Messes/Prières/Pèlerinages #NLH #NLQ

Bénédiction de la nouvelle chapelle de la confrérie Notre-Dame de France le 14 octobre 2018 à Baillet-en-France (95)

La consécration de la nouvelle chapelle construite au pied de la statue de Notre-Dame de France, à Baillet-en-France, aura lieu le 14 octobre 2018, en présence de Mgr Lalanne. A cette occasion seront aussi célébrés les 30 ans de la statue, érigée en 1988.

Au programme : prière, concerts, messe, enseignement, feu d’artifice…

Inscriptions

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Journée “Oh le beau ange !” le 30 septembre 2018 au sanctuaire de L’Île-Bouchard (37)

« Oh le beau ange* ! » s’écria la petite Jeannette en décembre 1947 lors des évènements de L’Ile-Bouchard.

Chaque année, le 29 septembre, l’Eglise catholique fête les saints archanges Gabriel, Raphaël et Michel. L’Ile-Bouchard est un sanctuaire marial mais aussi un sanctuaire angélique… !

A cette occasion, le dimanche 29 septembre prochain, la Paroisse/Sanctuaire organise une journée de conférence et de prière autour de l’Ange Gabriel. Elle sera présidée cette année par le Père Jean-Baptiste Edart, prêtre de la communauté de l’Emmanuel, et professeur de théologie à l’Université Catholique de l’Ouest. Il nous parlera de « La mission des anges, messagers du Seigneur et gardiens des hommes » ce qui devrait nous éclairer sur l’importance de leur présence et de leur action dans nos vies.

Le programme :

  • 10h15 : Adoration et confessions
  • 11h15 : Messe présidée par le P. Jean Baptiste Edart
  • Pique-nique tiré du sac
  • 13h45 :  DVD témoignage de Jacqueline Aubry
  • 14h30 : Conférence du P. Edart : « La mission des anges, messagers du Seigneur et gardiens des hommes »
  • 16h15 : Vêpres – Litanies de St Gabriel

 *Les dialogues concernant l’ange Gabriel lors des évènements de L’Ile-Bouchard :

  • Nicole, 10 ans : Oh que c’est beau ! Oh la belle dame ! Oh la belle dame !
  • Jeannette, 7 ans : Oh le beau ange ! Oh le beau ange ! (sic !)
  • Laura, 8 ans : Oh mais moi, je vois une belle dame, et puis je vois aussi un beau ange. 
  • le Curé Ségelle : Un ange ? Un ange ? Mais quel est cet ange ?
  • Jacqueline, 12 ans : Mais Madame, quel est l’ange qui vous accompagne ?
  • L’ange : Je suis l’ange Gabriel
  • Jeannette : Mais tu sais Maman, j’ai même vu ses deux oeils (sic !)

Quand la bible parle des anges, elle leur attribue trois fonctions : la contemplation de Dieu, les ambassadeurs de Dieu et nos compagnons de route. Il y a de quoi approfondir !

Tract à télécharger

NLH #NLQ #Sorties/Animations

Congrès Mission les 28, 29 et 30 septembre 2018 à Paris

Le Congrès Mission réunit le temps d’un week-end les chrétiens de France pour réfléchir ensemble à l’évangélisation et donner les moyens concrets de proposer la foi toujours et partout.

Depuis 2015, le Congrès Mission réunit chaque année le dernier week-end de septembre les chrétiens de France. Ils se retrouvent pour réfléchir ensemble à l’évangélisation de notre pays et échanger des moyens concrets de proposer la foi aujourd’hui. L’intuition du Congrès Mission ? Il est urgent que les catholiques proposent la foi autour d’eux… et cela nécessite de se former.

Dans cette perspective, Anuncio, en partenariat avec plusieurs mouvements et communautés (initialement Alpha, Ain Karem et la Communauté de l’Emmanuel et chaque année de nouveaux partenaires) a créé le Congrès mission, lieu d’échange et de formation pour découvrir diverses manières de proposer la foi.

