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Formation : « Nos familles sont un cadeau au regard de Dieu » – 4 séances, du 22 janvier au 9 avril 2019 à Bondy (93)

Un parcours de formation en 4 séances proposé par le service diocésain de la pastorale familiale au regard de l’Exhortation du pape François « Amoris Laetitia » (« La joie de l’amour »).

Première séance le 22 janvier 2019 de 20h3à à 22h30
Maison diocésaine, 6 av. Pasteur, Bondy

Nos familles sont un cadeau au regard de Dieu

•    Une présentation de l’Exhortation « Amoris Laetitia » (« La joie de l’amour »)
•    La vocation au mariage
•    L’éducation des enfants, la transmission de la foi
•    L’homosexualité, l’accompagnement des fragilités

Un parcours de formation en 4 séances proposé par le service diocésain de la pastorale familiale, au choix, les mardis de 20h30 à 22h30 ou samedis de 10h à 12h :

•    Mardi 22 janvier ou samedi 26 janvier > Une présentation globale d’« Amoris laetitia »
•    Mardi 19 février ou samedi 23 février > La vocation du mariage
•    Mardi 19 mars ou samedi 23 mars > L’éducation des enfants, la transmission de la foi
•    Mardi 9 avril ou samedi 13 avril > L’homosexualité, l’accompagnement des fragilités

> Lieu : Maison diocésaine – 6 avenue Pasteur, Bondy

> Participation : 10 euros

> Inscription en ligne

Télécharger l’affiche de la formation

Contact :
Maison diocésaine
01 48 47 91 35
Envoyer un courriel

Articles #NLQ #Tribunes et entretiens

Deux minutes pour vous #38 – Père Michel-Marie Zanotti-Sorkine – “Quelle est la place des homosexuels dans l’Église ?”

Nous vous avions annoncé le lancement d’une série de vidéos régulières où le père Michel-Marie Zanotti-Sorkine répond à vos questions sous un format très court :

Quelle est la place des homosexuels dans l’Église ?

Version Audio seule

C’est avec beaucoup de bonheur que le Père Michel-Marie répond désormais à vos questions les plus concrètes. C’est toujours une vraie joie de l’entendre traiter, à sa façon et dans sa lumière, les sujets les plus divers. Bonne écoute ! N’oubliez pas de faire suivre à tous vos amis ces petites vidéos qui peuvent faire tant de bien… et de prier pour le Père Michel-Marie dont le ministère est très prenant.

 

A noter : le Père Michel-Marie sera en concert à Paris le 19 janvier 2019.

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Pape François : pas d’homosexualité dans le clergé (extraits de “La force de la vocation”)

Extrait de “La force de la vocation”

Le pape François : non aux prêtres homosexuels

Il est opportun de prendre en compte la maturité humaine et émotionnelle des candidats.

Nous publions un extrait du livre “La force de la vocation”. Le texte fait partie du chapitre intitulé “Bien gérer les limites” dans lequel la question de l’homosexualité est traitée. Dans le volume, François répond aux questions du religieux clarétain Fernando Prado.

Y at-il des limites qui ne devraient pas être dépassées dans la formation ?

C’est évident. Quand il y a des candidats avec des névroses et des déséquilibres graves, difficiles à canaliser, même avec une aide thérapeutique, il ne faut les accepter ni au sacerdoce ni à la vie consacrée. Nous devons les aider à suivre d’autres chemins, sans les abandonner. Nous devons les diriger, mais nous ne devons pas les admettre. Nous nous souvenons toujours qu’il s’agit de personnes qui vivront au service de l’Église, de la communauté chrétienne, du peuple de Dieu. N’oublions pas cette perspective. Nous devons veiller à ce qu’ils soient en bonne santé psychologique et émotionnelle.

Ce n’est un secret pour personne que, dans la vie consacrée et dans le clergé, il y a aussi des personnes à tendance homosexuelle. Qu’en est-il ?

