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Paris : Mgr Aupetit a béni la ville

Jeudi Saint, l’archevêque de Paris, Mgr Michel Aupetit, a béni la ville du Sacré-Coeur en portant le Saint-Sacrement. Accompagné de prêtres de la basilique, on notera aussi la présence d’Anne Hidalgo, maire de Paris.

Pour voir la bénédiction de Paris par Mgr Michel Aupetit :

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Paris : Mgr Aupetit bénira la ville le Jeudi Saint

Mgr Michel Aupetit bénira Paris et la France depuis la basilique du Sacré-Coeur de Paris. C’est avec un ostensoir à la main qu’il procédera à la bénédiction pour lutter contre l’épidémie de coronavirus.

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Décès du Père François de Gaulle

Il était membre des Pères blancs, mais aussi le neveu du général de Gaulle : le Père François de Gaulle est mort des suites du coronavirus à l’âge de 98 ans le 2 avril dernier. Missionnaire en Afrique, il avait contribué à l’édification de la jeune Église africaine au Burkina Faso, pays qu’il connaissait particulièrement. Il s’y était rendu pour la première fois en 1950, juste après son ordination. Au total, il passera 53 années sur le sol africain. Le 12 novembre 1970, il avait concélébré la messe lors des obsèques de son oncle à Colombey-les-Deux-Églises (Haute-Marne). En 2011, il avait raconté son parcours dans un ouvrage intitulé J’ai vu se lever l’Église d’Afrique. Le RP François de Gaulle est décédé à Bry-sur-Marne (Val-de-Marne).

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Libération des 4 salariés de SOS Chrétiens d’Orient

On était sans nouvelles des quatre salariés de SOS Chrétiens d’Orient, disparus en Irak depuis le 20 janvier 2020. Ils sont désormais libres, comme l’a annoncé l’Élysée, dans un communiqué publié le soir du jeudi 26 mars 2020.

Bien que rien ne soit indiqué sur la manière dont ils ont disparu, le communiqué de l’Élysée, en affirmant qu’ils ont été libérés, laisse a contrario clairement entendre qu’ils avaient été retenus en otage :

Le Président de la République se félicite de la libération de nos trois compatriotes Antoine Brochon, Julien Dittmar, Alexandre Goodarzy, et de l’Irakien Tariq Mattoka

Une immense chaîne de prières s’était mise en place à la suite de la disparition des quatre salariés. De nombreuses messes avaient été ainsi célébrées.

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France : les cloches sonneront le 25 mars à l’Annonciation

Dans le contexte actuel de propagation du coronavirus, les évêques de France ont appelé à un “geste commun” le mercredi 25 prochain à l’occasion de l’Annonciation. Outre le dépôt d’une bougie par les catholiques et même les autres français, les cloches sonneront ce jour à 19h30 pour marquer une “communion de pensée et de prière avec les défunts, les malades et leurs proches, avec tous les soignants et tous ceux qui rendent possible la vie de notre pays.” “Ce sera aussi l’expression de notre désir que la sortie de l’épidémie nous trouve plus déterminés aux changements de mode de vie que nous savons nécessaires depuis des années”, écrit Mgr de Moulins-Beaufort et président de la Conférence des évêques de France (CEF). “Nous, catholiques, demanderons en même temps à la Vierge Marie de remplir nos cœurs de foi, d’espérance et de charité en ces temps et de nous obtenir la grâce de l’Esprit-Saint pour que nous sachions trouver les gestes nécessaires.”

Voici le message des évêques de France :

Notre pays, avec de nombreux autres, traverse une grande épreuve. Le chef de l’État nous appelle à laisser de côté nos divisions et à vivre ce temps dans la fraternité. C’est pourquoi nous avons voulu que ce message destiné en premier lieu aux catholiques s’adresse aussi à tous nos concitoyens sans distinction.

Nous le faisons dans un esprit d’humilité, mais avec la certitude que la foi chrétienne a une mission spécifique dans ce monde et qu’elle ne doit pas s’y dérober. Nous pensons aussi à tous ceux et celles qui partagent avec nous la foi en Dieu et la conviction qu’Il accompagne notre vie. Nous pensons enfin à tous ceux et celles qui ne croient pas mais souhaitent que la solidarité et l’esprit de service s’accroissent entre les hommes.

