Annonces #NLQ #Récollections/Retraites

Weekend Spirituel avec le Père Verlinde les 14 & 15 décembre 2019 à Puimisson (34)

Le père Joseph-Marie Verlinde prêchera ce week-end spirituel ouvert à tous,
intitulé “L’humilité, écrin de la charité”.

Les 14 et 15 décembre 2019
Saint-Joseph de Mont-Rouge F-34480 Puimisson

Les enfants sont pris en charge pendant les enseignements, un programme spécial leur est proposé.

Présentation de la Famille de Saint Joseph

La Famille de Saint Joseph rassemble en une même famille spirituelle une branche monastique – les « Moines et Moniales de Saint Joseph » – et une branche laïque. La fraternité monastique – fondée en 1990 par le P. Joseph-Marie Verlinde – a choisi de suivre la Règle de st Benoît, vécue dans l’esprit de la Sainte Famille. Désireux de grandir « en grâce et en sagesse sous le regard de Dieu et des hommes » (Lc 2, 52), les frères et sœurs se mettent, comme Jésus et Marie à Nazareth, sous l’autorité de st Joseph. Les membres laïcs et les oblats vivent cette même spiritualité au cœur du monde.

Articles #NLQ #Tribunes et entretiens

Deux minutes pour vous #61 – Père Michel-Marie Zanotti-Sorkine – « Si vous deviez composer un bouquet de quelques vertus afin d’illuminer votre maison, lesquelles choisiriez-vous ? »

Nous vous avions annoncé le lancement d’une série de vidéos régulières où le père Michel-Marie Zanotti-Sorkine répond à vos questions sous un format très court :

Si vous deviez composer un bouquet de quelques vertus afin d’illuminer votre maison, lesquelles choisiriez-vous ?

Version Audio seule

C’est avec beaucoup de bonheur que le Père Michel-Marie répond désormais à vos questions les plus concrètes. C’est toujours une vraie joie de l’entendre traiter, à sa façon et dans sa lumière, les sujets les plus divers. Bonne écoute ! N’oubliez pas de faire suivre à tous vos amis ces petites vidéos qui peuvent faire tant de bien… et de prier pour le Père Michel-Marie dont le ministère est très prenant.

Articles #NLQ #Tribunes et entretiens

Prédication du père Michel-Marie Zanotti-Sorkine du 6 juin 2019 – “Sans unité, pas de fécondité !”

Suite à l’interview du père Michel-Marie sur la chaîne québécoise TVA dans l’émission La Victoire de l’Amour, le célèbre prédicateur, écrivain, auteur-compositeur et chanteur revient régulièrement pour commenter l’évangile du jour.

Ici Jn XVII, 20-26

Version audio seule.

Annonces #Messes/Prières/Pèlerinages #NLQ

Neuvaine à Saint-Gohard – du 1er au 9 mai 2019 à Arnèke (59)

La paroisse St Martin du Val de la Peene est heureuse de vous accueillir lors de la neuvaine à St Gohard qui aura lieu à Arnèke du 1er au 9 Mai 2019.

Le thème de cette neuvaine sera cette année

” Heureuse celle qui a cru” (Luc 1,45)

Chaque jour de la neuvaine, un prédicateur viendra accompagner notre réflexion lors de la messe à 10h30 en développant divers aspects vertus de Marie

Mercredi 1er Mai
La patience de Marie
avec Mgr Laurent ULRICH
et bénédiction des enfants

Jeudi 2 Mai
L’humilité de Marie
avec le Père Daniel DUPUIT

Vendredi 3 Mai
L’obéissance de Marie

avec le Père Thomas VERCOUTRE

à 15h30
Messe avec les personnes âgées, les personnes malades et le Mouvement Chrétien des Retraités(MCR)
Le sacrement des malades sera proposé aux personnes inscrites aux permanences
avec le Père Damien GBAGUIDI, administrateur de la paroisse
Prédication, R.MILLEVILLE, Diacre

