Conférences/Formations #NLQ

Questions actuelles de bioéthique avec Jean Matos : lundi 28 mai 2018 au Mans (72)

Conférences/Formations #NLQ

L’Église et les questions bioéthiques en conférence le 7 juin à Digne-les-bains (04) et le 8 juin à Manosque (04)

« L’Église et les questions bioéthiques. Questions et enjeux à la veille de la révision des lois bioéthiques » deux conférences avec l’intervention du père Christophe Disdier-Chave, vicaire général du diocèse et curé de Forcalquier.

À Digne-les-Bains le jeudi 7 juin à 20h00 en la Salle du Père Hugues 36 allée des Fontainiers et à Manosque le vendredi 8 juin à 20h00 en à la Maison Saint Raymond 9 Bd. Casimir Pelloutier.

À lire également sur ce site l’article :  Comprendre les enjeux 

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Conférence-débat bioéthique à Caluire (69) le 22 mai 2018

Dans le cadre de la révision des lois de Bioéthique prévue pour fin 2018, et suite à la réflexion menée dans notre diocèse, une conférence-débat est organisée à Caluire.

Des intervenants ont été invités pour traiter « ces questions qui nous bousculent » et qui nous toucheront sûrement un jour : modifications génétiques, diagnostic prénatal, intelligence artificielle, PMA/GPA, fin de vie…

Une présentation de la position de l’Eglise et des enjeux éthiques sera suivie d’un débat. Les participants pourront poser toutes leurs questions.

Informations pratiques

Eglise Sainte Bernadette 17 rue Paul Painlevé à Caluire.
Le 22 mai
20h30 – 22h30

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Bioéthique : et l’Eglise dans tout ça ? Le 18 mai 2018 à Génech (59)

18 mai : conférence-débat

Venez vous informer et en débattre !

Organisé par le doyenné de la Pévèle

Vendredi 18 mai, de 20h à 22h – accueil dès 19h30 à l’Institut de Genech (Rue de la libération, Génech)

En présence de Vincent Leclercq – assomptionniste, médecin et éthicien – et d’autres intervenants

Entrée libre

Père Christophe Wambre : 06 20 10 02 11

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Soirée débat – Préparation de la loi bioéthique – le 17 mai 2018 à Albertville (73)

A l’initiative de RCF Savoie et de chrétiens de l’agglomération d’Albertville,
une soirée d’échanges aura lieu  jeudi 17 mai de 19h30 à 21h30
Salle du Val-des-Rose à Albertville

La soirée sera organisée en trois temps pour mettre en lumière les enjeux de la nouvelle loi de la bioéthique qui sera débattue au premier semestre 2019. Procréation et société, prise en charge de la fin de vie, ainsi que plusieurs questions touchant à la santé et à l’information seront abordées. Des intervenants de divers horizons de pensée participeront aux débats : professionnels de la santé, représentant de l’Eglise catholique et du monde associatif.

Les états-généraux de la bioéthique, préalables à la révision de la loi tous les sept ans, se sont ouverts en février et se sont achevés, formellement, fin avril. Le comité national doit en produire une synthèse en juin, avant un “événement de niveau national” prévu le 7 juillet, date anniversaire de la loi de 2011. Le gouvernement déposera au Parlement, à l’automne, un projet de nouvelle loi qui sera examiné au premier semestre 2019.
Les sujets soumis à la discussion des citoyens ont donné lieu à deux débats très suivis, à Chambéry, le 6 mars au lycée Vaugelas et le 3 avril à l’Institut de formation en soins infirmiers. Au-delà des états-généraux proprement dits, la réflexion et l’expression des points de vue va évidemment continuer, chacun pouvant faire connaître le sien à son député ou à son sénateur en vue des travaux parlementaires à venir.
Sur les neuf sujets que devra couvrir la future loi et dont traitent les états-généraux, deux ont été retenus pour la soirée organisée le 17 mai à Albertville : procréation et société, prise en charge de la fin de vie. Une troisième partie réunira plusieurs questions touchant à la santé : environnement, examens génétiques, protection des données de santé.
Des intervenants de divers horizons participeront aux débats : les docteurs Catherine Molina d’Aranda, Bernard Foray, Bernard Turpin, Roger Ghawi ; Sabine Le Bideau, responsable du service interdiocésain de la pastorale de la santé ; Camille Lavaud, déléguée départementale d’Alliance Vita ; maître Anne-Marie Lazarrima, avocate et Pierre Basset (Espace de réflexion éthique Auvergne-Rhône-Alpes).

