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Euthanasie – Le Vatican donne une dernière chance à l’Organisation belges des Frères de la Charité

e vendredi 29 septembre 2017, le Frère René Stockman, Supérieur général des Frères de la Charité, a fait un rapport auprès des autorités compétentes du Vatican sur la situation actuelle du dossier concernant l’application oui ou non de l’euthanasie dans les établissements des Frères de la Charité en Belgique.

Étant donné que l’Organisation des Frères de la Charité a décidé, lors de sa réunion du 11 septembre dernier, de ne pas modifier son texte d’orientation sur l’application de l’euthanasie et veut donc permettre l’euthanasie sous certaines conditions dans leurs établissements, et par cela s’oppose à la demande du Vatican de se conformer à la doctrine catholique, et vu que les efforts de parvenir à une concertation en Belgique n’ont pas obtenu le résultat souhaité, l’Organisation des Frères de la Charité sera invitée par le Vatican à s’exprimer sur leur vision, après quoi une décision définitive sera prise.

Par là, une chance ultime est donnée à l’Organisation des Frères de la Charité en Belgique pour se conformer à la doctrine de l’Église catholique. Le Vatican fait toutefois savoir qu’il n’enlève rien de sa demande initiale de respecter la vie de façon absolue en toutes circonstances, conformément à la doctrine catholique.

Fr. René Stockman Supérieur general Frères de la Charité

 

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Maintien de la pratique de l’euthanasie – Le supérieur des Frères de la Charité réaffirme que ce n’est pas conforme à la doctrine catholique

Suite à la décision de maintenir le texte d’orientation permettant la pratique de l’euthanasie chez les patients psychiatriques dans certaines conditions au sein de leurs établissements en Belgique (cf. Euthanasie : les frères de la charité en Belgique passent outre les recommandations de Rome),  le frère René Stockman, Supérieur général des Frères de la Charité, ne mâche pas ses mots. Dans un texte publié sur le site de la Congrégation, il explique : « C’est avec honte que j’ai appris, le mardi 12 septembre, le verdict final ». Et plus loin : « J’étais encore plus surpris de lire qu’ils ont considéré leur décision en conformité même avec la doctrine catholique et l’ont décrite comme une sorte d’assistance miséricordieuse ».

Le religieux rappelle que « le respect de la vie est absolu et qu’il précède et surpasse les autres valeurs fondamentales ». Il dénonce la position inacceptable pour l’Ordre de l’organisation belge qui considère en préambule que « cette inviolabilité de la vie n’est plus absolue, bien que fondamentale encore – même plus fondamentale que l’autonomie du patient et la relation de soins – mais qui en fin de compte, dans des circonstances exceptionnelles, peut être subordonnée à l’autodétermination du patient ». De facto, « l’autodétermination en tant que valeur obtient dans les faits une appréciation plus élevée que l’inviolabilité de la personne ». Elle « est considérée comme le ‘bien’ ultime ». Or, « le respect absolu de la vie est, à mon avis, une valeur universelle et ne peut pas être écarté comme une donnée liée à la culture ».

Frère René Stockman s’interroge ensuite sur les perspectives « sans issue » qui peuvent se présenter pour certains patients psychiatriques : « Et est-il possible que l’euthanasie soit considérée comme une ‘thérapie ultime’ lorsque d’autres formes de thérapies échouent et que nous finissons alors par considérer quelqu’un comme incapable de recevoir encore un traitement ? Ne devrait-on pas plutôt investir encore davantage dans de nouvelles thérapies, des modèles de soins et des médicaments pour ces patients et dans le développement d’une psychiatrie palliative ? ». Il ajoute que les avis d’experts sur ce point diffèrent de celui de l’organisation belge. En effet, ceux-ci « se gardent de faire le lien entre la perspective sans issue, le fait de ne plus pouvoir être traité et l’euthanasie ».

Il remet en cause la compétence du Conseil d’Administration en matière de soins de santé mentale, et dénonce les « contradictions internes » du texte d’orientation dont il explique qu’elles sont porteuses de « conséquences juridiques négatives de grande portée sur plusieurs domaines, qu’un certain nombre de juristes ont déjà relevées à plusieurs reprises ».