Le Congrès Mission cherche comment « proposer explicitement la foi  » dans toutes les réalités de la société française.

Vous trouverez dans les pages de ce site des informations sur le programme et les intervenants, un formulaire d’inscription… nous espérons vous rencontrer le dernier week-end de septembre !

 J’espère que toutes les communautés feront en sorte de mettre en oeuvre les moyens nécessaires pour avancer sur le chemin d’une conversion pastorale et missionnaire, qui ne peut laisser les choses comme elles sont. Ce n’est pas d’une ‘simple administration’ dont nous avons besoin. Constituons-nous dans toutes les régions de la terre en un ‘état permanent de mission’.

 Pape François, Evangelii Gaudium (§ 25) 

Comment proposer la foi en paroisse ?

Le Congrès Mission veut être l’occasion pour les prêtres, les conseils pastoraux et plus largement tout fidèle investi dans sa paroisse, de réfléchir à la mise en place d’une dynamique paroissiale intégralement missionnaire. Comment rendre à la paroisse sa vocation première : être une communauté de disciples-missionnaires ?

Seront notamment évoqués : le discernement de la vision pastorale ; la croissance du prêtre comme pasteur missionnaire ; comment faire surgir des leaders chrétiens ? ; l’évangélisation par la préparation des sacrements ; l’évangélisation par la communauté fraternelle ; l’évangélisation et la pastorale des jeunes ; l’évangélisation directe en paroisse ; …


Comment proposer la foi quand on est éducateur ?

Vous êtes parent, professeur, engagé dans un mouvement de jeunesse, catéchiste, directeur d’établissement … et vous vous demandez comment être témoin auprès des jeunes qui vous sont confiés ?

Le Congrès Mission veut vous aider à trouver des clés et des idées pour annoncer Jésus là aux nouvelles générations.

A titre d’exemple, voici quelques problématiques sur lesquelles nous souhaitons travailler lors du Congrès Mission (non exhaustif) : comment la manière d’enseigner peut-elle préparer les jeunes à accueillir l’Evangile 
librement et avec toutes leurs facultés ? comment favoriser le développement d’une vie fraternelle entre éducateurs ?comment permettre à des jeunes d’être missionnaires auprès des autres jeunes ? comment rendre les temps forts véritablement missionnaires ? en quoi le scoutisme est-il un chemin de rencontre du Christ ?  …


Comment proposer la foi dans ses engagements sociétaux ?

Dans son travail ? Dans ses engagements bénévoles ? Dans ces engagements politiques ?


Comment proposer la foi dans l’espace public

Le Congrès Mission vise à transmettre au plus grand nombre l’urgence d’« aller vers » et un « savoir-faire » pour rejoindre le français là où il est dans la rue, sur la plage, sur les pistes de ski, derrière son smartphone ou son écran d’ordinateur… pour lui annoncer l’Evangile.

Voici quelques uns des axes de réflexion envisagés pour creuser cette thématique :

  • le B.A.BA de la rencontre missionnaire ;
  • en mission, annoncer Jésus à des musulmans ;
  • la créativité dans la mission : techniques d’accroche ;
  • aller à la rencontre des jeunes ;
  • annoncer en musique ;
  • sites internet missionnaires ;
  • évangélisation, réseaux sociaux et médias ;
  • évangéliser en vidéo ;

Comment proposer la foi en couple ?

Comment accomplir la vocation du mariage chrétien d’être dans le monde image de l’amour de Dieu ?

 

 

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A la une #NLQ

L’édito – La France ne redeviendra la France que si elle retrouve sa vocation de priante et de suppliante

Cet été, la conférence épiscopale de France a proposé une neuvaine pour la France. Et Dieu sait qu’elle en a besoin !