 

Ecouter l’annonce et la présentation de la soirée faite sur RCF, avec interview de Patrick Jarreau

A la une #En France #NLQ

Mgr Aupetit : “J’assume d’être descendu dans la rue pendant la Manif Pour Tous”

Mgr Michel Aupetit, archevêque de Paris, est l’invité de Léa Salamé lundi 7 mai à 7h50.

“A 25 je pensais être médecin, fonder une famille, quelque chose de tout a fait habituel”, explique Monseigneur Michel Aupetit, médecin de formation, qui poursuit sur la révélation de sa foi : “ça a été un combat spirituel : je me rappelle très bien, je suis tombé à genoux dans la salle à manger, je savais que ma vie ne m’appartenait plus du tout, c’est ça le vrai combat”.

A propos des débats sur la bioéthique : “En étudiant la médecine, j’ai appris des questions d’internat, j’ai cru tout savoir, puis avec le premier patient , j’ai compris qu’il fallait que je soigne une personne”.

Sur le projet de loi sur la PMA

A propos de la PMA étendue à deux femmes : “Nous ne sommes là ni pour faire des lois ni pour faire changer d’avis (…) Il s’agit de définir deux sociétés, l’une basé sur l’individualisme où la clé, c’est l’autonomie, et une société de la fraternité basée sur les relations interpersonnelles. Après, les lois doivent-elles s’accorder au désir des personnes ? Ici on ne peut pas savoir les conséquences sur un enfant. Cette situation là, les enfants en sont victimes, là on créé quelque chose, une situation.”

Mgr Michel Aupetit, Archevêque de Paris, avait participé il y a 5 ans à la Manif pour tous : “J’assume absolument d’y être allé, j’étais juste à côté, je déjeunais dans une famille, j’ai dit aux gens j’y vais (…) Mais ce n’est pas moi qui organise ce genre de manifestations, ce n’est pas notre rôle du tout”

Source : Belgicatho

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Les Etats généraux de la bioéthique ne rendent pas simple la réforme de la bioéthique

C’est le constat unanime qui ressort des Etats généraux de la bioéthique.

Libération titre :

“Pour Emmanuel Macron, il est des promesses visiblement plus difficiles à tenir que d’autres. Notamment celle d’ouvrir la procréation médicalement assistée (PMA) aux couples de femmes et aux femmes seules. A l’occasion de son premier anniversaire à l’Elysée, certains de ses proches ont été interpellés sur la concrétisation de cet engagement de campagne. « Je suis attaché à ce que nous fassions ce que nous avons dit, que la PMA pour toutes soit adoptée avant la fin du mandat de la majorité », a évacué lundi Richard Ferrand, le patron des députés LREM, sur France Inter. Sans enthousiasme et en marchant sur des œufs.” Extrait de Libération

La Croix va dans le même sens :

Les tenants de la réforme prennent le pli de relativiser l’intérêt de ces Etats-Généraux.

Nicolas Patte, en charge de la communication de Cap collectif, plate-forme spécialisée dans la démocratie participative, qui se charge d’un premier travail de synthèse au profit du CCNE, explique ainsi :

« Nous allons explorer l’ensemble des contributions et en faire une cartographie des arguments ». « Il s’agit de faire remonter et de lister les arguments et non de dire si la majorité est d’un côté ou d’un autre ».« Le but des états généraux est d’éclairer le législateur, mais pas de décider à la place des responsables politiques. Au fond, il y a un risque que ces états généraux ne satisfassent personne. »

Les travaux ont déjà démarré à l’Assemblée nationale. Cette semaine, la commission des lois se réunit en collaboration avec la commission des affaires sociales sur les thèmes de bioéthique (recherche sur l’embryon, recherche génétique, droit de la bioéthique).

Source : lesalonbeige

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PMA : Faut-il priver les enfants de père ? Le diocèse de Paris met à disposition des fiches de formation

Ouvrir la PMA aux femmes seules ou aux couples de femmes, c’est instituer un « droit à l’enfant » au détriment des droits de l’enfant. C’est priver un enfant de père. C’est encourager la marchandisation des spermatozoïdes. C’est encourager, à terme, l’autorisation de la GPA.