« L’euthanasie n’est pas un acte thérapeutique ni un acte médical qui appartient à la liberté thérapeutique du médecin, même si elle est pratiquée par un médecin. (…) En effet, ce n’est pas dans la nature de la médecine de tuer intentionnellement, même si la mort est finalement inévitable, et personne ne milite pour prolonger la vie coûte que coûte », explique le Supérieur de l’Ordre qui  s’étonne des dérives idéologiques que suppose la prise de position belge. « L’euthanasie, c’est toujours tuer un autre être humain, même si cela se fait avec le plus grand soin possible. Pour l’amour de Dieu, comment cela correspond-il à notre charisme de la charité, le charisme de la vie ? »

Il n’évoque, pour l’heure, aucune mesure disciplinaire à l’égard de l’organisation belge des Frères de la Charité, espérant un dernier sursaut.

 

Source Généthique.org

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Euthanasie – Les Frères de la Charité campent sur leur position – Vers une sanction de Rome ?

Malgré la demande de Rome et celle de leur Supérieur général, la branche belge des Frères de la Charité a décidé de maintenir sa directive sur l’euthanasie qui fait polémique.

En mars dernier, la branche belge des Frères de la Charité avait approuvé un texte rendant possible, sous de strictes conditions, l’euthanasie pour des personnes n’étant pas en phase terminale dans la quinzaine de centres psychiatriques gérés par l’ordre. Cette directive avait entraîné, au début août, une réaction du Supérieur général de l’Ordre à Rome, le frère René Stockman (photo). Dans un courrier, il rappelait que l’euthanasie est « contraire aux principes de base de l’Eglise catholique ». Et il donnait un mois au Provincialat belge pour modifier la position prise.

René Stockman avait ensuite alerté la Secrétairerie d’Etat du Vatican, la Congrégation pour les instituts de vie consacrée et la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, qui avait précisé qu’une euthanasie constitue le « meurtre délibéré moralement inacceptable d’une personne humaine ». En date du 10 août, la Salle de presse du Saint-Siège confirmait que le pape avait pris le dossier en main et qu’il a bien demandé à la communauté belge des Frères de la charité de renoncer à laisser pratiquer l’euthanasie sur des patients qui résident dans leurs centres psychiatriques. François avait laissé jusqu’au 10 septembre pour avoir une réponse. En clair, la branche belge de l’ordre devait se conformer à l’enseignement de l’Eglise en la matière sous peine d’exclusion.

Maintien de la position

Ce mardi 12 septembre, lors d’un point presse tenu à l’issue d’une réunion de son conseil d’administration – où siègent seulement trois frères de la congrégation -, le président de l’asbl Provincialat des Frères de la Charité, a indiqué, que la branche belge des Frères de la Charité maintient son point de vue autorisant l’euthanasie de patients psychiatriques qui ne sont pas en phase terminale. Le conseil d’administration insiste également sur le fait que cette vision cadre avec l’enseignement de l’Eglise. Un point de vue que le frère René Stockman avait indiqué ne pas partager.

Aujourd’hui, la branche belge des Frères de la Charité explique pour sa part avoir tenté de trouver une solution afin de mettre fin à la crise mais sans succès jusqu’à présent. Elle reste cependant ouverte au dialogue et à la concertation. « Nous soulignons que le nouveau texte maintient l’idée selon laquelle la vie mérite d’être défendue et que nous n’adhérons pas purement et simplement à l’argument d’autonomie », explique Raf De Rycke, président de l’asbl Provincialat des Frères de la Charité. « Cet avis est né de notre souci d’administrer le meilleur soin possible au patient. » Selon Axel Liégeois, en charge de l’éthique chez les Frères de la Charité, la protection de la vie demeure « une valeur fondamentale mais plus absolue« . Il insiste par ailleurs sur le fait la nouvelle éthique a mis la prudence absolue au centre de ses préoccupations. Ces exigences de prudence feront en sorte que les demandes d’euthanasie émanant des patients seront examinées avec encore plus de circonspection qu’auparavant, précise le Provincialat. Il est ainsi prévu, contrairement aux dispositions de la loi belge sur l’euthanasie, qu’une commission d’évaluation composée de personnes tant internes qu’externes aux établissements dirigés par les Frères de la Charité, examinera si la décision du médecin répond bien aux exigences de prudence. « Cinq niveaux de concertation sont également prévus dans l’enquête sur la demande d’euthanasie. Ce qui prend un mois dans la loi euthanasie, prendra ici au moins six mois », a précisé le président, ajoutant que le devoir est d’accompagner et d’aider les personnes qui souffrent, et qu’il faut tout mettre en oeuvre afin d’éviter d’avoir recours à l’euthanasie. « Mais il existe des cas exceptionnels où l’on se trouve dans une situation sans issue. Je pense alors que l’on peut franchir ce pas et que cela cadre avec les valeurs chrétiennes », a-t-il néanmoins avancé.

