), France.

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L’Assemblée plénière des évêques de France, telle qu’elle existe, s’est réunie pour la première fois à Lourdes du lundi 17 au samedi 22 octobre 1966. Cette assemblée plénière fut la première depuis la fin du concile Vatican II où le pape Paul VI a proclamé Marie comme étant la « Mère de l’Eglise ». Or Lourdes est le lieu de culte marial français par excellence. L’assemblée ne s’était jamais réunie aussi longtemps auparavant, c’est l’assemblée précédente qui décida de modifier ses statuts en adoptant cette nouvelle durée de réunion… sans compter le paramètre de la tranquillité ; dans un article du journal Le Monde paru le 18 octobre 1966, le journaliste écrit : « C’est la première fois qu’une assemblée de cette nature se tient à Lourdes, choisie non seulement parce qu’elle est un lieu de pèlerinage marial mais encore parce que les évêques y sont plus tranquilles pour travailler qu’à Paris, où ils étaient assaillis par les visiteurs ».

Un document rapporte des propos que Mgr de Provenchères aurait écrit dans une lettre publiée par La vie diocésaine d’Aix-en-Provence : « Cela [fin du concile et proclamation du pape sur Marie Mère de l’Eglise] a donné à cette Assemblée plénière ce que j’appellerai « une densité spirituelle » très supérieure à celle des précédentes, qui s’étaient tenues dans l’agitation de Paris ou dans la surcharge des sessions conciliaires ».  Dans leur allocution en début d’assemblée, le Cardinal Lefebvre et Mgr Marty remercient Mgr Théas (évêque de Tarbes et Lourdes à cette époque) d’avoir proposé que l’assemblée se tienne à Lourdes.

Les assemblées plénières hors Lourdes

Depuis 1966, Lourdes est traditionnellement le lieu de débats et de discussions. Mais, des assemblées plénières se sont parfois aussi en plus déroulées à l’extérieur de la cité mariale, pour des raisons essentiellement pratiques : en 1966 et 1967 à Paris, en 1969 à Issy-les-Moulineaux puis en 1974 et 1983, aussi à Paris. Autre motif de changement de lieu : une assemblée plénière se déroule également en 1971 à Paris car il s’agit d’élire le secrétaire général de la CEF en remplacement de Monseigneur Etchegaray, nommé archevêque de Marseille. Enfin, les évêques ont participé à des sessions thématiques à Paris en 1990 sur le catéchisme pour adultes des évêques, en 1992 sur le statut de l’enseignement, en 1994 sur la solidarité et en 1996 sur la proposition de la foi aux jeunes.

Par ailleurs, le 11 février 2013, le Pape Benoît XVI renonçait à son ministère. Une situation inédite qui entrainait l’ouverture d’un conclave le 12 et 13 mars. Les cardinaux, présents à Rome, l’Assemblée plénière ne pouvant se dérouler sans la présence de cardinaux, a été reportée du 16 au 18 avril à la Conférence des évêques de France, au 58 avenue de Breteuil.

En octobre 2012, trois semaines avant l’assemblée plénière, de fortes précipitations touchent le département des Hautes-Pyrénées, le sanctuaire de Lourdes est inondé par la crue du Gave de Pau mais l’assemblée est maintenue à Lourdes.

L’hémicycle

5 novembre 2016 : Assemblée plénière des évêques de France à Lourdes (65), France.

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L’hémicycle Sainte Bernadette du Sanctuaire et ses dépendances – spécialement conçu pour l’Assemblée des évêques de France –  est inauguré en 1988. Avant 1988, les évêques se réunissaient à l’espace Notre-Dame (amphithéâtre transformé aujourd’hui en chapelle des confessions). L’hémicycle Sainte Bernadette sert de réunions pour bien d’autres occasions : pèlerinages, sessions…

[1] Assemblée plénière de 1954, allocution d’ouverture du cardinal Liénart.

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Le cardinal Parolin à la cérémonie du centenaire de l’armistice

Le 11 novembre 2018, on pouvait constater la présence du cardinal Parolin, Secrétaire d’État du Saint-Siège, à la cérémonie du centenaire de l’armistice. Il était parmi les chefs d’État et de gouvernement invités à cette cérémonie.

Le cardinal Parolin a ensuite participé au Forum de Paris sur la paix, comme on peut le voir sur la photo qui précède.