Mais Dieu sait aussi que pour que nous ne nous attribuions pas des mérites indus, il nous faut quémander, quémander, quémander sans cesse. La France est meurtrie. Meurtrie dans son cœur de Fille aînée de l’Eglise, meurtrie dans son âme d’évangélisatrice des peuples, par la désertion de ce peuple égaré, tenté par le veau d’or de l’humanisme athée, devenu athéisme « humanicide », par le tranchant parricide de l’orgueil.

Pourtant, cette terre bénie de Dieu, visitée par son Fils, par sa Mère, par ses archanges, terre refuge des compagnons du Christ, Madeleine, Lazare, Joseph d’Arimathie, terre native du plus grand nombre de saints, cette terre tuméfiée par le reniement de ses enfants demeure, aux yeux du monde, la terre prophétique de la chrétienté, la terre d’espérance du renouveau de la civilisation du Christ. En témoignent les assauts qu’elle subit de l’extérieur par les hordes fanatisées du démon qui, sur son sol, sont venus sacrifier le Christ officiant, à l’autel de Saint-Etienne-du-Rouvray. En témoignent les assauts du dedans menés par une idéologie mortifère qui se veut la nouvelle voix prophétique de la France et ajoute aux plaies du Christ sacrifié les plaies de l’Egypte insoumise.

Comment se fait-il qu’une terre qui a tant reçu de Dieu, une terre donnée par son roi à Notre Dame, soit aussi abandonnée ? Qu’avons-nous donc fait ? Qu’ont fait nos aïeux « pour mériter ça » ? Dieu oublierait-il d’avoir pitié, comme se plaint le psalmiste ? Tout cela ne serait-il que juste retour de nos infidélités ? Peut-être…. Car, comme le dit saint Cyprien de Carthage, Dieu châtie pour t’avertir et te corrige pour t’éduquer.

Le malheur qui s’abat sur le juste, longtemps incompris dans la Bible, est une épreuve qui vérifie la qualité de la foi, nous dit saint Pierre, mais aussi, comme le rappelle le livre d’Esther, il est un avertissement pour celui qui s’approche de Dieu. C’est une purification, une invitation à l’humilité et à l’écoute, prémices de la contemplation.

Le malheur qui s’abat sur les méchants est avant tout une conséquence de leur éloignement de la main protectrice de Dieu. La mal est une des conséquences de notre refus de Dieu. Nous écartant du droit chemin, nous tombons dans le précipice de la souffrance, nous nous livrons nous-mêmes au pouvoir de Satan. En nous coupant de Dieu, nous nous fermons à ses grâces, à ses appels à la conversion. Et il faut souvent à Dieu bien des efforts pour se faire entendre dans le brouhaha peccamineux qui nous enveloppe. Dans sa sagesse, il a beau appuyer là où ça fait mal, pour nous révéler notre erreur, rien n’y fait et il nous faut bien souvent atteindre le fond du gouffre pour enfin percevoir le murmure discret mais insistant de l’Esprit qui dit « viens ».

Ce qui est vrai de chacun l’est collectivement d’une nation. Petit à petit, la France s’est coupée de Dieu, s’est laissé enfouir sous le fatras du péché, aveugler par l’orgueil de sa suffisance. Ce faisant, ses oreilles se sont bouchées et ses yeux sont devenus aveugles, tandis que ses mains se sont fermées. Alors, conformément à la prophétie intemporelle du Magnificat, les riches repartent les mains vides et les puissants sont tombés de leur trône. Des décennies durant, la France a cessé de crier vers le Ciel. Fin des adorations, des processions du Saint Sacrement, suppression de la prière à saint Michel à la fin des messes sont autant mains riches qui se sont fermées, n’attendant plus rien de Dieu.