Et maintenant ?

Selon Raf De Rycke, cette nouvelle approche devrait conduire dans les faits à une diminution du nombre d’euthanasies. Il concède cependant que tous les établissements de soins réunis au sein de l’ASBL ne sont pas encore prêts. Les médecins et le personnel soignant auront toujours la liberté au sein des établissements des Frères de la Charité de pratiquer l’euthanasie ou pas.

Du côté de la Conférence épiscopale belge, aucun commentaire n’est fait, les évêques de notre pays préférant approfondir le texte. Pour l’heure, les évêques de Belgique s’en tiennent à leur communiqué du printemps dernier sur l’euthanasie et la souffrance psychologique.

Que vont faire maintenant le Supérieur général de l’Ordre et le Vatican ? A ce stade, ils vont d’abord prendre connaissance de la réponse officielle du Provincialat belge. Mais il n’est pas exclu que les quinze centres et hôpitaux psychiatriques que dirigent les Frères de la Charité dans notre pays, perdent leur label « catholique ». De même, si le conseil d’administration affirme avoir pris sa décision « à l’unanimité », cela sous-entend que les trois frères qui y siègent ont adhéré au point de vue. Quel sera leur sort ? Réponse dans les semaines à venir, car le dossier est loin d’être clos.

 

Source Belgicatho

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Euthanasie : la mise au point ferme du supérieur général des Frères de la charité

La vie est une valeur absolue et l’euthanasie ne peut jamais être considérée comme un geste thérapeutique, rappelle, entre autres, le père René Stockman, supérieur général des Frères de la charité.

Dans un entretien accordé au quotidien catholique italien Avvenire, il explique que trois frères siègent au Conseil de l’organisation de la quinzaine d’hôpitaux placés sous l’égide de sa communauté et que les autres membres sont des laïcs.

L’organisation qui gère les hôpitaux psychiatriques pour cette congrégation, en Belgique, s’est dite favorable à l’euthanasie des patients lorsqu’il n’existait pas de “traitement alternatif raisonnable”.

Un conseil composé en majorité de laïcs

La décision a été contestée par cette communauté religieuse elle-même et par la Congrégation romaine pour la vie consacrée.

Le p. Stockman souligne que la congrégation religieuse à laquelle il appartient c’est une chose et le Conseil de l’organisation une autre chose : “Il y a d’une part la Congrégation des Frères de la charité qui se trouve en Belgique et d’autre part, l’organisme qui gère les structures sanitaires. C’est un organisme où sont présents trois de nos frères, mais la majorité est composée de laïcs. Parmi les conseillers, il y a aussi Herman Van Rompuy, qui a été le premier président du Conseil européen.”

Par conséquent l’ouverture à l’euthanasie vient de cet organisme : “En dépit du fait que ce sont des laïcs catholiques, dans une réalité comme celle de la Belgique, on voit progresser une mentalité sécularisée où la Doctrine de l’Eglise est – injustement – considérée sur certains points comme quasi “dépassée”.”

Le supérieur de la Congrégation a adressé une lettre à tous : “J’espère que dans la réunion du conseil du 11 septembre on reviendra à la ligne indiquée par le Vatican.”