Deux jours avant, à la basilique Sainte-Marie-Majeure, il avait célébré une messe pour le centenaire de l’indépendance de la Pologne (voir le tweet de l’ambassadeur du Royaume-Uni auprès du Saint-Siège). Le 11 novembre 1918 est aussi une date importante dans l’histoire de la Pologne.

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Un 11 novembre 2018 au rythme des églises et des célébrations

Plusieurs messes ont été célébrées ce 11 novembre 2018 pour commémorer l’armistice. Les cloches des églises ont même sonné à 11 heures pour rappeler la fin de la Première Guerre mondiale.

Cela a bien sûr été le cas à Paris, à la cathédrale Notre-Dame :

La cathédrale était pavoisée aux couleurs des nations bellegérantes ou de celles auxquelles se rattacheraient tous ceux qui ont combattu.

À Nice, il y a également eu une célébration. La cathédrale a même été pavoisée aux couleurs nationales :

Mais certains n’ont pas oublié que le 11 novembre est aussi le jour de la Saint Martin, ce qui constitue une heureuse coïncidence :

 

 

 

Brèves

Des médecins français euthanasient leurs patients en Belgique : avis mitigé du comité de bioéthique belge

Dans le Nord de la France, un médecin français autorisé à exercer sur le sol belge, s’y rend régulièrement avec des patients pour accéder à leur demande d’euthanasie. Ce cas a été soumis au Comité consultatif de bioéthique belge qui s’avère divisé sur la question : certains membres « estiment qu’il n’y a aucun inconvénient éthique à cette pratique », tandis que d’autres expriment « leur crainte que ‘l’acceptation occasionnellement donnée dans ces centres ouvre la porte à une pratique qui pourrait rapidement devenir une habitude’, favorisant ainsi une sorte de tourisme euthanasique et de réseau organisé ». D’autres encore trouvent problématique que ces euthanasies aient lieu dans des centres de court séjour ou des maisons de repos, estimant que « le fait d’y envoyer un patient dans le seul but de pratiquer l’euthanasie ne correspond pas aux objectifs poursuivis par ces centres ». Ils conseillent aux centres et personnes concernés par ces euthanasies de répondre à un certain nombre de questions : « Quel est le contexte de la demande d’euthanasie ? Existe-t-il d’autres options ? Quel est l’entourage familial de la personne qui demande l’euthanasie ? Quel est l’encadrement infirmier ? »

 

Enfin, ils s’interrogent sur la connaissance des médecins étrangers des lois belges relatives aux droits des patients et aux soins palliatifs.

 

Sur l’année 2016-2017, 23 patients résidants à l’étranger ont été déclaré euthanasiés en Belgique selon le rapport de la commission euthanasie.

Source : genethique.org

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Londres ne veut pas accueillir Asia Bibi

La décision est négative : le Royaume-Uni ne veut pas accueillir Asia Bibi. La raison ? La crainte de « choquer » la communauté pakistanaise. Sitôt le refus connu, ils ont été nombreux à exprimer leur incompréhension, notamment dans ces temps de commémoration où le Royaume-Uni est perçu comme ayant jadis incarné une certaine résistance.

Pour Éric Ciotti, « il faut protéger ceux qui sont victimes de la barbarie islamiste » :

André Bercoff estime qu’« il fut un temps lointain où l’Angleterre avait le visage de #Churchill. Aujourd’hui, elle préfère le look servile, la posture debile et la soumission facile. Les collabos font la Manche. »

Lydia Guirous, porte-parole des Républicains, a également réagi :

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Découvrez le monastère de Solan !

Un article proposé par Divine Box

En avant toute : direction Avignon, pour découvrir le monastère de Solan ! Ici les soeurs orthodoxes s’occupent du potager, des vignes et du verger qui entourent l’ancienne ferme dans laquelle elles se sont installées. Bien sûr, toute leur agriculture est écologique. Elles réalisent une multitude de produits 100 % bio et surtout super bons ! Mais ce n’est pas tout, elles construisent aussi leur nouvelle église. Bref, les soeurs ne chôment pas. Allez, décollage immédiat pour un petit tour d’horizon complet, avec Divine Box !

