Amérique latine #NLQ

Honduras – Notre Dame, élément d’unité d’une nation divisée

« Une maison sans mère est, en quelque sorte, une maison vide. Voila pourquoi la fête de la Mère de tous les honduriens est l’occasion pour laquelle la Basilique qui lui est dédiée se remplit de milliers de pèlerins, sachant que le cœur des personnes se remplit, lui aussi, d’espérance ». C’est en ces termes que le Père Juan Ángel López Padilla, porte-parole de la Conférence épiscopale du Honduras, explique à l’Agence Fides l’importance de la fête de Notre-Dame de Suyapa, patronne de la nation – représentée par une statue de cèdre d’un peu plus de 6 cm, vénérée en la Basilique de Suyapa, à Tegucigalpa.
Le 3 février de chaque année, le peuple hondurien se rassemble pour rendre hommage à la « Morenita » comme l’appellent les fidèles, sachant que cette année marque le 271ème anniversaire de sa découverte. « Là – déclare le Père Juan Ángel López Padilla – nous rencontrons le Honduras dont nous rêvons : une terre sur laquelle nous sommes tous frères ». Selon les responsables de la Basiliques, sont attendus plus de 1,2 millions de pèlerins, mus par l’amour, la foi et la confiance dans son intercession.

A cette occasion, des prières ferventes seront adressées pour l’unité de la nation, afin que n’interviennent pas de nouvelles divisions entre communautés, causées par la politique.
Le Honduras traverse actuellement une période de forte crise après les irrégularités constatées dans le cadre des élections du 26 novembre dernier. Au cours des semaines suivantes, des mobilisations populaires de masse ont provoqué des violences importantes ayant provoqué des morts, des blessées et des centaines d’arrestations. L’actuel Président, Juan Orlando Hernández, a pris ses fonctions le 27 janvier, au milieu de manifestations de protestations organisées par ceux qui considèrent son élection illégitime. Le pays est divisé, avec une opposition qui ne reconnaît pas la victoire électorale du Président alors que les rumeurs concernant un tournant autoritaire dans la gestion du gouvernement augmentent.

A ce propos, le Père Juan Ángel López Padilla a déclaré à Fides que le pays vit « l’une des pages les plus tristes » de son histoire récente. « La violence ne constitue jamais la réponse. Le Honduras ne le mérite pas ! Nous devons répondre en tant que messagers de paix et porter un souffle d’espérance à notre peuple » (voir Fides 21/12/2017).

La Messe solennelle de la fête de la Patronne du Honduras sera célébrée par S.Em. le Cardinal Rosa Chávez, Evêque auxiliaire de San Salvador. Par sa présence, on espère renforcer les liens entre les deux peuples, recherchant l’unité autour de Notre-Dame, mère de tous. « Notre-Dame de Suyapa – déclare en conclusion le Père Juan Ángel López Padilla – incarne ce qu’il y a de mieux au Honduras parce qu’elle nous donne la véritable identité, elle fait de nous une famille ».

Le Honduras compte une population de plus de 8,7 millions d’habitants dont plus de 80 % sont catholiques.

 

Source Agence Fides

NLQ #Sorties/Animations

Concert caritatif de trompes de chasse – pour le Honduras – le 12 novembre à Quelaines-St-Gault (53)

L’association CASA-HONDURAS organise un concert de cors et trompes de chasse le 12 novembre, au profit des actions humanitaires qu’elle soutient au Honduras, pays d’Amérique centrale.

 

Rendez-vous dimanche 12 novembre à 15h en l’église de Quelaines-St-Gault, avec le groupe de sonneurs « Les Echos des Coévrons ». Au programme, musique et chants en alternance. L’une des nombreuses opérations organisées par l’association pour soute

 

Qui est l’association Casa Honduras ?

Il y a plus de 20 ans, la communauté des Soeurs de la Providence de la Pommeraye (49) propose à Sr Agnès Bordeau, native de Peuton, de se rendre en mission en Amérique Centrale ; ce qu’elle accepte. Dès 1998, Soeur Agnès lance un appel au secours  aux gens de sa paroisse de naissance : Peuton, Simplé, Quelaines St Gault… « Le cyclone Mitch vient d’engloutir des zones entières du pays, dont une partie de la capitale, Tégucigalpa : des milliers de morts et de sans abri », écrit Soeur Agnès. Alors, les paroissiens se mobilisent. Et depuis, les liens d’amour et les aides ne tarissent pas. En 2015, une association est née pour structurer tous ces échanges : Casa-Honduras. Elle est présidée aujourd’hui par Bernard Bedouet.