Il souligne que selon la loi belge “on peut dire non à l’euthanasie” dans une structure catholique.

Il explique le choix de l’euthanasie du fait des pressions “culturelles, politiques, et sociales” liées à la sécularisation et “très fortes” aussi en milieu catholique. Il dit avoir insisté dans sa lettre sur “quatre points fermes” sur lesquels “aucun compromis” n’est possible.

Quatre points fermes

Le p. Stockman explique ces quatre points fermes : “En premier lieu, rappeler que le respect de la vie est une valeur absolue. Secundo, que l’on ne peut pas indiquer l’euthanasie comme une “solution” à un malade sans perspective de guérison. Tertio : l’euthanasie ne peut être considérée comme un acte médical. Quatrième et dernier point : l’euthanasie ne peut pas être pratiquée dans les hôpitaux qui se disent liés à notre congrégation religieuse. J’en ai parlé aussi avec le Secrétaire d’Etat du Vatican, le cardinal Pietro Parolin, et il a confirmé que sur ce point, on ne fait pas de compromis.”

Le supérieur général se dit confiant dans la réponse positive de l’organisme mais si la réponse ne l’était pas, “je crains, dit-il, que ces structures ne puissent plus à l’avenir se dire liées à notre congrégation” : “Ce serait l’unique, et douloureuse, possibilité.

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Euthanasie : Van Rompuy s’en prend au pape

Ancien Premier ministre belge (2008-2009) puis premier président du Conseil européen (2010-2014), Herman Van Rompuy n’est pas d’accord avec la récente mise au point disciplinaire du pape François envers les quinze centres psychiatriques belges administrés par la congrégation des Frères de la Charité, et dans lesquels l’euthanasie peut être pratiquée sans doute au nom de la charité chrétienne.

Van Rompuy, membre du Christen-Democratisch en Vlams, parti démocrate-chrétien néerlandophone de Belgique, a publié, le 13 mai dernier, un tweet critiquant ouvertement le pape François : « Le temps du Roma locuta, causa finita [Rome a parlé, l’affaire est close] est passé depuis longtemps ». Ce qui revient à inviter les religieux à résister au pape ! Il est vrai qu’on vient d’apprendre que Van Rompuy est membre du conseil d’administration de la structure des Frères de la Charité de Belgique gérant ces centres psychiatriques.

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Euthanasie – Le Vatican menace d’exclure la branche belge des Frères de la Charité

Le Vatican menace d’exclure la branche belge des Frères de la Charité

La branche belge de l’ordre catholique des Frères de la Charité est menacée d’exclusion par le Vatican à la suite de ses prises de position sur l’euthanasie. La Congrégation pour les Instituts de Vie Consacrée, institution de la curie romaine, demande ainsi au supérieur général des frères de la charité, René Stockman, de prendre les mesures nécessaires, indique le magazine catholique Tertio dans son édition à paraître mercredi. En mars dernier, la branche belge des Frères de la Charité avait approuvé un texte rendant possible l’euthanasie pour des personnes n’étant pas en phase terminale dans la quinzaine de centres psychiatriques gérés par l’ordre. Cette prise de position n’est pas conforme à la doctrine catholique, selon le Vatican. La Congrégation pour la Doctrine de la foi pointe des incompatibilités entre la note approuvée par la branche belge des Frères de la Charité et l’enseignement de l’Eglise.

Le préfet de la Congrégation pour les Instituts de Vie Consacrée, le cardinal Joao Braz de Aviz, va un pas plus loin et propose des mesures concrètes. Selon lui, les Frères de la Charité doivent signer une déclaration écrite confirmant qu’ils sont d’accord avec la doctrine catholique. En outre, la branche belge doit réviser son point de vue sur la situation des personnes en phase non terminale, ce qu’elle n’a pas fait. Le Vatican menace dès lors la branche belge de se voir retirer son identité catholique.

René Stockman et l’ensemble de la congrégation des frères de la charité ont été mis au courant de la menace. Ils disposent d’un mois pour se mettre en conformité.

Le Vatican avait ouvert une enquête sur la branche belge des Frères de la Charité, après qu’une plainte avait été déposée par René Stockman lui-même.