La sainte montagne

Tout commence il y a mille ans, sur la presqu’île grecque du Mont Athos, avec ses plages de sable fin, ses falaises et sa montagne mythique, culminant à 2000 mètres d’altitude… Bref, une terre mythique ! Alors que depuis des siècles, seuls quelques ermites et bergers se disputaient ces paysages de rêves, une première communauté de moines orthodoxes vient officiellement s’y implanter en 963.

Très vite, l’afflux grandit et dix-neuf autres monastères s’établissent sur place. Le Mont Athos devient alors une « République monastique », véritable état autonome ! Aujourd’hui, plus de 2000 moines prient et travaillent encore sur ce territoire unique au monde. Dingue, non ?

Le mont Athos, en Grèce, regroupe 20 monastères depuis plus de 1000 ans – Divine Box

 

Les premiers pas

Hop, on fait un bond dans le temps ! En 1978, Simonos-Pétra, l’un des 20 monastères du Mont Athos, décide d’envoyer en France un groupe de moines pour y faire fleurir la tradition byzantine. Ils s’installent donc dans une vieille maison, au creux d’une vallée sauvage du Vercors, à côté de Grenoble.

Le monastère prend alors le nom de « Monastère Saint-Antoine le Grand ». Bien vite, des moniales viennent aussi les rejoindre pour vivre à leurs côtés, et créent ainsi le monastère de la Protection de la Mère de Dieu…

 

Le monastère de Solan… Enfin !

Mais très vite, les moniales deviennent de plus en plus nombreuses, et leur petite maison ne suffit plus… En 1991, elles quittent donc leurs frères moines et partent s’installer à Solan, dans une ancienne ferme, près d’Avignon. Le monastère garde le même nom. On y est !

Les soeurs du monastère de Solan retroussent alors leurs manches et restaurent tout autour d’elles : les bâtiments, les bois, les terres etc… À leurs côtés, les meilleurs experts en géologie, arboriculture bio et autre vinification pour réaliser le top du top ! De cette collaboration naît l’association « les amis de Solan », et le début d’un artisanat monastique de première qualité !

Les soeurs veillent à ce que les constructions de leur monastère respecte les pierres du pays – Divine Box

Monastère de Solan : les travaux continuent

Après la remise à niveau de toute leur propriété, les soeurs du monastère de Solan se sont lancées dans des grands travaux : pendant plusieurs années, l’ancienne ferme n’avait pas l’isolation ! En 2004, elles ont construit leur propre cave à vin ! C’est notamment grâce à ses travaux qu’elles peuvent produire d’incroyables produits monastiques.

Plus tard, en 2013, démarre aussi le grand chantier de construction de la nouvelle église du monastère de Solan, encore actif aujourd’hui. A vos pronostics pour le prochain chantier !

Pas d’inquiétude pour les fans d’architecture : tout est pensé à chaque fois pour respecter l’harmonie locale et la pierre du pays, tout en apportant quelques touches d’inspiration byzantine. Le résultat dépote !

 

Monastère de Solan : et aujourd’hui ?

Aujourd’hui, dix-sept soeurs orthodoxes habitent le monastère de Solan ! Sous leurs longs habits noirs, elle vivent un mode de vie monastique primitif, s’inspirant notamment des préceptes de saint Basile (IVe siècle).

Leur temps se partage ainsi entre la prière quotidienne et le travail des terres qui entourent leur ferme. La richesse de la communauté tient d’ailleurs sans doute dans sa jeunesse, ainsi que dans sa diversité : il y a neuf nationalités différentes sur place ! Et ça c’est beau.

Les soeurs du monastère de Solan travaillent leurs terres au rythme des saisons – Crédit Photo : Parisobiotiful

 

Monastère de Solan : l’inspiration byzantine

À la différence des moines occidentaux qui célèbrent chaque office à son « heure » originale, les soeurs du monastère de Solan regroupent leurs sept offices selon la coutume orientale (logique !). Deux prières le matin, deux prières le soir, et avec des horaires qui s’adaptent au rythme des travaux viticoles.

Les offices sont célébrés en français, mais chantés a capella selon des mélodies et des traditions byzantines. Durant la messe, les soeurs utilisent leur pain fait maison, et le fruit tiré en direct de leur vigne ! C’est pas top, ça ?

 

Monastère de Solan : un petit coin de paradis

Les soeurs du monastère de Solan vous le diront : impossible de calculer le temps qu’elles passent dans leur jardin. Entre les 40 hectares de forêt, les 3 hectares de potager et vergers, et les 6 hectares de vignoble, elles sont bien occupées !

