Articles #En France #NLH #NLQ

(Re)découvrez les ruines de l’abbaye bretonnes de Landévennec !

Un article proposé par Divine Box

Les ruines de l’ancienne abbaye de Landévennec sont, aujourd’hui encore, une référence pour les archéologues médiévaux, à cause des richesses qu’elles recouvrent. On a en effet retrouvé plus de cinquante mille objets sur le site ! Des fouilles furent effectuées entre 1978 et 2002, et le lieu fut classé aux monuments historiques le 26 mai 1992.

 

Que nous révèlent aujourd’hui ces ruines sur le passé de l’abbaye ? Qu’en réalité, ce sont trois abbayes successives qui se sont succédé sur le lieu : une abbaye de style carolingien, une abbaye romane et une abbaye mauriste. Petit retour en arrière avec Divine Box !

 

L’âge d’or de l’abbaye carolingienne et l’invasion viking

 

Les ruines de l’abbaye de Landévennec nous révèlent une première occupation des lieux par des moines, à l’époque mérovingienne, vers 485. Cette présence consistait en un oratoire rectangulaire de petite taille, placé à côté d’un bâtiment de type gallo-romain plus grand, entouré de tombes, dont sans doute celle de saint Guénolé, le fondateur.

 

Vers l’an 700, l’oratoire fut reconstruit, agrandi et transformé en église. Puis au IXe siècle, l’abbaye adopte la règle de saint Benoît, suivant le souhait du fils de Charlemagne, Louis le Pieux. Elle connaît alors pendant 100 ans un âge d’or : de plus grands travaux sont donc entrepris. Les différents bâtiments (réfectoire, couchettes, église) sont notamment rattachés les uns aux autres grâce à la création d’un cloître et de galeries couvertes. Les reliques de saint Guénolé sont alors déposées dans le chœur de l’église. Quelques vestiges témoignent de la puissance et de la richesse de l’abbaye à cette époque : notamment ceux d’un bas-fourneau, d’un puits, et d’un mur d’enceinte.

 

Malheureusement en 913, les vikings pillent et incendient l’abbaye de Landévennec. Un calendrier, aujourd’hui conservé à Copenhague, témoigne (en latin) de cet événement tragique : « Cette même année (913, ndlr) fut détruit le monastère de saint Gwennolé par les Normands ».

 

Les moines survivants réussissent à s’échapper avec les reliques et des manuscrits. Il reste, encore aujourd’hui sur le site, une couche épaisse de cendres. À côté du choeur de l’église, les archéologues ont retrouvé un tumulus, lequel cache des os calcinés et des cendres sous une couche de pierres. Cette pratique viking consistait à se faire pardonner la violation des sépultures, en incinérant puis en ré-enfouissant sous la terre les restes profanés.

 

Au milieu des ruines, on peut encore admirer l’ancien puits de l’abbaye, symbole de sa puissance lors de la période carolingienne Divine Box

L’abbaye romane et les guerres

 

Bien heureusement, les moines parviennent à revenir au milieu du Xe siècle. Ils rebâtissent alors le monastère et débute au milieu du XIe siècle la construction d’une nouvelle église de style roman. Pour ce faire, les moines conservent les restes du bâtiment carolingien, qu’ils agrandissent en prolongeant la nef. L’ancienne nef devient alors une sacristie. Ils ajoutent également un transept et un choeur composé d’un déambulatoire et de petites chapelles. Ils décorent les colonnes de chapiteaux avec des motifs bretons traditionnels : fougères, palmettes, etc…

Cependant, au XIVe et à la fin du XVIe siècle, l’abbaye est victime de plusieurs conflits : la guerre de Succession de Bretagne, la guerre de Cent Ans, mais aussi des guerres de Religion. Elle est plusieurs fois en partie détruite, notamment par les anglais et les membres catholiques de la Sainte Ligue, hostiles aux protestants. Porte en or massif, ornements, coffres, meubles… Tout fut emporté, et le reste des boiseries fut brûlé !

L’ancienne église carolingienne fut agrandie au XIe pour donner naissance à une nouvelle église romane beaucoup plus imposante. L’histoire de l’abbaye de Landévennec a été mouvementée !