Samedi 4 Mai
L’esprit d’oraison de Marie

avec le Père Armel MBELLA

Dimanche 5 Mai
L’amour de Marie envers Dieu

avec Père Damien GBAGUIDI

Lundi 6 Mai
La charité de Marie envers son prochain

avec le Père Michel PETITPREZ

Mardi 7 Mai
La pauvreté de Marie

avec le Père Raymond MBELE

Mercredi 8 Mai
La foi de Marie

avec le Père Narcisse BAH KPEVI

Jeudi 9 Mai
L’espérance de Marie

avec le Père Romuald CARTON

 

CONTACT
Maison paroissiale, 13 place St Gohard à Arnèke
03 28 42 32 58
http://www.paroisse-stmartin.fr/

Articles #NLQ #Tribunes et entretiens

Prédication du père Michel-Marie Zanotti-Sorkine du 13 février 2019 : “Gare à la diffamation et à l’orgueil, qui troublent les relations humaines !”

Suite à l’interview du père Michel-Marie sur la chaîne québécoise TVA dans l’émission La Victoire de l’Amour, le célèbre prédicateur, écrivain, auteur-compositeur et chanteur revient régulièrement pour commenter l’évangile du jour.

Ici Mc VII, 14-23

Version audio seule.

Conférences/Formations #NLH #NLQ

Université d’été “Ethique et Leadership” à Lourdes (65) du 29 au 31 août 2018

Le sanctuaire de Lourdes propose sa première université d’été !

Tournée vers les étudiants et jeunes professionnels, cette rencontre sera rythmée par la prière du sanctuaire, des rencontres ciblées et des temps de détente.

Demain, tous leaders ?

Le leadership est “la capacité d’une personne à influencer et à fédérer un groupe, pour atteindre un but commun, dans une relation de confiance mutuelle”.
Notre premier leader c’est le Christ. A sa suite, nous nous engageons à mettre nos talents et nos idées au service de la communauté, en respectant nos convictions. Avant nous, les saintes et les saints ont emmené avec eux les foules.

Aujourd’hui, Lourdes s’adresse aux jeunes et les appelle à construire leur avenir en intégrant les clefs pour devenir les leaders de demain.

Le respect de l’autre, l’accueil du plus petit, l’entreaide, l’équité, la persévérance, le juste combat, …. En tant que leaders ou futurs leaders, nous apprenons à mettre en adéquation nos appels professionnels et nos valeurs.

Bernadette, leader d’humilité

En 1858, la Sainte Vierge s’est adressée à une petite fille sans envergure pour en faire son porte-parole. Elle lui confie une lourde tâche : transmettre un message, convaincre sa communauté, emmener avec elle un grand nombre de fidèles “en procession”.

Convaincue, ferme dans sa foi, solide face aux autorités, la jeune Bernadette fera elle aussi preuve de leadership, en ne flanchant pas sur ses convictions, en faisant fi des moqueries, en suivant son coeur.

Nos intervenants :

Père Hugues Minguet : promouvoir un management par le sens et les valeurs ; créateur de l’institut “sens et croissance”
Eric Bonnemaison : les vertus du leader ; ancien commandant des écoles de Coëtquidan et Saint Cyr
Hubert de Boisredon : démarche éthique dans l’entreprise ; PDG d’Armor
Franz Toussaint : le leader à l’heure du numérique ; WEM Campaigns & Offering Development Leader chez EY

 

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NLQ

Prendre l’humilité comme tenue de service

 

C’est l’exhortation de saint Pierre à la communauté à laquelle il s’adresse dans sa première épître que nous entendions pour la fête de l’Evangéliste saint Marc.

L’humilité est la tenue du disciple du Christ, du chrétien qui veut se mettre à la suite de son Seigneur qui affirme « je ne suis pas venu pour être servi, mais pour servir ». Pourquoi se vêtir d’humilité ? Parce que Dieu, ajoute saint Pierre citant l’Ecriture, s’oppose aux orgueilleux.
L’orgueil se cache sous bien des formes. Le prétentieux, par orgueil, ne voudra être ni humble ni serviteur, campé dans ses prétentions, plus rapide à critiquer qu’à agir. La modestie, aux fausses apparences d’humilité, sert de travestissement à l’orgueil du paresseux, à la peur du faible, à la jalousie et à l’envie. Le modeste ne fait que mentir sur ce qu’il est, pour se cacher et se protéger. En tout cela, l’orgueil nous condamne à ne rien faire, à nous cacher et finalement, nous expose à l’humiliation.