Des pommes, des abricots, des courgettes, des citrouilles… Tout pousse à gogo et elles cueillent tout à la main ! Leur petit plus ? Tous les mois, elles bénissent les eaux, et à chaque vigile, le blé, le vin et l’huile ! Comme un avant-goût de Paradis…

 

Le jardin du monastère de Solan regroupe un potager, un verger, des vignes et de la forêt : de quoi s’occuper ! – Divine Box

 

Sur place, les soeurs sont très connues pour leur exploitation biologique et écologique. Cliquez ici pour en savoir plus sur le monastère de Solan et leur artisanat 100 % bio ! Vous pouvez aussi retrouver quelques-uns des produits du monastère de Solan en cliquant ici.

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Paris : installation du nouvel éparque arménien-catholique

Ce samedi 10 novembre, à Saint-Étienne-du-Mont, a eu lieu l’installation du nouvel éparque de l’eparchie de Sainte-Croix des arméniens-catholiques de Paris. Cette installation a eu lieu en présence de Mgr Michel Aupetit, archevêque de Paris. Nommé le 23 juin 2018, Mgr Élie Yéghiayan est le nouveau titulaire de cette juridiction. Les arméniens-catholiques font partie des trois communautés catholiques de rite oriental qui disposent, à Paris, avec les maronites et les ukrainiens-catholiques, de leur propre pasteur.

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Tribune de sénateurs contre la « PMA pour toutes »

Initiée par les sénateurs Sébastien Meurant (Val-d’Oise) et Henri Leroy (Alpes-Maritime), une tribune publiée sur le site internet de Valeurs actuelles met en cause l’ouverture de la PMA aux femmes seules et aux couples de femmes. Pour les sénateurs signataires et cosignataires,  « il ne s’agit plus de lutter contre une quelconque infertilité due à une pathologie, mais de satisfaire à tout prix un “désir d’enfant”. On prend ainsi le risque de faire perdre à la médecine son aspect curatif, d’instituer une sorte de “droit à l’enfant”  pour les parents, et de créer délibérément des orphelins de père. Est-ce un véritable progrès pour notre société ? » 22 sénateurs issus du groupe Les Républicains de la haute assemblée ont, au total, donné leur accord à cette tribune.

Source site de Valeurs actuelles 

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Des responsables politiques Français se mobilisent pour Asia Bibi

Ils souhaitent que la France, notamment Paris, accueille Asia Bibi, qui n’était pas, il y a encore peu, libre de ses mouvements.

Il y a bien sûr Laurent Wauquiez qui estime que «  la France doit plus que jamais (…) lui offrir l’asile » :

Le maire de Paris, Anne Hidalgo, estime que « maintenant qu’elle est acquittée, je suis prête à accueillir #AsiaBibi à #Paris, pour lui remettre sa citoyenneté d’honneur en main propre et lui permettre de s’intégrer durablement en France. Plus qu’une urgence, c’est un devoir. »

Brigitte Kuster, député de Paris, élue notamment dans le 17ème arrondissement a également appelé la France à accueillir Asia Bibi. Elle défendra un voeu allant en ce sens à la prochaine séance du conseil de Paris :

 

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L’édito – De la citadelle assiégée à la civilisation conquérante

Il est un fait indéniable que le monde va mal, tant du point de vue économique que morale. La peur du lendemain, voire même de l’aujourd’hui, couve comme un feu rampant. La désolation du sens alimente une course en avant du consommable par nature éphémère. De proche en proche, l’humanité s’est trouvée au-dessus du néant sans plus même pouvoir réaliser que le sol se dérobe désormais inéluctablement, tant le vide a gagné les profondeurs de notre humanité. Dans ce contexte gris devenu par réflexe défensif, agressif et inconsciemment auto-destructeur, ceux qui ont encore une idée, fut-elle vague, des fondements sur lesquelles l’humanité devraient s’appuyer pour son épanouissement, ont l’impression, parfois, d’être une citadelle assiégée. Percevant avec d’autant plus de douleur les coups portés contre les derniers pilotis que le reste du monde semblent se complaire à sa propre destruction, les catholiques se sentent submergés dans leur rôle d’éternel Cassandre, impuissants et muselés.