L’abbaye mauriste et la Révolution

 

L’abbaye connaît alors à partir de 1628 un renouveau intellectuel et spirituel, grâce au Pape Urbain VIII qui rattache l’abbaye à le Congrégation de Saint-Maur. Entre 1650 et 1655, les bâtiments abbatiaux sont rebâtis par Le frère Robert Plouvier. Ce  jeune moine architecte reconstruit les différents bâtiments. Mais à la fin du XVIIe siècle, l’abbaye est de nouveau quasiment en ruine : très critiquée par les Jansénistes, son image en pâtit. Elle se retrouve à nouveau délaissée.

Si bien qu’à la Révolution en 1792, il ne reste sur place que 4 moines. La communauté de l’abbaye de Landévennec est dissoute et la bibliothèque dispersée. Les bâtiments, qui tombent alors petit à petit en ruines, sont vendus comme bien nationaux. À l’époque, l’église est encore cependant bien entière. Ce qui porta un dernier coup fatal aux ruines est l’acquéreur de l’abbaye. Vers les années 1810, il la détruit et se sert des pierres pour la construction d’un four à chaux sur place.

Ce sera 150 ans plus tard, en 1958, qu’une nouvelle communauté bénédictine se réapproprie les lieux et y construit à côté de nouveaux bâtiments. L’histoire monastique du lieu peut alors reprendre ! La règle « ora et labora », fidèle à la tradition bénédictine, habite alors à nouveaux les murs de ce lieu chargé d’histoire. Les moines y prieront, tout en travaillant de leurs mains.

En 1958, la nouvelle communauté bénédictine de l’abbaye de Landévennec s’est installée un peu plus loin, pour laisser les visiteurs admirer les ruines de l’ancienne abbaye. Un peu plus loin encore, caché dans l’angle en bas à droite de la photo, les ateliers d’artisanat monastique de l’abbaye.

Et les moines, aujourd’hui ?

 

Les moines bénédictins, soucieux de pouvoir partager la riche histoire de leur abbaye, ont ouvert un musée. Il retrace chaque année, dans une exposition temporaire, une époque particulière de la vie de l’abbaye.

 

Entre leurs sept offices quotidiens, les dix-huit frères bénédictins travaillent de leurs mains. Ils réalisent des produits monastiques, notamment le célèbre « caramel au beurre salé de Lanvévennec », et des pâtes de fruits. Ils font tout à la main de A à Z, dans les petits ateliers du monastère.

 

Pour les visiter et découvrir leurs délicieux produits, vous pouvez bien sûr vous rendre sur place en Bretagne : Rue Gorrequer, 29560 Landévennec. Sinon, vous pouvez retrouver les produits de l’abbaye de Landévennec sur la boutique en ligne Divine Box.

Source : Divine Box, pour Breizh-info

Annonces #NLQ #Sorties/Animations

Projection du film La rébellion cachée en présence du réalisateur le 30 novembre 2018 à Marseille (13)

Le film La Rébellion cachée sera projeté le 30 novembre 2018, à 20h, en la paroisse Saint Julien, 14 rue du groupe scolaire, 13012 Marseille, en présence du réalisateur Daniel Rabourdin.

Mettant en scène la campagne vendéenne relativement prospère, trois années après la Révolution, La Rébellion cachée combine documentaire visionnaire et grandes scènes de batailles, de résistance et d’amour, sous un ciel assombri par le Règne de la Terreur.

La Rébellion cachée examine minutieusement le cours des évènements et plus encore les courants de pensée à l’origine de ce qui fut probablement le premier génocide de l’époque moderne.

En ces temps d’intolérance croissante face à la foi et la famille, le docudrame invite avec force à faire mémoire de cette page de notre histoire. Il veut pousser la République française à examiner son passé. La Rébellion cachée raconte l’histoire de gens simples et fidèles qui ont donné leur vie pour le ciel.

Pour organiser une projection de ce “docufilm que les catholiques attendaient” dans votre paroisse, contactez rebellion.rabourdin@gmail.com

Le DVD est disponible ICI.

Daniel Rabourdin a écrit un livre, “Comment faire un film sans perdre son âme“, que vous pouvez commander ici.

