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Deux minutes pour vous #67 – Père Michel-Marie Zanotti-Sorkine – « Jésus a dit : « Nul ne vient au Père que par moi. » Alors, qu’en sera-t-il des musulmans, des juifs, des hindous et des athées ? »

Nous vous avions annoncé le lancement d’une série de vidéos régulières où le père Michel-Marie Zanotti-Sorkine répond à vos questions sous un format très court :

Jésus a dit : « Nul ne vient au Père que par moi. » Alors, qu’en sera-t-il des musulmans, des juifs, des hindous et des athées ?

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C’est avec beaucoup de bonheur que le Père Michel-Marie répond désormais à vos questions les plus concrètes. C’est toujours une vraie joie de l’entendre traiter, à sa façon et dans sa lumière, les sujets les plus divers. Bonne écoute ! N’oubliez pas de faire suivre à tous vos amis ces petites vidéos qui peuvent faire tant de bien… et de prier pour le Père Michel-Marie dont le ministère est très prenant.

Asie #NLQ

Inde – Les Chrétiens s’inquiètent de l’extrémisme hindous

« Nous, en tant que chrétiens indiens, sommes préoccupés par l’évolution que nous voyons intervenir dans notre pays qui, de démocratie pluraliste, se transforme actuellement en une sorte de royaume dominé par une idéologie hindouiste. Il existe un dessein systématique visant à miner la Constitution démocratique. Les institutions semblent souvent appuyer les groupes radicaux. Les victimes deviennent des personnes mises en accusation. Les procès sont contrôlés et ce qui prévaut est une narration basée sur la propre identité religieuse et de caste. Les moyens de communication semblent silencieux, pratiquant l’autocensure, contraints par l’Etat ou poussés par des intérêts d’entreprise. Dans le pays, des principes tels que la liberté et l’égalité sont érodés alors que s’affirme une nouvelle culture coercitive, qui détruit actuellement la société ».

C’est ce qu’affirme une Lettre ouverte adressée aux Pasteurs des Eglises et autres responsables chrétiens signée par 101 activistes et intellectuels chrétiens connus, dont des éducateurs, des activistes, des avocats, des journalistes, des théologiens, des philosophes, des universitaires et des pasteurs.

L’émergence spontanée dans de nombreuses villes du mouvement public #NotInMyName (#pasenmonnom NDT) démontre « le sentiment commun des indiens, qui est contraire à l’idéologie de la haine » et invite tout un chacun à ne pas se taire, affirme le texte, alors que la société est encore secouée par le récent homicide de la journaliste Gauri Lankesh, critique connue des politiques menées par les nationalistes hindous.

La lettre relève « la double voie du gouvernement », qui, d’un côté se déclare en première ligne en matière de lutte contre le défi global représenté par le terrorisme international mais qui, par ailleurs, « minimise l’impact de ces mouvements nationalistes et violents qui attaquent surtout les faibles et les personnes marginalisés. Les victimes, en effet, sont surtout des dalits et des personnes appartenant aux minorités tribales et religieuses ».

Le nombre d’actes violents à l’encontre des seuls chrétiens au cours de ces trois dernières années (2014-2016) – remarque le texte – a été de 600 alors que « s’accroissent le boycott et la discrimination sociale qui influencent le droit à la vie, à la nourriture et au revenu ». Le National Crime Records Bureau a enregistré 47.064 actes de violence à l’encontre de dalits en 2014 alors que la violence visant des musulmans connaît actuellement un pic alarmant.

La lettre remarque avec préoccupation que « la haine est également propagée par des députés du Parlement et parfois par des ministres du gouvernement, qui représentent le cadre institutionnel de cette violence ». « Inévitablement, peut-être de manière délibérée, ces questions détournent l’attention des problèmes réels des personnes et des politiques économiques qui influencent négativement la vie des travailleurs, des agriculteurs et des jeunes ». Selon les auteurs de la lettre, « la politique actuelle est contraire à tout principe humain et constitutionnel fondamental d’égalité et de dignité et ne préserve pas le bien commun ».

Les rédacteurs de la lettre rappellent que « la communauté chrétienne dispose d’un louable héritage de tradition prophétique, de défense de la justice, des droits fondamentaux, des oppressés et des marginalisés et se trouve donc appelée à se ranger ouvertement aux côtés de ceux qui soutiennent la vérité et qui protestent contre les violations de ces principes ».