La France ne redeviendra la France que si elle retrouve sa vocation de priante et de suppliante. Le peuple de France est reconnu comme un peuple spirituel et contemplatif, il lui faut retrouver son âme d’orant. Se perdre dans l’activisme est une des nombreuses chausse-trappes du démon. C’est par sa vocation spirituelle et contemplative que la France redeviendra ce doigt tendu vers le ciel, cette nation prophétique. C’est de ce prophétisme priant que la Fille aînée de l’Eglise pourra à nouveau être éducatrice des peuples. Je ne dis pas qu’il ne faut pas agir. Je dis qu’il faut agir dans la prière. Je ne dis pas que nous agissons trop, je dis que nous ne prions pas assez. C’est de l’adoration, de ce cœur à cœur intime avec le Christ qu’un feu nouveau embrasera la France. Du reste n’est-ce pas ce que le Sacré Cœur ne cesse de demander ? Une conversion de chacun au Cœur Sacré pour que la France puisse enfin honorer cette demande du Christ qui attend cette consécration à son Sacré Cœur.

Mais accepter de tout remettre au Christ est dépouillant. Dépouillant parce que c’est lui laisser le choix des règles du jeu et du temps. Dépouillant parce que cela suppose une plus grande humilité, une plus grande confiance et abandon total. Mais comment pouvons-nous croire que nous ferions mieux que Lui ?

Nous sommes entre Ciel et terre. Le combat que livre le démon à la France est trop violent pour que nous puissions croire y arriver sans Dieu. Mais Dieu attend notre prière pour creuser en nous le désir du salut, pour nous rendre humbles face à la victoire qu’il promet afin que nous ne retombions pas, comme tant de fois le peuple hébreu, dans nos vieux démons, oubliant le Seigneur dès le péril passé.

Pour espérer revoir le Christ régner sur la France, il faut d’abord que toute sa terre irradie de prière. Mais nous manquons tellement de foi, d’espérance… et de patience !

 

En France #NLQ

La France au Latran, une si longue histoire

Lorsqu’Emmanuel Macron a pris possession de son titre de chanoine du Latran, le 26 juin, après avoir été reçu en audience par le souverain pontife, il s’est inscrit dans l’héritage de douze siècles. Une histoire qui témoigne des liens privilégiés tissés entre le Saint-Siège et la France, et toujours bien présents dans la “cathédrale du Pape”.

Le signe le plus connu, encore actuel, des liens entre la France et le Latran consiste en une cérémonie particulière, qui se déroule chaque année à Saint-Jean-de-Latran, cathédrale de l’évêque de Rome, et par là « mère de toutes les églises » du monde. C’est ici qu’est célébrée, le 13 décembre, une messe pour le bonheur et la prospérité de la France – Pro felici ac prospero statu Galliae. La date n’est pas choisie au hasard : il s’agit de l’anniversaire du roi Henri IV (1589-1610).

Cette cérémonie répond au don de l’abbaye de Clairac au chapitre de la cathédrale, en 1604. Les chanoines, reconnaissants, décident alors d’octroyer le titre de premier et unique chanoine d’honneur au chef de l’État français. Une tradition respectée depuis lors, malgré les années, les révolutions et les changements de régime.

Quant à Henri IV, sa statue en empereur romain est toujours présente dans l’enceinte de la basilique. Située un peu à l’écart, elle est dépoussiérée pour les grandes occasions telles que les visites de ses lointains successeurs républicains.

Charlemagne, précurseur

En réalité, Henri IV n’a fait que confirmer l’octroi des revenus de l’abbaye de Clairac. Car la décision, elle, avait été prise plus d’un siècle plus tôt, en 1482, par le roi Louis XI. Un choix qui concernait également d’autres églises de Rome, comme Saint-Pierre au Vatican, et qui s’explique par le souhait de la France de renforcer les liens entre la « fille aînée de l’Eglise » et le successeur de Pierre, après l’épisode des papes en Avignon.

Les historiens remontent même à Charlemagne pour dater l’origine des bienfaiteurs français du Latran. En témoigne la niche située en face de la basilique romaine, et qui abrite une riche mosaïque. Celle-ci est la seule trace d’une des salles de l’ancien palais du pape Léon III : l’abside de la salle à manger, appelée Triclinium Leoninum. Cette mosaïque représente notamment l’empereur Charlemagne et le pape Léon III, celui-là même qui couronna l’empereur à Rome, en l’an 800.