 

Annonces #NLQ #Sorties/Animations

Projection du film La rébellion cachée en présence du réalisateur le 29 novembre 2018 à Marseille (13)

Le film La Rébellion cachée sera projeté le 29 novembre 2018, à 19h, en la Basilique du Sacré-Coeur, 14 rue Saint Adrien, 13008 Marseille, en présence du réalisateur Daniel Rabourdin.

Mettant en scène la campagne vendéenne relativement prospère, trois années après la Révolution, La Rébellion cachée combine documentaire visionnaire et grandes scènes de batailles, de résistance et d’amour, sous un ciel assombri par le Règne de la Terreur.

La Rébellion cachée examine minutieusement le cours des évènements et plus encore les courants de pensée à l’origine de ce qui fut probablement le premier génocide de l’époque moderne.

En ces temps d’intolérance croissante face à la foi et la famille, le docudrame invite avec force à faire mémoire de cette page de notre histoire. Il veut pousser la République française à examiner son passé. La Rébellion cachée raconte l’histoire de gens simples et fidèles qui ont donné leur vie pour le ciel.

Pour organiser une projection de ce “docufilm que les catholiques attendaient” dans votre paroisse, contactez rebellion.rabourdin@gmail.com

Le DVD est disponible ICI.

Daniel Rabourdin a écrit un livre, “Comment faire un film sans perdre son âme“, que vous pouvez commander ici.

 

Annonces #Conférences/Formations #NLQ

La représentation des anges – Conférence à Lyon (69) le 20 novembre 2018

Conférence par le père Michel Quesnel, docteur en théologie et Monique Boccard, historienne de l’art.

Les anges sont les habitants du ciel, dans un royaume céleste hiérarchisé. Intermédiaires entre le ciel et la terre, ils remplissent leur fonction de messager ou envoyé de Dieu, en prenant une forme humaine. On leur attribue auprès des hommes d’autres fonctions comme celles de protecteurs, guides, gardiens, guérisseurs…

Du jardin d’Eden à l’Apocalypse, ils sont évoqués à maintes reprises. Leur représentation imaginaire a permis aux artistes des interprétations d’une très grande beauté.

Informations pratiques

Au Centre Saint-Marc – Salle Sainte-Hélène – Lyon 2e.
18h00 – 20h00

Annonces #Conférences/Formations #NLH #NLQ

Colloque Pèlerinages et sanctuaires en France du Nord du Moyen Âge à nos jours – du 22 au 24 novembre 2018 à Amiens (80)

La DRAC hauts-de-France et le laboratoire TRAME de l’université de Picardie Jules Verne, en partenariat avec la Société des antiquaires de Picardie, organisent un colloque scientifique sur les Pèlerinages et sanctuaires en France du Nord du Moyen Âge à nos jours, du 22 au 24 novembre 2018 à Amiens, dans les locaux de la DRAC.

 

Programme complet & informations pratiques

 

Annonces #NLQ #Sorties/Animations

Spectacle familial – L’Arbre de Vie le 24 novembre 2018 à Theizé (69)

Un spectacle poétique qui fait le lien entre l’ancien et le nouveau testament : un arbre raconte comment Dieu a préparé son peuple à l’accueillir un soir de Noël.

Les conteurs donnent vie à des images projetées sur un écran.

Deux comédiens incarnent les personnages et l’arbre témoin de l’histoire.

Spectacle de la Compagnie du rêve.

Spectacle organisé par la Paroisse Saint-Vincent-des-Pierres-Dorées (Le Bois d’Oingt)
Renseignements : 04 74 71 62 93

Informations pratiques

Salle des fêtes de Theizé (69620)
18h00 – 19h00

Articles #En France #NLH #NLQ

6 infos amusantes sur l’élixir végétal de la Grande Chartreuse

Un article proposé par Divine Box.

Installés depuis 1084 au fond d’une vallée alpine, les moines chartreux produisent depuis 1737 le célèbre élixir de la Grande Chartreuse, d’après la recette d’un mystérieux manuscrit datant de 1605…. Avec la Chartreuse verte et la Chartreuse jaune, fabriquées selon la même recette originelle, l’élixir est aujourd’hui la source principale de revenu du monastère. Chaque année ce sont ainsi plus de 24 tonnes de plantes naturelles et médicinales qui sont acheminées au monastère, pour pouvoir produire la boisson légendaire aux 130 plantes.