C’est quelque chose qui m’inquiète, car peut-être qu’à un moment donné, le problème n’a pas été bien traité. Toujours dans la ligne de ce que nous disions, je dirais que dans la formation, nous devons prendre grand soin de la maturité humaine et affective. Nous devons sérieusement discerner et écouter la voix de l’expérience vécue par l’Église. Lorsque le discernement n’est pas pris en compte dans tout cela, les problèmes grandissent. Comme je l’ai déjà dit, il se peut que pour le moment elles ne soient pas évidentes, mais elles se manifestent plus tard. L’homosexualité est une question très grave, qui doit être discernée correctement dès le début avec les candidats, si tel est le cas. Nous devons être exigeants. Dans nos sociétés, il semble même que l’homosexualité soit à la mode et cette mentalité, d’une certaine manière, affecte également la vie de l’Église.
J’ai eu devant moi un évêque scandalisé, qui m’avait dit qu’il s’était rendu compte que, dans son diocèse, un très grand diocèse, il y avait plusieurs prêtres homosexuels, et qu’il devait faire face à tout cela en intervenant avant tout pendant leur formation afin de former un autre clergé différent. C’est une réalité que nous ne pouvons pas nier. Les cas ne manquent pas non plus dans la vie consacrée. Un religieux m’a dit que lors d’une visite canonique dans l’une des provinces de sa congrégation, il avait été surpris. Il a vu que de bons jeunes étudiants et même des religieux qui avaient déjà fait leurs voeux étaient homosexuels. Lui-même avait des doutes sur la chose et m’a demandé s’il y avait un problème avec ça. “En fin de compte – at-il dit – ce n’est pas si grave ; ce n’est qu’une forme d’expression d’affection “. C’est une erreur. Ce n’est pas simplement une expression d’affection. Dans la vie consacrée et dans la vie sacerdotale, ce genre d’affection n’a pas sa place. Pour cette raison, l’Église recommande que les personnes ayant cette tendance enracinée ne soient pas acceptées dans le ministère ou dans la vie consacrée. Le ministère ou la vie consacrée ne sont pas leur place. Les prêtres, les religieux et les religieuses devraient être exhortés à vivre pleinement le célibat et, surtout, à être parfaitement responsables, en essayant de ne pas créer de scandale dans leurs communautés ou dans le saint peuple fidèle de Dieu en vivant une double vie. Il vaut mieux qu’ils quittent le ministère ou la vie consacrée plutôt que de vivre une double vie.

S’agissant de la formation continue, la Congrégation pour les Instituts de vie consacrée et les sociétés de vie apostolique semble percevoir un certain intérêt pour les cas d’hommes et de femmes qui ont déjà déjà prononcé leurs engagements qui ont abandonné la vie consacrée ou le ministère … Comment soutenir la formation continue ? Comment aider à maintenir sa vocation en temps de crise et de difficulté ?

Je reviens aux quatre piliers susmentionnés : la prière, la vie en communauté, l’étude et l’apostolat. Ils doivent être soutenus dans ces quatre dimensions, mais toujours accompagnés. Le religieux ou les religieux doivent essayer de marcher avec le compagnon plus âgé ou avec un compagnon qui a plus d’expérience. La société est nécessaire. Il faut aussi demander la grâce de savoir accompagner et écouter. Dans la vie consacrée, à plusieurs reprises, l’un des plus gros problèmes d’un supérieur ou d’un supérieur provincial est de veiller à ce qu’un frère ou une sœur ne soit seul ou ne marche seul. Quoi de neuf ? Personne ne l’accompagne ? Après tout, on ne peut pas grandir dans la vie consacrée ni se former sans l’accompagnement de sa personne. Nous devons veiller à ce qu’aucun religieux ou religieux ne marche seul. Et ceci, évidemment, ne s’improvise pas. C’est une habitude qu’il faut prendre au noviciat. Il est bon de s’y habituer, car si on n’a pas une bonne compagnie, on peut en trouver une mauvaise. Les personnes seules ne peuvent pas marcher. Une personne consacrée doit rechercher une compagnie de ce type, l’accepter… une compagnie qui la contrariera, qu’elle pourra écouter. Il n’est peut-être pas facile de rencontrer la personne idéale, mais il y a toujours quelqu’un qui peut jouer un peu le rôle de “grand frère”, avec qui vous pouvez parler et vous confier.