 

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Belgique – Euthanasie – Frères de la charité – Rome ouvre une enquête

Nous avons fait échos ces dernières semaines à cette situation ubuesque dans laquelle des établissements chrétiens belges des Frères de la charité voudraient pratiquer l’euthanasie. Il semblerait que le Vatican se soit penché sur la question.

Le cardinal Parolin, secrétaire d’État du Vatican, étudierait l’affaire

Le Vatican étudie la décision d’un groupe de centres de soins psychiatriques dirigés par un ordre religieux catholique en Belgique consistant à permettre aux médecins d’effectuer une euthanasie des malades mentaux en situation non terminale dans leurs institutions.

Le frère René Stockman, supérieur général des Frères de la Charité, a déclaré à Catholic News Service que le cardinal Pietro Parolin, secrétaire d’État du Vatican, examine personnellement la situation.

Le frère Stockman s’est plaint directement à Rome après que la section belge des Frères de la Charité, qui dirige 15 centres pour les patients psychiatriques en Belgique, a rejeté une demande formelle de revenir sur sa nouvelle politique.

Dans un courriel du 4 mai adressé à CNS, le frère Stockman a déclaré : “Etant donné que que c’est une question de la section belge, j’ai informé la conférence des évêques de Belgique afin de demander leur avis et de leur demander une déclaration claire.

“En même temps, je suis en contact avec le Vatican – la Congrégation (pour les Instituts) de la Vie Consacrée (et les Sociétés de Vie Apostolique) et avec le Secrétaire d’Etat qui m’a demandé plus d’informations”, a déclaré le frère Stockman, un spécialiste en psychiatrie.

“J’espère qu’il y aura une réponse claire des évêques belges et du Vatican”, at-il poursuivi. “J’ai confiance en lui”.

Il a suggéré que la nouvelle politique pourrait forcer les frères à dispenser des soins psychiatriques en Belgique.

Le frère Stockman a déclaré : « J’attends la réponse claire de l’Eglise et cette réponse sera présentée à notre organisation, dans l’espoir qu’elle adaptera sa vision … J’espère que nous n’allons pas devoir dégager notre responsabilité dans le domaine de la santé mentale à l’endroit où, il y a plus de 200 ans, nous avons commencé en tant que congrégation délivrant ces soins.”

Les Frères de la Charité ont été fondés en 1807 à Gand, en Belgique, par le père Peter Joseph Triest, dont la cause de la béatification a été ouverte en 2001.

Inspiré par la spiritualité de saint Vincent de Paul et dédié à travailler avec les personnes âgées et les malades mentaux, l’ordre était connu sous le nom des Frères Hospitaliers de Saint-Vincent et s’est répandu dans 30 pays.

Dans la région de Flandre en Belgique, le groupe est considéré comme le ‘fournisseur’ le plus important de services de santé mentale, desservant 5 000 patients par an. L’ordre couvre également des écoles, employant environ 12 000 personnes à l’échelle nationale.

Le groupe belge des Frères de la Charité a annoncé en mars, dans un document de neuf pages, qu’il permettrait l’euthanasie dans ses locaux, environ un an après qu’une maison de repos catholique privée à Diest, en Belgique, a été condamnée à une amende de 6 600 $ pour avoir refusé l’euthanasie d’une dame âgée de 74 ans souffrant d’un cancer du poumon.

12 patients psychiatriques environ soignés chez les Frères de la Charité sont présumés avoir demandé l’euthanasie au cours de la dernière année, deux d’entre eux étant transférés ailleurs pour recevoir les injections pour mettre fin à leur vie.

Le nouveau document politique harmonise les pratiques des centres du groupe avec la loi belge sur l’euthanasie. Il a cherché à équilibrer la croyance catholique dans l’inviolabilité de la vie humaine innocente avec le devoir de soins en vertu de la loi et avec les exigences de l’autonomie des patients.

Le Frère Stockman a déclaré, cependant, que pour les frères, « le respect de la vie est absolu et ne peut être sacrifié pour l’autonomie du patient ».