Mais saviez-vous que personne ne connaît l’origine ni l’auteur de la recette ? Que celle-ci reste top secrète, même pour certains moines du monastère ? Ou encore que pendant quelques années, de faux élixirs y ont été produits ?

Divine Box vous propose 6 anecdotes amusantes pour en apprendre plus sur l’élixir végétal de la Grande Chartreuse !

 

 

1/ On ne sait toujours pas d’où vient la recette de l’élixir de la Grande Chartreuse !

C’est jusqu’en 1605 que l’on peut retracer les origines de l’élixir végétal de la Grande Chartreuse. Au-delà, on ne trouve nulle mention de sa recette. Nous sommes alors à Paris, rue d’Enfer, chez les moines de la Chartreuse de Vauvert. Le Maréchal François Annibal d’Estrées, l’un des bienfaiteur de l’ordre, donne discrètement aux moines un bien étrange manuscrit.

 

Si la scène peut sembler mystérieuse, cet homme est pourtant bien connu : il est le frère aîné de Gabrielle d’Estrées, l’une des maîtresses du roi Henri IV. Il est aussi l’évêque-comte de Noyon, ce qui ne l’empêche pas d’être «  un homme dissolu et sans scrupule », comme le rapporte Tallemant des Réaux, l’un des écrivains contemporains. Bref, ce n’est pas non plus n’importe qui !

 

Le mystérieux document contient une recette, celle d’un tonique à base de plantes médicinales : un « élixir de longue vie ». D’où, et de qui le maréchal tient-il ce recueil ? Et pourquoi le donne-t-il aux frères chartreux ? Nul ne le sait. Michel Steinmetz, auteur de Chartreuse, une histoire de liqueur, estime qu’il aurait pu le rapporter de Constantinople, ville dans laquelle il a déjà voyagé. Mystère, quand tu nous tiens !

Ci-dessus, un portrait de 1838 du Maréchal François Annibal d’Estrées (1573-1670), qui donna en 1605 la recette de l’élixir aux pères chartreux – Divine Box

 

2/ L’élixir végétal de la Grande Chartreuse livré à dos de mulet !

Dès 1737, les frères commencent à commercialiser leurs produits monastiques, qui sont des flacons d’élixir végétal de la Grande Chartreuse dans la région de Grenoble et Chambéry, où il se crée une petite notoriété. L’élixir est alors vendu dans un étui en bois pour le protéger de la lumière, et distribué par le frère Charles, qui sillonne les foires et marchés à dos de mulet. Amusant, non ?

Dès la moitié du XVIIIe siècle, frère Charles sillonne la région des Alpes pour distribuer le précieux élixir végétal de la Grande Chartreuse – Crédit Photo : Chartreuse Diffusion

 

3/ La recette de l’élixir végétal de la Grande Chartreuse, une recette top secrète !

La recette de l’élixir végétal de la Grande Chartreuse est top secrète, depuis ses débuts (1605). Aujourd’hui, seuls deux frères du monastère, frère Jean-Jacques et dom Benoît, en connaissent le contenu. Le manuscrit de 1605 est enfermé à double tour dans un coffre, caché on ne sait où dans le monastère… Seul le supérieur en a la clef ! Même les 70 salariés qui aident les moines à la production n’en connaissent pas les ingrédients !

La recette de l’élixir de la Grande Chartreuse est aujourd’hui toujours top secrète, cachée dans le monastère, et connue de deux moines seulement – Crédit Photo : © ZEPPELIN

4/ Avant d’être liquoristes, les chartreux étaient bergers et charpentiers !

Que faisaient donc les moines chartreux avant de produire leur précieux breuvage, désormais mondialement célèbre ?

Dom Benoît, maitre de Chai et actuellement l’un des deux seuls moines en charge de la production de l’élixir, résume très bien la situation : « Nous avons d’abord été bergers, puis nous avons fabriqué des mâts pour les navires grâce aux sapins des forêts, nous avons écrit des manuscrits, nous avons été forgerons… Désormais, nous sommes liquoristes ! »

Comme quoi, la vocation monastique mène à tout type d’artisanat monastique !

Avant de produire des liqueurs, les chartreux gardaient des troupeaux de moutons dans les reliefs alpins – Crédit photo : Thomas Aquinas College

 

5/ Pendant quelques années, un élixir végétal « de la Grande Chartreuse » a été produit au monastère de la Grande Chartreuse… Mais ce n’était pas le vrai !