 

Et il est vrai que qui regarde l’Occident post-moderne et l’Orient islamisant avec les yeux des vérités de la foi, la réalité est inquiétante, voire terrifiante si l’on se pense impuissant. Que peut faire une poignée de fidèles du Christ face au déferlement de violence, de haine et de mensonge qui réduit comme peau de chagrin l’îlot de moins en moins protégé où ils se tiennent ? Sur qui peuvent-ils s’appuyer s’ils sont perçus par leurs propres frères en Christ comme des intégristes rigides ? Où trouver leur place au cœur du relativisme qui gangrène leur entourage le plus proche ? Comment continuer de dire la vérité évangélique et dénoncer à cette lumière la réalité tragique sans la stigmatiser et se trouver relégué au rang de prophète de malheur ?

 

Telle est la question parfois désespérée de nombre de fidèles. Pourtant, s’il est vrai que le monde est au plus mal, il suffit de parcourir les lettres quotidiennes d’Infocatho pour entrevoir que l’espérance n’a pas déserté cette vallée de larmes. Et si notre vieille Europe craque par endroit, et notamment en France, elle se relève en de nombreux autres. Si l’Occident meurt étouffé dans son propre orgueil d’autosuffisance, des pans entiers de l’humanité découvrent le Christ. Si la foi a déserté le cœur de générations de fidèle, il semble bien qu’elle renaisse avec une incroyable vigueur dans la jeune génération qui, quoique plus fragile que les précédentes, n’en nourrit pas moins une vraie et profonde dévotion pour Dieu. Le véritable drame du sentiment de citadelle assiégée réside peut-être davantage dans le syndrome du petit reste que le démon entretient savamment. Ce syndrome nous conduit à la défense du pré carré, là où nous sommes appelés à être prophétiques. S’il est vrai que le monde est violemment agressif contre la vraie foi chrétienne, il ne l’est pas contre une vérité édulcorée, pour la raison simple que seule la vérité redonnera conscience à notre âge du vide sur lequel il se donne l’illusion d’avancer. Souvent nous sommes, face à ces agressions, à ces pertes de terrain, angoissés, comme s’ils allaient nous emporter nous-mêmes. Pourtant, pour le disciple amoureux du Christ, que peuvent les turpitudes du monde ? Le Christ, au milieu de la foule qui voulait le précipiter dans le vide, n’allait-il pas son chemin au milieu d’eux ?

 

Dans cette période trouble que nous vivons, nous avons à être des prophètes ancrés en Dieu. Des prophètes dont la responsabilité abyssale est de dire le vrai envers et contre tout. Que les lois mortifères submergent le monde ne devraient pas inquiéter notre espérance. Mais il est probable qu’être prophète aujourd’hui soit synonyme de martyr. Oui, l’aire de la chrétienté s’est réduite comme peau de chagrin. Oui, le chrétien est assailli de toutes parts. Mais l’aire de notre intimité avec Dieu en est-elle affectée ? Sommes-nous assaillis à l’intérieur de notre âme ? A ces deux questions la réponse n’est pas sociale, mais spirituelle, car il s’agit de notre intimité personnelle et non collective avec Dieu. Peut-être que notre angoisse apocalyptique repose d’abord sur une crainte personnelle d’être submergé au point de voir le monde comme le siège de notre citadelle intérieure. Peut-être que si, comme le Christ, nous allions notre chemin au milieu du monde, comme Lui ancré dans l’assurance de la vérité triomphante en nous et sur le monde, peut-être passerions-nous de la citadelle assiégée à la civilisation conquérante. Mais ne nous y trompons pas. C’est bien au milieu d’un monde qui hait les chrétiens, comme il a haï le Christ que nous devons être prophètes c’est-à-dire tout à la foi porter la joie de la vérité et révéler la réalité qui écrase le monde. Sortir d’une mentalité défensive ne signifie pas nier la réalité agressive du monde. Cela suppose d’être convaincu que par le Christ tout est possible pour peu qu’on se mette à sa suite, Lui qui est chemin (n’en déplaise à ceux qui se veulent sans Dieu) mais aussi vérité (n’en déplaise à ceux qui l’édulcore) et vie, n’en déplaise à ceux qui cherchent ici-bas seulement leur bonheur ou à y faire le bonheur de leur proche.