À tous, nous disons notre désir que notre communauté nationale sorte grandie de cette épreuve. Depuis bien des années déjà notre humanité a l’intuition qu’elle doit changer radicalement sa manière de vivre. La crise écologique nous le rappelle sans cesse, mais la détermination a fait largement défaut jusqu’ici pour prendre ensemble les décisions qui s’imposent et pour s’y tenir. Osons le dire, l’égoïsme, l’individualisme, la recherche du profit, le consumérisme outrancier mettent à mal notre solidarité. Nous avons le droit d’espérer que ce que nous vivons en ce moment convaincra le plus grand nombre, qu’il ne faut plus différer les changements qui s’imposent : alors, ce drame porteur d’angoisse n’aura pas été traversé en vain.

Un peu partout en France, les cloches de toutes les églises sonneront pendant dix minutes, non pour appeler les fidèles à s’y rendre, mais pour manifester notre fraternité et notre espoir commun.

Elles sonneront comme elles ont sonné aux grandes heures de notre histoire, la Libération par exemple. En réponse à ce signe d’espoir, nous invitons tous ceux qui le voudront à allumer des bougies à leur fenêtre. Ce geste, qui est de tradition dans la ville de Lyon, est un signe d’espérance qui transcende les convictions particulières : celui de la lumière qui brille dans les ténèbres !

CE QUI SUIT S’ADRESSE MAINTENANT AUX CATHOLIQUES.

Mercredi 25 mars, nous fêterons l’Annonciation du Seigneur. Elle eut lieu à Nazareth, chez une jeune fille, Marie. Dans sa maison, le Ciel rencontre la terre ; dans sa maison, le salut du monde est conçu ; dans sa maison, une joie nouvelle apparaît, la joie de l’Évangile, une joie pour le monde : « Car rien n’est impossible à Dieu » (Lc 1, 37).

Cette année, sans l’avoir voulu, nous fêterons l’Annonciation, confinés, dans nos maisons ! Pouvons-nous célébrer cette fête plus en vérité, plus intensément, plus en communion ?

Quand les cloches sonneront, le 25 mars, à 19h30, que chaque disciple de Jésus, dans sa maison, ouvre sa Bible (ou son ordinateur) et lise, seul ou en famille, le récit de l’Annonciation, dans l’Évangile selon saint Luc, chapitre 1, versets 26 à 38.

Et qu’au même moment chaque maison allume une ou plusieurs bougies, à sa fenêtre, pour dire son espérance et conforter celle de ses voisins.

Nous prierons en communion par l’intercession de la Bienheureuse Vierge Marie en nous unissant au chapelet récité, à Lourdes, chaque jour à 15h30. Nous demanderons à Marie de nous protéger et de nous aider à mieux accueillir Jésus dans nos maisons, dans nos cœurs, dans nos vies comme elle l’a fait elle-même pour nous : « Que tout m’advienne selon ta parole » (Lc 1, 38) – [1re dizaine].

Nous confierons à Marie qui devient Mère du Sauveur et qui deviendra notre Mère, nos frères et sœurs malades, nos frères et sœurs soignants, notre communauté humaine éprouvée. Nous lui dirons que nous voulons les aimer comme nous aimons Jésus, « le fruit béni de ses entrailles » (cf. Lc 1, 42), Lui qui a pris sur lui nos souffrances et nos péchés [2e dizaine].

Nous pourrons aussi confier nos craintes et nos doutes à celle qui fut toute bouleversée et s’interrogea : « Comment cela va-t-il se faire ? » (Lc 1, 34). La peur d’une vie remise à Dieu, différente de celle dont nous rêvons, rejoint la peur de la mort. Marie la connaît de l’intérieur et nous pouvons lui dire sans cesse : « Prie pour nous, pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort », comme l’Église nous l’a appris [3e dizaine].

Enfin, poussés par l’Esprit, nous pourrons dire à Jésus : « Guéris-nous ! » Nous ne savons pas quelle sera la réponse sinon que, dans quelques jours, nous fêterons la passion, la mort et la résurrection de Jésus, le premier-né d’une multitude de frères qu’il fait entrer dans la vie de Dieu [4e dizaine.]

[5e dizaine avec intentions particulières].

Ouvrir sa fenêtre, allumer une bougie est un geste de communion que nous voulons offrir à toute la nation pour qu’elle rende hommage aux défunts, victimes du Covid-19, et aussi à ceux qui donnent de l’espoir, soignants, autorités mais aussi famille, amis, voisins.

C’est pourquoi nous vous demandons de relayer ce message très largement autour de vous, par tous les moyens autorisés à votre disposition !

LES ÉVÊQUES DE FRANCE

Source : site des évêques de France

 

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Île-de-France : suspension des célébrations dominicales

En raison de la propagation du coronavirus et dans le sillage de l’arrêté du ministre des Solidarités et de la Santé du 13 mars 2020 qui impose l’interdiction des rassemblements de plus de 100 personnes, Mgr Michel Aupetit a annoncé la décision des évêques d’Île-de-France de suspendre la célébration des messes dominicales à partir de ce samedi 14 mars, et ce jusqu’à une date indéterminée.