 

Tellement de projets à soutenir

Les soutiens sont nombreux : reconstruction de maisons, aides alimentaires aux enfants par l’intermédiaire des écoles, fournitures scolaires, tenues pour d’écoliers, formation de jeunes filles pour travailler dans le social, prise en charge de salaires d’enseignants. Beaucoup de choses sont aussi à faire au niveau de la santé. En 2016, l’association a pu envoyer 6 710 €, pour un besoin estimé à 10 000 €. L’oeuvre est magnifique, et la charité ne manque pas pour tous ceux qui s’y donnent.

 

Contacter ou soutenir l’association

Président : Bernard Bedouet

02 43 98 54 36./ 06 59 96 05 48 – E-mail : bedouet45@wanadoo.fr

 

Le programme des activités de l’année est sur le site de l’association.

NLQ #Rome

Visite ad limina – Le Honduras, pays le plus dangereux pour les défenseurs de l’environnement

Les évêques du Honduras sont en visite ad limina au Vatican depuis lundi 4 septembre 2017, et pour une semaine. Hier, la délégation, dont fait partie notamment le cardinal Oscar Rodriguez Maradiaga, a rencontré le Pape François. Une rencontre pendant laquelle ils ont évoqué la situation dans le pays.

Le Honduras est un des pays au monde où le taux de criminalité est le plus élevé, à cause notamment des maras, ces bandes de jeunes extrêmement violentes. Autre problématique, celle de l’environnement : selon l’ONG Global Witness, le Honduras est le pays le plus dangereux au monde pour les défenseurs de l’environnement. Entre 2002 et 2014, 111 personnes sont mortes.

Radio Vatican a rencontré Mgr Guy Charbonneau, prêtre canadien, et évêque de Choluteca au Honduras. Il est arrivé dans le pays en 1971. Il revient sur sa rencontre avec le Pape François.

Retrouvez l’entretien ici

 

Brèves

Le Honduras refuse de dépénaliser l’avortement

Le 3 mai 2017, une proposition de loi visant à dépénaliser l’avortement a été rejetée par le Congrès national du Honduras. En conséquence, la disposition du Code Pénal, selon laquelle « l’avortement est le meurtre d’un être humain à n’importe quel moment de la grossesse ou pendant l’accouchement. Quiconque provoque intentionnellement un avortement sera puni », reste en vigueur dans ce pays.

Néanmoins lorsque « la vie de la maman est en danger », et sans que la modification du Code pénal soit nécessaire, un acte médical peut être pratiqué afin de sauver les deux vies, « et au pire uniquement celle de la femme ». L’acte médical est considéré comme légal, la mère et son praticien justifiant dans ce cas « de la nécessité du recours à cette intervention »  pour sauver sa vie. « Les vies de la mère et du fœtus sont ainsi considérées comme d’égale dignité ».

 

Source Généthique.org

Dans le Monde

Honduras – La Conférence épiscopale attire l’attention sur les enfants contraints à émigrer

La Conférence épiscopale du Honduras a demandé aux hommes politiques de s’approcher de la réalité du peuple hondurien et d’offrir des propositions visant à freiner l’inégalité, l’exclusion et la corruption dans le pays. Cette requête constitue l’un des points mis en évidence au sein de la déclaration signée hier après la réunion ordinaire de la Conférence épiscopale tenue à Tegucigalpa.
Les futurs candidats aux charges électives « devraient s’approcher de la réalité de notre peuple afin d’analyser, de proposer et d’offrir des alternatives visant à surmonter l’inégalité et l’exclusion et à nous libérer de la corruption ».
Les évêques rappellent que 2017 sera une année politique dans la mesure où le 12 mars auront lieu les élections primaires et en novembre les élections générales. « Bonne année politique à vous tous (…) L’année sera bonne si les citoyens prennent leur responsabilité en ce qui concerne le bien commun, s’informent sur les propositions et les projets, de manière à contrôler ce qui est promis et à ne pas se laisser transporter par des offres ou des paroles trompeuses qui peuvent sembler magiques » écrivent-ils.
Dans la conclusion du communiqué, les évêques du Honduras expriment leur préoccupation pour « la douleur » que connaissent de nombreux honduriens, en particulier les enfants, « contraints à émigrer, exposés à l’exploitation et à la violence au cours de leur parcours, mal rétribués lorsqu’ils arrivent à destination et criminalisés par l’arrogance de ceux qui profitent de leur sueur ». C’est pourquoi ils sont engagés dans le renforcement de la Pastorale de la Mobilité humaine, afin quwe parviennent aux enfants et aux adolescents qui émigrent, « vulnérables et sans voix », « l’amour et la proximité de toute la communauté ».
Selon les données officielles, 10.468 mineurs honduriens non accompagnés sont parvenus à passer la frontière séparant le Mexique des Etats-Unis en 2016. Ce chiffre représente une augmentation de 93,5 % par rapport à 2015, année qui avait vu l’arrivée de 5.409 mineurs non accompagnés honduriens aux Etats-Unis.

Source : Agence Fides