Une grande partie du conseil d’administration du groupe (belge), a-t-il déclaré, considère l’euthanasie comme un acte médical, mais les frères « ne peuvent l’accepter comme un acte médical ».

“Enfin, ils conviennent que l’euthanasie devrait se faire dans nos institutions”, a-t-il déclaré. “Nous avons toujours refusé de pratiquer l’euthanasie dans les murs d’un de nos centres”.

Il a rejeté les suggestions selon lesquelles beaucoup de frères eux-mêmes étaient favorables à la politique (d’euthanasie), en insistant plutôt sur le fait que l’ordre maintient la doctrine catholique et « ne peut pas accepter la loi sur l’euthanasie ».

Le frère Stockman a déclaré : “Toute la mentalité en Belgique évolue très rapidement et il y a une pression du gouvernement contre tout refus d’euthanasie. Mais jusqu’à maintenant, les instituts ont eu le droit de refuser. “

“Je le vois comme une crise réelle et je considère que cette porte une fois ouverte ne peut plus être refermée”, a-t-il ajouté. “De plus en plus de groupes seront touchés par cela : cela a commencé avec la souffrance somatique, maintenant la souffrance psychiatrique, les personnes handicapées sévères, les personnes âgées, etc.”

La Belgique a légalisé l’euthanasie en 2003, un an après les Pays-Bas qui sont devenus le premier pays depuis l’Allemagne nazie à introduire cette procédure.

Techniquement, l’euthanasie en Belgique reste une infraction, la loi protégeant les médecins des poursuites uniquement s’ils respectent des critères spécifiques.

En 2014, la loi a été étendue aux « enfants émancipés », et les médecins délivrent de plus en plus d’injections mortelles à des personnes handicapées, démentes ou malades mentales.

 

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Euthanasie dans les établissements des Frères de la Charité – Le supérieur général demande aux évêques belges de prendre position

Le Supérieur Général : les évêques belges doivent se prononcer sur la décision des Frères belges de la Charité relative à l’euthanasie

Le Frère René Stockman, Supérieur Général des Frères de la Charité, attend une « prise de position claire de la Conférence des évêques belges » sur l’autorisation de principe de l’euthanasie dans les établissements de soins de la branche belge de l’ordre. Il est aussi très critique à l’égard des déclarations de l’évêque d’Anvers Johan Bonny.

C’est ce qu’il a confié lors d’un entretien avec le Katholiek Nieuwsblad. Stockman a ajouté avoir reçu « par un canal informel une promesse de soutien » de la part des évêques belges. Il a également souligné que « le cardinal De Kesel a convenu que les institutions ont le droit légal de refuser l’euthanasie »

La responsabilité de prendre position

« Nous sommes en consultation avec la conférence des évêques de Belgique. Ils ont la responsabilité de prendre position et de s’exprimer à ce sujet. Il est également en contact avec un responsable de haut niveau au sein du Vatican. Je lui ai exposé clairement la situation. Les nouvelles ont également atteint Rome “.

Protéger la dignité absolue de la vie

Stockman réagit au nouveau document exprimant la vision de la branche belge des Frères de la Charité. Tertio a rapporté la semaine dernière que le document prévoit que l’euthanasie active ne sera plus exclue dans les centres psychiatriques des Frères de la Charité en Belgique, y compris pour des cas de détresse psychologique dans des situations non terminales.

Stockman “désapprouve complètement cette décision. C’est incompatible avec la vision de notre congrégation. Ce n’est certainement pas la vision des Frères de la Charité. Le respect de l’inviolabilité de l’être humain est d’une importance capitale ; nous considérons l’inviolabilité de la vie comme absolue. L’organisation en Belgique s’écarte de cette position de principes fondamentale”.

Une vision sécularisée

Il voit le document comme « le résultat de la sécularisation profonde en Belgique et en Flandre. Je suis Flamand mais je n’ai pas travaillé en Belgique depuis 2000. J’ai depuis lors constaté beaucoup de changements. On se laisse entraîner dans la tendance à la sécularisation. Le texte ne fait pas référence à Dieu, à la Bible ou à la vision chrétienne de l’homme. C’est une vision tout à fait sécularisée ».