« Les chrétiens sont le sel de la terre… ou seraient-ils devenus tièdes ? » peut-on lire dans le texte. « Les églises doivent agir avant qu’il ne soit trop tard. En tant que citoyens et que chrétiens, il est temps de se ranger aux côtés des victimes pour être la voix des pauvres et des marginalisés. Il est temps de collaborer avec la société civile afin de diffuser la vérité. Il est temps d’entreprendre des initiatives pour prévenir une nouvelle érosion de nos valeurs humaines et constitutionnelles. C’est pourquoi nous invitons humblement tous les responsables chrétiens et les chefs des églises à réfléchir et à conduire la communauté chrétienne en Inde sur le chemin de la vérité, de l’amour et de la justice » conclut la lettre.

 

Source Agence Fides

Asie #NLQ

Inde – Semaine Sainte marquée par des épisodes d’intolérance religieuse

Les chrétiens en Inde craignent de nouveaux épisodes d’intolérance et des actions visant à troubler les célébrations durant la période des solennités pascales. Dans sept états indiens, en effet, des épisodes de harcèlement et d’abus perpétrés par des groupes extrémistes hindous ont été enregistrés au cours du dimanche des Rameaux, le 9 avril dernier.
Dans le Madhya Pradesh, trois pasteurs évangéliques ont été arrêtés à la demande de fondamentalistes hindous alors qu’ils conduisaient une liturgie sous l’accusation de pratiquer des conversions forcées et des actions de séduction. Les pasteurs en question sont en prison dans l’attente d’une décision relative à leur remise en liberté sous caution.
Dans le Tamil Nadu, une réunion de prière domestique de 24 heures a été interrompue par la police sur la base d’une absence d’autorisation alors même que cette dernière n’est pas requise par la loi. Le pasteur Gunasekharan, qui animait la rencontre de prière, a été contraint à promettre qu’il ne tiendra pas de réunions de ce genre à l’avenir.
Dans l’Etat du Chattisgar, les fidèles de trois églises situées dans la périphérie de la capitale, Raipur, ont été menacés et terrorisés par des groupes fondamentalistes hindous. Une vingtaine d’hommes à moto est entrée dans les locaux des églises au cours de la fonction du matin, se moquant des fidèles et les intimidant.
Dans l’Uttar Pradesh, un fondamentaliste hindou a agressé physiquement un pasteur et des membres du mouvement de jeunes hindous Yuva Vahini ont fait irruption dans une église, interrompant la prière alors que des interruptions du culte ont été signalées également dans les Etats du Rajasthan et d’Haryana, accompagnées d’accusation de présumées campagnes de conversions.
L’ONG Christian Solidarity Worldwide remarque : « Il est préoccupant d’entendre que les chrétiens vivant au sein de la démocratie la plus peuplée du monde doivent faire face à des agressions de la part de groupes fondamentalistes hindous et même de la part des forces de l’ordre : la liberté de conscience et le droit de professer librement sa propre foi sont garantis par la Constitution indienne. Nous exhortons le gouvernement indien à agir avec fermeté contre les groupes fondamentalistes et nous invitons les forces de l’ordre à protéger et non à frapper les minorités religieuses ».

Source : Agence Fides

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Inde – Interruption d’une prière à l’église par des extrémistes hindous en Uttar Pradesh