En 1903, refusant de se soumettre à la loi anticléricale sur les associations et les congrégations religieuses, les Chartreux sont expulsés de France. Ils s’installent alors à Tarragone, en Espagne. En 1921 ils parviennent à revenir en France, à Marseille :  ils produisent alors à nouveau leurs liqueurs, mais sous le nom de… « Tarragone » ! Pourquoi ?

 

Ce n’est pas simplement par exotisme ou en mémoire de leur périple. C’est aussi tout simplement parce que le nom de « Chartreuse » est alors déjà pris (et officiellement !) par des petits malins !

En effet, durant l’absence des moines chartreux, leurs biens français ont été confisqués par le gouvernement. L’État tente alors de remettre en route la distillerie abandonnée, et commercialise donc les fameuses liqueurs des Pères Chartreux, sous le nom officiel de « Chartreuse ». Coup dur pour les moines !

 

Heureusement pour eux, après plusieurs tentatives, les exploitants envoyés par l’État ne parviennent jamais à imiter la recette… Pas étonnant ! Très vite, l’entreprise court donc au désastre financier. Et dès 1927, la société de production est en faillite. Ses actions sont alors vendues pour un prix dérisoire.

 

Le petit clin d’oeil sympa ? Ce sont des hommes d’affaires de la région de Voiron qui rachètent les actions de cette société. Et à qui les donnent-ils ? Aux moines chartreux bien sûr !  Dès 1929, les frères peuvent ainsi baptiser à nouveau leurs liqueurs avec leur nom. Ce seront donc bien désormais d’authentiques « Chartreuses », produits du monastère de la Grande Chartreuse qui seront réalisés, fidèles à la formule de 1605. Youpi !

Ci-dessus, un vieil élixir végétal de la Grande chartreuse produit à l’époque où les moines étaient exilés à Tarragone, en Espagne – Crédit Photo : Pinterest @Delachartreuse

 

6/ Une production mondiale compatible avec la vie contemplative !

Qui a dit que les moines étaient vieux-jeu ? Les alambics de la Grande Chartreuse peuvent aujourd’hui être contrôlés par informatique depuis les cellules des moines, l’église, les chapelles, le cloître et même le réfectoire ! Une telle installation a été mise en place afin de respecter leur vie contemplative. Une cellule avait même été spécialement aménagée dans la distillerie pour frère Jean-Jacques et Dom Benoît ! Mais aujourd’hui, pour limiter au maximum les sollicitations, ces derniers préfèrent ne se rendre qu’une ou deux fois par semaine à la distillerie.

 

De même, par respect pour leurs vœux de silence, quand Frère Jean-Jacques appelle Père Benoît, ce dernier ne répond pas. Mais il écoute sa boîte vocale. Et vice-versa !

Eh oui, pour éviter que toute cette activité ne prenne le pas sur leur vie retirée du monde, les moines ont plus d’un tour dans leur sac !

Pour ne pas nuire à la leur vie contemplative, frère Jean-Jacques et Dom Benoît avaient une réplique de leur cellule installée dans la distillerie, mais pour éviter toute tentation, ils préfèrent aujourd’hui ne s’y rendre qu’une ou deux fois par semaine – Crédit Photo : © ZEPPELIN

 

Et pour acheter l’élixir végétal de la Grande Chartreuse ?

Sur place à la boutique près du monastère bien sûr ! Ou sinon sur la boutique monastique en ligne de Divine Box : cliquez ici pour acheter l’élixir de la Grande Chartreuse.

 

Sinon, vous pouvez cliquer ici pour apprendre encore plus d’anecdotes rigolotes sur l’élixir végétal du monastère de la Grande Chartreuse.

Articles #Culture #NLH #NLQ

Au détour de nos églises – La basilique sainte Jeanne d’Arc à Paris

La basilique mitoyenne de l’église paroissiale Saint-Denys de La Chapelle est dédiée à sainte Jeanne d’Arc. Elle résulte du vœu de septembre 1914 d’élever à la sainte une église si la capitale était épargnée.