Via Belgicatho

Tribunes et entretiens

Une mise en lumière du rôle de l’homosexualité dans la crise actuelle des abus sexuels dans l’Eglise

Une information à prendre au conditionnel

De Jeanne Smits sur Réinformation TV : 

Abus sexuels dans l’Eglise : une étude démontre la corrélation étroite entre la crise et la proportion de prêtres homosexuels

Un nouveau rapport réalisé par le P. Paul Sullins, professeur de sociologie à la retraite de l’Université catholique d’Amérique (CUA) à la demande du Ruth Institute pour la défense du mariage, met le doigt sur le rôle joué par l’homosexualité dans la crise actuelle des abus sexuels dans l’Eglise. Le rapport, que le site pro-vie américain LifeSiteNews juge « historique », devait répondre à la question de savoir s’il existe une corrélation entre la présence d’une forte proportion d’homosexuels parmi les prêtres d’une part, et l’incidence des abus sexuels de la part de clercs d’autre part. L’un des principaux constats de l’étude est que la proportion de prêtres homosexuels par rapport à celle des homosexuels dans la population en général représentait le double dans les années 1950, et huit fois plus dans les années 1980. (…)

La corrélation entre l’homosexualité et les abus a été fréquemment et bruyamment niée par nombre de hauts responsables religieux, et la racine de la crise a été attribuée par le pape François lui-même au « cléricalisme », comme si cette crise résultait en quelque sorte d’un abus de position d’autorité de la part de prêtres, d’évêques, voire de cardinaux – l’affaire du cardinal McCarrick constituant un exemple avéré.

Lire la suite sur réinformation.tv

via Belgicatho

Brèves

Le spectre du lobby homosexuel dans l’Eglise

Les campagnes médiatiques visant l’Église s’enchaînent à une cadence de plus en plus resserrée. Mais la violence de ces attaques reposant sur des faits malheureusement avérés ne doit pas occulter le principal sujet : sans le masque de la pédophilie, c’est bien l’homosexualité qui est en cause.

La pédophilie souille le manteau de l’Église. Pas une semaine sans que l’on apprenne une nouvelle affaire, remontant souvent aux années 70, que la hiérarchie ecclésiastique aurait cherché à étouffer afin d’éviter le scandale. Après l’Australie, le Chili et les États-Unis, c’est maintenant le tour de l’Allemagne, où un rapport révèle que 1 670 clercs ont abusé de 3 677 enfants entre 1946 et 2014, sans que la hiérarchie ait pris les mesures appropriées contre les criminels. L’indignation est légitime tant ces comportements contreviennent à l’Évangile : « Celui qui scandalisera un seul de ces petits qui croient en moi, il vaudrait mieux pour lui qu’on lui pendît au cou une meule de moulin et qu’on le jetât au fond de la mer » (Mt, XVIII, 6).
Mais, en rester là serait peut-être oublier l’essentiel. On devrait prêter plus […]

Suite à lire dans le dernier L’Incorrect et en ligne pour les abonnés.

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Peut-on encore parler de l’Homosexualité ?

L’affaire McCarrick, les “dérapages” (selon les médias) du pape sur l’homosexualité, nous invitent à republier cette tribune toujours et encore d’actualité…

Les lobbies LGBT mènent depuis plusieurs années ce qu’ils considèrent être un combat contre l’homophobie et pour la reconnaissance des droits des homosexuels. C’est sur le fond louable et juste. On ne peut, en effet, accepter que des personnes humaines soient mises au ban de la société ou stigmatisées. Et il faut bien reconnaître que des siècles durant, les homosexuels ont été la risée des gens dits « normaux ».