« L’interruption de la prière dans une église a constitué un acte méprisable qui ne doit pas demeurer impuni » a déclaré John Dayal, activiste catholique des droits fondamentaux et Secrétaire général du All India Christian Council, en commentant l’irruption d’un groupe d’extrémistes hindous dans une église protestante de l’Uttar Pradesh intervenue le 7 avril dernier. Les assaillants étaient membres du groupe connu sous le nom de Yuva Vahin, créé en 2002 par le responsable hindou Yogi Adityanath, actuel Premier Ministre de l’Etat de l’Uttar Pradesh.
« Le gouvernement devrait adopter les mesures nécessaires et les précautions ad hoc afin de maintenir la paix et l’ordre et de faire en sorte que les minorités chrétiennes ne soient pas incommodées ou menacées » a déclaré M. Dayal, membre du Conseil national pour l’Intégration du gouvernement indien.
Selon ce qu’indique la police, les extrémistes ont interrompu une liturgie à laquelle participaient plus de 150 personnes, dont 11 touristes américains, se plaignant du fait que l’événement constituait une cérémonie en vue de la conversion religieuse.
Le groupe Yuva Vahin a déposé plainte contre Yohannan Adam, pasteur de l’église en question, qui se trouve dans le district de Maharajganj, où avait lieu la prière, l’accusant de convertir les hindous au Christianisme. La police a déclaré qu’une enquête était en cours sur les événements.
Selon Krishna Nandan, responsable hindou du groupe Yuva Vahin, « la présence de citoyens américains indique que de nombreux hindous innocents et ignorants étaient convertis par les missionnaires, qui les ont attiré avec l’argent pour changer de religion ». Les autorités chrétiennes ont rejeté les accusations de conversion, les qualifiant de « absolument privées de fondement ».
Au début de cette année, les activistes hindous de Yuva Vahin ont réalisé une action similaire aux dépens de la Full Gospel church de Gorakhpur, accusant les chrétiens de prosélytisme.

Source : Agence Fides

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Inde – Déni de justice pour les victimes des massacres antichrétiens de 2008 en Orissa

« Il existe de multiples incidents méconnus et jamais racontés intervenus dans le district de Kandhamal. La justice a été niée aux personnes les plus vulnérables et marginalisées telles que les adivasis et les dalits chrétiens. Les pauvres et les exclus n’obtiennent pas justice. Il s’agit d’une question sérieuse qui nous préoccupe tous si nous voulons sauver la Constitution indienne. Le vieil adage selon lequel justice retardée est justice niée est vraiment véridique ». Ce sont les mots d’un magistrat de la Haute Cour de Delhi, A.P. Saha, en présentant une nouvelle recherche dédiée aux massacres antichrétiens intervenus dans l’Etat de l’Orissa en 2008. La recherche, signée et publiée par deux avocats, maîtres Vrinda Grover et Saumya Uma, présente des détails et histoires inédits, révélant les lacunes de l’administration de la justice vis-à-vis des victimes.
Commentant la publication, John Rebeka, activiste des droits fondamentaux, rappelle l’importance et les conséquences de cette campagne de violence. « Les violences de Kandhamal ont gravement touché les femmes et les enfants, faisant obstacle au parcours d’instruction. Par ailleurs, 600 villages ont été détruits, 5.600 maisons saccagées, 295 églises et autres lieux de culte, 13 écoles et léproseries détruites. Quelques 56.000 chrétiens de Kandhamal sont devenus sans domicile fixe. Aux fidèles, il a été dit que la condition pour pouvoir demeurer dans ce district était de devenir hindous. Ceci est la réalité de la tragédie de Kandhamal ». « Le système judiciaire est lent à rendre justice aux minorités dans le pays » déclare maître Ramachandran, rappelant « le droit à la liberté religieuse reconnu par l’article 25 de la Constitution indienne ».
Parlant de sa propre recherche, maître Saumya Uma observe : « Les fondamentalistes hindous ont intimidé les témoins devant les tribunaux, les menaçant de mort. Il n’y avait pas l’atmosphère favorable pour rendre témoignage. Par conséquent, tous les cas les plus graves ou ayant le plus grand nombre d’inculpés se sont soldés par un classement sans suite ou un acquittement. Actuellement, les inculpés se déplacent librement alors que les victimes innocentes vivent dans la peur et la dissimulation. Telle est la situation réelle de Kandhamal, neuf ans après les faits. Entre hindous et chrétiens il existe encore l’espoir de rétablir la confiance et la fraternité au sein des communautés locales ».
Maître Vrinda Grover remarque quant à elle : «  J’ai enquêté sur les violences de Kandhamal. Il existe des responsabilités de l’administration civile et judiciaire. L’administration du district a été paralysée pendant trois ou quatre jours. Aucun secours n’a été porté aux victimes. Ces dernières, réfugiées dans les forêts, étaient privées des services minimaux tels que la nourriture et l’eau ». Les auteurs de l’étude partent d’une perspective qui n’est ni confessionnelle ni communautariste, déclarant agir « pour l’être humain et l’humanité ». Elles lancent également un appel afin que justice soit rendue, « en rouvrant les cas judiciaires relatifs aux victimes de l’Orissa ».