A l’inverse, l’humilité, loin de nous enfermer, nous ouvre des horizons inattendus. Saint Pierre affirme « abaissez-vous sous la puissante main de Dieu, pour qu’il vous élève au temps voulu ». La première vertu de l’humilité est de permettre à Dieu de prendre sa place, là où l’orgueilleux cherche à prendre la place de Dieu. En laissant Dieu prendre sa place, nous aussi, nous prenons notre place, non pas en concurrence avec lui, mais avec lui, auprès de lui, sous la protection de sa main puissant, nous ne sommes pas seuls. « Déchargez-vous sur lui de tous vos soucis, puisqu’il prend soin de vous » ajoute encore saint Pierre. Il ne s’agit pas de se défausser face à ses responsabilités, mais au contraire, d’accepter humblement de ne pas les porter seuls, et par conséquent, se décider à agir, à oeuvrer, à parler !

Il me semble que nous risquons bien souvent de manquer de cette précieuse humilité, vêtement du serviteur, dans notre vie et notre foi chrétiennes. Nous nous limitons trop souvent à n’être que des spectateurs, des observateurs, des consommateurs de celles-ci. Revêtir l’humilité dans notre communauté chrétienne, c’est aussi accepter, chacun, de prendre sa place et sa part dans la vie de l’Eglise. Là où l’orgueil et la modestie privent l’Eglise de nos charismes, l’humilité, sous la puissante main de Dieu, met nos plus simples qualités au service de tous. Ce qui était un trésor caché, devient un bien partagé. Cela commence par une vie de prière sincère, régulière, quotidienne, qui est le moyen de revêtir ce vêtement de serviteur, de nous placer sous la puissante main de Dieu, de le laisser nous élever, par son amour et sa grâce.

 

abbé Bruno Gerthoux

Doctrine / Formation

Prendre l’humilité comme tenue de service.

 

C’est l’exhortation de saint Pierre à la communauté à laquelle il s’adresse dans sa première épître que nous entendions pour la fête de l’Evangéliste saint Marc.

L’humilité est la tenue du disciple du Christ, du chrétien qui veut se mettre à la suite de son Seigneur qui affirme « je ne suis pas venu pour être servi, mais pour servir ». Pourquoi se vêtir d’humilité ? Parce que Dieu, ajoute saint Pierre citant l’Ecriture, s’oppose aux orgueilleux.
L’orgueil se cache sous bien des formes. Le prétentieux, par orgueil, ne voudra être ni humble ni serviteur, campé dans ses prétentions, plus rapide à critiquer qu’à agir. La modestie, aux fausses apparences d’humilité, sert de travestissement à l’orgueil du paresseux, à la peur du faible, à la jalousie et à l’envie. Le modeste ne fait que mentir sur ce qu’il est, pour se cacher et se protéger. En tout cela, l’orgueil nous condamne à ne rien faire, à nous cacher et finalement, nous expose à l’humiliation.

A l’inverse, l’humilité, loin de nous enfermer, nous ouvre des horizons inattendus. Saint Pierre affirme « abaissez-vous sous la puissante main de Dieu, pour qu’il vous élève au temps voulu ». La première vertu de l’humilité est de permettre à Dieu de prendre sa place, là où l’orgueilleux cherche à prendre la place de Dieu. En laissant Dieu prendre sa place, nous aussi, nous prenons notre place, non pas en concurrence avec lui, mais avec lui, auprès de lui, sous la protection de sa main puissant, nous ne sommes pas seuls. « Déchargez-vous sur lui de tous vos soucis, puisqu’il prend soin de vous » ajoute encore saint Pierre. Il ne s’agit pas de se défausser face à ses responsabilités, mais au contraire, d’accepter humblement de ne pas les porter seuls, et par conséquent, se décider à agir, à oeuvrer, à parler !