Toutefois, pour que la cause soit juste, il faut qu’elle corresponde à deux  principes clairs, lutter contre une injustice et utiliser des moyens eux-mêmes justes. Il paraît difficile de concevoir que l’on puisse réclamer la justice au prix d’une injustice. Or qu’est-ce que la justice ? Ce n’est en rien faire l’équilibre ou peser le pour et le contre. Ça c’est l’arbitrage. La justice c’est rendre ce qui est dû à qui cela est dû. Toute la question est donc de savoir de qui l’on parle pour savoir ce qu’on lui doit. La justice n’est pas l’égalité mais l’équité (laquelle peut comporter l’égalité). Un adulte n’a pas les mêmes besoins qu’un nourrisson. Leur donner à parts égales est une injustice. Leur donner équitablement est de la justice.

Alors, quand nous parlons des « droits des homosexuels », de quoi parlons-nous ? Nous parlons d’abord des homosexuels et ensuite de ce qui leur est dû. De nos jours cependant, le débat est biaisé, car la pensée ambiante nous refuse le droit de parler de l’homosexualité. Alors personne n’en parle vraiment et pour défendre ses idées chacun se bat à la marge. Pour savoir ce qui est bon pour quelqu’un, il faut savoir qui il est. Aujourd’hui, notre société ne se pose plus, se refuse même le droit de se poser la question la plus fondamentale pour son bonheur : qui est l’Homme ? (voir La dignité humaine est intrinsèque)

La conséquence de ce refus est de laisser s’installer en lieu et place de l’Homme réel un être artificiel. Or par méconnaissance de ce qu’est l’Homme, nous cherchons à faire le bonheur de cet être de façade qui n’existe pas au détriment de notre être réel qui, lui, étouffe au fond de nous. Le mariage pour tous est une de ces réponses destinées non pas à l’Homme, mais à cet être virtuel qui est devenu l’archétype de notre société que nous parlions d’homosexuels ou d’hétérosexuels. Ainsi, refuser de considérer ce qu’est la vérité anthropologique la plus profonde de l’Homme c’est le condamner à une crise identitaire et existentielle insoluble. Hétérosexuels et homosexuels sont face à la même crise existentielle, même si leur crise identitaire diffère. Et c’est normal puisqu’avant de parler d’orientation sexuelle nous parlons de personne humaine. Il est impropre de parler de personne homosexuelle ou de personne hétérosexuelle. Nous sommes tous des personnes humaines et c’est cette commune nature qui peut prétendre à l’égalité et à qui on doit le respect de la dignité. C’est parce que l’homosexuel est une personne humaine qu’il a droit au respect et qu’il est injuste de le mettre au ban de la société, comme nous l’avons fait des millénaires durant.

Une fois que nous avons dit tout cela, il convient alors de s’interroger sur la personne humaine. Or, il est impossible aujourd’hui de parler de la personne humaine sans évoquer la question homosexuelle. Mais aborder ce thème devient délicat du fait de l’épée de Damoclès “anti-homophobe” suspendue sur cette question. Il faut cependant être bien conscient d’une chose. Vouloir défendre le mariage et la famille sans aborder la question de l’homosexualité ne sert, à long terme, à rien. Vouloir un référendum sur le mariage permettra au mieux de gagner du temps. Mais ce temps il faudra l’utiliser pour défendre et promouvoir la personne humaine. Un référendum n’est qu’un outil politique. Il ne définit pas ce qui est ou ce qui n’est pas. Or, il s’agit de découvrir derrière l’homme virtuel qui est l’Homme véritable pour répondre à ses besoins véritables.