Un ciborium décoré de fleurs de lys

Mais on trouve également des signes de ce lien particulier avec la France à l’intérieur de la basilique romaine, en son cœur même. Le ciborium, cette construction en forme de grand dais qui protège l’autel et un reliquaire, porte les armes fleurs-de-lysées des rois de France, juste sous la représentation du Christ. La structure a en effet été financée par le roi Charles V en 1367-1369 pour abriter deux reliques essentielles.

À cette époque, le pape Urbain V (1362-1370) tente de ramener la papauté à Rome, sans succès. Avant de mourir en Avignon, le pontife parvient cependant à se rendre dans la Ville éternelle, et trouve le temps de faire installer deux reliquaires en argent dans le ciborium du Latran. Selon la tradition, l’un contient la tête de saint Pierre, l’autre celle de saint Paul.

Ironie de l’histoire, les reliquaires en argent seront ensuite fondus pour payer le tribut exigé par un autre dirigeant français : Napoléon Bonaparte, après le traité de Tolentino en 1797 qui pille les États pontificaux.

Mention dans la lettre du président Macron

Enfin, la cathédrale romaine contient une dernière marque de son histoire commune avec la France. Dans une petite chapelle en face de la sacristie, un monument est érigé à la gloire du roi Louis XV (1715-1774). Malgré son importance, il est méconnu puisqu’il se trouve dans une partie qui ne se visite pas.

Une référence à ce monument a toutefois été faite dans la lettre du président Macron acceptant son titre de chanoine d’honneur, révèle le Père Louis Duval-Arnould, seul autre membre français du chapitre. Signe que malgré les années et l’affirmation laïque de la République, la France n’oublie pas sa prédilection pour la ’mère de toutes les églises’.

Source : aleteia.org 

 

Messes/Prières/Pèlerinages #NLQ

Pluie de Roses avec sainte Thérèse le 6 octobre 2018 à Alençon (61)

Programme

10h – 10h45 : Enseignement de Guy Fournier, diacre et administrateur du Sanctuaire d’Alençon
11h : Messe célébrée par le Père Loïc Gicquel des Touches, curé de la paroisse Notre-Dame
12h15 : Pique-nique
14h : Prière du chapelet
14h30 – 16h30 : Célébration « Pluie de Roses » présidée par Mgr Jacques Habert en présence des reliques de Sainte Thérèse et des Saints Louis et Zélie Martin
17h : Goûter partagé

NLQ #Tribunes et entretiens

Deux ans après, les confidences de Roselyne, la sœur du père Hamel

Alors que la France commémore aujourd’hui le deuxième anniversaire de la mort du père Jacques Hamel, Roselyne Hamel, la sœur de Jacques, s’est confiée à Aleteia sur le martyr de son frère, son procès en béatification et, d’une certaine manière, son héritage.

Le 26 juillet 2016, le père Jacques Hamel était assassiné dans son église de Saint-Étienne-du-Rouvray, en Seine Maritime, par deux jeunes terroristes se réclamant de l’État islamique. Homme discret mais doté d’un fort caractère, le père Hamel aura exercé fidèlement son ministère jusqu’au don de sa vie alors même qu’il célébrait la messe. Deux ans après le drame, Roselyne Hamel, 78 ans, s’est confiée à Aleteia sur l’impact qu’a eu l’assassinat de son frère sur elle-même, sa famille mais aussi « aux quatre coins de la France et du globe ». Elle revient également sur le procès en béatification de son frère qui a été ouvert le 13 avril 2017 (moins d’un an après son assassinat ndlr) ainsi que sur ce qu’il laisse et les fruits qu’une telle disparition peut porter.