Source : Agence Fides

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Inde – Les nationalistes hindous prennent la tête de Goa, un Etat à l’importante minorité catholique

Dans l’Etat côtier de Goa, au sud-ouest de l’Inde, le parti des nationalistes hindous du Premier ministre Narendra Modi a réussi l’exploit d’arracher une victoire électorale sans avoir remporté le vote populaire. Au jeu des coalitions et des alliances, la majorité a ainsi basculé du côté du parti au pouvoir à New Delhi, le BJP (Bharatiya Janata Party – Parti du peuple indien), malgré un résultat insuffisant de 13 sièges obtenus à l’Assemblé législative locale qui en compte un total de 40. Le soutien de deux petites formations et de candidats indépendants a permis au BJP de former une coalition majoritaire.

Cette victoire vient s’ajouter aux trophées électoraux des nationalistes hindous. Le 11 mars, le BJP a fait un triomphe dans la plupart des cinq scrutins régionaux qui se sont déroulés en Inde en ce début d’année. Ce parti a remporté notamment l’Uttar Pradesh, un état de 200 millions d’habitants dont l’appartenance politique joue traditionnellement un rôle décisif à New Delhi. Cette victoire écrasante est venue renforcer la position de Narendra Modi et de son parti dans le paysage politique national. Et, désormais, Goa rejoint la liste des Etats « safran », la couleur des nationalistes hindous.

Treize sièges pour le BJP, dix-sept pour le Parti du Congrès

Cette couleur politique, basée sur l’identité d’une nation hindoue et sur un courant d’extrême-droite, contraste avec la culture de Goa, un petit Etat de 1,5 millions d’habitants où les églises blanches se dressent dans chaque village. Près de 26 % des Goanais sont chrétiens, principalement catholiques, contre 2,3 % à l’échelle de l’Inde. Colonie portugaise à partir du début du XVIe siècle et durant 451 années, ancien terrain de prédilection des activités évangéliques et missionnaires (le diocèse de Goa a été fondé en 1533), Goa affiche des liens forts avec le catholicisme et incarne le rayonnement de l’Eglise catholique en Asie du Sud. Cet Etat, qui dispose également d’un Code civil unique, abrite le diocèse catholique le plus important du pays (avec 660 .00 fidèles – dont 350 000 pour le territoire de l’Etat de Goa), même s’il est l’un des plus petits en surface (4.200 km²). Et comme dans les autres Etats du sud de l’Inde, l’influence des catholiques a développé une empreinte forte sur les institutions éducatives et de santé. A l’issue du scrutin législatif de ce mois-ci, les observateurs ont également noté un record de 43 % de catholiques parmi les députés nouvellement élus.

Ce 14 mars, Manohar Parrikar, le ministre de la Défense, a quitté le gouvernement fédéral à New Delhi pour reprendre les rênes de Goa. Il était déjà le visage du BJP à Goa, où il a exercé les fonctions de ministre-président (Chief Minister, chef de l’exécutif local) à deux reprises, de 2000 à 2005 puis de 2012 à 2014. Mais la nouvelle coalition dont il a pris la tête soulève de vives protestations, ses adversaires lui reprochant de s’être imposé en dépit de l’échec du vote populaire et de trahir la tradition électorale. C’est en effet le Parti du Congrès, dirigé par la dynastie des Nehru-Gandhi, qui, avec 17 sièges, a remporté le plus grand nombre de voix et aurait dû, à ce titre, être appelé à former le nouveau gouvernement.

« Le BJP a volé l’Etat de Goa et bafoué le souhait des électeurs, a commenté l’analyste Peter Ronald de Souza sur le site d’informations Scroll.in. Ces élections marquaient pourtant une véritable défaite pour le BJP. » Cette semaine, des protestataires, rejoints par des catholiques, ont exprimé leur colère. « Nous ne pouvons pas accepter un gouvernement dirigé par le BJP », a déclaré le P. Eremito Rebelo, selon l’agence catholique d’information Ucanews. Ce prêtre catholique, curé de Notre-Dame des neiges à Rachol, une paroisse dont l’origine remonte à 1521, jouit d’une fraiche notoriété à Goa pour avoir contenu ce mois-ci un incident délicat, après l’intervention de perturbateurs en pleine messe. « Le gouvernement du BJP a maintes fois trahi notre confiance en détruisant l’environnement par l’expansion de projets miniers et en encourageant à la prolifération des casinos, a dénoncé le P. Eremito Rebelo. Le BJP incarne le pire des gouvernements depuis plusieurs décennies. »