C’est pourquoi, les lobbies LGBT en refusant de parler en vérité de l’homosexualité et en se plaçant de ce fait sur le champ politique condamnent les homosexuels et l’ensemble des personnes humaines à une fuite en avant, à une quête existentielle et identitaire qui dessert l’homosexuel autant sinon plus que l’hétérosexuel. A l’inverse, il faut souligner le retournement qu’initie dans l’opinion le travail d’association comme Homovox. Disons-le, en effet, cette crispation autour du mariage gay a un mérite immense, elle donne la parole à d’autres homosexuels qui mieux que les lobbies LGBT sont en train de changer le regard de la population sur les homosexuels. Là où les seconds militent, les premiers témoignent en vérité et avec humilité et par là imposent peu à peu  le respect dû à la personne humaine ayant une tendance homosexuelle. Nous sommes loin des caricatures que nous imposent les slogans qui réduisent les homosexuels au sexe et en font, peut-être à leur corps défendant, des chantres de la haine.

Pour vivre sans haine et pour dialoguer, nous avons besoin d’aimer l’autre et pour l’aimer il faut savoir qui il est.  C’est pourquoi il est capital de retirer cette épée de Damoclès qui nous empêche ce dialogue en vérité et force chacun à camper sur ses positions, bien armés derrières de profondes tranchées. Peut-être la condamnation de la présidente d’Act up est-elle le début de ce retrait.

 

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Le Pape François a blasphémé contre l’homosexualité : au bûcher !

Pauvre pape François élu en remplacement de Benoît XVI pour que l’Église soit plus conforme au goût du jour ! Il avait pourtant prodigué bien des efforts à propos de « l’homosexualité ». « Qui suis-je pour juger ? » avait-il dit dans une de ces conférences aériennes qu’il affectionne. De quoi décourager tous les catholiques qui croyaient défendre la morale de l’Église et sa condamnation des « actes d’homosexualité » comme « intrinsèquement désordonnés » en s’opposant à la légitimation de ceux-ci à travers le « mariage unisexe » !

La stratégie élastique qui consiste à reculer pour préparer la contre-offensive a un défaut encore plus grave dans le combat des idées que dans la guerre réelle : elle conduit le plus souvent à la capitulation. C’est ce qui vient de se produire : le « souverain pontife » a osé évoquer la psychiatrie à propos des tendances homosexuelles chez des enfants. Il a pourtant enrobé ce mot de multiples circonlocutions extrêmement respectueuses des personnes homosexuelles avec lesquelles les parents doivent dialoguer et qu’il faut respecter dans leur choix dès qu’elles sont adultes. Le mal était fait. Le pape avait blasphémé ! Parce que, dans notre société, qui marche sur sa tête en allant vers sa mort, c’est désormais le pape qui peut être voué au bûcher s’il ne respecte pas les dogmes de la pensée dominante et de son clergé médiatique.

Certains diront que ce n’est que justice à l’égard des victimes de l’Inquisition. On peut, toutefois, penser que cette censure inversée assassine l’un des progrès les plus évidents que nous avions connus : la libération de la parole. Que l’on interdise au chef d’une Église, qui représente 1,2 milliard de croyants, de tenir le seul discours qui puisse correspondre à la morale contenue dans ses textes fondamentaux et issus de sa tradition est assez inouï ! Si c’est une bonne nouvelle pour le groupe de pression « homosexuel » dont le pouvoir grandissant ne cesse de surprendre le bon sens, c’en est une très mauvaise pour la liberté de penser et de s’exprimer, sans laquelle la démocratie n’est qu’une illusion.

Le type de lynchage médiatique dont le Saint-Père a été victime au point de gommer sa parole appartient à l’ordre du réflexe et non de la réflexion. Le mot « psychiatrie » sorti du contexte a été un stimulus qui a déclenché la réprobation. Ce phénomène tue la pensée. L’Église devrait pouvoir défendre son magistère et les opinions contraires s’exprimer librement. Elle ne peut plus le faire. Pourquoi ? Sa position sur le sujet est cohérente. Tout au moins l’était-elle jusqu’à Benoît XVI. L’Église, depuis saint Augustin, ne condamne pas les personnes mais les comportements, et elle fonde son jugement sur la loi naturelle. Les deux sexes appartiennent à la nature voulue par Dieu. Les « genres » sont étrangers au plan divin.