Voici un extrait de cette annonce :

C’est aussi par souci des fidèles qu’il m’a fallu prendre des décisions de
prévention élémentaire pour nos églises. Nous avons à transmettre la grâce
divine, pas les virus qui ne viennent pas des dons de Dieu mais de la fragilité de
la condition humaine. Aujourd’hui, comme il était à prévoir, le discours du
président de la République et les mesures prises par le gouvernement obligent
la communauté catholique à prendre sa part du sacrifice demandé à l’ensemble
de nos concitoyens. Le fait de réduire les réunions à moins de 100 personnes ne
nous permet pas de maintenir les messes dominicales à Paris. Même en
augmentant le nombre de célébrations cela nous conduirait dans certains lieux
à sélectionner les personnes à l’entrée en fonction de leur âge ou de leur état de
santé ce qui n’est ni réalisable ni juste. Aussi, en accord avec tous les évêques
d’Ile-de-France, nous avons décidé que les messes dominicales en présence de
fidèles soient suspendues pour un temps encore à définir, ceci à partir de demain
14 mars

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Annulation des prochaines visites ad limina des évêques français


La nouvelle est tombée aujourd’hui : les prochaines visites des évêques français à Rome sont annulées. Deux régions françaises devaient en effet rencontrer le pape François dans la semaine du 16 au 21 mars 2020, puis dans celle du 23 au 28 mars 2020. Cette annonce fait suite aux restrictions croissantes qui affectent l’Italie.

Seule la région Grand Ouest a donc pu rencontrer le pape François cette semaine.

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Le pape François accepte la démission du cardinal Barbarin

 

La nouvelle est tombée et vient d’être confirmée sur le compte Twitter du cardinal Barbarin : le pape François relève de sa charge l’archevêque de Lyon.

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Beauvais : suspension des messes dominicales pour cause de coronavirus

Faisant suite aux consignes données par Beauvau et à la propagation du coronavirus dans l’Oise (présence du patient 0), le diocèse de Beauvais a demandé la suspension des messes dominicales. Il n’y aura donc pas de messes célébrées ce ler mars. La décision a été prise après échanges avec les autorités publiques du département. On signale l’hospitalisation d’un paroissien et des cas de coronavirus de personnes revenant de l’Oise.

Les mesures prises par l’épiscopat français ont suscité des polémiques, notamment avec les interdictions de communier dans la bouche demandées par certains évêques.

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Un chartreux s’exprime sur les abus spirituels dans l’Église

Il a été interrogé par La Vie : Dom Dysmas de Lassus, prieur de la Grande Chartreuse, s’exprime sur les abus au sein de l’Église catholique. Cet entretien fait notamment suite aux révélations sur la vie du fondateur de l’Arche, Jean Vanier. Il traite notamment de l’autorité et de l’influence des fondateurs des communautés religieuses.

Voici quelques extraits de cet entretien :

Dans la vie religieuse, le rapport à l’autorité est important. En quoi est-ce un levier de danger ?

La manière d’exercer l’autorité est souvent une histoire de transmission. Jeune scout, puis officier de réserve en tant que chef de section en montagne lors de mon service militaire, j’ai pour ma part reçu des repères. C’est en observant dom André, mon prieur pendant 20 ans, que je me suis ensuite forgé dans ce domaine. Chez les Chartreux, nous avons neuf siècles de tradition – c’est un héritage lourd à porter, mais cela donne une stabilité qui assure une grande sécurité. Dans les communautés nouvelles, c’est plus libre, mais ce n’est pas plus facile. Souvent, la structure de contrôle est mise en place par peur de perdre le pouvoir, à la naissance de l’institut. Or, quand le fondateur ou la fondatrice la met en place – pas forcément avec malveillance –, la deuxième génération en hérite : soit elle la remet en cause, soit elle continue à l’identique, répétant les erreurs du passé.

Il aborde également la question de la place des fondateurs des communautés religieuses et souligne le danger du “phénomène de surdimensionnement du fondateur” :

Dans l’histoire de la vie religieuse, les fondateurs ont-ils toujours eu une place importante ?

Le père Jean-Marie Gueullette me disait que, pour les dominicains, l’Ordre dont il fait partie, saint Dominique est celui qui a commencé. Il ne minimisait pas son importance, mais ne le présentait pas comme une figure immense. Le phénomène de surdimensionnement du fondateur est, à mes yeux, un réflexe moderne. Or, quand on tend vers un culte de la personnalité, l’Esprit saint a bien du mal à passer…

Pour lire l’entretien.