Dans la plupart de nos églises, il est possible de se recueillir devant des stèles commémoratives ou des monuments aux morts en souvenir des grandes guerres du XXe siècle. Cependant, il existe à Paris un sanctuaire exclusivement dédié au souvenir de la Première Guerre mondiale : la basilique Sainte-Jeanne d’Arc. Découvrez l’histoire de ce sanctuaire avec le père Jean-Jacques Launay, délégué de l’archevêque pour la Commission Diocésaine d’Art Sacré.

 

Voir aussi

- Voir toutes les vidéos de la série “Au détour de nos églises”.

Annonces #NLQ #Sorties/Animations

« Le diocèse de Gap (05) dans la Grande Guerre » s’expose à la cathédrale jusqu’au 30 novembre 2018

À l’occasion du centenaire de l’armistice de la Grande Guerre le 11 novembre 1918, une exposition est présentée au public à la cathédrale. Elle évoque la manière dont l’Église catholique dans les Hautes-Alpes a vécu le premier conflit mondial. Elle est intitulée Le diocèse de Gap dans la Grande Guerre.

Photographies, objets (dont la croix pectorale de Mgr Gabriel de Llobet (1915-1925) prêtée par l’archidiocèse d’Avignon), bannière de la Ligue patriotique des Françaises, chasuble, sont présentés au public, certains pour la première fois. Ils sont tous témoins de la guerre ou de l’immédiat après-guerre et de l’histoire riche des Haut-Alpins.

Cette exposition sera visible durant tout le mois de novembre à la cathédrale de Gap. Elle sera également présentée dans d’autres paroisses du diocèse dans les semaines suivantes.

Visite de groupes possibles sur réservation : 06 33 60 88 14 et archives@diocesedegap.com

Pour découvrir le catalogue numérique.

Annonces #Conférences/Formations #NLH #NLQ

Conférence sur sainte Clotilde le 24 novembre 2018 à Vivières (02)

Clotilde (472/480 – 544/548) : Être une reine dans le monde franc vers 500

Sur une aimable proposition de Jean-Marc TICCHI
La Commune de Vivières organise la Conférence suivante,

Le samedi 24 novembre 2018 de 10h30 à 11h30 – Salle du Foyer 17 rue du Château

Emmanuelle Santinelli-Foltz
professeure d’histoire médiévale
Université Polytechnique Hauts-de-France
CALHISTE – EA 4343

 

  1. Un mariage créateur d’alliance entre Francs et Burgondes
    1. La nièce de Gondebaud
    2. Un gage de paix et un symbole d’alliance entre Burgondes et Francs
  2. Une reine aux fonctions domestiques et politiques
    1. Une mère et une maîtresse du palais
    2. Une reine influente associée aux décisions royales
  3. Une reine mère au service de la royauté
    1. Une veuve pieuse dans le siècle
    2. participant aux affaires familiales et politiques

La mémoire collective ne retient généralement de Clotilde que son rôle dans la conversion au catholicisme de son mari, le roi Clovis (v. 481-511), alors qu’il est beaucoup plus divers. Même si la société franque, comme d’autres, est dominée par les hommes, principalement éclairés par la documentation, les femmes n’en sont pas pour autant ignorée par celle-ci ni réduites à la passivité. La conférence vise à faire le point sur ce que l’on sait de Clotilde et à préciser son rôle en tant que princesse burgonde devenue reine des Francs. La documentation dont on dispose n’est pas sans poser de multiples problèmes d’interprétation, mais les données peuvent être reprises, à la lumière des travaux historiques récents sur les femmes en général, les reines en particulier et le genre, tout en tenant compte de l’approche aujourd’hui complètement renouvelée de la période et des sources.

Il en ressort que Clotilde connait le destin de la majorité des femmes de son temps : jeune fille, elle est vouée au mariage, puis connait le veuvage. Son statut de princesse, puis de reine la distingue néanmoins du commun des mortels et lui confère un rôle particulier. Il s’agira de le préciser en analysant successivement sa place et son rôle aux différentes phases de sa vie : d’une part, son mariage créateur d’alliance entre Francs et Burgondes ; d’autre part, ses fonctions, domestiques et politiques, aux côtés de Clovis ; enfin, son rôle de reine mère, après la mort du roi.

Il est à noter que les reliques de sainte Clotilde reposent dans l’église de Vivières, et font l’objet d’un pèlerinage tous les ans.