Les délicates relations du BJP et de l’Eglise catholique à Goa

Ces propos sans appel cachent néanmoins une relation qui fut un temps plus sereine entre le BJP, perçu comme un parti en faveur du développement, et l’Eglise catholique à Goa. Par le passé, les nationalistes hindous n’auraient pu émerger à Goa sans un soutien relatif des catholiques. Certes, lors de son premier mandat, Monahar Parrikar n’avait pas hésité à retirer le Vendredi saint du calendrier des jours fériés. Mais, plus tard, et pour apaiser les attentes des catholiques, le BJP avait accepté de conserver la langue anglaise dans les écoles tenues par les catholiques, et a multiplié d’autres mesures perçues en faveur de la communauté chrétienne. Néanmoins, depuis l’ascension de Narendra Modi à la tête de l’Inde en 2014, les relations entre les catholiques et le BJP se sont crispées, notamment face à la recrudescence en divers lieux du pays d’incidents et d’attaques visant cette minorité.

A Goa, le malaise a éclaté au cours de ces dernières élections lorsque des responsables catholiques n’ont pas hésité à encourager les électeurs à voter pour « un parti laïque », excluant de manière évidente les nationalistes hindous du BJP. L’Eglise à Goa exerce ainsi une certaine influence politique, sans jamais pour autant nommer de parti, et cela en accord avec les exigences de la Cour suprême. Francis D’Souza, l’ex-ministre président adjoint de Goa, avait même ouvertement commenté la tendance : « Les minorités vont certainement ressentir une appréhension (à l’égard de Narendra Modi). »

Le Council of Social Justice, branche sociale de l’archidiocèse de Goa, a publié peu avant les élections un communiqué teinté de critiques à l’égard du BJP : il y dénonçait « une volonté de museler les opinions diverses » et mettait en garde contre « des lois discriminatoires » ou encore contre les effets négatifs de la « nationalisation des ressources naturelles ». Pour qui sait lire entre les lignes, le message était clair : « Ne votez par pour le BJP. » Durant la messe de Noël, le curé de la paroisse de Taleigao, le P. Mariano Conceicao, avait également laissé entendre à ses fidèles qu’il serait avisé de voter pour la candidate du Congrès.

A présent, la coalition dirigée par le BJP est en place à Goa. Ce jeudi, le gouverneur, Mme Mridula Sinha, membre du BJP et en place depuis août 2014, a prononcé le traditionnel discours à l’Assemblée législative nouvellement élue. Elle a mis en lumière les projets et les priorités de son parti. Les promesses-phares concernent une volonté de donner un accès au logement à l’ensemble de la population mais aussi d’améliorer les conditions sanitaires et en particulier les latrines. Dans l’immédiat, le BJP choisit manifestement de se tenir à l’écart tout enjeu polémique.

Source : Eglises d’Asie

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La mondialisation rend le dialogue interreligieux nécessaire

A l’occasion d’une conférence à la Grégorienne sur le thème “Lumière et paix, Chrétiens et Hindous en dialogue”, le cardinal Tauran, président du Conseil Pontifical pour le dialogue interreligieux, a souligné la nécessité du dialogue à l’heure de la mondialisation.

Plus serein avec les Hindous qu’avec l’islam (voir son entretien lors de l’Assemblée plénière des évêques de France), le cardinal Tauran voit les Chrétiens et les Hindoux, comme « messagers de paix et des constructeurs de communion, en contrepoint à tous ceux qui sèment conflit, division et intolérance ».

« Les religions prêchent l’amour, la compassion et l’unité, pas la haine » et citant Benoît XVI,« la violence est l’antithèse de la religion et contribue à la détruire ».

Rappelant un thème qui lui est cher il a réaffirmé que « les religions ne sont pas la cause des problèmes, mais font plutôt partie de la solution des problèmes créés par des fanatiques religieux avec des intérêts cachés ». Une conviction qu’il a appuyé en citant le pape François « la paix signifie le pardon, la guérison des blessures, le dépassement des clôtures mentales, la collaboration pour construire un monde meilleur, et apprendre l’art de la communion réciproque »

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