Mgr. Bonny doit se rendre compte qu’il s’exprime en tant qu’évêque

Stockman est également critique au sujet de la première réaction de Mgr. Johan Bonny sur le document. L’évêque d’Anvers dit, selon deredactie.be, n’avoir pas lu le texte en entier, « mais il me semble constituer un ensemble équilibré », dit Bonny. « Je peux imaginer que pour une congrégation comme les Frères de la Charité active dans le monde entier il est difficile de trouver une position identique sur les questions morales. Plus précisément, les frères dans notre société occidentale doivent trouver un modus vivendi entre des connaissances médicales, des considérations morales, l’opinion publique et la culture dominante ».

En outre, a déclaré l’évêque Bonny à propos de ce texte « Il est possible que leur vision ressemble étroitement à la façon dont nous pensons cela comme évêques. En matière d’éthique, il est difficile d’aligner tout le monde sur la même position dans le monde entier. Les cultures et les mentalités dans les congrégations spécifiques, mais aussi dans l’Église elle-même, sont si différentes.”

Selon Stockman, Mgr. Bonny a exprimé son opinion. « Il n’est pas correct qu’un évêque – sans avoir lu le texte en entier – indépendamment des décisions des Conférences épiscopales à ce sujet s’exprime de cette façon. Cela me dérange beaucoup. En fait, il dit que l’euthanasie devrait être possible. Cela m’a dérangé énormément. Il doit se rendre compte qu’il parle en tant qu’évêque “.

Continuer à se battre pour les valeurs fondamentales

Le Frère Stockman a également affirmé avoir agi en coulisses pour essayer d’ajuster la vision de la branche belge de sa congrégation. Dans un livre et dans une contribution au Katholiek Nieuwsblad, il a soutenu que le rôle de la psychiatrie est d’aider les gens qui souffrent psychologiquement, pas de mettre fin à leur vie, et que la vie doit être protégée à tout moment.

« Telle est l’essence et la mission de notre congrégation », dit Stockman. « Le Conseil général a exhorté le Conseil belge à se distancer formellement du document de perspective. Maintenant, c’est à eux de répondre ».

Le Supérieur général reste combatif : « Cette évolution confirme la nécessité de continuer à se battre pour des valeurs fondamentales. »

 

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Belgique – Les Frères de la Charité vont-ils pratiquer l’euthanasie ?

Le conseil d’administration du groupe belge des Frères de la Charité a décidé que l’euthanasie dans ses centres psychiatriques serait possible, même pour ceux qui ne sont pas en phase terminale.

C’est le magazine chrétien Tertio qui rapporte cette nouvelle significative dans son édition de mercredi prochain.

Jusqu’ici, les Frères de la Charité ont refusé de pratiquer l’euthanasie dans toutes leurs institutions de par le monde, mais il y a donc à présent un changement dans notre pays. C’est ce qui ressort d’une lettre émanant du conseil belge des Frères de la Charité adressée à toutes les directions et au corps médical des centres psychiatriques au sein du groupe.

La lettre indique que le conseil a approuvé un texte “reflétant la vision du groupe des Frères de la Charité en Belgique sur la question importante et complexe de l’euthanasie pour souffrance psychologique dans une situation non-terminale.”

En outre, il déclare que « si elle répond à certaines exigences d’urgence, le médecin et le patient peuvent choisir le lieu où l’euthanasie sera effectuée en tenant compte du contexte, y compris de l’impact sur les autres patients. (…)

Il est frappant de constater que la lettre se termine par l’affirmation selon laquelle le conseil général des Frères à Rome, dirigé par le Flamand René Stockman, rejette explicitement ce changement de cap. « Nous déplorons cette nouvelle vision, » a déclaré René Stockman ce matin sur Radio 1. « Nous partageons les mêmes préoccupations, mais pour en arriver à une décision différente. » Stockman est clair : il n’y a pas d’euthanasie pratiquée dans les murs de leurs institutions. « La ligne entre Rome et les Frères de la Charité en Belgique a été perturbée », conclut-il.

 

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