Qu’est-ce qui est en jeu ?

C’est l’ouverture de l’accès à la procréation médicalement assistée aux femmes seules ou aux couples de femmes.
Jusqu’à présent, la procréation médicalement assistée (PMA) poursuivait, en France, un objectif thérapeutique : éviter la transmission d’une maladie grave ou compenser une infertilité pathologique, pour des couples homme/femme.

QUELS SONT LES ARGUMENTS AVANCÉS ?

La notion d’égalité est le principal argument avancé : il s’agit de donner la possibilité à tous, couples hétérosexuels comme homosexuels, de satisfaire un désir d’enfant, lorsqu’il existe, et de devenir parent. La filiation biologique (le lien charnel) ne serait plus l’élément fondateur : seul l’engagement, la parentalité d’intention, seraient importants.

QUELS SONT LES PRINCIPAUX ENJEUX ÉTHIQUES ?

– La privation de père : elle serait institutionnalisée, condamnant les enfants à une double peine : les priver d’une partie de leur origine biologique et les priver de toute relation paternelle constitutive de leur identité. La Convention internationale des droits de l’enfant pose pourtant le droit, pour chaque enfant, « de connaître ses parents et d’être élevé par eux » (art.7).

– La marchandisation des gamètes : pour faire face à la hausse du besoin de gamètes donnés, déjà insuffisants actuellement pour satisfaire les PMA à visée thérapeutique, le risque est qu’émerge la revendication de pou¬voir vendre le sperme, au prix de l’abandon du principe de gratuité. Parallèlement, le principe de l’anonymat est mis à mal par les possibilités données par le numérique pour retrouver l’identité d’un donneur anonyme de sperme.

– L’eugénisme : en levant le verrou thérapeutique et en rendant la PMA accessible à tous, y compris aux couples hétérosexuels fertiles qui pourraient décider d’y avoir recours pour choisir telle ou telle caractéristique pour leur enfant, on ouvrirait un grand marché de la procréation et de la sélection des individus et donc on organiserait un eugénisme légal.

Une autre fiche sur la PMA, éléments juridiques et scientifiques, est disponible.

Source : Diocèse de Paris

Brèves

PMA en Espagne : bébés garantis en 24 mois ou remboursés

La clinique de fertilité de Valence en Espagne, l’Institut IVI, lance un nouveau programme avec des garanties qui pourraient plaire aux Européennes : « Avec IVI Baby, vous aurez votre bébé à la maison dans un délai maximum de 24 mois ». En cas d’échec, l’institut s’engage à rembourser les femmes et les couples.

 

Les critères de remboursement de la PMA en France sont encadrés : cela s’adresse aux couples hétérosexuels, ayant une infertilité diagnostiquée ou un risque important de transmettre une maladie génétique, la femme doit avoir moins de 43 ans. La Sécurité Sociale prend en charge jusqu’à quatre cycles. Pour les femmes n’entrant pas ou plus dans ces critères, les gynécos n’hésitent pas à proposer d’aller en Espagne, malgré l’illégalité de la proposition. La facture y est salée : à partir de 5 000 € par cycle, en fonction des options, « mais cela peut monter beaucoup plus haut ». L’Institut IVI espère attirer ainsi plus de Françaises, frileuses de risquer une telle somme.

 

« C’est surtout un coup marketing. (…) Personnellement, je trouve que c’est un peu trop ‘jouer’ avec la détresse des gens à des fins commerciales. »  déplore Philippe Roussel, vice-président de l’association Les Cigognes de l’Espoir qui accompagne des parcours PMA. « Ça donne un côté commercial à la démarche », abonde une maman ayant pourtant conçu sa fille là-bas… Philippe Roussel estime que si le remboursement est aussi facile, c’est sans doute que « le prix doit leur assurer une marge confortable »

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Procréation artificielle : Blanche Streb appelle à un sursaut éthique pour sortir de la fascination technique

Blanche Streb, responsable des questions de recherche et de formation chez Alliance Vita, auteure de “bébés sur mesure, le monde des meilleurs” (éd. Artege) est l’invitée de RCF.