Aleteia : Cela fait deux ans que le drame s’est produit… Qu’est-ce qui vous vient à l’esprit ?
Roselyne Hamel : L’annonce qui m’a été faite ce 26 juillet 2016, brutalement, après deux heures d’attente. Je pensais que toutes les personnes enfermées dans l’église allaient sortir, indemnes. J’ai vraiment cru, jusqu’au bout, que Jacques me rejoindrait. Mais au bout de deux heures de silence, on m’a annoncé que quelqu’un était blessé, qu’une autre personne était morte… et qu’il s’agissait de mon frère. Ce moment me perturbe, il me hante. Surtout quand on renouvelle sa mémoire. J’ai conscience que cet hommage doit être rendu, on ne peut passer à côté. Si sa mort a été un bouleversement pour moi, pour notre famille, ses neveux, ses nièces, elle l’a aussi été partout en France et aux quatre coins de la planète. Même s’il s’agit d’un moment particulièrement douloureux, on ne peut pas passer sous silence cet événement, c’est trop important. Beaucoup trop important.

Lire la suite sur Aleteia

En France #NLQ

Un tweet de Mgr Ginoux sur l’affaire #Benalla

Il s’est prononcé sur l’affaire Benalla. À sa manière. L’évêque de Montaubon, Mgr Bernard Ginoux, a cité Suétone, dans un tweet daté du 20 juillet dernier.

#Affaire Benalla. Suétone écrit que Néron la nuit venue se déguisait pour aller faire le coup de poing dans les quartiers mal famés de Rome.

Le même jour, l’évêque avait aussi défendu le chroniqueur Éric Zemmour.

 

Tribunes et entretiens

“La lumière et les égarés”, sermon du 15 juillet, jour de finale de coupe du monde

d’un lecteur qui nous communique le sermon prononcé par l’abbé Bruno Martin le 15 juillet 2018 en la cathédrale de Saint-Etienne dans la Loire :

L’Evangile que nous venons d’entendre nous constitue porteurs de la bonne nouvelle du Royaume et nous invite à la proclamer avec assurance, sans craindre la contradiction ni les esprits mauvais. Et cet appel nous était déjà lancé par la belle prière d’ouverture de la messe de ce jour, qui nous invite à « rechercher ce qui fait honneur au nom de chrétiens » et à fuir ce qui en est indigne, sûrs que Dieu lui-même donne « aux égarés la lumière de la vérité » et les aide à prendre « le bon chemin ». Cette prière a quinze siècles. En 496, les chrétiens de Rome n’hésitaient pas à se fourvoyer dans des rites païens – la procession licencieuse des Lupercales – et le pape Gélase, qui était un homme énergique, avait convoqué le peuple chrétien pour le sermonner d’importance et l’inciter à avoir un comportement cohérent : faire honneur au nom de chrétiens.

Je ne veux pas comparer le Coupe du Monde avec les Lupercales. On peut toutefois se demander, dans les circonstances de ce jour, de quelle « lumière de vérité » il conviendrait d’éclairer les « égarés » – en tous cas les brebis sans berger qui seront parquées tout à l’heure dans la « Fan zone », juste en face de notre cathédrale. Je dis cela sans aucun mépris pour les amateurs de foot. Il est hypocrite de dire comme M. Mélenchon que c’est un plaisir coupable de regarder « des millionnaires courir après un ballon ». Même s’il est comme tant de choses pourri par l’argent, le foot est un sport, un art, un beau spectacle – le peintre Nicolas de Staël en a tiré de magnifiques tableaux – et même ceux qui comme moi en ignorent tout et ne savent pas ce que c’est qu’un pénalty sont forcé de la reconnaître. Mais comment y retrouver, ne serai-ce qu’un peu, la lumière de la vérité ?