Il me semble que nous risquons bien souvent de manquer de cette précieuse humilité, vêtement du serviteur, dans notre vie et notre foi chrétiennes. Nous nous limitons trop souvent à n’être que des spectateurs, des observateurs, des consommateurs de celles-ci. Revêtir l’humilité dans notre communauté chrétienne, c’est aussi accepter, chacun, de prendre sa place et sa part dans la vie de l’Eglise. Là où l’orgueil et la modestie privent l’Eglise de nos charismes, l’humilité, sous la puissante main de Dieu, met nos plus simples qualités au service de tous. Ce qui était un trésor caché, devient un bien partagé. Cela commence par une vie de prière sincère, régulière, quotidienne, qui est le moyen de revêtir ce vêtement de serviteur, de nous placer sous la puissante main de Dieu, de le laisser nous élever, par son amour et sa grâce.

 

abbé Bruno Gerthoux

A la une #En France #NLH #NLQ

Rocamadour – Ferme comme le roc

Rocamadour est l’un des lieux les plus visités aujourd’hui en France, donc l’un des lieux les plus influents du Monde. Pourquoi une telle actualité pour ce rocher profondément médiéval ? Tout simplement parce que celui qui croyait venir visiter un site touristique est, à Rocamadour, visité par la Vérité vivante et vivifiante.

En général, du moins pour la plupart des individus postmodernes, l’on va à Rocamadour afin de pourvoir cocher sur sa « to-do-list » une attraction essentielle. Et puis, après la page d’Histoire un peu éprouvante, il y à la fameuse forêt des singes ou le zoo de Gramat qui feront bien vite oublier la plongée dans les obscurs siècles passés.

Et pourtant, pour toute personne ayant un cœur qui écoute, Rocamadour est potentiellement le jaillissement d’un retournement céleste.

D’abord c’est un lieu qui nous fait contempler le Mystère de la Beauté. D’où que l’on arrive, du Nord par le chemin de randonnée « Edmond Michelet » ou du Sud par la vallée de la rivière l’Ouisse, Rocamadour apparaît comme un oasis flottant dans le désert du Causse. En vérité la cité de Minas Thirit n’est pas le produit de l’imagination créative de Tolkien ; c’est la pâle copie d’une œuvre préexistante. Comme toujours pour l’artiste, le réel dépasse en profondeur le rêve de réalité. Comme par merveille pour le marcheur contemporain, le Mystère de la Beauté resurgit dans sa vie. Tout devient possible.

Ensuite, Rocamadour nous invite à être en vérité dans l’humilité. Et ce n’est pas une mince leçon pour nos mentalités par trop souvent infectées du bacille prométhéen. Vous ne parviendrez pas au Sanctuaire marial sans vous être cassé les rotules, c’est-à-dire sans avoir marché avec ardeur ou bien emprunté l’escalier à genou. Depuis plusieurs siècles les pèlerins accèdent au sanctuaire marial grâce à un escalier que l’on peut monter agenouillé, par pénitence, en offrande de soi-même à l’Amour, par amour. Le Salut du monde ne passe-t-il pas par la Salut de la France, donc par le Salut individuel ?

Il faut souffrir ici, et dans sa chair par désir du Ciel. Que cela soit en montée ou en descente, il n’existe pas d’accès plat au rocher de Zachée. C’est une invitation, une incitation, un injonction à ne pas rester horizontal. A Rocamadour, il faut avoir mal pour accéder à la bienfaisante chapelle. C’est une géologie providentielle, puisque Dieu vomit les tièdes. « l’homme ne vit debout que lorsqu’il sait s’agenouiller ».

Vous parviendrez alors à la chapelle où trône Notre-Dame de Rocamadour, où l’Arche d’Alliance parle en silence. La particularité de Notre Dame de Rocamadour réside non dans le fait d’être une Vierge noire mais dans son rayonnement sans bruit. En effet, de très nombreux miracles ont lieu au sanctuaire, mais jamais il n’y a eu d’apparition comme à Lourdes ou Fatima. Rarement  sont-ils éclatants… Il s’agit plutôt de guérisons intérieures et douces qui touchent à l’immatériel de l’âme.