Aujourd’hui, l’Église catholique est condamnée à se soumettre à l’inquisition médiatique. Affaiblie par le scandale des « prêtres pédophiles » qu’on lui jette à la face sans nuances, elle assume sa culpabilité au point de ne plus défendre sa ligne parce que certains de ses membres l’ont trahie sans vergogne. C’est triste pour l’Église. C’est triste, aussi, pour le débat ouvert sans lequel notre société n’est qu’un contraignant mensonge.

Source : boulevard Voltaire

Doctrine / Formation

L’homosexualité dans l’épître aux Romains

de Bevil Bramwell, Oblat de Marie Immaculée, est un ancien doyen de l’université catholique de Distance, traduit par Bernadette Cosyn pour France-catholique :

Dans sa Lettre aux Romains, Saint Paul commence par saluer « tous les bien-aimés de Dieu qui sont à Rome ». Les mots qu’il utilise ensuite, cependant, nuancent cette salutation : « ceux qui sont appelés à être saints ». La communauté est appelée à la sainteté – l’entière raison de la lettre et de l’existence de la communauté romaine tient la première place.

Ce sont aussi les prémisses sur lesquelles est basé l’enseignement qu’il développe ensuite. Paul est qualifié pour enseigner, il a reçu « la grâce de l’apostolat », et il propose l’Évangile, qui « est la puissance de Dieu pour le salut de tous ceux qui croient ». Le salut, signifiant la libération du péché et l’union avec Dieu, implique de devenir saint par l’action de Dieu. Seuls les saints peuvent être unis au Dieu saint.

Plus loin, Paul explique la nature de Dieu et la nature de l’humanité qu’Il maintient en vie et à laquelle Il se lie par grâce. L’humanité est dans une très mauvaise passe. Sa situation n’est pas neutre, bien plutôt les pensées, les paroles et les actions de l’homme sont entachées de péché : « tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu ».

La nature et les effets du péché sont alors décrits. Après cela, Paul propose la réponse à cette situation : « la justice de Dieu se révèle [dans l’évangile] ». La justice et la sainteté sont la nature même de Dieu. Donc Dieu n’est pas neutre non plus dans sa relation avec l’homme.

Maintenant, par l’Évangile, la justice est apportée à l’humanité. En fait, un homme « qui est juste par la foi vivra ». Il peut être uni au Dieu de justice. Paul savait qu’il citait les Écritures mais il n’a pas laissé d’indice de la provenance de sa citation.

La Lettre aux Hébreux dit : « celui qui est juste à mes yeux vivra par la foi, mais s’il retourne en arrière, je n’ai pas de plaisir en lui. » (Hébreux 10:38) C’est la même idée, à savoir que la relation avec Dieu est une relation entre personnes, du côté de l’homme elle est basée sur la foi, unissant le juste avec le Dieu juste dans la vie éternelle, mais débutant déjà dans ce monde où il vit dans la foi. Il est intéressant de noter que la foi implique toute la personne, corps et âme. L’alternative à une relation de foi est la perspective des hommes et des femmes qui « retournent en arrière » et donc deviennent injustes, corps et âme.

Comment décrire l’injustice ? Fondamentalement, la justice est reliée à la vérité, la vérité qui est Dieu, la vérité indispensable à une relation avec Dieu, et cette vérité est toujours exprimée dans la manière dont les choses sont créées pour fonctionner. Aucune de ces vérités n’est une construction humaine et donc aucune d’entre elles ne peut être traitée à la manière « c’est ainsi que je voudrais que ce soit », ce serait plutôt : « ce qui peut être connu au sujet de Dieu est évident… parce qu’Il le rend évident. » L’impie ou le méchant – par leurs paroles – nient cette vérité. En fait, ils vont même plus loin – ils « suppriment cette vérité. »

Vivre selon la foi, corps et âme, signifie reconnaître l’entière vérité de l’existence – c’est une des signification du mot catholique – et ne pas en sélectionner seulement quelques bribes. Pour l’être humain, reconnaître cette vérité, corps et âme, dans son entièreté « accorde à Dieu la gloire comme étant Dieu et Lui offre sa gratitude ». Épanouissant ainsi la relation avec Dieu.