Les sociologues montrent très bien en quoi le foot est devenu – à l’échelle mondiale – une sorte de religion civique de substitution – à l’image de ce qu’étaient les jeux olympiques de la Grèce antique. Le match et ses enjeux opèrent la catharsis des violences qui menacent sans cesse la cohérence de la cité. Les différences ethniques, les inégalités culturelles s’effacent : la communauté nationale reconstituée s’identifie à son équipe, à ses joueurs. L’existence monotone s’éclaire, les petites vies individuelles en proie dans leur pauvre et difficile quotidien à l’échec permanent vivent l’aventure par substitution, communient enfin à la même victoire : « on a gagné ! » Tout l’effort vers la victoire n’a consisté qu’à vider des verres de bière en hurlant d’enthousiasme ou d’effroi, mais c’est un fait. Le match et ses aléas constitue une montée en tension, jusqu’à l’apothéose – ou l’effondrement final. C’est une communion de substitution, c’est la religion au sens primitif du terme, ce qui « relie », ce qui empêche le groupe humain de se dissoudre dans ses violences internes.

Une fois posé ce constat, que dire ? Peut-on tirer de cette agitation collective un enseignement moral a minima ? Ne faisons déjà pas la fine bouche devant le plaisir des amateurs, de ceux qui savent disserter savamment des phases et des péripéties de la rencontre. « Un qui parle de son métier et qui y connaît », dit la Plaisante Sagesse, « les autres y-z-ont rien de dire ». Je vous ai souvent cité aussi, dans des circonstances semblables, le commentaire de mon cher Augustin : en son temps, ce sont les courses de char qui soulevaient les passions1 et cela faisait soupirer le saint évêque d’Hippone : « Voyez ces perdus qui aiment un cocher de cirque : quiconque est passionné par un cocher ou un gladiateur ne cesse de dire aux autres : aimez avec moi cette pantomime, aimez avec moi cette honte ! – Ce fou crie devant tout le peuple pour lui faire partager sa passion honteuse, et le chrétien ne crierait pas dans l’Eglise, pour que l’on aime avec lui la Vérité de Dieu ! »2

Le Seigneur ne nous envoie pas forcément en mission dans la fan zone – en tous cas, ce serait risqué de le faire à l’heure du match. Mais ce serait quand même faire honneur au nom de chrétien que de manifester lorsqu’il s’agit de notre foi un enthousiasme pour lequel les supporters des bleus pourraient nous en remontrer. Sans doute le scénario de la messe est-il moins fertile en rebondissements – et il n’y a pas de suspense, puisque la seule partie a été jouée il y a deux mille ans, et qu’elle est gagnée pour l’éternité. Sans doute n’avons-nous pas non plus à transformer la liturgie dominicale sur le modèle de la communion bruyante des tribunes de stade ; un peu plus de ferveur nous ferait pourtant peut-être du bien. « Vous qui portez la vérité, qu’avez-vous fait de la lumière ? » fait dire Paul Claudel à l’un de ses personnages. Si nous avions vraiment conscience d’être porteurs de la lumière du Christ, nous en serions les témoins toujours et partout – même un jour de finale de la Coupe du Monde.

1 Les équipes étaient classées par couleurs, jaunes, rouges, verts : ce qui a permis de retrouver une inscription – en grec – qui disait : Nika prasine, Ce qui se traduit à peu près par « Allez les Verts ! ». Et le pire c’est qu’on l’a retrouvée à Lyon !
2 Ennaratio in psalmum XXXIII, S.II, 6.

En France #NLQ

Après la Coupe du monde, les sacrilèges ?

C’était la joie et la bonne humeur, dit-on. La Coupe du monde a été fêtée dans une certaine allégresse. Mais quand on voit certains détournements, on peut se demander si ce n’est pas du sacrilège, comme on a pu le constater dans une station du métro parisien. En voulant rendre hommage à Didier Deschamps, on détourne le nom de la Sainte Vierge. On se doute que ceux qui l’ont fait en sont rarement conscients. Mais faut-il être muets et passifs ? Bref, un appel à une meilleure éducation religieuse : on peut quand même éviter l’humour sur le nom de Dieu ou sur celui de ses saints. Une victoire n’excuse pas tout.