 Rocamadour est un lieu qui est d’autant plus d’actualité qu’il est intemporel. Il serait dommage de ne pas aller y faire un tour, juste pour voir… Quand bien même on aurait pas la foi, Rocamadour offrirait toujours un spectacle hors du temps et de l’espace.

 

Par Quentin Brot

NLQ #Rome

“L’humilité n’est pas qu’une belle vertu, c’est une question d’identité” dit le pape

Invité à bénir une icône du Christ pour commémorer le 200ème anniversaire de la paroisse anglicane de Rome, le pape François a médité sur l’action de saint Paul et ses difficultés auprès des Corinthiens.

Par ou saint Paul a-t-il commencé ? Par l’humilité répond le Saint-Père

Extrait de l’homélie prononcée le 26 février 2017 à la paroisse anglicane de Rome

Comment fait Paul dans cette mission, par où commence-t-il ? Par l’humilité, qui n’est pas seulement une belle vertu, mais une question d’identité : Paul se comprend comme un serviteur, qui ne s’annonce pas lui-même, mais Jésus-Christ, le Seigneur. Et il accomplit ce service, ce ministère, selon la miséricorde qui lui a été accordée. Non pas sur la base de sa bravoure et en comptant sur ses forces, mais dans la confiance que Dieu le regarde et soutient avec miséricorde sa faiblesse. Devenir humbles et se décentrer, reconnaître avoir besoin de Dieu, se reconnaître comme des mendiants de miséricorde : c’est le point de départ pour que Dieu puisse opérer. Un président du Conseil œcuménique des Églises avait décrit l’évangélisation chrétienne comme « un mendiant qui dit à une autre mendiant où trouver le pain ». Je crois que saint Paul aurait approuvé. Lui, il se sentait « affamé de la miséricorde », et sa priorité était de partager avec les autres son pain : la joie d’être aimés du Seigneur et de l’aimer.

Ceci est notre bien le plus précieux, notre trésor, et dans ce contexte Paul introduit une de ses images les plus connues, que nous pouvons appliquer à nous tous : « Nous avons ce trésor dans des vases d’argile ». Nous sommes seulement des vases d’argile, mais nous cultivons en nous le plus grand trésor du monde. Les Corinthiens savaient bien qu’il était stupide de préserver quelque chose de précieux dans des vases d’argile, qui étaient bon marché, mais qui s’abimaient facilement. Garder à l’intérieur quelque chose de précieux voulait dire risquer de le perdre. Paul, un pécheur gracié, reconnaît humblement être fragile comme un vase d’argile. Mais il a expérimenté et sait que, justement là où la misère humaine s’ouvre à l’action miséricordieuse de Dieu, le Seigneur fait des merveilles. Ainsi œuvre « l’extraordinaire puissance » de Dieu.

Confiant dans cette humble puissance, Paul sert l’Évangile. En parlant de certains de ses adversaires à Corinthe, il les appelle des « super- apôtres », peut-être, et avec une certaine ironie, parce qu’ils l’avaient critiqué pour ses faiblesses, dont ils se considéraient exempts. Paul, au contraire, enseigne que seulement en se reconnaissant de faibles vases d’argile, des pécheurs toujours en besoin de miséricorde, le trésor de Dieu se reverse en nous et sur les autres à travers nous. Autrement, nous serons seulement plein de nos trésors, qui se corrompent et pourrissent dans des vases apparemment beaux. Si nous reconnaissons notre faiblesse et demandons pardon, alors la miséricorde guérissante de Dieu resplendira en nous et sera aussi visible à l’extérieur ; les autres ressentiront d’une certaine façon, à travers nous, la beauté simple du visage du Christ.

À un certain point, peut-être dans le moment le plus difficile avec la communauté de Corinthe, Paul a annulé une visite qu’il avait programmé de faire, renonçant aussi aux offrandes qu’il aurait reçu. Des tensions existaient dans la communion, mais elles n’eurent pas le dernier mot. La relation reprit et l’Apôtre accepta l’offrande pour le soutien de l’Église de Jérusalem. Les chrétiens de Corinthe recommencèrent à œuvrer ensemble avec les autres communautés visitées par Paul, pour soutenir ceux qui étaient dans le besoin.