Paul n’a pas du tout mentionné les sentiments. A la place, il donne toute sa responsabilité à la plus haute capacité de l’âme, la raison. Elle apprend de la révélation ce qui est réellement bon et elle guide la volonté pour faire ce qui est bon. Voici l’être humain authentique, agissant authentiquement, corps et âme !

L’autre alternative est de supprimer la vérité et alors les gens « deviennent vains dans leurs raisonnements, et leurs âmes insensées sont obscurcies. » Ou encore : « ils échangent la vérité de Dieu pour un mensonge et révèrent et adorent la créature plutôt que le créateur, lui qui est béni pour toujours. Amen. » En résumé, ils deviennent idolâtres dans l’âme.

Et voici la question centrale de ce chapitre de l’Épître aux Romains – sainteté ou idolâtrie dans le corps et l’âme ? L’homme ne peut pas poser des limites artificielles aux conséquences de ses actions. Au contraire, le Dieu Tout-Puissant est la base intime de toute action humaine (prenant naissance dans l’âme et s’exprimant dans le corps) et Il est adoré par la réalisation bénéfique des actions inspirées par Lui, c’est là que se trouve la valeur morale incontestable de nos actions. Ma satisfaction n’est pas la question !

Les conséquences de cette idolâtrie ? Écoutons Paul de nouveau : « Dieu les a abandonnés à des passions dégradantes. Leurs femmes ont échangé les relations naturelles contre des relations contre nature, et de même les hommes ont abandonné les relations avec les femmes pour brûler de désir les uns pour les autres. » L’idolâtrie dans l’âme débouche sur l’idolâtrie dans le corps.

En définitive, de tels hommes et de telles femmes se dégradent eux-mêmes dans ces activités en allant contre l’ordre de la réalité créée. Bien plus, toute une culture se développe basée sur leurs « esprits sans discernement », comprenant « non seulement des gens pratiquant [ces choses] mais d’autres qui approuvent ceux qui les pratiquent ».

Ce n’est pas la seule sorte d’idolâtrie qui surgit, parce qu’il y a énormément de façons de nier la vérité de l’existence. Par exemple, les gens deviennent « pleins de toutes formes d’immoralité, méchanceté, avidité et malice, pleins de jalousie, de meurtre, de rivalité, de perfidie et de malveillance. Ils sont cancaniers et colporteurs de ragots et ils haïssent Dieu. » Et tous ils promeuvent des cultures qui soutiennent leurs vices personnels. En bref, il y a toute une panoplie d’idolâtries possibles dès qu’on s’oppose à la vérité de l’existence qui nous conduit à Dieu.

De nos jours, certains pensent que c’est seulement une vision des choses en cours il y a 2000 ans. Mais la vérité de l’existence n’a pas changé. Et vouloir l’ignorer – comme nous le voyons maintenant autour de nous – même toujours au même résultat.

Source en anglais : the catholic thing

NLQ #Rome

Autour de l’utilisation du mot “psychiatrie” pour les homosexuels : aller au fond de la pensée du Pape

 

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Le cardinal Napier fait le lien entre les agressions sexuelles dans l’Eglise et l'”activité homosexuelle”

Dans un tweet publié mardi, le cardinal sud-africain Wilfrid Napier accuse clairement l’« activité homosexuelle » au sein de l’Eglise, parmi ses clercs, de constituer le scandale qui la secoue actuellement, ce qui revient à dire que le problème n’est pas fondamentalement celui de la pédophilie, mais celui d’une attraction désordonnée à l’égard des garçons adolescents qui a pu s’exprimer de manière aussi odieuse en raison de la tolérance à l’égard des homosexuels qui ont pu devenir prêtres.

Le cardinal Napier réagissait à une information récente selon laquelle une haute cour d’Afrique du Sud pourrait prochainement obliger toutes les Eglises du pays – c’est-à-dire toutes les dénominations chrétiennes – à autoriser les unions de couples de même sexe.

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