Il y a cinq ans était adoptée la loi ouvrant le mariage aux couples de même sexe. Alliance Vita a fait partie de ceux qui se sont mobilisés contre le mariage pour tous. Cinq ans après, on a l’impression que le mariage homosexuel est passé dans les mœurs, et que même chez Alliance Vita, son abolition n’est plus une priorité.

“Tous les désirs d’enfant ne sont pas légitimes”

“Ces cinq ans qui viennent de s’écouler révèlent que l’immense mouvement social qui a eu lieu avait raison sur toutes les conséquences. Aujourd’hui, on continue de dire mariage pour tous alors qu’il s’agit du mariage et de l’adoption pour tous. Derrière cette loi, il y a l’enfant, il y a toujours eu l’enfant. Et on voit que la PMA et la GPA progressent par le droit dans notre pays. L’intérêt de l’enfant a toujours été notre préoccupation” explique la responsable des questions de recherche et de formation chez Alliance Vita.

Pour cette dernière, la loi Taubira a ouvert des portes. “On voit aujourd’hui toutes les revendications qui avancent et on entend les promoteurs du mariage pour tous qui disaient que le mouvement social exagérait, aujourd’hui dire que c’est le mariage pour tous qui ouvre de telles conséquences. Ils ont changé de position. Certains reconnaissent même avoir menti du début à la fin pour obtenir ce pourquoi ils se battaient. C’est aussi un anniversaire un peu funeste, avec un déni de démocratie” ajoute-t-elle.

Dans son livre, à l’origine des bébés sur mesure, il y a le désir d’enfant. Pour Blanche Streb, ce dernier a été absolutisé. “C’est un désir extrêmement fort. Tout part du désir d’enfant. Certains couples traversent cette immense souffrance. Et c’est cette souffrance que la médecine a voulu compenser par des méthodes qui peuvent être éthiques. Mais aujourd’hui, n’importe qui peut s’offrir un enfant, en achetant du sperme, des ovocytes sur Internet, voire en louant une mère porteuse à l’étranger. Et le désir a tendance à s’absolutiser. Tous les désirs peuvent être entendus mais tous les désirs ne sont pas légitimes” précise Blanche Streb.

“L’eugénisme devient technique, et technologique”

 

“Des bébés parfaits, et des bébés à tout prix”

Dans son ouvrage, Blanche Streb dénonce une double tyrannie. La tyrannie des bébés parfaits, et la tyrannie des bébés à tout prix. “Ce sont deux voies sans issue. Le bébé parfait, c’est le bébé qu’on va trier avec par exemple le diagnostic préimplantatoire. Le bébé à tout prix, c’est un bébé qu’on va vouloir fabriquer en lui donnant à tout prix un peu de son patrimoine génétique quand bien même on faisait peser sur lui d’immenses risques sur sa santé future” analyse cette membre d’Alliance Vita.

Au fond, Blanche Streb dénonce aujourd’hui “un eugénisme 2.0”. “C’est un eugénisme qui devient très technique, très technologique, qui s’instaure insidieusement dans notre pays. La technique nous l’impose de plus en plus. Notre société s’y acclimate dangereusement. Nous sommes encore relativement préservés sur certaines méthodes” rappelle-t-elle, précisant toutefois que les choses progressent très vite, en France notamment. Au cœur de ces débats, il y a évidemment la place donnée à l’embryon. “L’embryon n’a pas besoin d’être réhumanisé parce qu’il l’est pleinement. Ceux qui se battent tellement pour l’avoir nous le prouvent. L’embryon est un être humain. Cela fait consensus” explique Blanche Streb.

Face à cela, Alliance Vita appelle à lutter contre ces lobbys et ces puissances industrielles qui promeuvent de telles dérives. Un combat difficile. “C’est compliqué car le marché s’installe de plus en plus. Les lois ont du mal à suivre les techniques qui s’emballent. On n’arrive plus à prévoir sur ce quoi il faut être prudent. Il appartient à tous et à chacun de se former, de regarder ces sujets, de prendre conscience de ce qui se met en place. Nous pourrions nous sortir de cette fascination de la technique, et de nous émerveiller sur un certain nombre de choses, comme la biodiversité humaine” conclut-elle.

Source : RCF